00:00 Il est 8h12, pour info si vous prenez la voiture ce matin, sachez qu'il y a 5 sangliers qui se promènent sur la route.
00:05 Ils sont visiblement au rond-point du stade de la Monson.
00:07 C'est Véronique qui nous a appelés pour nous avertir.
00:09 Donc prudence, et si vous aussi vous avez des infos, trafic 04 67 58 6000.
00:13 Philippe Vidal, vice-président chargé des infrastructures au conseil départemental de l'aéro.
00:17 Et notre invité ce matin, Guillaume Roland, puisque nous sommes dans une matinale spéciale covoiturage.
00:22 Bonjour Philippe Vidal.
00:23 Bonjour.
00:24 Vous étiez venu il y a quelques jours pour parler des avions, puisque vous êtes vice-président de l'aéroport de Bézime.
00:29 Aujourd'hui on reste sur le plancher des vaches, pour parler de covoiturage et de ce que fait le département de l'aéro en la matière.
00:35 Alors, Vivian donnait les chiffres effectivement tout à l'heure.
00:37 Aujourd'hui on est à 22 aires de covoiturage disséminées un petit peu partout dans le département.
00:42 12 nouvelles aires à l'horizon 2028 et 18 nouvelles aires encore un petit peu plus loin dans le temps.
00:49 On va y revenir.
00:49 Est-ce que c'est suffisant pour un département comme celui de l'aéro, une vingtaine d'aires, ou est-ce que c'est peu mieux faire là aussi ?
00:56 Non, je pense qu'on va mieux faire, parce qu'on a un plan qui en prévoit, comme vous l'avez dit, 12 de plus.
01:03 Mais je pense qu'il y en aura encore plus, parce qu'aujourd'hui même des intercommunalités nous sollicitent,
01:08 s'engagent financièrement auprès de nous pour les réaliser.
01:12 Donc nous c'est notre programme, mais je pense qu'avec les aides qu'on va apporter il y en aura beaucoup plus.
01:16 Alors, beaucoup d'aires qui sont concentrées autour de ce que j'appellerais le Grand Montpellier,
01:20 ça monte jusqu'à Gignac, Saint-Félix-le-Des, mais là on va les trouver plutôt à Villevérac, Montbasin, Pézenas, Poulen, Poussan également.
01:29 Il y en a aussi quelques-unes dans le nord, Gange, La Roche, un beau-île de Putois, et quelques-unes également dans l'ouest.
01:35 L'ouest que vous connaissez bien, puisque vous êtes élu de ce territoire-là comme maire de Cazoule-les-Béziers.
01:41 Pourquoi ça prend autant de temps que ça d'aménager une aire de covoiturage, Philippe Vidal ?
01:46 Alors, ça prend du temps en ce qui nous concerne, parce que d'abord il y a des études qui sont faites, des recherches de fonciers aussi disponibles.
01:54 Et puis ce foncier disponible, il faut qu'il soit bien placé. Il est clair qu'il faut qu'il soit souvent à la sortie des communes, en bordure départementale, à des axes bien choisis.
02:04 Mais je pense que maintenant on va quand même aller beaucoup plus vite avec l'aide des communes et des intercommunalités.
02:11 Alors actuellement, ce qui existe pour l'ouest, c'est Servian, Béziers-Mercoran, Béziers-Ouest, Magalas, et puis d'ici 2028, une nouvelle aire à Cazoule-les-Béziers,
02:21 dans la commune dont vous êtes le maire, Au-Largue, Saint-Ponce-de-Taumière, et même la Salvetta-sur-Agoût.
02:27 Vous avez fait des études qui prouvent que même à la Salvetta, ça peut marcher le covoiturage.
02:32 Oui, on a fait des études et on a eu pas mal de réponses. D'ailleurs, on avait pris un étudiant qui nous a assistés, puisqu'on est allé au-delà.
02:42 On a d'abord questionné les gens qui venaient sur nos aires et puis on a lancé une étude sur nos sites.
02:47 Et il y a vraiment beaucoup de demandes de partout. Alors on a essayé d'y faire face, mais la demande est là.
02:52 Alors vous dites les intercommunalités aussi, parce qu'on a l'impression que chacun fait un petit peu sa propre tambouille dans son coin.
02:59 Vous parliez de l'application de la Claxy tout à l'heure avec la métropole de Montpellier.
03:02 On a reçu à 7h15 dans les Côtes d'Issy, le pays cœur de l'héros, avec la plateforme Picholine.
03:08 Il y a ces aires de covoiturage. Est-ce que tout le monde travaille vraiment ensemble ou il faudrait renforcer les liens pour développer encore un peu plus le covoiturage ?
03:16 En ce qui nous concerne, le département, oui. C'est-à-dire qu'on a notre propre réseau départemental.
03:22 Et les travaux qu'on fait avec les intercos correspondent à des besoins. Nous les finançons qu'à cette raison-là.
03:29 D'ailleurs, si on a une proposition qui ne tient pas la route, on dira non.
03:32 Est-ce qu'on a une idée aujourd'hui ? Alors on parlait avec la CXIT tout à l'heure du nombre de gens qui se sont inscrits sur cette application pour la métropole de Montpellier.
03:41 Mais est-ce qu'on a une idée du nombre de personnes qui covoiturent dans le département ? C'est compliqué, non ?
03:45 Oui, on a des chiffres là-dessus. Sur l'étude, aujourd'hui, il y en a moins de 50%. Beaucoup, beaucoup moins.
03:53 Mais par contre, il y a quelques restissances qu'il faut encore relever. Sur l'enquête, on voit qu'il y a des gens qui ont peur de partir avec d'autres personnes.
04:01 C'est l'inconnu.
04:02 Oui, l'inconnu. Il y a quelques raisons. Alors on en a quelques-uns, on a trouvé ça dans l'étude aussi, qui veulent rouler seuls.
04:09 Eux, c'est des convertis de l'autosolisme, dont là on ne les changera pas. Mais il y a des restissances qu'il faut lever.
04:17 Et puis, on a aussi des efforts à faire et on va les faire au niveau du département sur la signalétique.
04:23 On s'aperçoit qu'elles existent, mais il n'y a pas encore un véritable chemin de guidage pour ces aires de covoiturage et on va le faire.
04:32 Dans une enquête que vous avez réalisée, je crois, il y a une dizaine d'années, sur les déplacements des aérolétés, il y a quand même 66% qui déclaraient qu'ils étaient prêts à faire du covoiturage.
04:41 Donc c'est plutôt un bon chiffre.
04:44 La volonté est là, ça c'est clair. Et puis, il y a un autre phénomène qui nous a rattrapés, c'est l'économie.
04:51 C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on sait qu'un véhicule coûte à chaque aérolété environ 500 euros par mois.
04:56 Vu le prix de l'essence, beaucoup covoiturent par obligation.
05:01 Ça c'est quelque chose qu'on n'avait peut-être pas il y a quelques années et qui s'est imposé à nous et auquel nous devons répondre.
05:07 Et encore une fois, dans l'enquête que je citais tout à l'heure, un covoitureur aérolété sur deux affirme covoiturer tous les jours ou plusieurs fois par semaine.
05:17 Exactement. Et puis dans la même enquête, vous avez pu le voir, il y a aussi des raisons diverses que le travail.
05:24 Il y a le sport qui est un motif de covoiturage, il y a le loisir, il y a essentiellement le travail et le professionnel.
05:31 Ces aires de covoiturage, vous mettez un point d'honneur à les installer en priorité sur de gros axes routiers, je dirais autoroutes ou périphériques,
05:43 on va parler de Servian tout à l'heure avec Bézier, mais là encore, c'est pas un petit peu restrictif ?
05:49 Est-ce que c'est pas un petit peu excluant pour les autres qui veulent faire du covoiturage ?
05:52 Non, on n'exclue pas, mais si j'ose dire, la priorité, c'était presque là où on voyait des voitures garées, où le covoiturage était presque sauvage.
06:03 Il y a eu des aires sauvages ?
06:06 Vous allez à Bézier, à l'aire de l'ouest, à la sortie ouest de l'autoroute, là où on a fait l'aire la plus grande de l'aéro, puisqu'il y a 170 places,
06:16 il y a quelques mois, quelques années, à l'entrée de l'autoroute, il y avait 10-15 places, mais sur le terrain vague qu'il y avait en face, on trouvait facilement 50 à 60 voitures tous les jours.
06:28 Donc là, l'aire s'est imposée à nous, comme ailleurs, Servian, Pézenas, c'était le cas aussi.
06:33 J'ai oublié de préciser aussi, c'est important, parce que vous êtes nombreux à nous écouter dans ce secteur-là,
06:37 que parmi les aires prévues d'ici 2028, il y a aussi tout le Lunelois, Lunel, Saint-Just, Moggio, qui n'est pas équipé à ce jour non plus.
06:45 - Non, non, non, on est en train d'y travailler. - Là, il y a un gros manque, oui.
06:49 - On y travaille dessus, et d'ailleurs, sur notre plan, on s'est mis d'accord aussi, pour à l'avenir, sur la carte Eroltes,
06:56 intégrer les aires de couverturage de la métropole, celles qui sont gratuites.
07:01 - Et parmi les aires prévues à plus long terme, c'est-à-dire au-delà de 2028, il va falloir impatienter un petit peu,
07:05 il y a notamment le Sud, Marseillan, Hague, Vias, il y a Lequelart, il y a Saint-Chignon, il y a Holonzac, il y a Grabel, mais une fois que le lien sera terminé.
07:13 - Mais ça, pour l'instant, ce n'est pas encore le cas. C'est loin quand même qu'on vous dite au-delà de 2028, ça peut être quand, a priori ?
07:20 - Alors, le plan prévoit ce que nous allons faire avec certitude, mais comme je vous l'ai dit tout à l'heure, on peut aller plus vite,
07:27 c'est-à-dire qu'avec les communes, les intercommunalités, quand il y aura des urgences et s'il y en a, on les étudiera au cas par cas,
07:36 on peut aller plus vite que ça. Ça, c'est le premier but à atteindre, mais à mon avis, il y en aura plus que ce que nous avons annoncé.
07:42 - Philippe Vidal, deuxième vice-président du conseil départemental et chargé notamment des infrastructures dans le département,
07:47 est revenu une nouvelle fois à ce micro pour nous parler de covoiturage. Bonne journée à vous.
07:50 - Oui, parce qu'on vous avait reçu pour parler de l'aéroport Béziers-Cap-d'Agde, là on vous retrouve pour le covoiturage.
07:55 On est en train de préparer une émission spéciale Monocycle la semaine prochaine, on vous invite, vous avez quelque chose ?
08:00 - Monocycle et Déplacement, d'où ces noms ?
08:03 - J'en étais sûr que vous étiez un spécialiste du monocycle. On en reparlera la semaine prochaine sur France Blu, remercie beaucoup.
08:09 Un petit coup d'œil sur la circulation, juste pour vous dire qu'il y a un accident à Béziers, si vous êtes sur la route côté ouest, ne soyez pas sur le côté nord.
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