00:00 Et puis à 7h45, on vous donne la parole, cette radio c'est la vôtre avec ce matin une annonce,
00:04 Théo H, bientôt plus de gendarmes en Isère.
00:07 Oui, Emmanuel Macron l'a annoncé hier, 4 nouvelles brigades vont voir le jour en Isère,
00:11 une brigade fixe à Saint-Martin-du-Riage et 3 brigades mobiles à Dolomieu, Estrablun
00:15 et la Côte-Saint-André.
00:16 Est-ce que ce sera suffisant ? C'est un peu la question qu'on vous pose ce matin.
00:20 Est-ce que ça vous rassure ces annonces ? Y en a-t-il assez selon vous des gendarmes ?
00:24 Il en faut plus ? Où est-ce qu'il en faut ? Vous avez la parole, 0476 46 45 45.
00:29 Et pour en parler ce matin, notre invité, le colonel Frédéric Massip, nouveau commandant
00:33 du groupement de gendarmerie de l'Isère.
00:35 Bonjour à vous.
00:36 Bonjour, merci pour la invitation.
00:38 Merci d'être avec nous ce matin, c'est tout frais, vous avez été investi hier, on y reviendra.
00:42 Première question simple, ces nouvelles brigades, elles vont apporter combien de nouveaux gendarmes
00:47 en Isère, sachant que vous avez aujourd'hui 1 600 personnels ?
00:50 Oui, donc au regard de la brigade fixe et des brigades mobiles qui ont été annoncées
00:56 par le président de la République, il faut compter une dizaine de gendarmes pour une
01:00 brigade fixe et 6 gendarmes par brigade mobile.
01:05 D'accord, donc ça fait à peu près une trentaine de gendarmes supplémentaires.
01:09 On file tout de suite au standard de France Bleu Isère, au bourdoisant avec Maryse qui
01:14 nous appelle.
01:15 Bonjour Maryse.
01:16 Oui, bonjour.
01:17 Votre avis sur notre question, notre débat du jour ?
01:20 Eh bien oui, c'est à continuer comme ça, mais je voudrais que ce soit plus rapide.
01:25 Plus rapide, pourquoi vous trouvez que c'est trop long ?
01:31 Pourquoi 2024 plus tard, ce serait plus de gendarmes, certainement.
01:40 Il y en a besoin en tout cas, vous trouvez, au bourdoisant.
01:43 Vous les voyez régulièrement ?
01:44 Oui, je suis 70 ans, donc c'est normal.
01:51 Mais bourdoisant, c'est pareil, il y aurait 2-3 gendarmes de plus, sans oublier le Vigil,
01:59 puisque j'ai eu affaire avec le gendarme et le Vigil aussi, comme de bourdoisant.
02:03 Et toutes les fois, ils étaient présents, mais ils ont un travail énorme.
02:09 Félicitations à eux.
02:10 Merci beaucoup Maryse de nous avoir appelé du bourdoisant.
02:14 On l'entend, il y a des besoins, Colonel Massip, effectivement.
02:17 Et Maryse pose une question, c'est quand est-ce qu'ils vont arriver,
02:20 cette trentaine de nouveaux gendarmes en Isère ?
02:22 Oui, alors tout d'abord, je remercie Maryse de son témoignage de satisfaction.
02:26 C'est important de savoir que la population est attentive à nos conditions d'engagement.
02:32 Pour la cinétique qui est la mise en place finalement de ces unités,
02:36 il s'agit d'aller vite, mais néanmoins, il y a quand même un seuil incompressible
02:40 lié à la mise en place des locaux, la mise en place pour la brigade fixe,
02:45 la mise en place aussi des moyens.
02:46 Donc, on sent avancer sur le calendrier,
02:50 puisqu'on est dans une phase maintenant très technique en lien avec les élus,
02:53 des communes au sein desquelles ces brigades vont être implantées.
02:59 Je pense que d'ici quelques semaines, ou plutôt quelques mois,
03:03 les premières unités vont être mises en place.
03:06 Pour les brigades mobiles, c'est ça ?
03:07 Pour Saint-Martin-du-Riège, il faudra attendre un petit peu plus ?
03:10 Je ne vais pas rentrer dans le détail technique,
03:12 mais il n'est pas impossible qu'à la fois la brigade fixe
03:16 et une brigade mobile soient mises en place assez rapidement.
03:20 Là, il faut qu'on travaille techniquement avec les élus.
03:23 Mais notre objectif, c'est d'aller vite et de traduire ces annonces très concrètement,
03:28 puisque pour ma part, ces gendarmes forcément,
03:32 vont nous apporter une plus-value en termes de production de sécurité.
03:35 Alors, on parle de brigade mobile et de brigade fixe.
03:38 Quelle est la différence concrètement ?
03:40 La brigade fixe, c'est la brigade traditionnelle
03:44 que vous avez par exemple à Bourdoisan, à Vizil.
03:46 C'est une emprise, c'est notre système d'armes finalement.
03:49 On est implanté au sein des communes, au sein de la population,
03:55 avec nos locaux de service.
03:56 On reçoit les plaignants, on patrouille, etc.
04:00 Donc ça, c'est la brigade dite fixe.
04:03 Et la brigade mobile, il s'agit de se déplacer au profit de la population
04:07 avec les moyens de mobilité, avec des véhicules adaptés,
04:11 afin d'aller au-devant des personnes qui n'ont pas dans leur commune des brigades fixes.
04:17 Donc à Deaulemieux, par exemple, ils vont être mobilisés dans le secteur ?
04:21 Je vais vous donner un exemple pour Deaulemieux.
04:23 Si jamais, au regard du flux de population qu'il y a l'été
04:28 sur certains centres de...
04:32 parcs de loisirs, je n'ai pas affaire à de publicité.
04:35 Ça commence par AWV.
04:36 Voilà.
04:37 Eh bien, cette brigade mobile pourra aller justement au plus proche
04:41 de ces gens qui sont dans ce territoire
04:46 et qui ont des besoins de sécurité ou qui ont des besoins d'information.
04:49 - France Bleu Isère, 7h50, le débat du jour ce matin.
04:52 Trouvez-vous les gendarmes assez présents dans les campagnes ?
04:54 Et quels seraient selon vous les besoins supplémentaires ?
04:58 Racontez-nous vos histoires 0476464545.
05:01 On en parle avec notre invité, le colonel Frédéric Massip,
05:04 nouveau commandant du groupement de gendarmerie de l'Isère.
05:06 - J'aimerais vous faire entendre, colonel Massip, un autre témoignage.
05:09 Celui d'Ela, c'est une habitante de Saint-Martin, du Riage,
05:12 qui va donc voir arriver une nouvelle brigade fixe de gendarmerie.
05:15 Écoutez.
05:16 - Quand il faut porter plainte ou quoi que ce soit, c'est domaine et c'est trop loin.
05:19 C'est vrai que ça fait loin, ce n'est pas à côté.
05:21 Donc, c'est sûr que si c'est ici, sur Saint-Martin, ce sera très bien.
05:24 Après, on ne va pas faire toutes les demandes.
05:26 On ne peut pas tout avoir non plus, mais ce genre de choses,
05:28 je pense que c'est primordial.
05:29 - Et là, on l'entend satisfaite de voir une brigade arriver.
05:33 L'Isère était en dessous de la moyenne nationale, selon l'INSEE.
05:37 J'ai vu, il y avait 34 policiers et gendarmes pour 10 000 habitants.
05:40 Il fallait rattraper, il y avait un besoin.
05:42 - Écoutez, moi, en zone de gendarmerie, le département de l'Isère
05:45 est quand même le département en France métropolitaine
05:48 où il y a le plus de gendarmes.
05:49 Je le rappelle.
05:50 - C'est le plus gros groupement.
05:51 - Oui, c'est le plus gros groupement.
05:52 1 600 gendarmes au sein du département de l'Isère,
05:56 avec forcément une attention de l'ensemble de nos autorités.
06:00 En tout cas, au niveau de la direction générale de la gendarmerie,
06:03 comme dans tous les territoires,
06:05 il s'agit d'être attentif à nos besoins de sécurité.
06:08 Donc là, vous avez cité un chiffre qui regroupe policiers et gendarmes.
06:11 Mais après, c'est des chiffres de l'INSEE.
06:18 Tout ça, c'est mouvant, finalement.
06:19 La délinquance, elle est mouvante.
06:21 Les habitudes de population, elles sont mouvantes.
06:23 Donc, ces objectifs, ces créations de brigades
06:28 visent à répondre à ces évolutions des comportements de notre population.
06:32 - Est-ce que les gendarmes sont assez présents ?
06:34 Il y a des réactions aussi sur nos réseaux sociaux, Laurent.
06:36 - Effectivement, et sans surprise, la réponse est oui.
06:39 Chez nos auditeurs, est-ce qu'il faut plus de gendarmes ?
06:42 Oui, la réponse est oui, c'est nécessaire.
06:44 Vu la délinquance, dit par exemple Christian Augranlin,
06:46 Serge Debiol estime qu'il n'en voit pas assez sur le terrain.
06:49 Marie Desépares explique que les gendarmes susceptibles
06:51 d'intervenir chez elle doivent venir de Bourgogne-à-Lieu,
06:54 donc à 10 kilomètres.
06:55 Une envie de plus de gendarmes, évidemment, aussi
06:57 dans les communes périphériques de la métropole grenobloise.
07:01 Ça ne serait pas du luxe pour Alexandre Saint-Martin-le-Vinou.
07:03 "L'insécurité s'installe à Hébens", nous dit Marie.
07:07 À travers tout ça, on voit surtout que l'insécurité n'est pas un sujet qu'en ville.
07:10 Et puis, j'aimerais revenir avec vous, colonel,
07:12 si vous le permettez, sur la question de proximité et de ces brigades mobiles.
07:14 Alors déjà, c'est pas à confondre avec les gendarmes mobiles.
07:18 Non, on fait bien attention.
07:19 Mais par exemple, aujourd'hui, à Delemieux,
07:21 les gendarmes qui interviennent montent de la Tour du Pain,
07:23 s'il faut une intervention.
07:24 - Tout à fait.
07:24 - C'est-à-dire la Tour du Pain ou les Avenir, peut-être un peu en décalage.
07:27 Ça va être toujours le cas.
07:28 C'est-à-dire qu'ils ne seront pas basés à Delemieux ou aux environs.
07:32 - Non, ils auront un logement sur Delemieux.
07:35 L'intervention, en fait...
07:36 - Il y aura un logement quand même sur place, ça change.
07:38 - Ah oui, ça c'est important.
07:41 Nous, la nécessité, c'est d'être vraiment immergé
07:44 au sein du territoire et parmi la population.
07:46 Ça, c'est la proximité.
07:48 Le gendarme, finalement, il va chercher son pain,
07:51 il va au club de foot de sa commune.
07:55 Donc, c'est important aussi parce qu'on peut détecter
07:58 les signaux faibles de difficultés sur le territoire
08:01 en vivant dans son territoire.
08:02 Donc ça, c'est important.
08:04 Et je dirais, c'est le premier élément de notre engagement.
08:08 Pour autant, l'intervention, on pourrait en parler longuement,
08:12 mais très concrètement, on a fait évoluer
08:15 nos systèmes d'intervention.
08:16 C'est-à-dire qu'on mutualise beaucoup de choses
08:18 pour avoir davantage de force de frappe et de réactivité
08:21 face aux enjeux de délinquance.
08:23 Et c'est important aussi pour la sécurité des personnels
08:27 qui composent le groupement de gendarmerie de l'ISER.
08:30 - Un dernier témoignage que je vais vous faire entendre,
08:32 c'est celui de Claudine Tavel.
08:33 C'est la maire de Novalaise.
08:34 Alors, on est en Savoie, mais tout près de la frontière avec l'ISER
08:37 et qui dépendait en partie de la gendarmerie des Echelles.
08:40 En Chartreuse, écoutez son sentiment.
08:42 - C'est moins médiatisé puisque les effets
08:44 ne sont pas les mêmes que dans certaines cités urbaines ou villes,
08:48 mais il y a quand même, avec l'augmentation de la population,
08:51 des délits. On est quand même un peu éloigné
08:53 des services de gendarmerie en tant que tel.
08:55 Ça peut être une heure, une heure et demie d'intervention.
08:58 Ça dépend où ils sont sur la Chartreuse.
09:00 - Voilà, ça, c'était son sentiment.
09:01 Donc, avant ces annonces, effectivement,
09:04 il y a une hausse de la délinquance, dit-elle, en zone rurale.
09:06 Est-ce que c'est ce que vous constatez aussi ?
09:08 Et quel type de délinquance vous voyez en zone rurale
09:11 et auxquelles vous devez faire face ?
09:13 - Je vais être très ouvert avec vous.
09:15 J'ai un peu de mal avec cette analyse
09:18 de délinquance zone rurale, zone urbaine.
09:20 Moi, je parlerais plutôt de délinquance itinérante.
09:23 Je vous citais avant l'émission l'exemple de cambrioleurs
09:28 qu'on a interpellés il y a quelques semaines
09:31 sur le secteur de la Tour du Pain.
09:33 Eh bien, ces cambrioleurs venaient de Grenoble.
09:35 Et quand on a fait l'enquête, on a vu qu'ils avaient,
09:37 malheureusement, s'émé sur plusieurs communes.
09:40 Donc, on est plutôt sur un rapport, je dirais,
09:43 de typologie de délinquance.
09:46 D'où ils viennent ?
09:47 Quels sont leurs itinéraires ?
09:49 Et finalement, quels sont les modes d'action ?
09:51 Davantage que zone rurale, zone urbaine,
09:54 qui finalement ne sont que des zones d'attaque,
09:57 ou du moins des zones d'engagement de la part de ces délinquants.
10:01 Donc, c'est pour ça qu'on se coordonne très bien
10:04 avec mon camarade de la police nationale,
10:07 qui vient de prendre ses fonctions, d'ailleurs.
10:09 Merci beaucoup, colonel Massip, pour votre analyse.
10:11 Et merci d'avoir été avec nous ce matin.
10:13 Je rappelle que vous êtes le nouveau commandant de groupement
10:15 de gendarmerie de l'ISER.
10:17 Belle journée à vous. Merci beaucoup.
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