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  • il y a 2 ans
UNIFORME À L’ÉCOLE : BONNE IDÉE ?
La question du port de l’uniforme à l’école comme vecteur d’égalité revient régulièrement, notamment en cette période de rentrée scolaire. En Martinique la question ne se pose plus depuis longtemps, la rédaction de viàATV a posé la question aux intéressés.
CARBURANT : LES PÊCHEURS INQUIETS
Nous le constatons tous à la pompe, le carburant reste cher, l’annonce par l’état de la fin des aides aux professionnels fait craindre le pire aux pêcheurs de Lorient rencontrés par les équipes de Télésud
CHAMPAGNE : UNE RÉCOLTE SANS BULLER
En Champagne, la récolte du raisin a dû être réalisée à marche forcée face à des aléas climatiques qui auraient pu être préjudiciables à la qualité du futur nectar, nos partenaires de Canal32 ont pu goûter les premiers jus, la qualité est finalement au rendez-vous.
NÎMES FIÈRE DE SON PATRIMOINE
Historiquement, la ville de Nîmes a occupé une place stratégique dans l’histoire de l’empire romain, après de longues démarches, sa célèbre Maison Carrée est enfin inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, un moment d’émotion partagé avec nos partenaires de viàOccitanie.

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00:00 *Générique*
00:15 Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition du Grand JT des Territoires.
00:18 Voici tout de suite les titres de l'actualité.
00:20 La question du port de l'uniforme à l'école revient régulièrement en cette période de rentrée scolaire en Martinique.
00:28 La question ne se pose plus depuis longtemps.
00:31 La rédaction de Via ATV a posé la question aux intéressés et c'est surprenant, vous verrez.
00:36 Nous le constatons tous, à la pompe, le carburant reste cher.
00:39 L'annonce par l'État de la fin des aides aux professionnels fait craindre le pire aux pêcheurs de l'Orient.
00:44 Ils ont été rencontrés par les équipes de Tébessud dans un instant.
00:48 En Champagne, la récolte du raisin a dû être réalisée à marche forcée face à des aléas climatiques
00:54 qui auraient pu être préjudiciables à la qualité du futur nectar.
00:58 La rédaction de Cana 32 a pu goûter les premiers jus.
01:01 La qualité est finalement au rendez-vous, vous verrez.
01:04 Historiquement, la ville de Nîmes a occupé une place stratégique dans l'histoire de l'Empire romain.
01:09 Après de longues démarches, sa célèbre Maison Carré est enfin inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.
01:17 Un moment d'émotion partagé avec nos partenaires de Via Occitanie.
01:22 Nous nous menons tout d'abord dans ce journal sur la visite historique du pape à Marseille samedi dernier.
01:26 Si Audrenne et Régis Hanouille n'ont pu se rendre dans la cité phocéenne pour assister à la messe du pape François,
01:32 ce couple de vignerons d'Ambierle dans le nord de la Loire a tout de même vécu un week-end de félicité.
01:39 Car c'est un de leurs vins, de la côte rouennaise, que le pape a porté à ses lèvres lors de la messe au stade Vélodrome.
01:45 Céline Ercilia les a rencontrés pour TLC.
01:48 Nous sommes sur la parcelle d'une vigne de 50 ans.
01:52 Vous voyez, on l'amène, il y a de l'enherbement naturel, il y a beaucoup d'herbes, il y a beaucoup de choses qui poussent dans nos vignes.
01:57 C'est sur cette petite parcelle de vignes qu'a été récolté le raisin de la cuvée 2020, le millésime Lodato Si,
02:04 qui sera servi sur la table du pape lors de son dîner privé à Marseille.
02:08 Un peu avant, c'est un vin blanc du domaine qui sera consacré lors de la messe.
02:12 Des vins donnés gracieusement par ce couple de vignerons reconvertis.
02:18 Un changement de vie qu'ils doivent aussi au discours du pape sur l'écologie intégrale.
02:21 Et la réponse a été positive.
02:23 À notre grande surprise, ça s'est fait très simplement.
02:26 Il nous a dit "Banco".
02:29 C'est vrai que c'est une grande joie, parce que j'imagine que pour des vignerons catholiques,
02:35 c'est un peu l'apogée de voir votre vin porté sur l'autel.
02:41 Régis et Aude-Rene Hanouille travaillent leur terre sans intervention mécanique.
02:46 Une viticulture qui est, comme ils le disent, l'expression de la vie dans leur sol.
02:51 Le vin n'est pas seulement un breuvage, mais tout un symbole de leur foi.
02:55 Ce n'est pas que du jus de raisin fermenté.
02:57 C'est une symbolique qui est extrêmement forte.
03:01 Le raisin, pour devenir vin, il doit mourir à lui-même.
03:05 Il doit mourir pour se transformer en vin, pour ressusciter, renaître en vin.
03:09 Cette symbolique de la mort et de la renaissance, en tant que chrétien et catholique,
03:15 vous comprenez qu'elle peut nous tenir à cœur.
03:17 Mais d'un point de vue humain, elle vous porte dans une dimension verticale que chacun peut partager.
03:24 Ce couple ne pourra pas se déplacer pour assister ce samedi à la messe.
03:28 Mais ils sont fiers de participer à leur manière à ce moment sacré.
03:32 Quelques jours après la rentrée scolaire, on revient sur la question de l'école et de l'uniforme.
03:37 Et si en métropole, le sujet fait toujours débat, ce n'est plus le cas en Martinique,
03:42 où le port de l'uniforme scolaire est la norme dans les collèges et les lycées.
03:46 Polos aux couleurs de leur établissement, accompagnés d'un jean ou d'une jupe,
03:50 les élèves portent tous la même tenue.
03:53 Alors au-delà du côté pratique, beaucoup mettent en avant l'uniforme comme vecteur d'égalité.
03:57 Mais est-ce vraiment le cas ?
03:58 Éléments de réponse avec Rianne Hanéhas pour Via ATV.
04:02 Il est visible aux quatre coins de l'île et obligatoire dans presque tous les établissements.
04:08 L'uniforme fait partie intégrante de la scolarité des enfants martiniquais.
04:12 Je pense que c'est une très bonne chose,
04:14 parce que ça permet de différencier un peu les élèves par rapport aux institutions dans les écoles.
04:21 Ça permet de ne pas avoir de discrimination entre les enfants, tout le monde est habillé pareil.
04:26 Pour les parents, c'est beaucoup plus facile.
04:28 On n'a pas de questions à se poser pour savoir quel type de vêtements on va donner aux enfants.
04:32 Pratique pour les parents, bon moyen de gommer les inégalités et de stopper le harcèlement.
04:37 Les avantages sont nombreux pour les adeptes de l'uniforme.
04:40 Dans la salle, des parents d'élèves venus s'interroger face à un chercheur en sciences sociales sur cette pratique séculaire.
04:47 Et la première question, d'où vient l'uniforme en martinique ?
04:51 Il n'y a personne qui a décidé, il n'y a pas un décideur qui a dit
04:53 "on va uniformiser tous les petits martiniquais et les petites martiniquaises".
04:56 Non, il y a un établissement qui a commencé, un autre qui a suivi, un autre qui a suivi.
05:00 Et finalement, il y a une mise en place progressive qui s'est faite,
05:04 au point maintenant que tous les établissements secondaires, ou presque,
05:08 il doit y en avoir un ou deux qui n'en ont pas, qui portent l'uniforme.
05:12 Hormis le haut et le bas, les élèves peuvent s'exprimer sur d'autres aspects vestimentaires.
05:16 La tenue vestimentaire et le vêtement finalement se matérialise sur un haut et un bas.
05:22 Après, les élèves sont libres de mettre les chaussures qu'ils veulent,
05:25 de porter les sacs qu'ils veulent, et se différencier par ces éléments-là.
05:28 Aucun texte de loi ne dispose de l'obligation du port de l'uniforme.
05:32 Sa question est d'ailleurs en débat depuis plusieurs mois dans l'Hexagone.
05:37 Voilà, et notez que le nouveau ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal,
05:41 ne voit pas une solution miracle dans le port de l'uniforme à l'école,
05:44 mais estime qu'une expérimentation mérite d'être testée pour faire avancer le débat.
05:50 En fin de citation, il présentera son dispositif à l'automne.
05:53 Voilà, toujours côté éducation, avoir son bac, c'est bien.
05:56 Trouver une place en faculté sur parcours sup en revanche relève encore du parcours du combattant.
06:02 Il y a trois jours, Cristal a appris la mauvaise nouvelle.
06:05 Son dossier n'a pas été retenu par l'université Paris-Nanterre.
06:09 La bachelière de 18 ans, originaire de Compiègne, qui a pourtant obtenu son bac avec mention bien,
06:14 n'est inscrite nulle part alors que la rentrée est déjà très entamée.
06:18 La rédaction de 20 minutes l'a rencontrée pour nous. Regardez.
06:22 Bonjour, je m'appelle Cristal, j'ai 18 ans, je viens tout droit de Compiègne,
06:27 je n'ai pas de fac aujourd'hui et donc je suis venue à Paris pour faire des démarches et rejoindre l'Unef.
06:32 Cristal a raté sa rentrée.
06:34 Il y a trois jours, elle a découvert sur parcours sup le refus de son dossier par l'université Paris-Nanterre.
06:40 La bachelière a fait appel à l'Unef,
06:42 elle a rendez-vous avec le syndicat étudiant sur le campus universitaire,
06:46 sa première fois à la fac, mais pas comme elle l'imaginait.
06:49 La jeune fille de 18 ans espère encore trouver une place en licence de sciences politiques.
06:54 Si je suis là aujourd'hui, c'est vraiment pour me battre, pour avoir justement ma place à la fac,
06:58 parce que je pense que tout le monde a le droit d'avoir sa place à l'université.
07:03 Je veux et j'ai toujours voulu étudier après le bac, donc non, je ne vais pas lâcher maintenant.
07:08 L'université Paris-Nanterre a donné les raisons de ce refus.
07:11 C'était soit insuffisance scolaire ou alors il n'y avait pas assez de place à la fac,
07:17 donc ils n'ont pas pu me donner mon inscription.
07:19 - Ça va, Yvonne ? - Ça va et toi ?
07:21 - Prête pour le rassemblement ? - Oui, vraiment prête.
07:24 Et pour se faire entendre, Cristal distribue avec ses camarades William et Bart
07:28 des tracts en vue d'un rassemblement devant le ministère de l'enseignement supérieur.
07:32 Pour mobiliser le plus de personnes et pour vraiment montrer l'importance du problème.
07:37 Au total, ce sont 250 étudiants qui n'ont pas eu de place à l'université Paris-Nanterre à la rentrée.
07:43 Sans transition, nous aimons tous notre factrice ou notre facteur.
07:48 Pourtant, en Haute-Savoie, la Poste a du mal à recruter face à la concurrence de la Poste Suisse,
07:53 qui est toute proche.
07:55 Elle vient donc de lancer une grande campagne visant à embaucher au moins 150 facteurs et factrices
08:00 sur l'ensemble du territoire hauts-savoyards.
08:03 Sébastien Germain était à Tonon-les-Bains pour notre partenaire Huitnombla.
08:07 C'est l'heure de la tournée pour Émilie Lelon, factrice à Tonon-les-Bains depuis maintenant 5 ans.
08:13 En 2018, à la suite de la liquidation de son salon de coiffure, la jeune femme tombe sur une annonce de la Poste.
08:19 Elle postule et débute dès le lendemain, un choix qu'elle ne regrette absolument pas 5 ans plus tard.
08:24 Moi, je suis super contente de mon travail. J'aime la liberté que ça laisse, l'indépendance,
08:30 par rapport au fait qu'avant j'étais à mon compte dans la coiffure.
08:34 C'est une entreprise qui est hyper positive. J'essaie d'influer dans ce sens-là.
08:40 Aujourd'hui, ce que j'aime, c'est guider les nouveaux arrivants, les accueillir au mieux.
08:45 Des belles histoires comme celle d'Émilie, la Poste espère en vivre encore plus grâce à son nouveau plan de recrutement.
08:50 Aujourd'hui, 730 facteurs et factrices officient en Haute-Savoie.
08:54 L'idée de cette campagne est donc de faire grossir ce contingent en s'adaptant aux contraintes déjà existantes.
08:59 Nous avons une concurrence de la Suisse qui a une politique salariale très offensive et qui offre une capacité d'emploi.
09:05 Nous avons aussi, comme toutes les entreprises autour du lac Léman, nous sommes confrontés à un taux de chômage qui est très faible,
09:11 5,2% alors que le national est à 7,2%.
09:14 Et puis nous avons aussi sur ces deux dernières années, connu une augmentation très significative du nombre d'emplois proposés.
09:21 Cela crée un tournoi important et donc pour nous, nous avons un besoin, comme toutes les entreprises, qui s'est développé en fait.
09:27 Le Chablé, à travers la plateforme de courrier-colis de Tonon-les-Bains, est donc une des six zones prioritaires de ce plan de recrutement.
09:33 Et ici, l'objectif annoncé est de trouver au moins 60 nouveaux collaborateurs, grâce notamment à une formation accélérée et plusieurs avantages en termes de rémunération.
09:43 Il ne s'agit pas tant de recruter en masse et toutes les personnes qui suivent, mais par notre processus de recrutement,
09:50 on a également une chargée de recrutement qui va avoir un entretien approfondi, c'est de trouver la personne qui a le projet qui correspond à l'emploi qu'on propose.
09:58 Et éviter d'avoir quelqu'un qui va partir dans un an, dans deux ans, etc.
10:02 Au fil des années, le métier de facteur a bien évolué et en France, on a coutume de dire qu'il est le deuxième personnage préféré des Français,
10:08 derrière le boulanger et devant le pompier. Preuve qu'il a encore de beaux jours devant lui.
10:13 Trouver un emploi lorsque l'on quitte l'univers carcéral n'est jamais facile.
10:19 Je vous propose de nous arrêter un instant sur cette initiative originale de la Fédération française de tennis,
10:24 qui développe le concept urbain de tennis.
10:27 Si un cours a été installé dans le centre de Limoges, le second terrain a été déployé, lui, et c'est une première,
10:33 à l'intérieur même de la maison d'arrêt de la ville.
10:36 Une initiative qui, aux yeux du directeur de la prison, participe fortement à la resocialisation des détenus.
10:42 Il a répondu aux questions de notre partenaire sur place de CETA Limoges.
10:46 Le sport c'est un vecteur primordial, un quota incontournable pour la réinsertion ou l'insertion des détenus.
10:54 Le sport fait du bien à la tête et au corps.
10:59 Au lieu de passer du temps dans une cellule, les personnes détenues sortent pour se défouler ou pratiquer un sport.
11:05 On en propose pas mal ici, pas mal d'activités sportives avec un moniteur de sport.
11:09 Et ça leur fait du bien.
11:13 A l'heure où se tiennent les assises de la pêche à Nice, les pêcheurs continuent de relever leur filet,
11:19 malgré une rentabilité en nette baisse en raison du coût élevé du gasoil.
11:24 La confirmation de l'arrêt de l'aide au carburant la semaine dernière a fait tomber une chape de plomb sur la filière,
11:30 qui dénonce maintenant le désengagement de l'État.
11:33 Nous retrouvons Karine Chevrolier pour TBSUD sur le port de Lorient.
11:37 Veille de départ pour Petite-Mila.
11:41 Avant de prendre la direction des côtes espagnoles, l'équipage va compléter la cuve de gasoil.
11:46 La facture sera partagée entre les 4 marins.
11:49 Aujourd'hui, avec un prix du litre à 92 centimes, elle va s'élever à près de 14 000 euros pour 15 tonnes.
11:55 C'est le carburant nécessaire pour environ 10 jours de mer.
11:59 A l'heure d'aujourd'hui, au prix du gasoil, il n'y a plus grand-chose de rentable.
12:03 C'est plus ou moins de la survie.
12:05 On paye nos affaires et terminé.
12:07 On ne gagne pas d'argent. Les gars ont un salaire correct encore.
12:11 On paye les traites du bateau, les prêts.
12:14 Sur l'armement, on ne gagne pas d'argent du tout.
12:17 Mais pour le patron pêcheur, carburant et salaire ne sont que la partie émergée des charges.
12:21 Le coût des matériaux a pris 30 % et à cela viennent s'ajouter les imprévus,
12:26 comme l'achat d'un nouveau moteur et un prêt de 200 000 euros à contracter.
12:30 J'ai cassé mon moteur en juin. J'ai loupé ma saison de langoustine.
12:34 J'ai mis un plus petit moteur qui consomme moins pour essayer de gagner un peu de gauche à droite.
12:39 Pour l'instant, j'arrive à maintenir la barque, mais on verra bien ce que l'avenir nous réserve.
12:43 En mars dernier, l'aide gouvernementale au carburant de Vincent Thim permettait d'éteindre le feu au sein de la profession.
12:50 Avec sa fin prévue le 15 octobre prochain, incompréhension et inquiétude montent sur les quais
12:55 quand les quotas de poissons baissent et leur prix sous crier reste bas.
12:58 À part quelques espèces d'indices "nobles" qui ont vu leur prix augmenter,
13:03 la très grande majorité des espèces est restée sur les mêmes prix depuis une vingtaine d'années.
13:07 À l'inverse des autres professions dont on ne peut pas répercuter les coûts qu'on subit,
13:12 le fait que le poisson ne monte pas, ça nous a handicapés énormément.
13:15 Ce vendredi, Alexandre, Joanne, Christophe et Quentin vont partir sans l'assurance d'une pêche rentable.
13:20 Au même moment, le retour du secrétaire d'Etat à la maire Hervé Berville,
13:24 qui n'a pas communiqué depuis l'annonce, sera attendu par toute une filière.
13:29 Avant de consacrer une large part de ce journal au climat,
13:33 revenons sur la situation au Maroc après le séisme meurtrier
13:37 qui a frappé la région d'Al-Azouz au sud de Marrakech.
13:40 Là-bas, la diaspora corse n'est pas restée les bras croisés
13:44 et elle s'est fortement mobilisée afin de venir en aide aux populations sinistrées.
13:48 Initiée par Johan Pérez, originaire de Corté et restaurateur à Marrakech,
13:53 la mobilisation permet chaque jour d'envoyer une dizaine de camions
13:56 chargés de produits de première nécessité dans les endroits les plus inaccessibles de la région.
14:01 Un reportage de la chaîne Corse Télé-Paesie sur place.
14:04 Sur un parking d'un grand distributeur de Marrakech,
14:07 sept camions attendent les chargements.
14:09 Des produits alimentaires, des légumes, des tentes,
14:12 destinées aux habitants des régions sinistrées.
14:14 Tous les jours, depuis le séisme, c'est le même ballet sur le même parking.
14:18 Parmi les bénévoles, des corses installés à Marrakech.
14:21 L'association de bienfaiteurs est née de l'urgence de la situation
14:24 et du besoin de structurer les aides.
14:26 Une trentaine de personnes se relègent chaque jour pour charger les transporteurs
14:30 au-delà de la charge maximale, parfois jusqu'à 3 tonnes par camion.
14:34 A l'initiative, Johan et son groupe d'amis.
14:36 Solidaires vis-à-vis de ce pays qu'il a accueilli, pour lui,
14:39 ne rien faire n'est pas une option.
14:41 On attend 500 matelans également.
14:44 On ramène des groupes électrogènes, des projecteurs solaires
14:48 pour les gens qui n'ont pas encore l'électricité.
14:51 Dans un futur proche, on va leur mettre des sanitaires, des WC.
14:57 Si l'urgence humanitaire des premiers jours est un peu retombée,
15:00 la mobilisation ne faiblit pas.
15:02 À frêter, autant de camions et de matériel à un coût certain,
15:05 près de 1500 euros par jour.
15:07 Sans compter les achats de vivres et d'équipements.
15:09 En tout, l'association a déjà déboursé près de 200 000 euros.
15:13 Pour financer tout ça, le groupe peut compter sur la générosité des Marocains
15:17 et les dizaines de milliers d'euros de dons spontanés.
15:19 Et pas seulement.
15:21 Des cagnottes en ligne portées par des célébrités sur les réseaux sociaux
15:24 ont permis une levée de fonds encore plus conséquente.
15:27 On essaie de donner de la force, un peu de visibilité pour les cagnottes.
15:31 De France, j'ai fait des cagnottes pour récolter un peu d'argent.
15:34 Et ça va, ça a bien marché, c'est cool.
15:37 En fin de matinée, les camions se remplissent, pris en photo.
15:39 C'est le moment du briefing avant le départ.
15:41 Aujourd'hui, il y a sept positions qui sont définies, claires, nettes et précis.
15:45 Les zones sinistrées sont situées à une centaine de kilomètres autour de Marrakech.
15:48 Une longue route nous attend direction le sud.
15:50 S'il fallait encore le démontrer, l'une des qualités requises dans l'agriculture,
15:58 c'est bien la réactivité.
16:00 À Ville sur Ars, en Champagne,
16:02 la coopérative a dû effectuer ses vendanges en 13 jours seulement,
16:06 en raison notamment des conditions météo.
16:08 Mais au final, la récolte s'annonce excellente.
16:11 Notre partenaire Canal32 était dans les vignes cette semaine.
16:14 Et il y a goûté, regardez.
16:17 Chassnay d'Ars apprécierait les derniers raisins de ses 130 adhérents ce mercredi.
16:21 Pour cette coopérative de Champagne,
16:23 cette année, les vendanges ont ressemblé à une course contre la montre
16:27 pour gérer l'abondance.
16:29 On avait un poids des grappes moyens de près de 220 grammes
16:32 contre un peu plus de 130 grammes l'année dernière.
16:35 Et on a eu un phénomène d'une pluviométrie importante au mois d'août.
16:41 Et ensuite, une vague de chaleur qui nous a laissé craindre
16:45 une dégradation possible de la qualité des raisins.
16:48 Et il a fallu effectivement faire très vite.
16:50 Nous, pour ce faire, nous avions recurété une troisième équipe
16:53 au niveau des pressoirs.
16:54 Et nous avons fonctionné 22 heures sur 24 pendant 13 jours
16:57 contre 19 jours l'année dernière.
16:59 Deux autres facteurs ont intensifié la charge de travail.
17:02 L'augmentation de la réserve pour reconstituer les stocks de secours
17:06 qui est passé de 8 à 10 000 kilos.
17:08 Et la maturité simultanée de tous les cépages.
17:11 À l'habitude, on commence par l'épinot noir,
17:13 puis viennent les chardonnays, puis viennent les épinots blancs.
17:17 Cette année, il a fallu récolter les quatre cépages en même temps.
17:21 Cette course de vitesse s'est répercutée à chaque étape des vendanges,
17:24 de la collecte dans les rangs de vignes,
17:26 lors des premières fermentations, et ici, sur les quais de collecte.
17:30 Si j'analyse les chiffres depuis les années 2000,
17:34 c'est la première année où nous avons en moyenne
17:36 350 000 kilos de raisins qui arrivent par jour à traiter.
17:40 Ce qui est très conséquent.
17:42 - Les premières dégustations des jus sont rassurantes.
17:45 La complexité aromatique est préservée,
17:47 malgré des poids de grappe inhabituels.
17:50 - Il y a arrivé un moment où la vigne ne peut pas produire
17:52 suffisamment de sucre pour autant de volume de récolte.
17:55 De manière générale, c'est une très jolie année à ces pâches blancs.
17:58 Les chardonnays sont magnifiques, ils étaient totalement sains,
18:01 vraiment aucun problème.
18:03 - Selon le cahier des charges de l'appellation,
18:05 les premiers champagnes issus de la vendange 2023
18:08 seront disponibles 15 mois après la date de mise en bouteille.
18:11 Chasse des d'Ars a choisi de les commercialiser d'ici 36 mois
18:15 à une dizaine d'années pour tirer le meilleur parti
18:18 de la vinification des raisins.
18:21 - Dans la nuit du vendredi 15 septembre,
18:24 plusieurs grilles du Golfe des 24 heures à Mulsanne,
18:27 près du Mans, ont été prises pour cibles par le groupe
18:30 d'activistes écologistes Les Soulèvements de la Terre,
18:33 dans le but de dénoncer des prélèvements d'eau excessifs
18:36 en cette période.
18:38 Ils assurent pourtant être sensibles aux enjeux
18:41 de consommation d'eau et avoir mis en place
18:44 des mesures concrètes d'économie.
18:47 - Ils ont tagué le premier grille du 17, du 10 et du 8.
18:52 - Simon Boilet s'était préparé à ce type d'action.
18:56 Cet été, plusieurs golfs en France ont été visés
18:59 par des militants écologistes.
19:02 Cette fois, c'est trois de ces grilles qui ont été tagués.
19:06 - Geste revendiqué par Le Collectif Les Soulèvements de la Terre.
19:10 - Par cette action, nous dénonçons l'accaparement illégitime
19:13 de l'eau pour des loisirs de privilégiés,
19:16 alors que des maraîchers du secteur se voient interdits
19:19 ou limités l'accès au captage de l'eau.
19:22 - Le directeur du Golfe des 24 heures comprend,
19:25 mais regrette que ces efforts n'aient pas été pris en compte.
19:28 - On essaie de mettre les graines les plus optimisées
19:31 pour utiliser le moins d'eau possible.
19:34 On ne met pas de sécheresse ou de forte chaleur.
19:37 Les fairways et les départs, on les laisse de côté
19:40 et on n'utilise vraiment que le strict minimum
19:43 pour maintenir en vie les graines,
19:46 qui représentent entre 1 et 3% d'un golfe.
19:49 - Pour preuve, le directeur nous a fourni cette photo aérienne
19:52 qui représente son golfe lors de l'été 2023.
19:55 - Par exemple, la semaine dernière, on n'a utilisé que 70 m3
19:58 pour une semaine qu'on a déclarée auprès de la DDT
20:01 qui nous autorise ou pas l'arrosage de nos graines.
20:04 - Simon Boilet a aussi pour projet de rattacher son golfe
20:07 à une station d'eau usée pour préserver la nappe.
20:10 Quant au groupe Les Soulèvements de la Terre,
20:13 il a lancé un appel à la multiplication des actions.
20:16 - Sans transition, je vous propose d'évoquer notre patrimoine,
20:19 celui qui fait nos territoires.
20:22 De retour de Riyad en Arabie Saoudite
20:25 où se déroulait la 45e session de l'UNESCO,
20:28 la délégation de la ville de Nîmes souhaite partager
20:31 sa profonde émotion d'avoir obtenu l'inscription
20:34 de la Maison Carré au patrimoine mondial de l'humanité
20:37 et plus particulièrement avec des jeunes écoliers de la ville.
20:40 Olivier Michel pour Vieilles Occitanie.
20:43 - Si pour le Nîmois, la valeur universelle et exceptionnelle
20:46 de sa ville ne faisait aucun doute,
20:49 l'avoir validée par le comité du patrimoine mondial de l'UNESCO
20:52 via sa Maison Carré avait en ce mardi matin une certaine saveur.
20:55 - On a un chef-d'oeuvre là et c'était dommage
20:58 que ça ne soit pas reconnu.
21:01 - Je trouve que c'est extraordinaire,
21:04 surtout que la ville devient de plus en plus belle,
21:07 donc tant mieux pour nous.
21:10 - Économiquement parlant, une labellisation UNESCO
21:13 serait synonyme d'une hausse de fréquentation touristique
21:16 de l'ordre de 30%.
21:19 Construite entre l'an 2 et l'an 7,
21:22 elle a été la plus grande opération intégrale entre 2006 et 2010.
21:25 Véritable forum de la ville,
21:28 elle affiche plus de 2000 ans d'histoire,
21:31 des histoires de culte,
21:34 de manifestation, de célébration et d'inondation.
21:37 Elle est également source d'inspiration multiple
21:40 et abrita même un cinéma 3D.
21:43 Un classement qui intervient après 20 ans de réflexion
21:46 pour la municipalité sur quels dossiers porter devant l'UNESCO
21:49 et un échec en 2018.
21:52 Alors à l'autre bout du monde,
21:55 le maire de Nîmes n'a pu retenir ses larmes de crocodile.
21:58 - Cette décision honore nous,
22:01 Nîmois, avec fierté et émotion.
22:04 Que je me jure, il est conséquent.
22:07 - Rencontré au lancement de la candidature,
22:10 l'élu en charge du dossier nous avait confié l'importance
22:13 que revêtait ce classement au patrimoine mondial.
22:16 - C'est quelque chose d'exceptionnel.
22:19 On se distingue autant qu'un palais de Versailles
22:22 ou les pyramides de Gizeh.
22:25 On est vraiment sur cette liste du patrimoine mondial.
22:28 - La Maison Carré devient le 51e bien culturel français
22:31 à obtenir la labellisation UNESCO.
22:34 L'Occitanie en compte 9, comme la cité de Carcassonne,
22:37 l'Ecosse et Sévène ou encore le pont du Gard.
22:40 - Et puis autre bonne nouvelle, le mémorial de Thiepval
22:43 au lieu du tourisme de mémoire dans la Somme
22:46 figure désormais dans la liste des monuments classés
22:49 patrimoine mondial de l'UNESCO.
22:52 Au-delà du devoir de mémoire, cette inscription devrait aussi
22:55 relancer la fréquentation touristique de ces sites d'exception.
22:58 Jérôme Oumbron pour OEOTV.
23:01 - Faut-il encore présenter le mémorial de Thiepval,
23:04 érigé en hommage aux soldats britanniques tombés ici
23:07 durant la Grande Guerre ?
23:10 - Le mémorial Thiepval est un nouveau label,
23:13 celui de patrimoine mondial.
23:16 - C'est une page d'histoire et il faut le préserver pour longtemps.
23:19 - Ça doit rester comme ça et être entretenu pour toujours
23:22 et pour que les générations futures puissent venir
23:25 et comprendre ce qu'il s'est passé ici.
23:28 J'ai croisé des écoliers français et j'espère qu'ils en parlent
23:31 parce que ce lieu doit continuer à vivre.
23:34 - Le mémorial de Thiepval figure parmi les 139 sites mémoriels
23:37 historiques de la Grande Guerre.
23:40 L'annonce a de quoi ravir.
23:43 L'inscription à l'UNESCO pourrait bien doper une fréquentation
23:46 touristique déjà conséquente.
23:49 - On a eu des fréquentations exceptionnelles pendant le centenaire.
23:52 114 000 visiteurs au musée à Peronne en 2014.
23:55 - En 2018, l'ensemble des sites de mémoire de la Somme
23:58 enregistraient des retombées économiques aux alentours de 21 millions d'euros.
24:01 Si le tourisme de mémoire constitue une manne financière indéniable
24:04 pour les professionnels du secteur, encore faudra-t-il adapter
24:07 les services à un nouvel afflux.
24:10 - Au niveau des services, il faut qu'on ait l'offre d'hébergement,
24:13 de restauration qui suivent.
24:16 En plus, il y a l'opportunité du Canal Seine Nord Europe
24:19 qui est situé à proximité des sites de mémoire.
24:22 On risque d'avoir des afflux de visiteurs qui vont aller
24:25 en constante augmentation dans les années à venir.
24:28 Il faudra que l'offre s'adapte à cette nouvelle demande.
24:31 - Durant le centenaire de la Grande Guerre,
24:34 plus d'un million de visiteurs ont parcouru les sites de mémoire de la Somme.
24:37 Un chiffre en baisse depuis la crise sanitaire et le Brexit.
24:40 L'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO tomba point nommé
24:43 et contribue, elle aussi, aux devoirs de mémoire.
24:46 ...
24:49 - Et puis pour finir ce journal, on ne compte plus les écoles
24:52 qui portent son nom. C'est maintenant au tour de l'aire
24:55 de Garonne à Saint-Nicolas-de-la-Grave sur l'A62
24:58 de porter désormais le nom de Pierre Perret.
25:01 Le chanteur de Castel-Sarazin a répondu aux questions
25:04 d'Agnès Grimaldi pour la Dépêche du Midi, nos partenaires sur place,
25:07 sans se départir de son humour habituel.
25:10 - Je suis un peu jaloux parce qu'il est mieux que moi.
25:13 Mais moi, je suis heureux de me retrouver
25:16 en si bonne compagnie sur cette autoroute
25:19 entre Narbonne et Bordeaux.
25:22 - Voilà, c'est la fin du Grand JT des Territoires.
25:25 On se retrouve très vite pour une nouvelle édition.
25:28 Au revoir à tous.
25:31 ...
25:34 ...
25:37 ...
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