00:00 C'est vraiment une messe que le gouvernement fait.
00:02 Faire travailler les gens de 15 à 20 heures pour rien
00:06 et toujours avoir les 607 euros de RSA.
00:10 Et je ne sais pas pourquoi à chaque fois le gouvernement tape sur tous les pauvres,
00:14 tape sur les pauvres, tape sur les pauvres
00:16 et il ne demande pas aux riches de participer.
00:19 Qui peut toucher 650 euros pour mieux vivre ?
00:22 C'est impossible !
00:23 On va nous piquer de l'argent et cet argent en plus,
00:25 il va coûter les intérêts bancaires, la lunettique,
00:28 pour pouvoir réoffrir le vrai RSA.
00:30 La philosophie générale du texte,
00:33 c'est en fait d'essayer de construire un immense fichier
00:38 de toutes les personnes qui seraient disponibles
00:40 pour équiper des postes sur le marché du travail
00:42 et de mettre en place tout un tas de mesures
00:44 qui vont les contraindre à accepter ces postes qui sont disponibles.
00:48 Et ça, ça passe par l'inscription obligatoire
00:51 de tous les demandeurs d'emploi par exemple
00:52 qui sont allocataires du RSA ou ayant droit,
00:55 des personnes qui sont reconnues travailleuses handicapées,
00:57 des jeunes qui sont sans emploi et puis sans formation
01:01 et de leur signature d'un contrat d'engagement
01:04 les conduisant à faire 15 heures d'activité par semaine,
01:08 au moins 15 heures d'activité par semaine
01:11 avec la possibilité de nouvelles sanctions
01:13 s'ils ne respectent pas cet engagement.
01:15 France Travail va permettre aux employeurs
01:24 d'avoir tout un vivier de travailleurs corvéables à merci,
01:29 moins payés, donc les salariés en poste
01:31 quand il faudra arriver chaque année
01:32 pour négocier les augmentations de salaires,
01:34 en face l'employeur va dire
01:36 "mais moi j'ai des travailleurs qui sont prêts à accepter
01:40 n'importe quelle condition de travail
01:41 parce qu'ils sont en fin de droit ou ils ont été radiés
01:43 et donc ils ne seront pas en état de discuter non plus
01:46 pour améliorer leurs conditions de travail".
01:48 On nous raconte qu'il s'agit de mieux les accompagner,
01:53 en fait il s'agit surtout de faire un grand fichier,
01:56 de les contrôler et de rentrer dans une logique
01:58 où on veut mettre des pions dans des cases,
02:00 alors qu'on sait très bien que ce n'est pas comme ça que ça marche
02:03 et qu'il y a à peu près 350 000 offres d'emploi non pourvues
02:09 au deuxième trimestre 2023 pour 5,4 millions de chômeurs.
02:14 Donc si on veut s'attaquer à la question de l'emploi
02:16 et il le faut et c'est nécessaire,
02:18 ce n'est pas en obligeant les gens à traverser la rue
02:21 comme l'a dit le président de la République qu'on va y arriver.
02:23 Donc voilà, il y a une inquiétude parce qu'en plus
02:27 il y a une grande confusion qui est installée dans ce projet
02:29 entre ce qui relève de la protection sociale
02:32 et ce qui relève de la solidarité nationale.
02:34 La fiction c'est de dire par exemple que les chômeurs ne veulent pas travailler.
02:37 L'agenda d'Emmanuel Macron c'est clairement de saper la protection sociale.
02:41 Il y a eu les retraites, il y a eu la surenchômage déjà depuis 5 ans.
02:44 Il considère qu'il faut une baisse des protections sociales
02:47 de plusieurs milliards par an,
02:50 entre la retraite et la surenchômage
02:51 et que grâce à ça la France va retrouver de la croissance.
02:54 Sauf que ça crée tout simplement de la pauvreté,
02:57 ça accroît les inégalités et c'est totalement scandaleux
03:00 parce que les gens qui ont travaillé et qui ont perdu leur emploi,
03:03 que ce soit un CDD ou un CDI,
03:05 ont le droit d'avoir une allocation chômage,
03:08 devraient avoir le droit tous et on en a absolument besoin
03:11 parce que c'est le meilleur moyen de ne pas plonger dans la pauvreté
03:14 dès qu'on se retrouve au chômage.
03:15 [Applaudissements]
03:18 Voilà, je vous propose de passer la parole à les députés qui sont là.
03:23 [Sonnerie de fin]
03:25 [SILENCE]
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