00:00 Derrière cette porte, une école d'Elysée qui accueillait encore en 2021 des élèves
00:05 de maternelle.
00:06 Après avoir hébergé des réfugiés ukrainiens durant plusieurs mois, les lieux ont été
00:11 réinvestis, en témoigne cette nourriture à l'entrée de l'établissement.
00:14 Plus loin, le contraste est saisissant.
00:16 A côté des dessins d'enfants encore présents, des lits picots sur lesquels dorment 25 migrants
00:21 arrivés mardi en fin de journée.
00:23 Averti une heure avant leur venue par la mairie de Paris, Rachida Dati, maire du 7e arrondissement,
00:28 dénonce de mauvaises conditions d'accueil.
00:30 Il n'existe ni sanitaire ni commodité.
00:32 Les issues de secours ne fonctionnent pas.
00:34 Il y a donc un risque grave de péril, en particulier d'incendie.
00:38 C'est donc un local qui n'est pas adapté à un accueil de public de jour comme de nuit.
00:42 Pas de douche, des lavabos et des WC pour très jeunes enfants.
00:46 Des commodités dont semble néanmoins se contenter ce Guinéen qui dit avoir 16 ans.
00:50 Comme cet individu, la plupart des personnes logées disent être mineurs, venir de Guinée,
00:59 un pays qui n'est pas en guerre, et aspirent à s'instruire.
01:02 La présence de ces migrants, censés être provisoires, divise les riverains.
01:13 Ce que j'aime pas, c'est que les choses ne soient pas dites.
01:15 Bien sûr, je suis pour qu'on aime les migrants, mais que la fenêtre soit ouverte comme ça,
01:22 c'est pas normal.
01:23 Que les lumières restent allumées toute la journée, c'est pas normal.
01:26 Moi, ça me dérange pas.
01:27 À partir du moment où on les gère, c'est ça le problème.
01:30 Prise en charge par l'association France Terre d'Asile, qui n'a pas souhaité répondre
01:33 à nos questions, ces migrants doivent passer des tests médicaux pour déterminer leur
01:37 âge avant d'être réorientés.
01:38 Merci.
01:43 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
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