00:00 Tout est parti de la plainte un peu plus tôt dans la journée du parent de l'élève harcelé.
00:07 Élève qui est dans un autre établissement.
00:09 Tout s'est passé sur les réseaux sociaux, sur Instagram, avec des posts extrêmement violents contre cet élève qu'il appelait au suicide.
00:16 Il faut comprendre que cet adolescent est en transition de genre.
00:20 Et depuis qu'il a entamé cette transition de genre, c'est une petite fille mais qui est née dans un corps de garçon,
00:26 il subit des posts particulièrement haineux sur les réseaux sociaux.
00:29 Et donc, le père a déposé plainte, bien sûr.
00:32 Et les policiers ont très vite remonté la piste avec les pseudos Instagram et retrouvé cet élève.
00:36 Élève qui n'est pas dans le même établissement mais dans celui-ci, le collège Henri Barbus de cette ville d'Alpes-Fortville.
00:42 Et les policiers ont procédé à l'interpellation.
00:44 Une élève qui était présente dans la classe de cet élève harceleur, ou harceleur supposé, nous raconte la scène.
00:50 La directrice a toqué à la porte, donc on a réagi comme on devait réagir.
00:57 Et on voit entrer des policiers.
01:00 La directrice nous avait dit qu'il y avait une intervention policière grave.
01:04 Donc on s'est dit peut-être qu'ils vont nous parler de quelque chose.
01:06 Et finalement, en fait, ils demandent le nom de l'élève en question et de se présenter à eux.
01:12 Ils l'interpellent en l'attrapant par le bras et en le menottant, en disant "on vous arrête pour harcèlement grave et menace de mort".
01:21 Ça a dû vous impressionner, non ?
01:24 Oui, j'étais complètement choquée, j'ai eu du mal à continuer le cours.
01:27 L'élève a été placé en garde à vue dans la foulée de cette arrestation en pleine classe.
01:33 Le rectorat a réagi.
01:35 Le rectorat qui dit bien sûr condamner fermement tout fait de harcèlement ou de cyberharcèlement.
01:40 Mais qui dit quand même échanger en ce moment avec les autorités pour comprendre comment une telle arrestation en pleine classe a pu avoir lieu.
01:48 Si on lit entre les lignes, le rectorat est quand même assez choqué d'une certaine manière de voir qu'une interpellation a pu être faite en pleine classe, en plein cours, comme nous le rappelait cet élève que nous avons rencontré.
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