00:00 [Musique]
00:02 Vous l'avez dit, on a eu un résultat avec Alexandre Aikenshiong
00:05 aux dernières législatives de 47%,
00:09 ce qui fait quand même un peu plus de 12 000 voix sur un quart de la Réunion.
00:12 Et donc on profite de cet élan pour figurer dans ces élections sénatoriales
00:16 parce qu'on pense qu'il faut parfois faire bouger les lignes, changer les choses.
00:20 Et ça commence par être présent à ce type d'élection.
00:23 Un milieu politique à la Réunion est un milieu assez complexe, assez dense.
00:27 En ce moment, on vit une période un peu floue
00:30 où on a la droite de la gauche et la gauche de la droite.
00:33 Donc on a des partis politiques qui ne se retrouvent pas,
00:36 ou en tout cas les citoyens ne s'y retrouvent plus,
00:38 et les grands électeurs non plus parfois.
00:40 Et donc dans ce cadre-là, nous, on pense qu'il faudrait changer cette politique,
00:45 ou en tout cas avoir une alternative à cette politique
00:49 en apportant plus de transparence, plus d'équité, plus de désintéressement,
00:54 en tout cas plus de valeur, et avoir un socle commun pour avancer.
00:58 C'est vrai qu'l'année dernière, on était aux législatives,
01:00 et notre voie qu'on souhaitait porter, c'était cette voie contestataire,
01:07 le principe c'était de rassembler un maximum de personnes
01:11 qui n'étaient pas forcément d'accord avec la politique actuelle,
01:15 ou en tout cas ne s'y retrouvaient pas.
01:16 C'était un petit peu la même idée d'une coalition de voix, de personnes,
01:21 qui souhaitaient dénoncer des choses, ou en tout cas apporter leur contribution
01:26 de manière transparente, avec une seule et même voix,
01:29 mais ne pas rentrer dans les clous, dans les grosses écuries,
01:33 dans les girons politiques qu'on connaît actuellement.
01:36 Donc finalement, porter sa voix, même si elle est différente d'une autre voix,
01:39 elle peut toujours être complémentaire,
01:41 et cette complémentarité de voix peut apporter un objectif commun,
01:45 et donc c'est ce travail-là qu'on mène depuis les législatives effectivement.
01:48 Effectivement, il y a eu pas mal d'approches, de grandes écuries
01:51 qui sont venues nous consulter,
01:55 voire parfois nous demander de rejoindre leur liste à des places très privilégiées.
02:00 Le but de se présenter à ces élections sénatorielles,
02:03 ce n'est pas d'avoir une place, ce n'est pas d'avoir un petit monnaie
02:06 pour prendre l'avion et aller à Paris.
02:09 On a tous nos vies dans cette liste, on a nos métiers.
02:13 Moi-même, je suis tête de liste et je n'ai pas de mandat.
02:18 L'intérêt de créer cette liste, effectivement,
02:21 c'est de porter une voix, encore une fois, une voix qui est indépendante,
02:26 et qui est en dehors de ce qu'on attend de nous.
02:29 Il n'y a pas un patron qui va nous dicter ce qu'on doit faire,
02:33 ce qu'on doit dire, qu'est-ce qu'on doit dire à l'Assemblée.
02:35 Moi, mon patron, ce sont les grands électeurs.
02:38 Voilà, c'est personne d'autre.
02:39 Donc ce choix délibéré de faire cette liste qui est indépendante,
02:43 c'est pour surtout marquer le fait qu'on est le porte-parole des grands électeurs
02:47 et que des grands électeurs, pas des grandes écuries.
02:49 C'est vrai que le premier reproche qui m'a été remonté
02:52 dans les conseils municipaux ou même dans les rencontres
02:54 qu'on peut faire ces derniers temps,
02:56 c'est effectivement que le sénateur n'a pas été assez présent,
02:59 en tout cas les derniers sénateurs, je ne dis pas quelqu'un en particulier,
03:02 mais il n'y a pas eu de présence particulière des sénateurs
03:05 auprès des grands électeurs.
03:06 Or, la première personne ou les premières personnes qu'on doit consulter,
03:09 ce sont les grands électeurs.
03:11 Donc la proximité pour moi, ce n'est pas un 20 mots, ce n'est pas un concept.
03:17 La proximité, ça commence par aller dans les conseils municipaux,
03:20 mais pas seulement, c'est aller sur le terrain, avoir des relais,
03:23 et c'est le principe même de notre liste,
03:25 c'est de pouvoir agir en groupe, en équipe.
03:28 Quand on se déplace dans les conseils municipaux, on est nombreux,
03:32 parce que ce sont autant de relais qui peuvent toucher les grands électeurs
03:36 et qui peuvent nous transmettre la difficulté que les grands électeurs ont au quotidien.
03:41 Je le dis suffisamment souvent, on a beaucoup d'objectifs,
03:45 on ne peut pas parler de programmes en tant que tels,
03:47 mais ce sont des objectifs qui nous sont chers.
03:50 Dans notre liste, on a quand même pas mal de colistiers
03:55 qui ont à traiter en tant qu'élus des domaines particuliers,
03:59 le bâtiment, le logement, le transport,
04:02 il y a plein de thématiques qu'on peut aborder,
04:03 y compris l'agriculture,
04:05 parce que j'ai eu récemment un conseil municipal qui s'est ouvert dans le sud,
04:11 et on m'a fait part aussi des problèmes d'agriculture,
04:14 ça c'est un thème qui nous est cher dans le parti Croire et Oser,
04:16 mais aussi pour nos colistiers.
04:19 Il y a plein de thèmes qu'on peut aborder,
04:21 mais ce sera surtout en fonction des problématiques actuelles
04:25 et autant des conseils municipaux, donc ça peut varier.
04:27 Après on a effectivement des problèmes qui nous sont remontés,
04:30 tels que le transport, la révision actuelle par exemple du SAR,
04:34 qui m'a été soumise au dernier conseil municipal,
04:37 et donc à mettre en lien avec la problématique des transports,
04:41 la problématique du téléphérique, du tramway, du tram-train,
04:45 toutes ces problématiques qui peuvent être amenées
04:48 en tant qu'adaptation de la loi sur nos territoires.
04:52 Il n'y a pas du tout de débat à avoir.
04:53 En fait, pour poser un peu le thème, le contexte,
04:58 vous avez à gauche les parties de gauche traditionnelles
05:03 qui nous disent "il faut supprimer cet amendement vira-poulet,
05:07 il n'est plus viable, il faut de l'autonomie,
05:10 il faut arrêter avec cet amendement",
05:11 et puis de l'autre côté, vous avez les parties de droite
05:14 qui demandent le statu quo,
05:15 voire qui demandent carrément la suppression de cette adaptation
05:19 pour l'un des candidats.
05:21 L'autonomie, elle y est déjà,
05:23 on a une loi de décentralisation depuis les années 80,
05:27 donc c'est plus nouveau, on y est déjà.
05:29 Le plan de déplacement urbain est déjà là par exemple,
05:33 à titre d'illustration.
05:34 Donc l'amendement vira-poulet, il est là,
05:37 mais qu'on supprime ou qu'on ne supprime pas,
05:38 de toute façon les pouvoirs,
05:40 si on supprime, vont être transmis à la région.
05:44 Donc ils ont déjà ces pouvoirs actuellement,
05:47 donc quel est l'intérêt ?
05:48 À gauche, on va le faire un statu quo ?
05:52 Bon, de toute façon, on a déjà la décentralisation.
05:54 C'est un non-débat.
05:56 Le vrai débat, encore une fois, c'est d'avoir une loi, certes,
05:59 mais d'avoir une adaptation de la loi qui est plus importante,
06:01 c'est surtout sur ça qu'il faut travailler.
06:03 Et donc la loi 3DS, qui est un des moyens
06:08 pour y parvenir, à cette adaptation de la loi,
06:10 est le meilleur moyen de parvenir à adapter
06:15 certaines matières à la Réunion,
06:17 par exemple le transport, le logement, le RSA,
06:20 il y a plein de domaines qu'on peut adapter.
06:21 Donc l'amendement vira-poulet, qu'on le laisse vivre, j'allais dire,
06:25 qu'on laisse M. Vira-Poulet tranquille,
06:29 qui a déjà suffisamment de problèmes de santé.
06:32 Il a fait les choses pour la Réunion,
06:34 je pense qu'il faut le laisser tranquillement là où il est.
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