00:00 C'est une année record, puisque l'année dernière il y avait déjà eu plusieurs dizaines de morts relatifs à ce trafic de stupes.
00:08 On bat des records, et on bat des records dans l'ignoble.
00:13 On ne peut être que touché et ému par cette maman qui vient de perdre un enfant et dans des conditions absolument abominables.
00:21 Mais j'ai bien peur que dans quelques jours on passe à autre chose.
00:24 Parce que je vous rappelle quand même, même si c'était à Nîmes il y a quelques jours, c'était un enfant de 10 ans qui a été mortellement touché à Marseille.
00:33 Il y a quelques mois c'était un gamin de 14 ans.
00:37 Donc c'est une abomination qui en chasse une autre.
00:41 Et entre ces deux pics d'émotion, il y a ces dealers qui se rafalent les uns les autres.
00:50 Parce que le trafic est tel, même si la police fait son travail, elle arrête des dizaines, des centaines à Marseille, uniquement à Marseille, de dealers.
00:59 Et bien le bureau d'embauche tourne à plein régime, parce que l'argent coule à flot, comme jamais un point de stupe, un point de coque dans la cité des Rosiers,
01:09 dans le 14e arrondissement où il y a eu encore un mort il y a une dizaine de jours.
01:13 C'est 30 000 euros au jour, 30 000 euros au jour.
01:18 Ne nous étonnons pas que ces individus qui sont coupés de tout, coupés de l'école, coupés de la société, coupés de la France,
01:26 et qui ont le cerveau d'une mouche, n'ont pour seul but que l'appât du gain.
01:32 Ils sont donc prêts à tout, y compris à rafaler des immeubles.
01:36 Vous étiez étonné, M. Calvit, devant ces images, de voir des traces de balles sur les immeubles de la cité Sintis.
01:44 Mais je peux vous en montrer dans de nombreuses cités de Marseille.
01:47 Ça tire tous les soirs pour s'entraîner sur les hauteurs de Marseille ou pour intimider le concurrent.
01:55 M. Raviez, quelles sont vos solutions finalement sur le court et sur le long terme pour stopper cette spirale de la violence à Marseille ?
02:03 Quelles sont vos propositions ?
02:06 Alors, ça a été dit sur votre plateau, le trafic de drogue ne concerne pas seulement Marseille, c'est la France entière qui est touchée.
02:13 Une tonne sept de cocaïne a été saisie sur le port l'année dernière, sept tonnes au Havre.
02:19 Donc il y a un déferlement, une avalanche de la drogue sur l'ensemble du territoire.
02:24 La drogue, les narcotrafiquants sont en train de nous livrer une guerre.
02:28 Il faut donc livrer une guerre globale au trafic de drogue et c'est effectivement toute une chaîne qu'il faut mettre en place.
02:35 Si j'ai quelques secondes devant moi, il y a d'abord le ministre de la Santé, de l'Éducation, du Sport qui doivent de concert mettre en place une grande politique de prévention.
02:46 Vous m'avez invité, j'en suis très heureux.
02:48 Invitez aussi les médecins qui feront prendre conscience aux jeunes et aux moins jeunes qu'il n'y a pas de drogue douce ou de drogue dure.
02:55 Il n'y a que de la drogue et c'est de la merde. Le shit, la beuh, le joint, cela provoque de graves conséquences pour le cerveau.
03:04 Quand est-ce qu'on va enfin en parler de la santé publique ?
03:07 Il y a donc cette prévention. La police doit avoir plus de moyens, notamment en matière de police judiciaire.
03:13 Et pas seulement les policiers sur le terrain qui sont nécessaires pour assurer les habitants, mais la police judiciaire doit avoir aussi des moyens.
03:20 Le ministre de l'Intérieur doit agir aussi en matière d'immigration.
03:24 Selon les autorités de police marseillaise, 50% des dealers sont embauchés par les immigrés d'hier qui utilisent l'immigration clandestine d'aujourd'hui.
03:39 Il faudra bien s'occuper de ces clandestins et les expulser. Il faut construire des places de prison.
03:43 M. Ravier, est-ce que vous êtes prêt à travailler avec Gérald Darmanin et les socialistes de la mairie pour essayer d'améliorer cette situation ?
03:55 Est-ce qu'il peut y avoir, à un moment donné, politiquement, une alliance qui se fasse pour essayer de sauver de cette ville de Marseille de la situation que vous êtes en train de décrire vous-même ?
04:04 C'est un enjeu national. Cela devrait être transpartisan et réunir l'ensemble du gouvernement comme l'ensemble des Français.
04:14 Moi, je suis prêt à travailler avec toutes les personnes de bonne volonté dans l'intérêt général de Marseille et au-delà de Marseille.
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