Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 ans
Le gouvernement marocain a annoncé avoir accepté l'aide de quatre pays (Espagne, Grande-Bretagne, Qatar et Émirats arabes unis) après le séisme qui a frappé le sud-ouest de Marrakech dans la nuit de vendredi à samedi, dont le bilan s'élève désormais à 2681 morts et 2501 blessés. Actuellement en froid diplomatique avec Paris, le Maroc n'a en revanche pas sollicité la proposition d'aide de la France.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Trois jours après ce séisme, des répliques sont-elles encore possibles ?
00:04 Oui, les répliques sont possibles.
00:06 Après un cible de magnitude de moment 7.7,
00:10 des répliques sont possibles sur les semaines qui viennent.
00:15 En général, les magnitudes de ces répliques vont décroissantes.
00:18 Vous comprenez ces Marocains qui ont décidé de dormir dehors,
00:24 justement par peur de ces répliques,
00:26 de se retrouver à l'intérieur, prisonniers des décombres ?
00:30 Tout à fait. Il est très important de rester dehors,
00:33 même s'il fait froid, même s'il y a des difficultés logistiques.
00:37 Nous avons des exemples, notamment sur le cible de Turquie récent,
00:42 où certaines personnes ont perdu la vie lors de répliques.
00:45 Mais vous dites, elles vont aller décroissantes,
00:48 c'est-à-dire que le risque d'un nouveau tremblement de terre fort,
00:51 violent, meurtrier, pour vous, est écarté ?
00:54 Sur la faille actuelle qui a joué, la réponse est oui.
00:58 Dans le cas de la Turquie, nous avons eu en fait deux failles qui ont joué,
01:03 l'une après l'autre, et les magnitudes étaient les mêmes.
01:07 Dans le cas du sisme qui a eu lieu en Maroc, la faille a joué.
01:12 La rupture sismique, c'est-à-dire le glissement sur la faille
01:16 qui correspond à l'affrontement entre la plaque Eurasie et la plaque africaine,
01:20 est un glissement relativement simple en termes de distribution spatiale.
01:27 Notons que ce glissement est de l'ordre de plus de 1 mètre, 1,20 mètre,
01:34 à la partie centrale de cette rupture qui s'étend sur à peu près 40 à 50 km de long.
01:42 Cette région de l'Atlas était-elle à risque ?
01:45 La réponse est oui.
01:47 Cela correspond en fait à la frontière entre les deux plaques que j'ai mentionnées,
01:53 à savoir la plaque Eurasie et la plaque africaine.
01:57 Le sisme d'Agadir en 1960, mais d'autres sismes au 18e siècle
02:05 sont également à la manifestation que c'est la partie active de cette frontière.
02:09 Frontière qui n'est pas simple, ce n'est pas un trait de crayon qu'on peut tracer.
02:13 Cette frontière traverse l'Atlas et va rejoindre l'Algérie au niveau de Oran
02:19 pour ensuite filer vers l'ouest, proche de la Méditerranée.
02:23 Jean Virieu, est-ce que les instruments de mesure, les sismographes,
02:28 avaient enregistré une activité croissante avant le séisme ?
02:33 C'est toujours la difficulté, je ne peux pas vous répondre à cette question.
02:39 Ce qu'on constate, c'est que de plus en plus, avec des instruments répartis,
02:44 dansent sur les régions actives, de plus en plus sensibles,
02:49 on constate que les sismes sont de moins en moins silencieux avant la rupture principale.
02:54 C'est la raison pour laquelle on essaie de faire ce qu'on appelle l'alerte précoce,
03:00 qui est l'alerte de détection de la rupture avant que l'onde arrive à l'objectif.
03:08 Ce n'est pas le sisme qui tue, ce sont les ondes générées par la rupture sismique qui tuent.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations