00:00 avec Sam Ledloo en français.
00:02 Ça fait 20 ans que je travaille pour ça.
00:05 Ma famille, mes amis, tout le monde a cru en moi.
00:07 Même quand moi je ne croyais pas.
00:09 De faire ça ici en France en plus.
00:12 La foule elle m'a porté aujourd'hui.
00:14 C'était un marathon mais j'avais l'impression de courir 35 bornes
00:17 parce que chaque fois que j'arrivais, la foule là,
00:19 je me sentais pousser des ailes.
00:21 Je tiens à remercier vraiment ma famille et ma copine.
00:25 Je ne sais pas les mots, vraiment.
00:28 On a vécu un petit peu cette course avec Florence également.
00:31 10 minutes, 20 minutes avant l'arrivée du jeu,
00:33 elle était déjà en pleurs. C'est magnifique ça.
00:35 C'est inattendu.
00:38 Il y a trois semaines j'avais le Covid, j'étais au fond du saut,
00:40 saison dure mais j'ai continué de croire.
00:44 Il y a deux semaines, j'avais tellement peur de venir ici sur le départ
00:47 parce que je pensais que j'allais me faire allumer.
00:51 Je n'ai pas vu mon père encore. Mon père c'est mon entraîneur.
00:54 Je peux lui faire un câlin ?
00:56 Oui, on y va.
00:59 Avec le père et l'entraîneur de Sam Ledlow en direct.
01:04 Sam, juste un dernier mot. Le vélo a fait la différence peut-être aussi.
01:20 Quel parcours avez-vous fait ? 40 kilomètres quasiment de moyenne.
01:23 Je suis parti fort en natation pour essayer de faire de la cassure avec les gros rouleurs,
01:29 Magnus et Patrick qui courent bien.
01:33 C'était parfait parce que les deux étaient un peu loin derrière.
01:36 Ensuite, on est bien parti avec Clément, le local qui connaît les routes par cœur.
01:41 À un moment donné, je me suis détaché même sans trop le vouloir forcément.
01:45 Je suis parti fort et je savais que ça allait tenir si j'avais des bonnes jambes.
01:50 J'ai fait la course parfaite. J'ai poussé un peu fort à vélo et ça a souffert un peu sur la fin du marathon.
01:57 C'est une belle image.
02:18 Bravo en tous les cas. Bravo Sam.
02:21 Magnifique séquence. Quelle spontanéité, quelle fraîcheur, quel sourire.
02:28 Il est en train petit à petit de réaliser mais on sent bien que là c'est trop grand, c'est trop fort encore
02:34 pour notre nouveau champion du monde. Il est français, champion du monde d'Ironman.
02:39 Exploit titanesque.
02:41 Alors, on l'a entendu, on reviendra sur sa course.
02:44 On sent bien que le fait d'avoir été à domicile a été une aide précieuse pour lui.
02:48 Mais on voulait vous montrer cette séquence. C'est arrivé justement au moment où il passe l'arrivée.
02:52 Écoutez un petit peu l'ambiance dont il a parlé, cette ambiance qui l'a porté à aller chercher ce titre de champion du monde.
02:58 Regardez.
03:11 Bon, alors là c'est raté. Il y a un petit souci technique parce que justement l'ambiance était peut-être trop grande
03:17 et ça nous a tout fait sauter. Mais on va le voir parce que c'est vrai que le fait d'avoir été à domicile
03:21 pour Sam Lidlow a été une aide précieuse. Il a dit aussi notamment sur les routes à vélo,
03:26 la connaissance des routes a pu aider par moments. Et puis surtout quand il a fallu produire ce dernier effort,
03:31 ce marathon, il a été poussé, transcendé par une foule exceptionnelle qui l'a porté à aller réaliser cet exploit extraordinaire.
03:40 Et puis quand on l'entend aussi nous raconter les déboires, ses inquiétudes, on sent qu'il a été traversé par de nombreuses émotions.
03:48 Et il a eu le temps en plus de savourer sur les derniers mètres, les derniers kilomètres, sachant qu'il avait une avance confortable.
03:54 Alors on va peut-être pouvoir voir maintenant cette séquence. Pas tout de suite. Alors je vais faire remouillir peut-être nos commentateurs.
04:01 Aurélien, Mathieu, sur ce que l'on a entendu. Bon, il y a la joie, elle est magnifique. Il y a le partage là évidemment avec ses proches.
04:09 On vient de la voir. Et puis il y a cette notion quand même du fait d'avoir été à domicile qu'il leur est presque fait gagner.
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