00:00 Clément, d'abord, peut-être un peu nous raconter un petit peu les distances en Ironman,
00:05 ça diffère évidemment du triathlon distance olympique,
00:08 et en quoi c'est difficile d'enchaîner ces trois distances-là ?
00:13 Concernant les distances, on est sur 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km à pied, donc un marathon.
00:20 Je pense que ce qui est vraiment difficile, c'est la gestion de l'effort.
00:24 C'est un effort qui dure à peu près 8 heures, plus ou moins selon la difficulté du parcours.
00:29 Là, on va être sur un bon 8 heures pour celui de Nice, et c'est vraiment la gestion de toutes les disciplines,
00:34 la nutrition aussi, l'alimentation, l'hydratation quand il fait chaud aussi.
00:38 Il y a beaucoup de composantes, autres que la performance pure sportive.
00:42 Il faut vraiment être à l'attention de tout ça.
00:45 Comment vous vous sentez avant cette course ? On l'a dit, local de l'étape aussi, c'est important.
00:51 Je me sens plutôt bien, c'est vrai que j'ai fait une bonne préparation,
00:54 je me sens mieux qu'au mois de juin quand j'ai gagné la course ici, l'Ironman, le 25 juin.
00:58 Je suis plutôt confiant, après, ça va être à moi de montrer toutes mes cartes dimanche.
01:04 Justement, le fait d'avoir gagné au mois de juin, est-ce que ça change quelque chose ?
01:07 Est-ce que vous êtes plus attendu sur cette course ?
01:10 Oui, je pense que beaucoup de personnes m'attendent sur cette course, parce que j'ai gagné en juin.
01:13 Après, ça sera complètement différent. La start list n'est pas du tout la même.
01:16 On est sur un championnat du monde où les meilleurs du monde sont réunis.
01:19 Ça sera différent, mais je pense que c'est quand même un petit avantage.
01:22 Je m'en saurais un peu plus après la course, si c'était vraiment un avantage, mais pour moi, je pense.
01:26 C'est un parcours qui est très difficile, surtout en vélo, et je pense que beaucoup d'athlètes sous-estiment.
01:31 C'est vraiment difficile en vélo parce que ça monte, c'est ça ?
01:34 Oui, ça monte en vélo et c'est assez technique aussi.
01:37 C'est un parcours où il y a vraiment de tout, il y a de la montée, du plat sur le plateau,
01:40 et une belle descente pour revenir.
01:43 Et après, il y a aussi la chaleur et le vent sur la promenade des Anglais pour la partie pédestre.
01:47 Où est-ce qu'elle va se jouer, cette course, selon vous ?
01:50 C'est un peu la bonne question. Tout le monde se pose, que ce soit les athlètes, les coachs, les médias.
01:55 Je pense que le vélo va avoir son rôle à jouer, forcément,
02:00 mais globalement, il y aura beaucoup d'écarts aussi en course à pied,
02:04 parce que c'est vraiment très difficile de courir sur la promenade.
02:07 L'avantage d'être à domicile, c'est que vous allez être soutenu,
02:10 beaucoup de monde autour de vous, beaucoup de supporters, votre famille peut-être aussi ?
02:14 Oui, beaucoup de soutien. C'est vrai qu'il y a aussi beaucoup de Français qui se déplacent.
02:18 Il y aura ma copine, on habite ici à Nice, ma famille qui va venir aussi.
02:22 C'est vrai que c'est vraiment un plus, je pense, d'avoir l'Ironman ici à Nice, en France.
02:27 Et c'est bien, je pense, pour le triathlon français.
02:29 Un mot sur les ambitions ? Gagner, finir dans le top 5, top 3 ?
02:33 Mon objectif, c'est le top 5.
02:35 Si je suis vraiment bien, pourquoi pas le podium ? C'est dans un coin de ma tête.
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