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  • il y a 2 ans
Marion Maréchal conduira la liste de "Reconquête" aux élections européennes, a annoncé le président du parti, Éric Zemmour, dans un entretien au Figaro.

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Transcription
00:00 David Ducan, c'est donc l'annonce de la soirée, mais que peut bien espérer Mario Maréchal aux européennes ?
00:04 C'est simple, faire un score supérieur à celui des Républicains.
00:07 L'enjeu, c'est celui-ci.
00:09 Et ce n'est pas totalement inatteignable.
00:11 La dernière fois que les Républicains ont été candidats à une élection, leur candidate a fait moins de 5 %, 4,7.
00:16 C'était l'élection présidentielle, Valérie Pécresse.
00:18 Ça avait été rude. On n'est pas remboursés.
00:21 C'est... Le mot "débacle" se propose.
00:26 Et là, depuis, les Républicains sont un petit peu embourbés dans un positionnement incompréhensible.
00:32 Ils veulent être un parti de gouvernement, être dans l'opposition constructive,
00:37 mais en même temps, quand on propose de faire la réforme des retraites pour laquelle ils plaidaient depuis des années et des années, ils ne la votent pas.
00:43 Donc, il est possible que dans cette campagne des Européennes qui est devant nous d'ici le 9 juin,
00:49 l'électorat de droite et du centre soit un petit peu déboussolé,
00:53 qu'il aille naturellement, pour ceux qui aiment l'Europe, vers Emmanuel Macron,
00:57 mais pour ceux de cet électorat qui sont dans une forme de scepticisme vis-à-vis de l'Europe, vers qui vont-ils aller ?
01:03 Le pari de Marion Maréchal, c'est de les repédir et d'arriver devant LR.
01:07 Mais il faut savoir une chose, c'est quand même que les élections européennes, il y a toujours une prime aux partis un peu en marge, si vous voulez.
01:13 Et là, la question aussi pour Éric Zemmour et pour Marion Maréchal,
01:17 c'est de voir dans quelle mesure ils ne peuvent pas grignoter un peu, y compris sur le Rassemblement national.
01:21 Parce qu'avec la normalisation du Front national, peu affaiblir, ça fait partie des réflexions, en tout cas, qu'on a dans l'entourage d'Éric Zemmour,
01:28 c'est que cette normalisation du RN peut affaiblir le RN dans cette élection-là seulement.
01:34 Non, non, non, non, Maxime, précisément parce que les Européennes jusque-là ont favorisé les partis qui n'étaient pas des partis normalisés.
01:45 Donc cette question, voilà, elle fait partie des questions qui peuvent donner envie et un peu d'espoir du côté de Zemmour et de Marion Maréchal.
01:54 Quel espoir, Christophe Barbier ?
01:56 L'espoir peut-être pour elle de faire mieux que ce qu'elle a fait jusqu'à présent.
01:59 Parce qu'à part sa première élection comme député, elle n'a fait que des erreurs depuis.
02:02 Elle a décidé de quitter l'Assemblée nationale et s'éloigner de la politique au moment où justement, il fallait en être parce que quelque chose bougeait au RN.
02:09 Elle a créé une école de sciences politiques qui n'est pas devenue tout à fait le Harvard de la pensée politique européenne.
02:15 Elle a rallié Zemmour après avoir fait mijoter cela au moment où Zemmour commençait à piquer du nez.
02:20 Oui, au dernier moment de la campagne.
02:21 Ça n'a rien apporté, si ce n'est peut-être un surcroît de compassion pour sa tante parce que ça donnait l'impression qu'elle venait la poignarder dans le dos.
02:27 Donc c'est une jeune femme qui a peut-être beaucoup de talent, mais qui a surtout beaucoup de passifs et beaucoup d'erreurs derrière elle.
02:32 A elle de montrer en effet qu'elle peut redresser la barre de ce navire qui prend l'eau qui s'appelle le zemmourisme.
02:38 Il faut qu'elle finisse devant les LR, il faut qu'elle prenne aux deux, aux LR et aux RN, pour que quelque chose soit possible en 2027.
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