00:00 On a déjà beaucoup de prévention, je pense qu'il faut qu'on soit présent.
00:03 Moi, en deux jours de pré-rentrée, j'ai vu mes 1300 élèves,
00:06 on leur a dit systématiquement une question d'interrogation,
00:09 allez vers l'adulte en qui vous avez confiance.
00:11 Ça peut être la personne qui vous a souri un moment,
00:13 ça peut être la personne qui vous a écouté.
00:15 Il ne faut pas rester seul par rapport effectivement à ces difficultés.
00:21 Et puis, dès que les familles nous exigent, on réagit.
00:24 On a généralement, nous, en première ligne, nos conseillères principales d'éducation
00:27 parce que je n'ai pas d'assistante sociale, d'infirmière scolaire et de médecin sur le lycée.
00:31 Donc effectivement, nos CPE sont en première ligne.
00:34 Et puis, dès qu'on sent monter le mal-être, on est présent, on accompagne, on reçoit.
00:38 On reçoit effectivement tant le harceler et sa famille que les harceleurs.
00:42 Il y a aussi une grande difficulté pour nous,
00:44 c'est les réseaux sociaux qui démultiplient l'infini et qui font qu'il n'y a jamais de rupture.
00:48 Donc finalement, le jeune se retrouve constamment poursuivi, pourchassé,
00:54 avec effectivement ses retours constants et contraints du temps scolaire.
00:58 Monsieur le ministre s'est clémé sur le sujet et a également précisé
01:02 qu'il allait très certainement agir auprès des réseaux sociaux.
01:05 Je sais que dans un cas précédent, il y a eu quatre messages TikTok qui ont déjà été effacés.
01:09 Donc voilà, on se rend compte qu'on avance, mais peut-être pas assez vite malheureusement.
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