00:00 Bonjour, on se retrouve pour le débrief du lundi, après cette quatrième journée de
00:07 Ligue 1.
00:08 Et aujourd'hui au programme, on va parler de Lens et de Lyon, deux clubs majeurs de
00:11 Ligue 1 qui sont aujourd'hui dans la NAS et occupent les deux dernières places du
00:15 classement de Ligue 1.
00:18 Alors, tout honneur pour l'ancien dauphin du Paris Saint-Germain la saison dernière,
00:25 le Racing Club de Lens, qui aujourd'hui n'est pas du tout là où on l'attend puisqu'il
00:31 est 17ème du championnat et réalise le deuxième pire départ de son histoire.
00:39 On voit bien que le Racing Club de Lens n'est pas dans le coup, alors il y a sûrement
00:44 plusieurs explications.
00:45 Il y a évidemment le départ de Seco Fofana au milieu, celui de Loïs Openda devant.
00:50 Quand vous perdez vos deux meilleurs joueurs de la saison, il est évident que ça a obligatoirement
00:54 un impact sur la saison suivante et sur vos performances.
00:57 Il y a probablement aussi des recrues qui sont peut-être à la fois moins performantes
01:05 et surtout peut-être moins… il y a peut-être eu une erreur sur le recrutement de certains
01:09 joueurs.
01:10 En tous les cas, dans ces premières semaines, on a l'impression qu'ils ont du mal à
01:12 prendre le rythme de ce que demande Franck Heys, à la fois tactiquement et techniquement.
01:18 Et puis peut-être aussi le rythme des attentes aujourd'hui autour d'un club comme Lens,
01:22 qui qualifie en Ligue des Champions.
01:23 On imagine, et c'est ce qui dirigeant aussi, qu'il le voit plutôt dans les cinq premières
01:28 places qu'au fond de la classe.
01:30 Et puis le dernier élément qui peut expliquer cette difficulté à démarrer, c'est la
01:35 Ligue des Champions, la perspective de la Ligue des Champions.
01:37 On peut imaginer que la préparation du racing a été faite notamment pour être performant
01:41 physiquement, être au top physiquement pour le début de la Ligue des Champions d'ici
01:46 une dizaine de jours.
01:47 Donc à partir de là, on peut imaginer que les joueurs, en plus il y a eu des recrues
01:55 tardives, ne sont pas tous à un même niveau de forme physique.
02:00 Donc ça, ça va se modérer, il va y avoir une homogénéité dans les prochaines semaines.
02:05 Mais c'est aussi peut-être une explication de difficultés lancoises.
02:08 C'est cette perspective de jouer la Ligue des Champions qui est un événement majeur
02:12 pour le club.
02:13 Et donc il y a une pression qui est liée à cet événement.
02:18 Le problème quand on est dans ce cas de figure et qu'on réalise un aussi mauvais début
02:21 de saison, c'est qu'on se met la pression, on est sous tension et ce n'est pas forcément
02:25 non plus très positif à l'approche de la Ligue des Champions et des matchs européens.
02:30 Quant à Lyon, c'est le dernier de la classe aujourd'hui.
02:33 Un point, l'équipe qui a encaissé 10 buts déjà en 4 journées.
02:38 C'est le pire début dans l'histoire de l'Olympique lyonnais.
02:42 C'est dire à quel point la situation est grave et que ça va mal au sein du club.
02:48 On l'a vu dimanche soir face au Paris Saint-Germain, il y avait effectivement 2, 3, 4 classes peut-être
02:53 d'écart entre les deux clubs.
02:54 On s'y attendait, peut-être pas dans de telles proportions, mais on s'y attendait.
02:57 Après, on sait que l'Olympique lyonnais aujourd'hui est en souffrance, en souffrance
03:00 sportive.
03:01 Les résultats le disent, 3 défaites à nul, dernier de la classe dans une Ligue 1 à 18
03:07 minutes.
03:08 En souffrance aussi managériale, on le voit bien, il y a eu des tensions entre John Textor,
03:12 le nouveau propriétaire, et Jean-Michel Hollas.
03:14 Il y a même des suites en justice entre les deux hommes.
03:18 Il y a des tensions aussi en interne entre la direction et Laurent Blanc qui avait fait
03:22 des remarques avant d'être recadré par Textor en disant "oui, est-ce que je vais
03:25 continuer ? Est-ce qu'il y a un entraîneur à Lyon ?"
03:27 Ça, c'est des petits jeux médiatiques, des petites sorties médiatiques qui n'avaient
03:30 pas du tout plu à la direction.
03:33 Donc le feu couvre à peu près partout.
03:35 On peut aussi s'interroger sur la qualité du mercato lyonnais.
03:40 Il faut laisser du temps aux recrues, évidemment, pour prendre leurs marques.
03:43 Mais on peut quand même s'interroger sur le discours qu'avait tenu John Textor qui
03:48 disait qu'il ne voulait pas se séparer de ses meilleurs jeunes.
03:51 On pense à Barcola, on pense à Luqueba.
03:53 Et finalement, les deux sont partis.
03:56 A contrario, le club a pu récupérer de l'argent et il vous dira que c'était nécessaire
03:59 puisqu'il était contraint par la DNCG.
04:01 Et le dernier élément qui, à mon avis, n'est pas du tout non plus très positif,
04:06 c'est ce qu'on a vu dimanche soir à l'issue du match.
04:08 C'est ce serment du capot des Bad Guns aux joueurs lyonnais qui était en rang devant
04:17 lui comme des petits garçons devant un professeur.
04:19 Ils ont pris une soufflante.
04:20 Alors certains diront que c'est positif puisque le leader des Ultras lyonnais a dit qu'ils
04:26 étaient là pour les soutenir mais qu'il fallait démontrer autre chose.
04:29 Effectivement, on peut voir le message ainsi.
04:33 On peut trouver aussi que le message, vu le ton péremptoire employé par ce leader, n'est
04:37 pas très positif et risque de rajouter un peu de pression sur les épaules des joueurs
04:42 lyonnais après la trêve internationale.
04:44 Parce que quand vous prenez une soufflante après quatre matchs de championnat, dont
04:47 deux à domicile par le leader de vos Ultras, quelle est la prochaine étape ? C'est quoi
04:51 ? Des menaces, des insultes encore plus importantes, voire de la violence.
04:55 Je ne suis pas sûr que cette mise au point, même si elle peut s'expliquer, sera positive
05:02 à l'avenir pour les joueurs lyonnais et pour le club.
05:04 [Musique]
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