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  • il y a 3 ans
Débat passionné autour de la polémique Chalureau dans "Le Super Moscato Show" ce lundi. L'ancien coach des Bleus et manager de Chalureau à Montpellier  Philippe Saint-André regrette le timing de cette affaire à quatre jours du match d'ouverture des Bleus.

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Transcription
00:00 - Bon, après, ce qui est délicat dans cette affaire, c'est qu'à la fois tu dois respecter la présomption d'innocence,
00:04 mais il a été, dans un premier temps, condamné pour des faits, évidemment, si le racisme est avéré,
00:11 qu'aucun sélectionneur ou aucune équipe n'a envie de...
00:14 de... comment dire...
00:16 d'effacer dans son équipe, quoi.
00:18 Et je pense que Fabien Galtier sera confronté à ça si l'appel confirme la première peine.
00:24 - Mais l'appel, c'est pas maintenant.
00:25 - Non, l'appel c'est pas maintenant, évidemment, mais il peut continuer sa carrière longtemps.
00:29 - Moi, ce qui m'énerve énormément, c'est le timing.
00:33 Chalureau, sa première sélection, c'est le 12 novembre 2022.
00:37 Donc s'il y avait un problème, pourquoi on n'est pas venu à ce moment-là ?
00:41 Deuxièmement, il y a eu une annonce de l'équipe de France d'une liste de 42 joueurs au mois de juin.
00:47 S'il y avait un problème Chalureau, pourquoi ces personnes ne sont pas venues au mois de juin ?
00:53 Là, on essaie de déstabiliser l'équipe de France à cinq jours d'une compétition d'une Coupe du Monde.
00:59 Déjà, Fabien Galtier, tout son effectif, il va falloir sortir la Nouvelle-Zélande.
01:04 Va falloir, si on veut être champion du monde, gagner les Irlandais, sortir l'Afrique du Sud.
01:10 Et nous, on prend un coup de couteau de la part de nos politiques à cinq jours,
01:15 à cinq jours d'une compétition.
01:17 Alors après, oui, il y a un fait Chalureau.
01:19 Et moi, je suis bien au courant parce que je l'ai récupéré à Montpellier
01:22 alors qu'il avait été écarté de Toulouse.
01:25 Donc, on connaît qu'il y a un problème, qu'il a eu un passé.
01:29 Comme on dit, il a fait appel.
01:31 Mais par contre, moi, ce que je n'aime pas, c'est le timing.
01:33 Le timing, là, on a besoin de faire bloc derrière cette équipe de France.
01:37 - La justice est là pour se prononcer.
01:39 Il a fait appel et puis voilà, c'est tout.
01:40 On ne va pas rejuger un mec.
01:41 Si un mec, il est suspendu par la justice, il est suspendu.
01:44 Il n'a pas le droit d'avoir un autre procès que les gens
01:47 qui fassent un concours d'énigmation et disent
01:49 "Ah, mais nous, on veut aussi le punir là-dessus".
01:51 Mais qui fait ça ?
01:52 Deux députés pour se faire remarquer.
01:54 Ils sont moins vaillants pour découper ceux de leur bord
01:58 quand ils font les conneries.
01:59 Donc, écoute-moi, il y a la justice, laisse-le faire.
02:01 C'est un concours d'indigné.
02:04 Un concours d'indignation de l'autisme.
02:06 - Mais ça ne change rien au fond.
02:07 C'est-à-dire que le timing, c'est très simple.
02:09 - Mais il y a la justice, ça l'occupe au fond.
02:11 - Le timing est catastrophe.
02:13 - Oui, mais c'est que la Coupe du Monde, c'est une loupe sur ce genre de sujet.
02:15 - Bien sûr, mais il a raison.
02:16 - Ce n'est pas parce qu'ils veulent déstabiliser l'équipe de France,
02:19 parce qu'avant ils ne l'ont pas vue.
02:21 C'est tout.
02:22 - Oui, mais en faisant ça, tu as déstabilisé quand même l'histoire.
02:26 - Mais le sujet est plus important pour eux, la Coupe du Monde.
02:28 - Mais oui, pour revenir à ce que dit Philippe,
02:32 il dit en 1922 pourquoi ils n'ont pas parlé,
02:34 pourquoi il en dit en 1942.
02:35 On n'en parlait pas à Charles Hurot, il n'était pas connu,
02:38 il n'était pas reconnu.
02:39 Et là, tout d'un coup, il revient de blessure,
02:41 il intègre le groupe France.
02:43 Ce n'est pas pareil.
02:44 Et là, tout d'un coup, tu as une projection,
02:46 la preuve, c'est que tout le monde en parle.
02:48 - Mais moi, je... - Denis, il a 6 élections,
02:50 il a fait 3 matchs de préparation.
02:52 - Quand même, il faut arrêter, il a 6 élections.
02:54 Si ce n'est pas pour déstabiliser, c'est pour quoi faire ?
02:56 - Ce n'est pas pour déstabiliser.
02:57 - Mais bien sûr que si, tu entends Fabien ce qu'il dit.
03:00 Est-ce que tu crois que Sébastien Chaleureau,
03:02 dans sa tête, il va être bien, soit pour préparer le roulade ?
03:06 - C'est jamais le rugby, mais il le déteste.
03:08 Je te le dis, bien à la tête de l'U.
03:10 - Il n'y a pas de volonté de...
03:11 Alors tu peux dire, il y a une volonté de récupération politique, soit,
03:14 mais de déstabiliser l'équipe de France, on est au quinquage, ça en fiche.
03:18 - D'accord, d'accord. - Mais écoute, ça en fiche complètement.
03:20 - Mais il déstabilise l'équipe... - Tu as raison, tu as raison,
03:22 ils savent très bien que... - Après le sujet existe quand même.
03:24 - Mais c'est pas à eux à le traiter, il y a la justice qui le prête.
03:27 - Est-ce que j'ai... - Qu'est-ce que c'est ce concours de l'indiqué ?
03:29 - À ce moment-là, la présomption d'innocence, ça n'existe plus.
03:31 - Non mais en fait... - Non, donc ça veut dire que la peine...
03:33 - C'est la moindre, mais tout le monde parle sur tout le monde.
03:35 - Ça veut dire qu'il n'y a plus de présomption d'innocence. - Ce qui s'est passé, c'est...
03:38 Philippe, tes propos en témoignent, c'est que les gens qui ont géré le dossier Chalureau
03:43 ne veulent pas croire que ce qui s'est passé a été caché.
03:46 Je veux dire, à l'époque, c'était pas un joueur connu.
03:47 Ce qui s'est passé, le procès, la condamnation... - Tout le monde le savait.
03:50 - Dans le monde du rugby, tout le monde le savait. - Mais tout le monde le savait.
03:52 - Il y a eu des papis dans la dépêche du midi, tout le monde le savait.
03:55 Sauf que Chalureau, c'est pas Dupont. Donc à l'époque, c'est un joueur qui ne joue pas à Toulouse,
04:00 qui est en difficulté personnelle et sportive.
04:03 Et là où le monde du rugby est un peu touché,
04:06 c'est-à-dire que Philippe, j'imagine que quand tu l'embauches, tu lui poses des questions,
04:10 vous vous assurez de ce qu'il vous dit, et il vous dit qu'il fait appel et qu'il nie les faits.
04:15 Donc j'imagine que tu en parles avec Moët Daltran, le président de l'époque,
04:18 et quand Ibanez et Galtier décident de le sélectionner, il lui en parle.
04:22 Il lui pose les mêmes questions que vous lui avez posées.
04:24 Il nie, il fait appel. Après, on verra ce qui se passe quand il y aura la pensée en appel.
04:29 - Sa parole vaut celle des autres.
04:30 - Et quand la ministre des Sports se renseigne auprès de Florian Grille, d'Ibanez et de Galtier,
04:35 elle veut s'assurer de ça. Et c'est normal, Vincent, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas caché l'affaire.
04:41 Personne n'a caché l'affaire, sauf que c'était pas un joueur connu.
04:44 - Elle n'a pas caché l'affaire, ils l'ont pas cachée.
04:46 - Mais effectivement, quand tu as la loupe de la Coupe du Monde,
04:48 eh bien tu as des choses qui ressortent, malgré le fait que tu aies tout géré en amont et préparé.
04:54 - C'est normal aussi que des représentants de la République se posent la question de savoir si...
05:00 - Ils sont moins valiants pour certains.
05:01 - Peu importe ce qui se passe ailleurs.
05:02 C'est normal qu'ils se posent la question de savoir si quelqu'un qui a été condamné
05:06 pour des violences à caractère raciste doit représenter la France.
05:08 C'est normal que la question se pose.
05:10 - Mais qu'ils se posent la question lors de la première sélection.
05:13 - Ça, ok, on est d'accord.
05:14 - Parce que là, c'est pas parce qu'ils l'ont pas fait à ce moment-là que le sujet n'existe pas.
05:18 Il y en a qui l'ont pas fait à ce moment-là quand même.
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