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  • il y a 13 heures
PSG plus lisible, efforts moins intenses… Le PSG semble tirer la langue, constate Jérôme Rothen. "Toutes les équipes embêtent le PSG, par séquences, ce n'est pas normal", déplore l'ancien Parisien.

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00:00C'est la Ligue de Rotten sans flammes, ce PSG est régulier, est-ce que le problème est uniquement physique
00:05?
00:0532-16 pour participer avec nous.
00:08Uniquement, je ne sais pas, je ne suis pas dans le vestiaire pour te répondre à ça.
00:12Ce qui est sûr, c'est que par rapport à ce qu'on voit et toutes les infos qu'on
00:16peut avoir aussi du vestiaire,
00:18c'est que oui, le physique prend une grande partie, si tu veux, des problèmes du Paris Saint-Germain aujourd
00:23'hui.
00:24Alors les problèmes, c'est toujours pareil, à part cet échec en Coupe de France,
00:27parce que là, pour de bon, ils se sont fait éliminer contre le PFC à domicile au mois de janvier.
00:34Ils sont encore en lice, si tu veux, pour atteindre tous leurs objectifs.
00:38Donc la situation n'est pas dramatique.
00:41Par contre, après, en termes de contenu et ce qu'on peut voir,
00:44si on essaye de jouer un peu les magiciens et d'imaginer un PSG comme l'année dernière
00:50qui rayonnent au printemps et jusqu'au bout, jusqu'au début de l'été,
00:57en écrasant tout le monde et en étant de nouveaux champions d'Europe
01:00et en gagnant le championnat de France,
01:03on a du mal à croire qu'en effet, cette équipe,
01:06elle va être capable de renouveler ce qu'elle a fait l'année dernière.
01:10Et pourquoi je te dis ça ?
01:11Et que pour moi, le problème est avant tout physique plus qu'autre chose,
01:14c'est que ce groupe, il n'a pas trop évolué.
01:19Donc collectivement, ils ont toujours la même force.
01:22Et la preuve, les résultats, c'est sûr qu'ils souffrent très souvent,
01:26beaucoup plus que l'année dernière, parce que c'est la façon d'être.
01:28Et quand tu l'as dit, Benoît, ils courent moins,
01:31il y a moins de volume de course, donc il y a moins de permutations.
01:36Cette équipe, elle est un peu plus lisible qu'elle l'était.
01:38C'est quoi le dernier match plein du PSG ?
01:39Ben, Marseille.
01:41Marseille.
01:41Mais Marseille, est-ce que contre Marseille, tu peux te dire,
01:44c'est un match Ligue des Champions ?
01:46Moi, non.
01:47Par rapport à l'adversaire, vous savez ce que je pense de l'Olympique de Marseille,
01:51ça n'a jamais été une équipe de Ligue des Champions.
01:53Il y a des équipes en Ligue 1 qui sont plus fortes que l'Olympique de Marseille,
01:56qui sont capables d'élever le niveau.
01:58La preuve, Strasbourg à domicile.
01:59Je le dis souvent, mais Strasbourg est une très belle équipe.
02:02Lyon est capable aussi par moments.
02:04Mais Strasbourg à domicile, le PSG les a joués dernièrement,
02:08ils ont gagné.
02:09Donc ça veut dire qu'ils acceptent de souffrir.
02:11Dans la souffrance, ils arrivent parce qu'ils ont un mental hors pair.
02:14Et ça, franchement, c'est tout le mérite à Luis Enrique, à son staff,
02:19d'avoir créé, même à Luis Campos, d'avoir créé ce groupe-là.
02:22Parce que ces joueurs-là ont une conscience professionnelle hors du commun, vraiment.
02:28Ce qu'ils ont fait l'année dernière,
02:29et ce qu'ils arrivent encore à enchaîner avec la fatigue,
02:31avec tout ce qu'ils ont, les blessures, la répétition des matchs,
02:34le fait de ne pas avoir eu de préparation du début de saison estivale,
02:39préparation physique, de ne pas avoir eu assez de repos,
02:42même si là, ils ont eu deux jours et demi, comme tu l'as dit.
02:45En fait, si tu veux, cette équipe, elle ne lâche pas.
02:48Et c'est ça qui est fabuleux.
02:50Parce que par moments, ils ne sont vraiment pas bons.
02:52Ils sont à deux doigts de céder, même contre des petites équipes.
02:56Et on l'a vu, Benoît, tu vas voir les matchs comme moi au Parc des Princes.
02:58Toutes les équipes sont venues embêter le PSG par séquence.
03:02Ce qui n'est pas normal.
03:03Mais ce n'est pas normal parce que physiquement, ces joueurs-là piochent.
03:08Mais est-ce que c'est seulement une histoire physique ?
03:10C'est ça la question de l'histoire.
03:11Et là, je vais donner la parole à Jean-Michel et à Pascal.
03:14Mais pour moi, là où c'est physique, c'est que l'entraîneur n'a pas changé.
03:18Ce groupe n'a quasiment pas changé.
03:20Donc, ils ont toujours la même envie, si tu veux, de faire mal à l'adversaire.
03:25Ça a été un débat permanent.
03:27Et il y en a certains qui imaginaient que c'était bien qu'il n'y ait pas trop de
03:32renforts à l'été.
03:33Mais ils se sont trompés.
03:34Et aucun renfort.
03:35Ah, ben voilà.
03:36Eh bien, c'est bien.
03:37Ils se sont trompés.
03:39Jean-Michel, moi, je te laisse parler dans deux secondes.
03:43Mais pour réagir là-dessus, moi, j'allais dans leur sens, si tu veux.
03:46Eux, ils estiment qu'il ne fallait pas de renforts pour faire jouer des jeunes.
03:50Quand tu fais jouer des jeunes, même s'ils sont très talentueux, forcément, l'équipe, elle est plus faible.
03:55Elle est moins forte.
03:56Ça, c'est sûr.
03:57Et tes cadres qui sont épuisés, parce que ça, quand tu manques d'énergie, c'est que physiquement, tu pioches
04:03automatiquement.
04:04Quand tu manques d'énergie et que tu es sur courant alternatif, que par moment, tu fais une bonne perf,
04:08et qu'après, tu fais une moins bonne perf.
04:10On le sait, on l'a vécu.
04:12Et moi, je finis juste là-dessus.
04:14Tu sais, nous, on est là pour donner notre expérience aussi.
04:17Et Pascal, Jean-Michel, ils l'ont connu aussi.
04:19Un joueur de football de haut niveau, je parle du foot, je ne parle pas des autres sports, même si
04:24je pense qu'ils ont le même ressenti quand ils sont bien.
04:26Mais pour être au top, si tu veux, parce que ça reste un sport technique.
04:34On parle souvent du côté athlétique, du côté physique, les courses, répétition des courses et tout.
04:39Oui, mais c'est le ballon au pied qui fait la différence.
04:41C'est d'avoir vu plus vite que l'adversaire pour les mettre en difficulté.
04:45Ça, c'est ça.
04:45Et c'est ce qui fait la différence entre un bon joueur et un très grand joueur.
04:49Et pour atteindre, si tu veux, les sommets comme ils ont atteint l'année dernière, et on a eu la
04:53chance avec Jean-Michel.
04:54Alors moi, ça n'a pas duré 15 ans, mais on a eu la chance d'atteindre, et avec Pascal
04:59Pareil, des sommets en Coupe d'Europe.
05:01Comment tu les atteins ?
05:02C'est que quand tu es sûr de ton physique, tu es bien dans ta tête, tu es bien sur
05:06tout, tu vois plus vite.
05:08Tu vois avant l'adversaire, tu inventes des choses et surtout, tu te sens très fort.
05:12Et quel que soit l'adversaire en face, quelles que soient les références qu'il a, tu te dis, on
05:16va l'écraser.
05:18Je vais gagner mon duel, et collectivement, on va les écraser.
05:21Et c'est ce qu'ils ont ressenti l'année dernière, le PSG.
05:23C'est pour ça qu'ils étaient aussi forts.
05:24Cette année, je suis sûr que quand ils commencent les matchs, quels que soient les joueurs,
05:28regarde l'exemple de Gwaraskelia, l'année dernière, il était incroyable.
05:32Il courait partout, il faisait des efforts, il marquait des buts.
05:35Il en a fait par moments, mais sur courant alternatif depuis le début de saison.
05:39Mais lui, vraiment, et même Vitinha, si tu veux, je stigmatise là-dessus,
05:43parce que tu sais que quel que soit l'adversaire qu'il va avoir en face de lui,
05:46il va être en difficulté parce que physiquement, il pioche.
05:50Et après, est-ce que tu peux l'en vouloir ?
05:52Non, mais par contre, c'est inquiétant.
05:54Jean-Michel, est-ce que c'est seulement le physique qui explique la fébrilité défensive,
05:59le manque d'efficacité offensive ?
06:02Qu'est-ce que tu en penses, toi ?
06:04Mais Benoît, bien sûr, parce qu'à ce niveau-là, à ce niveau de compétition,
06:09à ce niveau de performance, ça se joue sur des détails,
06:11ça se joue sur 20 centimètres,
06:13et quand tu as 20 centimètres d'avance ou 20 centimètres de retard,
06:18ça fait 40.
06:20Et à la sortie, au lieu d'avoir l'épaule devant, tu l'as derrière.
06:25Donc, ça ne semble rien, mais c'est énorme.
06:27Et puis, moi, où je suis inquiet, c'est que je ne vois pas comment...
06:31Et c'est humain, je ne leur en veux pas.
06:33C'est totalement humain.
06:34Oui, c'est humain, bien sûr.
06:35Il y a des gars qui ont du mal à se remettre dans le coup et qui ont rond.
06:41Et plus ça va, c'est un cercle vicieux parce qu'ils font des efforts
06:45alors qu'ils n'en ont pas la capacité ou n'en ont plus la capacité.
06:50Mais il y a des joueurs qui vont tourner en rond, ils vont avoir beaucoup de mal.
06:54Moi, les théologiens qui me parlent, on appuie sur le bouton et tout va revenir.
07:05Voilà, c'est magnifique, oui.
07:07Non, mais ça ne se passe pas comme ça.
07:10C'est beaucoup plus complexe.
07:11À vous entendre, on est très inquiet pour Chelsea, alors.
07:13Je comprends, moi, je suis inquiet.
07:15Non, mais écoute, écoute, le match, les derniers matchs importants,
07:21y compris contre Monaco qui, jusque-là, n'apparaissait pas comme un foudre de guerre.
07:26Car maintenant, on ne peut pas dire que quand ils se sont présentés
07:29dans les barrages de Coupe d'Europe,
07:32je n'ai pas l'impression qu'il y en ait beaucoup qui aient joué Monaco comme favoris.
07:37Ils étaient hyper favoris.
07:39Ils sont passés par un trou de souris, les Parisiens.
07:41Ils sont passés par un trou de souris.
07:44Parce qu'ils n'y arrivent plus physiquement.
07:47Et c'est là où je persiste sur ce que l'on disait.
07:52Une équipe qui gagne.
07:55Et Paris n'a pas gagné l'an passé.
07:57Ils ont tout gagné.
07:59Ils ont beaucoup gagné.
08:00Mais même dans ces cas-là, refait, remet un tout petit peu de sang.
08:05Tu parlais de Gvara tout à l'heure, Jérôme.
08:08Il est arrivé à l'hiver dernier.
08:11Oui, au mois de janvier dernier.
08:14Il a apporté ou il n'a pas apporté ce garçon ?
08:17Fabuleux.
08:18Fabuleux ce qu'il a fait.
08:19Il a apporté énormément.
08:21Et je pense que s'ils avaient eu la chance,
08:23peut-être que ça ne se présentait pas, ça ne se trouvait pas.
08:27Mais s'ils avaient eu la chance de trouver un ou deux joueurs comme ça,
08:31pour redonner un peu de sang en œuvre.
08:33Mais les gars, ils sont cuits.
08:36Mais c'est normal que Vitignac, qui mesure 1m70,
08:39à un moment donné, c'est dur pour lui.
08:43Physiquement, oui, ça se sent, ça c'est sûr.
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