00:00C'est la Ligue de Rotten sans flammes, ce PSG est régulier, est-ce que le problème est uniquement physique
00:05?
00:0532-16 pour participer avec nous.
00:08Uniquement, je ne sais pas, je ne suis pas dans le vestiaire pour te répondre à ça.
00:12Ce qui est sûr, c'est que par rapport à ce qu'on voit et toutes les infos qu'on
00:16peut avoir aussi du vestiaire,
00:18c'est que oui, le physique prend une grande partie, si tu veux, des problèmes du Paris Saint-Germain aujourd
00:23'hui.
00:24Alors les problèmes, c'est toujours pareil, à part cet échec en Coupe de France,
00:27parce que là, pour de bon, ils se sont fait éliminer contre le PFC à domicile au mois de janvier.
00:34Ils sont encore en lice, si tu veux, pour atteindre tous leurs objectifs.
00:38Donc la situation n'est pas dramatique.
00:41Par contre, après, en termes de contenu et ce qu'on peut voir,
00:44si on essaye de jouer un peu les magiciens et d'imaginer un PSG comme l'année dernière
00:50qui rayonnent au printemps et jusqu'au bout, jusqu'au début de l'été,
00:57en écrasant tout le monde et en étant de nouveaux champions d'Europe
01:00et en gagnant le championnat de France,
01:03on a du mal à croire qu'en effet, cette équipe,
01:06elle va être capable de renouveler ce qu'elle a fait l'année dernière.
01:10Et pourquoi je te dis ça ?
01:11Et que pour moi, le problème est avant tout physique plus qu'autre chose,
01:14c'est que ce groupe, il n'a pas trop évolué.
01:19Donc collectivement, ils ont toujours la même force.
01:22Et la preuve, les résultats, c'est sûr qu'ils souffrent très souvent,
01:26beaucoup plus que l'année dernière, parce que c'est la façon d'être.
01:28Et quand tu l'as dit, Benoît, ils courent moins,
01:31il y a moins de volume de course, donc il y a moins de permutations.
01:36Cette équipe, elle est un peu plus lisible qu'elle l'était.
01:38C'est quoi le dernier match plein du PSG ?
01:39Ben, Marseille.
01:41Marseille.
01:41Mais Marseille, est-ce que contre Marseille, tu peux te dire,
01:44c'est un match Ligue des Champions ?
01:46Moi, non.
01:47Par rapport à l'adversaire, vous savez ce que je pense de l'Olympique de Marseille,
01:51ça n'a jamais été une équipe de Ligue des Champions.
01:53Il y a des équipes en Ligue 1 qui sont plus fortes que l'Olympique de Marseille,
01:56qui sont capables d'élever le niveau.
01:58La preuve, Strasbourg à domicile.
01:59Je le dis souvent, mais Strasbourg est une très belle équipe.
02:02Lyon est capable aussi par moments.
02:04Mais Strasbourg à domicile, le PSG les a joués dernièrement,
02:08ils ont gagné.
02:09Donc ça veut dire qu'ils acceptent de souffrir.
02:11Dans la souffrance, ils arrivent parce qu'ils ont un mental hors pair.
02:14Et ça, franchement, c'est tout le mérite à Luis Enrique, à son staff,
02:19d'avoir créé, même à Luis Campos, d'avoir créé ce groupe-là.
02:22Parce que ces joueurs-là ont une conscience professionnelle hors du commun, vraiment.
02:28Ce qu'ils ont fait l'année dernière,
02:29et ce qu'ils arrivent encore à enchaîner avec la fatigue,
02:31avec tout ce qu'ils ont, les blessures, la répétition des matchs,
02:34le fait de ne pas avoir eu de préparation du début de saison estivale,
02:39préparation physique, de ne pas avoir eu assez de repos,
02:42même si là, ils ont eu deux jours et demi, comme tu l'as dit.
02:45En fait, si tu veux, cette équipe, elle ne lâche pas.
02:48Et c'est ça qui est fabuleux.
02:50Parce que par moments, ils ne sont vraiment pas bons.
02:52Ils sont à deux doigts de céder, même contre des petites équipes.
02:56Et on l'a vu, Benoît, tu vas voir les matchs comme moi au Parc des Princes.
02:58Toutes les équipes sont venues embêter le PSG par séquence.
03:02Ce qui n'est pas normal.
03:03Mais ce n'est pas normal parce que physiquement, ces joueurs-là piochent.
03:08Mais est-ce que c'est seulement une histoire physique ?
03:10C'est ça la question de l'histoire.
03:11Et là, je vais donner la parole à Jean-Michel et à Pascal.
03:14Mais pour moi, là où c'est physique, c'est que l'entraîneur n'a pas changé.
03:18Ce groupe n'a quasiment pas changé.
03:20Donc, ils ont toujours la même envie, si tu veux, de faire mal à l'adversaire.
03:25Ça a été un débat permanent.
03:27Et il y en a certains qui imaginaient que c'était bien qu'il n'y ait pas trop de
03:32renforts à l'été.
03:33Mais ils se sont trompés.
03:34Et aucun renfort.
03:35Ah, ben voilà.
03:36Eh bien, c'est bien.
03:37Ils se sont trompés.
03:39Jean-Michel, moi, je te laisse parler dans deux secondes.
03:43Mais pour réagir là-dessus, moi, j'allais dans leur sens, si tu veux.
03:46Eux, ils estiment qu'il ne fallait pas de renforts pour faire jouer des jeunes.
03:50Quand tu fais jouer des jeunes, même s'ils sont très talentueux, forcément, l'équipe, elle est plus faible.
03:55Elle est moins forte.
03:56Ça, c'est sûr.
03:57Et tes cadres qui sont épuisés, parce que ça, quand tu manques d'énergie, c'est que physiquement, tu pioches
04:03automatiquement.
04:04Quand tu manques d'énergie et que tu es sur courant alternatif, que par moment, tu fais une bonne perf,
04:08et qu'après, tu fais une moins bonne perf.
04:10On le sait, on l'a vécu.
04:12Et moi, je finis juste là-dessus.
04:14Tu sais, nous, on est là pour donner notre expérience aussi.
04:17Et Pascal, Jean-Michel, ils l'ont connu aussi.
04:19Un joueur de football de haut niveau, je parle du foot, je ne parle pas des autres sports, même si
04:24je pense qu'ils ont le même ressenti quand ils sont bien.
04:26Mais pour être au top, si tu veux, parce que ça reste un sport technique.
04:34On parle souvent du côté athlétique, du côté physique, les courses, répétition des courses et tout.
04:39Oui, mais c'est le ballon au pied qui fait la différence.
04:41C'est d'avoir vu plus vite que l'adversaire pour les mettre en difficulté.
04:45Ça, c'est ça.
04:45Et c'est ce qui fait la différence entre un bon joueur et un très grand joueur.
04:49Et pour atteindre, si tu veux, les sommets comme ils ont atteint l'année dernière, et on a eu la
04:53chance avec Jean-Michel.
04:54Alors moi, ça n'a pas duré 15 ans, mais on a eu la chance d'atteindre, et avec Pascal
04:59Pareil, des sommets en Coupe d'Europe.
05:01Comment tu les atteins ?
05:02C'est que quand tu es sûr de ton physique, tu es bien dans ta tête, tu es bien sur
05:06tout, tu vois plus vite.
05:08Tu vois avant l'adversaire, tu inventes des choses et surtout, tu te sens très fort.
05:12Et quel que soit l'adversaire en face, quelles que soient les références qu'il a, tu te dis, on
05:16va l'écraser.
05:18Je vais gagner mon duel, et collectivement, on va les écraser.
05:21Et c'est ce qu'ils ont ressenti l'année dernière, le PSG.
05:23C'est pour ça qu'ils étaient aussi forts.
05:24Cette année, je suis sûr que quand ils commencent les matchs, quels que soient les joueurs,
05:28regarde l'exemple de Gwaraskelia, l'année dernière, il était incroyable.
05:32Il courait partout, il faisait des efforts, il marquait des buts.
05:35Il en a fait par moments, mais sur courant alternatif depuis le début de saison.
05:39Mais lui, vraiment, et même Vitinha, si tu veux, je stigmatise là-dessus,
05:43parce que tu sais que quel que soit l'adversaire qu'il va avoir en face de lui,
05:46il va être en difficulté parce que physiquement, il pioche.
05:50Et après, est-ce que tu peux l'en vouloir ?
05:52Non, mais par contre, c'est inquiétant.
05:54Jean-Michel, est-ce que c'est seulement le physique qui explique la fébrilité défensive,
05:59le manque d'efficacité offensive ?
06:02Qu'est-ce que tu en penses, toi ?
06:04Mais Benoît, bien sûr, parce qu'à ce niveau-là, à ce niveau de compétition,
06:09à ce niveau de performance, ça se joue sur des détails,
06:11ça se joue sur 20 centimètres,
06:13et quand tu as 20 centimètres d'avance ou 20 centimètres de retard,
06:18ça fait 40.
06:20Et à la sortie, au lieu d'avoir l'épaule devant, tu l'as derrière.
06:25Donc, ça ne semble rien, mais c'est énorme.
06:27Et puis, moi, où je suis inquiet, c'est que je ne vois pas comment...
06:31Et c'est humain, je ne leur en veux pas.
06:33C'est totalement humain.
06:34Oui, c'est humain, bien sûr.
06:35Il y a des gars qui ont du mal à se remettre dans le coup et qui ont rond.
06:41Et plus ça va, c'est un cercle vicieux parce qu'ils font des efforts
06:45alors qu'ils n'en ont pas la capacité ou n'en ont plus la capacité.
06:50Mais il y a des joueurs qui vont tourner en rond, ils vont avoir beaucoup de mal.
06:54Moi, les théologiens qui me parlent, on appuie sur le bouton et tout va revenir.
07:05Voilà, c'est magnifique, oui.
07:07Non, mais ça ne se passe pas comme ça.
07:10C'est beaucoup plus complexe.
07:11À vous entendre, on est très inquiet pour Chelsea, alors.
07:13Je comprends, moi, je suis inquiet.
07:15Non, mais écoute, écoute, le match, les derniers matchs importants,
07:21y compris contre Monaco qui, jusque-là, n'apparaissait pas comme un foudre de guerre.
07:26Car maintenant, on ne peut pas dire que quand ils se sont présentés
07:29dans les barrages de Coupe d'Europe,
07:32je n'ai pas l'impression qu'il y en ait beaucoup qui aient joué Monaco comme favoris.
07:37Ils étaient hyper favoris.
07:39Ils sont passés par un trou de souris, les Parisiens.
07:41Ils sont passés par un trou de souris.
07:44Parce qu'ils n'y arrivent plus physiquement.
07:47Et c'est là où je persiste sur ce que l'on disait.
07:52Une équipe qui gagne.
07:55Et Paris n'a pas gagné l'an passé.
07:57Ils ont tout gagné.
07:59Ils ont beaucoup gagné.
08:00Mais même dans ces cas-là, refait, remet un tout petit peu de sang.
08:05Tu parlais de Gvara tout à l'heure, Jérôme.
08:08Il est arrivé à l'hiver dernier.
08:11Oui, au mois de janvier dernier.
08:14Il a apporté ou il n'a pas apporté ce garçon ?
08:17Fabuleux.
08:18Fabuleux ce qu'il a fait.
08:19Il a apporté énormément.
08:21Et je pense que s'ils avaient eu la chance,
08:23peut-être que ça ne se présentait pas, ça ne se trouvait pas.
08:27Mais s'ils avaient eu la chance de trouver un ou deux joueurs comme ça,
08:31pour redonner un peu de sang en œuvre.
08:33Mais les gars, ils sont cuits.
08:36Mais c'est normal que Vitignac, qui mesure 1m70,
08:39à un moment donné, c'est dur pour lui.
08:43Physiquement, oui, ça se sent, ça c'est sûr.
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