- il y a 3 ans
Deux jours avant la rentrée, Natacha Chicot, la rectrice de l’académie de Nice fait sa pré-rentrée comme invitée de « L’Interview à la une ». La bonne élève du ministre vise la fermeté dans toutes les matières.
Face aux atteintes à la laïcité, au harcèlement, aux classes sans enseignant, à la viscosité sociale, la fermeté ! Le mot, assumé, est revenu à plusieurs reprises dans le grand oral que vient de passer la rectrice de l’académie de Nice. Deux jours avant la rentrée scolaire, Natacha Chicot est l’invitée d’une autre rentrée, celle de L’Interview à la une. L’émission hebdomadaire du groupe Nice-Matin en partenariat avec Radio Emotion est de retour tous les samedis.
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Face aux atteintes à la laïcité, au harcèlement, aux classes sans enseignant, à la viscosité sociale, la fermeté ! Le mot, assumé, est revenu à plusieurs reprises dans le grand oral que vient de passer la rectrice de l’académie de Nice. Deux jours avant la rentrée scolaire, Natacha Chicot est l’invitée d’une autre rentrée, celle de L’Interview à la une. L’émission hebdomadaire du groupe Nice-Matin en partenariat avec Radio Emotion est de retour tous les samedis.
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00:00 [Musique]
00:14 Bonjour à tous et bienvenue pour la rentrée de l'Interview à la Une, l'émission de la rédaction de Nice Matin en partenariat avec Radio Emotion,
00:21 une émission que j'ai le plaisir de présenter avec Frédéric Morisse, le chef de l'édition Nice Métropole de Nice Matin. Bonjour Frédéric.
00:28 Bonjour Denis.
00:29 On va être invité aujourd'hui la rectrice de l'Académie de Nice, Natacha Chico. Bonjour Natacha Chico.
00:34 Bonjour.
00:35 Natacha Chico, les enseignants ont effectué leur pré-rentrée hier. Comment se présente cette rentrée 2023 dans l'Académie de Nice ?
00:42 Eh bien, elle se présente bien. Toutes les équipes sont mobilisées pour que cette journée de rentrée se passe au mieux.
00:49 Nous travaillons jusqu'au dernier moment aux ajustements pour faire en sorte que dans chaque classe, nous disposions d'un enseignant.
00:56 Ce sera le cas ?
00:57 Ce sera le cas. Nous y travaillons. Je le répète, c'est toujours un moment un petit peu particulier parce que nous pouvons découvrir jusqu'au dernier moment des absences.
01:05 Encore la semaine dernière, nous sommes informés par exemple de problèmes de santé liés à la recrudescence du Covid, d'enseignants qui malheureusement doivent accompagner des parents en fin de vie.
01:14 C'est comme ça que ça fonctionne aussi un rectorat et des directions départementales. Et jusqu'au dernier moment, nous nous assurons la continuité de ce service public.
01:22 Donc la promesse d'Emmanuel Macron à un professeur dans chaque classe sera tenue cette année ?
01:27 Alors nous l'avons déjà tenue l'année dernière, même si parfois par endroits, au dernier moment, nous découvrons des absents.
01:32 Mais c'est un travail de chaque instant et qui dure également toute l'année. L'engagement pris par le président de la République, l'engagement pris par le ministre de l'Éducation nationale, il ne vaut évidemment pas que pour la rentrée.
01:41 Frédéric, l'engagement porte aussi sur les remplacements. On sait combien c'est difficile. 15 millions d'heures non assurées au plan national, 37 000 dans l'Académie. Vous en avez fait votre priorité, je crois.
01:51 C'est la priorité du ministre, donc c'est évidemment ma priorité. Alors on dispose de plusieurs leviers pour garantir ces remplacements.
01:59 Le pacte, comme vous le savez, qui permettra désormais de rémunérer à hauteur de 1250 euros des enseignants qui accepteront 18 heures par an de remplacer leurs collègues absents.
02:09 Et parallèlement, nous allons faire des efforts importants pour réduire le besoin en remplacement dont nous sommes à l'origine.
02:15 C'est-à-dire lorsque l'institution, par les réunions, par les formations qu'elle organise, crée du besoin en remplacement.
02:21 Alors sur le pacte, c'est assez compliqué parce que voilà, c'est la nouveauté, effectivement, une des innovations de l'année.
02:28 Pour autant, on sent que... Alors les syndicats, ils sont plutôt hostiles. Et on dit que les enseignants ne se pressent pas pour s'inscrire.
02:36 On parle seulement de 10% à peu près d'enseignants candidats. Quelle est la réalité, notamment dans l'académie, de la mise en oeuvre de ce projet ?
02:44 Alors les chiffres, finalement, ils sont très différents d'une académie à l'autre, d'un établissement à l'autre.
02:48 Donc même le chiffre de 10%, je ne crois pas qu'il recouvre une vraie réalité.
02:52 Avant de répondre à votre question, juste rappeler que ce pacte, cette rémunération supplémentaire, s'ajoute à la rémunération sans condition,
02:58 qui... la revalorisation, pardon, sans condition, qui entre en vigueur à la rentrée, avec des augmentations minimum de 125 euros nets par mois pour tous les enseignants,
03:07 et pour les débuts de carrière, entre 175 et 250 euros nets par mois.
03:12 Ça veut dire quelle rémunération pour un début de carrière ?
03:14 On est systématiquement en dessous de 2000. On approche généralement en tangente les 2100 euros pour un début de carrière.
03:20 Et donc pour répondre à votre question sur le pacte, le pacte rencontre un vrai succès dans le premier degré.
03:25 Dans l'Académie de Nice, on a par endroits, dans certaines circonscriptions, jusqu'à 90% des missions qui ont été proposées aux enseignants qui ont trouvé preneur.
03:34 Dans le second degré, c'est assez différent, contrasté, selon les établissements.
03:39 Dans certains établissements, c'est vrai qu'il y a encore beaucoup de questions, d'interrogations, d'inquiétudes de la part des enseignants.
03:45 Les chefs d'établissement sont à la manœuvre pour les convaincre.
03:47 En revanche, dans certains établissements, les chefs d'établissement ont déjà trouvé preneur pour 70-80% des missions qui sont proposées.
03:54 Qu'en diriez-vous à des enseignants qui, aujourd'hui, hésitent à signer le pacte ?
04:00 Je leur dirais que l'objet du pacte conduira à améliorer leur rémunération et surtout à améliorer le fonctionnement du service public.
04:06 Et ça, je sais que les enseignants y sont très attachés.
04:09 Aujourd'hui, la mission prioritaire qui doit être remplie avec le pacte, c'est le remplacement de courte durée.
04:14 Il y a encore des inquiétudes de la part de certains enseignants qui pensent qu'on va pouvoir les appeler à 7h du matin pour leur demander d'être là à 8h.
04:20 Ce n'est pas ça, l'engagement qu'ils prennent.
04:22 C'est eux qui vont s'engager sur un créneau dans l'année, nous dire par exemple "moi je peux être disponible le mardi de 10h à 11h, le jeudi de 14h à 15h, je m'engage à pouvoir remplacer un enseignant absent au cours de l'année".
04:36 Je le rappelle, l'engagement sur l'année c'est 18h.
04:39 18h de remplacement pour 1250€ par an, soit une rémunération de l'heure de 69€.
04:46 Il y a aussi la question des contractuels. Vous avez un objectif de 1400 recrutements, c'est ça l'échelle de l'académie.
04:54 70% seraient atteints, ça veut dire que lundi, très concrètement, la rentrée, vous n'aurez pas le nombre de contractuels nécessaire pour pouvoir garantir un enseignant par classe.
05:05 Petite ambiguïté, le chiffre de 70% renvoie à ceux qui dans notre vivier étaient déjà des contractuels du ministère l'année dernière.
05:14 Donc ce que j'ai eu l'occasion de dire, c'est qu'on a aujourd'hui un vivier de 1200 contractuels, qui nous suffit à la rentrée pour pouvoir aux différents besoins.
05:23 En revanche à terme, je souhaiterais que l'on puisse porter ce vivier à 1400, ce qui nous permettrait finalement d'être parfois moins sous tension sur certaines disciplines et dans certains territoires de l'académie.
05:34 Frédéric ?
05:36 Toujours parmi les nouveautés, le ministre a annoncé le report des épreuves de spécialité du Bac de mars à juin.
05:46 Pour des raisons pratiques, pour lutter contre l'absentéisme en fin d'année. Du coup, que va-t-il rester de la réforme Blanquer, la réforme du Bac ?
05:58 La réforme du Bac ne se bornait pas à la passation de ces épreuves au mois de mars. C'est tout le bouleversement, je dirais, de la disparition des séries, la prise en compte des spécialités, cette liberté laissée aux élèves et la prise en compte du contrôle continu.
06:13 Et ça, ça demeure. Et cette décision prise par le ministre, elle était très attendue, puisque comme vous l'avez dit, l'organisation des épreuves de spécialité au mois de mars a entraîné une forte augmentation de l'absentéisme de nos élèves au cours du troisième trimestre.
06:26 De nos élèves inscrits en terminale, mais aussi par endroits de nos élèves inscrits en seconde. Donc compte tenu de cette désorganisation constatée, cette nouvelle a été très bien accueillie par l'ensemble des membres de la communauté éducative.
06:37 On parlait à l'instant du président ministre. L'actuel ministre Gabriel Attal, comment vous le définiriez ? Quelles sont vos relations avec lui depuis sa nomination ?
06:47 Alors des relations d'une grande simplicité. C'est un ministre qui est beaucoup dans le dialogue. Nous l'avons déjà rencontré, quand je dis nous, nous autres recteurs à trois reprises depuis sa nomination pour pouvoir échanger avec lui, avec sa volonté, vous l'avez vu, de trancher très rapidement, de prendre des décisions claires, précises pour répondre aux attentes des membres de la communauté éducative.
07:10 Une dernière question qui est dans l'air du temps. Elle a été évoquée par le président de la République dans son interview au Point. L'idée de raccourcir les vacances, où est-ce qu'on en est de ce projet ? Est-ce que c'est juste une réflexion du président ? Est-ce que c'est quelque chose sur lequel vous travaillez ? Et quelle est votre position sur cette situation ? Donc là, on parle des vacances, de grandes vacances, celle d'été.
07:30 Le discours du président de la République, il part d'un constat que tout le monde partage, c'est-à-dire l'effet des grandes vacances, mais même parfois des petites vacances, sur le niveau de certains élèves et surtout nos élèves issus des milieux les plus défavorisés.
07:44 Alors c'est une réflexion qui sera conduite. Je pense que les échanges seront conduits tout au long de l'année. Mais il faut savoir que nous avons déjà mis en place des dispositifs pour permettre à ces élèves, mais pas que d'ailleurs, mais en tout cas aux élèves volontaires, de venir au cours des vacances, quelques jours avant les vacances, participer à des activités qui permettent une certaine remise à niveau.
08:03 Dans l'académie de Nice, nous avons par exemple ce que nous appelons les stages de réussite qui concernent 10 000 élèves. Cet été, 10 000 élèves vont participer à ces stages de réussite, essentiellement dans le premier degré et au collège, ce qui permet des remises à niveau.
08:17 Nous avons aussi le dispositif "Colonie apprenante", qui de la même manière, sous un mode peut-être un peu plus ludique, permet aux élèves de continuer à travailler l'apprentissage des savoirs fondamentaux.
08:26 Donc l'idée, ce serait éventuellement d'étendre ces dispositifs plutôt que de faire reprendre la rentrée plus tôt ?
08:31 L'idée, c'est de trouver un moyen de faire en sorte que les vacances scolaires ne pèsent pas autant sur le niveau des enfants qui sont issus des milieux les plus défavorisés.
08:40 Nous avons des vacances qui sont longues, des vacances qui sont méritées, les vacances au cours desquelles les familles peuvent partir en séjour en France, l'étranger, comme ils le souhaitent.
08:50 Mais parfois, pour certains élèves, ça conduit à une diminution du niveau et ça, il faut qu'on puisse trouver les leviers pour remédier à cette situation.
08:56 Et ça reposerait sur le volontariat des enseignants ?
08:58 Alors évidemment, aujourd'hui, les stages de réussite sont pris en charge par des enseignants du ministère de l'Éducation nationale en échange d'une rémunération supplémentaire.
09:07 Comme je le disais tout à l'heure, ce sont des échanges, des discussions qui vont se dérouler tout au long de l'année pour voir comment on pourrait encore accentuer notre effort en la matière.
09:16 Alors, il y a une invitée surprise en cette rentrée, c'est la baïa. Est-ce que ce vêtement constitue, selon vous, une atteinte à la laïcité ?
09:23 Alors, ce n'est pas une invitée surprise, puisque depuis l'année dernière, c'est un phénomène que nous connaissons bien.
09:28 C'est un phénomène qu'on connaît, mais qui n'était pas nécessairement traité jusqu'à présent.
09:31 Alors, dans cette académie, il a toujours été traité. La nouveauté, je dirais, en cette rentrée, c'est que le ministre de l'Éducation nationale a affirmé de manière très claire...
09:40 Il a tranché.
09:41 ...que la baïa constituait une tenue qui manifeste de manière ostensible des convictions religieuses. Et donc, une tenue interdite par la loi de 2004.
09:49 Mais dans cette académie, au cours de l'année dernière, nous avons engagé des dialogues pour expliquer aux familles des jeunes filles pour que celles qui sont du port de la baïa ne pouvaient pas porter ces tenues.
09:59 Et nous avons été amenés à prendre plusieurs sanctions disciplinaires pour faire cesser ces comportements.
10:03 Alors, le ministre de l'Éducation a prévenu que les élèves qui arboreraient la baïa et le camis ne rentreront pas en classe lundi.
10:11 Il était l'invité de France Inter jeudi. On écoute Gabriel Attal.
10:16 Derrière la baïa, derrière le camis, il y a des jeunes filles et des jeunes garçons.
10:20 Et il y a des familles. Il y a des êtres humains avec qui il faut échanger, dialoguer, faire de la pédagogie.
10:25 Et ça, les chefs d'établissement, les personnels de direction, les enseignants le savent très bien, ils le font au quotidien.
10:30 Donc vous me dites, qu'est-ce qui va se passer ?
10:31 Très concrètement, elles seront accueillies, ils seront accueillis, et il y aura un échange avec eux pour leur expliquer le sens de la règle.
10:37 Pourquoi est-ce qu'on prend cette décision ? Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas porter la baïa ou le camis dans l'école ?
10:44 Et ensuite la porte de l'école sera fermée.
10:47 Je vais vous dire, moi je ne me place pas dans cette situation-là.
10:50 Je pense que par le dialogue, par l'échange, par l'écoute, par la pédagogie...
10:54 Elles vont rentrer tout de suite se changer et revenir en jean ?
10:57 Ça prendra peut-être quelques jours au départ pour certaines.
10:59 Est-ce qu'elles pourront assister au cours la semaine prochaine si elles sont à la baïa ? C'est ça la question.
11:03 Non. Elles pourront rentrer dans l'établissement où il y aura un échange avec les équipes pédagogiques.
11:07 Alors Gabriel Attal a adressé jeudi soir une note de service aux chefs d'établissement.
11:13 Concrètement, comment les choses vont se passer à partir de lundi ?
11:16 Alors elles vont se passer comme elles se passaient par exemple pour les jeunes filles qui arboraient un voile.
11:20 C'est une situation qui a déjà été connue au ministère de l'Education nationale.
11:24 Donc que vous savez gérer.
11:25 Bien évidemment. Les jeunes filles qui vont se présenter vêtues d'une baïa,
11:28 alors même que je crois que dans les médias on a suffisamment dit qu'on ne pouvait pas rentrer dans l'école avec ce type de tenue,
11:34 seront informées dès leur arrivée au lycée qu'elles ne peuvent pas porter cette tenue.
11:39 Nous les conduirons dans une salle pour qu'elles puissent échanger,
11:43 puisque le ministre a raison de le rappeler, le ministère de l'Education nationale, sa première mission c'est d'instruire.
11:47 Donc là encore nous allons échanger avec ces jeunes filles, leur expliquer, leur rappeler la règle.
11:51 Avec les parents également ?
11:52 Alors sur le moment, généralement au lycée ou au collège, les parents ne sont pas dans les établissements.
11:58 Donc un échange va être engagé avec ces élèves.
12:02 On va leur rappeler l'importance de respecter le principe de laïcité.
12:06 Donc ensuite si le lendemain elles reviennent avec cette tenue, de toute façon les parents seront informés.
12:11 Les parents seront de toute façon informés que leur enfant n'a pas pu se rendre en classe.
12:15 Et puis si malheureusement, malgré cet effort de pédagogie, au bout de quelques jours,
12:19 ces jeunes filles s'obstinent et donc leur famille s'obstine à leur faire porter ce type de tenue,
12:24 et bien nous prendrons des sanctions disciplinaires.
12:26 Mais moi je l'ai constaté l'année dernière, lorsque le dialogue est engagé,
12:29 lorsque la règle est rappelée avec une grande fermeté, ces tenues disparaissent.
12:33 Donc j'ai bon espoir que cette année, dès la rentrée, nous puissions tenir ce discours de fermeté
12:37 pour que ce phénomène disparaisse définitivement.
12:39 Ça veut dire que le phénomène avait disparu à la suite des dialogues que vous aviez engagés dans l'académie ?
12:43 Il n'y avait plus d'abaya dans l'académie ?
12:45 Alors il y a toujours, c'est quelque chose qui revient.
12:47 Vous avez par exemple des élèves, vous allez leur expliquer, le problème est réglé,
12:50 elles ne viendront plus jamais avec des abaya.
12:52 Certaines vont retenter leur chance quelques mois après.
12:56 Puis dans certains établissements, vous avez un moment où vous ne savez pas pourquoi,
12:59 alors que la rentrée s'était bien passée au mois de mars ou au mois d'avril.
13:02 À un moment donné, vous allez voir apparaître ce type de tenue.
13:05 La République, elle est testée quand même assez régulièrement sur ces sujets.
13:08 L'école est testée, donc à chaque fois, nous amenons une réponse de fermeté.
13:13 Vous craignez que l'emballement médiatique autour de cette question complique un peu la rentrée lundi dans ce domaine-là ?
13:20 C'est un risque évidemment qu'il y ait même des mouvements, nous parlons aussi d'adolescents,
13:23 des mouvements de solidarité par endroits.
13:26 Nous serons amenés à gérer cela, je suis sûre, avec nos personnels de direction de la meilleure des manières.
13:30 Un sénateur des Alpes-Maritimes, Henri Leroy,
13:33 les Républicains envisagent de déposer une proposition de loi pour étendre cette interdiction des abayas et des camis,
13:39 dans l'enseignement supérieur. Est-ce que vous savez ce qui est prévu à l'université ?
13:44 L'université, compte tenu de l'âge des élèves, c'est le principe de liberté qui prévaut.
13:48 Parce que si le principe de neutralité s'applique dans nos écoles, collèges et lycées,
13:53 c'est parce qu'on considère qu'on est encore à un stade où l'école joue son rôle d'instruction,
13:58 de familiarisation au principe de la République,
14:01 le principe de liberté, d'égalité, de fraternité, le principe de laïcité.
14:04 Dans l'enseignement supérieur, nous sommes face à des adultes,
14:07 donc à ce moment-là, c'est plutôt le principe de liberté qui prévaut dans l'utilisation des tenues,
14:11 même si, évidemment, en revanche, le principe de neutralité continue à s'appliquer aux personnels de l'enseignement supérieur.
14:16 Ça veut dire que l'ancienne directrice juridique du ministère de l'Éducation nationale que vous avez été,
14:21 doute de la possibilité d'étendre cette mesure aux universités.
14:26 Je rappelle l'état du droit.
14:28 Si le législateur entend étendre l'application du principe de neutralité aux usagers dans l'enseignement supérieur,
14:34 il prendra cette décision.
14:35 Moi, je me bornais juste à rappeler l'état du droit actuellement.
14:38 Le 15 juin, le maire de Nice avait dénoncé, signalé des prières qui auraient été organisées,
14:46 qui auraient été observées par des élèves des Alpes-Maritimes, notamment à Nice, mais aussi à Valoris.
14:51 Deux mois et demi après, où est-ce qu'on en est de cette question ?
14:54 J'avais effectivement informé le maire de Nice de cette situation qui avait été portée à ma connaissance
14:58 et qui s'était déroulée dans trois écoles concernant la ville de Nice.
15:02 A l'époque, vous vous souvenez, les équipes avaient apporté véritablement les bonnes réponses.
15:07 Familles convoquées, enfants sensibilisés, puisqu'on parlait de tout petit, à cet âge-là, on ne prend pas de sanctions.
15:13 Aujourd'hui, on continue nos efforts de formation en lien avec la mairie de Nice,
15:17 puisque cette affaire a surtout montré la nécessité pour la ville de Nice, le rectorat et la direction académique
15:22 de collaborer ensemble pour la formation des personnels.
15:25 C'est un effort de formation que nous allons encore engager à cette rentrée,
15:28 et puis évidemment faire preuve d'une grande vigilance, parce que même si ce sont de petits enfants,
15:32 il faut absolument s'assurer que le principe de laïcité est respecté partout.
15:36 Est-ce que vous regrettez que le maire de Nice ait porté la question sur la place publique ?
15:39 Il a pris sa décision compte tenu de la gravité des faits.
15:42 On connaît tous l'histoire de la ville de Nice, traumatisée par cet attentat du 14 juillet en 2016,
15:48 et je comprends qu'il ait ressenti le besoin d'alerter l'autorité politique sur ces événements
15:54 qui lui paraissaient suffisamment graves pour être portés à la connaissance de la Première Ministre.
15:58 Et encore une fois, ces faits, deux mois et demi après, paraissent vraiment caractéristiques,
16:01 et ce ne sont pas des fake news, ce ne sont pas des erreurs.
16:05 Absolument pas, je vous le dis, c'est moi qui ai porté cette information à la connaissance du maire de Nice,
16:09 après avoir effectivement vérifié que ces événements étaient intervenus,
16:12 et on n'est pas à l'abri que cela se renouvelle, donc d'où l'importance de la formation de nos enseignants,
16:17 et puis également de la sensibilisation des familles, parfois des familles très surprises du comportement de leurs enfants,
16:22 d'apprendre par exemple que leur petit garçon a fait une prière dans la cour de récréation sur l'heure du déjeuner.
16:27 La lutte contre les inégalités est au cœur de vos préoccupations, comment peut-on notamment renforcer la mixité scolaire ?
16:34 Alors ça c'est un vrai sujet, je suis très attachée à l'amélioration de cette mixité,
16:38 j'installerai très prochainement une instance avec l'ensemble de nos partenaires pour dialoguer,
16:43 pour trouver des leviers pour améliorer la mixité, mais d'ores et déjà, je pense que nous devons trouver les moyens
16:48 pour avoir une offre de formation plus équilibrée dans nos établissements.
16:52 On a parfois des formations très attractives qui se concentrent dans les établissements qui accueillent des élèves
16:57 issus des familles plus défavorisées, et au contraire des établissements qui, alors même déjà qu'ils concentrent les difficultés,
17:02 accueillent des formations comme les SECPA.
17:05 Un des exemples qui fonctionne bien, c'est par exemple ce qu'on a fait au Collège de la Marquisanne à Toulon l'année dernière,
17:10 avec l'ouverture d'une section internationale langue anglaise.
17:13 J'ai demandé aux équipes de travailler sur l'implantation dans des lycées défavorisés de sections internationales,
17:19 de sections sportives, et parallèlement de réfléchir au transfert dans des établissements très favorisés
17:25 de formations qui accueillent des élèves qui le sont beaucoup moins.
17:29 Nous travaillons évidemment aussi avec les représentants de l'enseignement privé sous contrat,
17:33 parce que l'Académie de Nice est assez caricaturale sur ce point,
17:36 avec des établissements là qui concentrent vraiment des élèves issus des familles les plus favorisées.
17:41 Donc nous devons échanger sur la manière dont on peut éviter ce phénomène,
17:46 et puis travailler sur la carte scolaire, travailler aussi sur les demandes de dérogation.
17:51 Sur la carte scolaire, les dérogations, c'est fini ?
17:55 Alors, la question de la carte scolaire, c'est des efforts qu'il faut engager avec les collectivités territoriales
17:59 pour essayer parfois peut-être de redessiner un peu la carte scolaire,
18:02 pour éviter des concentrations d'élèves issus des milieux les plus défavorisés.
18:06 Les demandes de dérogation, certaines sont de droit.
18:09 Vous pouvez, pour des raisons professionnelles, pour des raisons de santé liées à votre enfant,
18:13 obtenir une dérogation. Mais on sait qu'un petit nombre de dérogations, mais existent,
18:17 sont des dérogations qui sont faites pour des raisons de convenance personnelle,
18:20 parce qu'on estime que son enfant ne va quand même pas fréquenter les enfants de tel collège.
18:23 Ça effectivement, je souhaite que ce soit fini.
18:26 C'est vraiment plus qu'une vigilance.
18:28 Je considère qu'on ne peut pas à la fois tenir un discours ferme sur la mixité,
18:31 et venir faire droit à ce type de demandes de dérogation.
18:34 Elles sont réelles.
18:35 C'est vraiment un petit nombre, vous dites ?
18:37 C'est un petit nombre.
18:38 C'est un tout petit nombre, parce que de toute façon, les établissements qui accueillent souvent des élèves très favorisés,
18:43 ce sont des établissements très cotés, souvent il y a peu de place.
18:46 Mais on a régulièrement des demandes qui émanent généralement des milieux en plus déjà favorisés,
18:52 qui espèrent obtenir pour leur enfant des traitements un peu de faveur.
18:56 Et ça, pour moi, ce n'est pas acceptable.
18:57 Donc j'ai vraiment demandé à mes équipes, parce que c'est quelque chose qui existe,
19:00 de refuser désormais de faire droit à ces demandes de dérogation.
19:03 Et là aussi, nous faisons preuve de pédagogie à l'égard de nos interlocuteurs,
19:06 qui parfois sont un peu surpris par cette nouvelle exigence de fermeté.
19:10 Notamment les élus locaux, oui.
19:12 Ça peut arriver.
19:13 Les journalistes également.
19:14 Alors l'idée d'imposer l'uniforme à l'école revient très régulièrement.
19:20 Sur ce sujet, Gabriel Attal s'est exprimé également sur France Inter jeudi.
19:25 On l'écoute.
19:26 C'est un vrai débat qui existe dans le pays.
19:28 D'ailleurs, un certain nombre de personnes ont des positions très tranchées sur le sujet.
19:31 Par exemple, Brigitte Macron qui est favorable.
19:33 D'autres ont des positions moins tranchées.
19:36 Vous avez une position, vous ?
19:38 J'ai eu l'occasion de m'exprimer cet été.
19:39 J'ai dit que je ne crois pas que ce soit une solution miracle
19:44 qui permette de régler tous les problèmes de l'école.
19:46 Vous n'êtes plutôt pas pour.
19:47 Non, j'ai dit que je ne crois pas que ce soit une solution miracle.
19:50 En revanche, que c'est un débat qui existe.
19:52 Et pour moi, la meilleure manière de faire progresser le débat,
19:54 c'est d'expérimenter les choses.
19:56 Est-ce que des communes de l'Académie de Nice sont candidates à une expérimentation de ce type ?
20:02 Alors, pas à ma connaissance.
20:03 Mais je suis bien évidemment tout à fait disposée à examiner des demandes en ce sens.
20:07 Le ministre l'a rappelé, c'est un débat qui existe depuis longtemps.
20:10 Lorsque j'étais directrice des affaires juridiques,
20:12 j'avais eu moi-même à étudier des dépôts de proposition de loi sur le sujet.
20:16 Mais je pense qu'effectivement, une expérimentation permettra d'identifier
20:20 les éventuels effets positifs de ce type de décision.
20:23 Mais je rappelle que dans la ville de Nice, j'en sais quelque chose,
20:26 puisque ma petite fille est scolarisée en école maternelle.
20:28 Il y a des tabliers de couleurs qui permettent d'identifier les enfants par classe d'âge.
20:34 À titre personnel, vous êtes comme le ministre, vous pensez que ce n'est pas la panacée ?
20:38 Je suis hésitante, parce que je pense qu'il y aura toujours...
20:41 On y voit par exemple le moyen de remédier aux difficultés avec les tenues manifestant
20:45 de manière ostensible des convictions religieuses.
20:47 C'est vrai que sur le papier, on se dit oui, effectivement, ça pourrait fonctionner.
20:50 Puis en y réfléchissant, on se dit non, évidemment, ils pourront trouver peut-être
20:53 d'autres moyens de manifester leurs convictions religieuses.
20:55 C'est pour ça que le ministre a tout à fait raison, il faut expérimenter.
20:58 Il faut regarder comment ça se passe sur le terrain,
21:00 et si ça fonctionne, nous pourrons généraliser.
21:02 Autre sujet d'importance, grande cause nationale, la lutte contre le harcèlement scolaire.
21:09 Alors il y a l'affichage, et puis on dit que sur le terrain, c'est beaucoup plus difficile à mettre en œuvre.
21:13 Vous êtes confronté à quel type de difficultés ?
21:16 Le fléau, parce que c'est un fléau du harcèlement, c'est effectivement un sujet compliqué,
21:21 parce qu'il faut pouvoir identifier les cas de harcèlement.
21:25 Alors nous avons des signalements, ils sont nombreux, c'est vrai,
21:28 mais ensuite il faut pouvoir, sur le terrain, voir là où il y a vraiment harcèlement,
21:33 c'est-à-dire harcèlement au sens du délit pénal,
21:36 et les cas dans lesquels on est plus face à une situation de désaccord, de mésentente entre enfants.
21:42 Et c'est très difficile parce que derrière, il y a des souffrances d'enfants que parfois on ignore,
21:47 non pas volontairement, mais par sous-estimation finalement de la douleur ressentie par l'enfant
21:53 qui va vivre une éviction, parfois de mauvais traitements de la part de ses camarades.
21:57 Et donc nous devons travailler à la fois sur la formation, toujours et encore, de nos personnels,
22:03 aussi la sensibilisation des élèves, ça moi je crois beaucoup aux échanges entre pères,
22:07 et puis à côté de ça, savoir apporter, là encore, je vais parler de fermeté,
22:11 des réponses très fermes en cas de harcèlement.
22:13 Les élèves victimes de harcèlement, leur famille, ils ont besoin d'une école
22:17 qui punit les élèves qui harcèlent d'autres enfants.
22:21 Et ça c'est vrai qu'on a parfois tendance à accentuer finalement l'aspect prévention,
22:27 sensibilisation, formation, parce que c'est l'école, et que nous sommes là aussi pour instruire,
22:32 parfois oublier qu'en face de nous, nous avons des victimes et qui ont besoin d'une réponse
22:36 de fermeté de l'école à l'égard de leurs agresseurs.
22:39 Mais les chefs d'établissement, ils en ont les moyens, ils en ont le temps d'instruire
22:42 ces enquêtes pour vérifier les accusations, pour vérifier qu'un enfant est harcelé ou pas,
22:49 parce qu'on voit qu'au final on n'arrête pas de leur ajouter des responsabilités supplémentaires,
22:53 comment font-ils pour mener tout ça de front ?
22:56 Alors les chefs d'établissement sont vraiment épaulés sur ce point par des équipes académiques
23:00 et des équipes des directions départementales.
23:02 Nous avons dans cette académie, par exemple, 70 formateurs académiques en matière de harcèlement.
23:07 J'ai décidé de porter ce chiffre à 100.
23:09 Donc ce sont vraiment des personnels qui sont amenés à intervenir pour épauler les équipes
23:14 très concrètement. Lorsqu'il y a un fait de signalement qui me remonte,
23:17 ce sont les équipes du rectorat qui prennent contact avec le chef d'établissement
23:20 pour savoir ce qui se passe, et très souvent ce sont les équipes du rectorat
23:23 ou de la direction académique qui appellent la famille.
23:26 Parce que ce qui est aussi important dans ces affaires, c'est que les familles obtiennent une réponse.
23:30 Même si la réponse est de leur dire "nous avons pris en compte votre demande,
23:33 nous allons analyser la situation et nous allons revenir vers vous",
23:37 il faut au moins faire cela. C'est-à-dire qu'il faut que la famille soit rassurée
23:40 sur le fait que nous avons entendu leurs inquiétudes et que nous allons y répondre.
23:44 Justement, à propos des familles, on dit toujours qu'autrefois,
23:47 le professeur avait toujours raison vis-à-vis des parents.
23:49 Aujourd'hui, ce serait un peu l'inverse. C'est-à-dire que les parents
23:52 ont versé dans une forme de consumérisme qui fait que l'enfant est roi,
23:56 l'enfant est comme le client à tous les droits.
24:00 Est-ce que c'est quelque chose que vous avez le sentiment aujourd'hui
24:03 qui a déséquilibré l'organisation ? Est-ce que vous avez le sentiment
24:07 que les parents, les familles n'accordent pas assez d'importance et d'autorité aux enseignants ?
24:14 Le regard que notre société porte sur les enseignants, évidemment, il a évolué.
24:18 D'ailleurs, quand on parle de problèmes d'attractivité des métiers d'éducation nationale,
24:22 ce n'est pas qu'une question de revalorisation financière,
24:24 c'est aussi une question de reconnaissance.
24:26 De reconnaissance de l'État employeur, mais aussi de reconnaissance de notre société.
24:29 Et on le voit effectivement que certains parents d'élèves, mais pas seulement d'ailleurs,
24:33 mais que certains parents d'élèves se conduisent avec les enseignants de manière inacceptable.
24:37 Il suffit de voir comment parfois sur les réseaux sociaux,
24:39 j'ai eu l'occasion d'intervenir, s'agissant des systèmes de notation sur Google,
24:42 certains parents d'élèves jugent les enseignants.
24:45 Et ça, c'est inadmissible.
24:46 Donc évidemment, il faut faire preuve d'une grande fermeté sur ce point.
24:49 Et pourquoi ? Parce qu'en même temps, l'école, pour bien fonctionner, elle a besoin des familles.
24:53 Ça, en revanche, une école où on peut penser que les familles restent à l'extérieur,
24:56 derrière la grille, n'interviennent jamais, ce n'est pas possible.
24:58 La réussite des enfants, c'est la réussite des enseignants,
25:01 mais c'est bien évidemment aussi la réussite des parents.
25:03 Et les parents doivent s'impliquer dans l'éducation de leurs enfants,
25:05 et donc ils doivent s'impliquer dans le fonctionnement de l'école.
25:08 Dernière question sur l'encadrement, l'inclusion des enfants handicapés.
25:14 On compte, je crois, 2453 accompagnants des élèves en situation de handicap,
25:18 donc à ESH, dans l'académie. Est-ce que c'est suffisant ?
25:22 Alors quelque part, c'est toute la difficulté de l'école inclusive
25:25 et la prise en charge des élèves en situation de handicap,
25:27 c'est qu'on a l'impression que ce n'est jamais suffisant,
25:29 parce qu'on fait face à une augmentation très importante de la demande.
25:32 En 5 ans, dans cette académie, on a vu le nombre d'enfants en situation de handicap,
25:36 enfin reconnus en situation de handicap, augmenter de 3200 élèves.
25:40 Donc vous imaginez bien que même si, par exemple, encore cette année,
25:43 j'ai 170 emplois supplémentaires pour l'accompagnement, ce n'est jamais suffisant.
25:47 Ce qui montre bien que la voie, les solutions pour garantir l'accompagnement de ces élèves
25:53 et leur entrée dans l'école, et bien elle est ailleurs.
25:56 Elle est dans la formation de nos personnels, elle est dans l'accessibilité des bâtiments.
26:01 Et c'est sur ce point que nous allons faire des efforts avec nos partenaires du secteur médico-social.
26:06 Et parallèlement, ce que l'on souhaite aussi, c'est améliorer notre collaboration
26:11 avec les collectivités territoriales.
26:13 Et à cet égard, j'ai signé vendredi, avec le maire de Cannes,
26:16 une convention de mise à disposition de nos AESH à la mairie de Cannes,
26:20 pour faire en sorte que sur la pause déjeuner,
26:22 les élèves en situation de handicap inscrits dans les écoles de la ville de Cannes
26:25 puissent disposer du même accompagnant.
26:27 Ce qui garantit une continuité de la prise en charge qui était très attendue par les familles.
26:31 Alors une dernière question, un petit peu plus personnelle pour terminer.
26:34 Vous êtes en poste depuis un petit peu plus d'un an.
26:36 Quel regard vous portez sur l'Académie de Nice,
26:39 et plus globalement sur cette région, sur la Côte d'Azur ?
26:42 Je suis très heureuse, toujours et encore.
26:45 Après un an de fonction, je l'ai encore dit récemment à l'ensemble des cadres qui étaient réunis.
26:51 C'est une belle région, mais pleine de contrastes.
26:54 Et c'est vrai que c'est ce qui peut faire la difficulté du travail du ministère de l'Éducation nationale,
26:59 qui s'appuie sur des équipes très engagées.
27:02 On parlait tout à l'heure de mettre un enseignant devant chaque élève.
27:05 Lorsqu'il s'agit de garantir la continuité du service dans cette belle ville de Tende ou à Hobs,
27:11 c'est beaucoup plus compliqué.
27:13 Et j'en fais ici un objectif personnel, mais aussi un objectif collectif de nos équipes.
27:18 C'est de garantir la même qualité de service sur l'ensemble du territoire de cette belle région académique.
27:23 Merci beaucoup Natacha Chico.
27:25 Merci à vous.
27:26 Merci Frédéric.
27:27 Merci à Sophie Dancé et Philippe Bertigny pour la réalisation de cette émission.
27:32 À Christelle Benjamin pour sa préparation.
27:34 On se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle édition de l'Interview à la Une.
27:39 Bonne journée, bon week-end et bonne rentrée à tous.
27:42 [Musique]
27:49 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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