00:00 C'est l'arrière d'un chat.
00:01 Ici, on mettait deux bandoulières,
00:04 mais devant, il y avait le chat comme ça,
00:06 là, il y avait une queue blanche,
00:08 là, il y avait le petit truc blanc du poitrail.
00:10 Dans les années 80, 85,
00:13 on avait fait des sacs en forme d'animaux.
00:16 Et là, on était passé, je me rappelle, à FR3,
00:20 20 heures, pour vous dire.
00:21 Et on en a fait des chats, des chiens, des tortues,
00:26 des cigales, c'est moi tout ce qu'on faisait.
00:28 ♪ ♪ ♪
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00:43 ♪ ♪ ♪
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00:53 ♪ ♪ ♪
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01:03 C'est la table de coupe,
01:04 tous nos modèles depuis des années, accumulés.
01:07 On fabrique de A à Z,
01:09 donc les gens choisissent leur cuir,
01:12 après, ils choisissent le modèle,
01:13 et après, on leur confectionne du sur-mesure.
01:16 De ma grand-mère, il y a un ou deux modèles.
01:19 Il y a ce modèle,
01:22 celui-ci,
01:24 que l'on a décliné en plusieurs couleurs.
01:26 Et après, nous, ça, c'est le modèle de vraiment notre collection.
01:30 C'est le...
01:33 Celui-ci.
01:34 Donc ça, c'est un intemporel,
01:35 c'est le sac qu'on vend le mieux,
01:37 et que tout le monde adore.
01:39 Toutes les générations.
01:40 ♪ ♪ ♪
01:49 Il n'y a encore pas longtemps,
01:50 j'ai eu un sac qui devait avoir 25, 30 ans,
01:53 qui n'avait pas bougé.
01:54 Et donc, c'est rigolo,
01:55 il fallait juste refaire un petit truc,
01:57 et je l'ai refait.
01:59 Ah oui, des sacs que je n'ai même pas faits moi,
02:01 je les répare s'il faut.
02:03 La chose que tout le monde nous dit,
02:04 c'est que ça ne bouge pas.
02:06 C'est la qualité des cuirs.
02:07 D'année en année, on a toujours eu des cuirs magnifiques.
02:10 Déjà, on fait fabriquer nos cuirs dans les tanneries
02:13 ou les mégisteries en France.
02:15 Ce ne sont que des cuirs français.
02:16 Ça, c'est les agneaux du Tarn,
02:18 les agneaux Beubel.
02:20 Il y a plusieurs coloris, vous voyez.
02:22 Bordeaux, noir, vert, violine.
02:25 Là, c'est les Deng, les Nubuc.
02:28 Et il y a un cuir,
02:29 donc celui-ci, c'est le veau barénien,
02:31 qui se patine avec le temps.
02:33 Ça, c'est vraiment une qualité.
02:35 C'est magnifique comme cuir.
02:37 Par exemple, sur une peau d'agneau,
02:40 vous voyez, il y a un beau morceau,
02:42 on peut rentrer.
02:43 On appelle ça le corps
02:44 quand c'est le plus grand morceau.
02:46 Après, ça, c'est le rabat.
02:47 Et après, il y a deux côtés.
02:49 Donc là, vous voyez,
02:50 on peut encaler un là et un là.
02:52 Et après, on va essayer de trouver
02:55 de la longueur pour les bandoulières.
02:57 Et voilà.
02:58 Donc, dans une peau,
02:59 on arrive à faire à peu près un sac.
03:01 Ça, c'était moi, mes débuts.
03:03 Avec sa cousine.
03:04 Et ce sac à dos,
03:05 on l'a encore, d'ailleurs.
03:06 C'est une oujka.
03:07 Une oujka, oui.
03:08 Là, il y a ma mère.
03:09 Dans l'atelier, à l'époque.
03:11 15 jours avant, 3 semaines avant,
03:12 à la Foire de Marseille,
03:13 ma mère, elle a dit bien.
03:14 Elle s'était inscrite à un chambreau des métiers,
03:16 donc on était artisan.
03:17 Et on a travaillé pendant 3 semaines.
03:19 On avait travaillé,
03:20 on avait fait des jours et nuits des sacs,
03:21 des sacs, des sacs.
03:22 On avait pris des tables,
03:23 on avait pris des trucs à droite, à gauche.
03:25 On avait un petit stand.
03:26 On avait tout, tout, tout vendu.
03:28 C'était la première fois
03:30 qu'il restait zéro sac sur le stand.
03:32 Pour vous dire.
03:33 Même mieux, j'avais pris...
03:35 Une bêtise.
03:36 J'avais pris une table chez ma grand-mère,
03:38 ronde en bois.
03:39 Même la table.
03:40 Les gens, ils voulaient m'acheter la table.
03:41 Je disais, mais attendez.
03:42 Et c'est grâce à ça,
03:44 avec toutes ces ventes-là.
03:46 On avait acheté ça,
03:47 on avait acheté 2 ou 3 machines,
03:48 on avait acheté une quatre ailes.
03:50 On avait fait peindre dessus sac mari.
03:52 Et voilà, c'est parti de là.
03:54 Ça, c'est l'arrière d'un chat.
04:04 Ici, on mettait 2 bandoulières.
04:07 Mais devant, il y avait le chat comme ça devant.
04:10 Là, il y avait une queue blanche.
04:11 Là, il y avait le petit truc blanc du poitrail.
04:13 Dans les années 84-85,
04:16 on avait fait des sacs en forme d'animaux.
04:19 Et là, on était passé, je me rappelle,
04:22 à FR3, 20 heures, pour vous dire.
04:24 Et on en a fait, mais...
04:26 Des chats, des chiens, des tortues,
04:29 tous les cigales.
04:30 C'est moi, tout ce qu'on faisait.
04:31 Betty Boop, Droupy.
04:33 Après, le chat, il a eu du succès.
04:35 Les gens nous ont demandé,
04:37 des animaux d'autres,
04:38 "Ah, moi, je suis fan de tortue."
04:39 Allez, on faisait les tortues.
04:40 Et il y avait un monsieur,
04:41 il avait un chien, c'était un évrier.
04:42 Il avait gagné des courses.
04:43 Il disait, "Je vous donne ma photo,
04:45 "est-ce que vous pouvez le refaire en sac pour ma femme ?"
04:47 J'avais fait ce chien,
04:48 il me l'avait payé deux, trois fois le prix,
04:50 tellement que j'étais arrivé à le faire comme la photo.
04:53 Et sa femme, elle avait un sac à deux d'un seul chien.
04:55 Uru, si ça me plaît.
04:56 Voilà, par exemple, en cuir et en pinatex.
05:08 Donc, ça ne fait pas exactement le même effet,
05:10 mais franchement, ça fait une belle matière.
05:12 On me demande parfois des sacs véganes.
05:16 Et on a une matière qui s'appelle le pinatex.
05:19 Et on est en train de développer une collection sur ça,
05:22 à base de fibres d'ananas.
05:24 On sait qu'on peut avoir n'importe quelle demande,
05:26 donc on peut s'adapter à tout.
05:28 s'adapter à tout.