00:00 Face au harcèlement scolaire, il ne doit pas y avoir d'attente, les réponses doivent être réactives et immédiates.
00:10 On voit bien le changement de paradigme avec l'arrivée de Gabriel Attal à la tête du ministère de l'éducation nationale.
00:16 A chaque problème, il y aura une réponse, notamment face au harcèlement scolaire.
00:19 Il n'était pas normal qu'on puisse bloquer ce changement d'établissement pour Amandine,
00:24 même si la normalité aurait été que ce soit plutôt ses harceleurs ou ses harceleuses qui auraient à changer l'établissement.
00:30 Mais là, le ministre a choisi de s'en prendre à bras le corps sur ce sujet et je pense qu'on peut tous s'en féliciter.
00:36 La donne va être changée, on le sait, la première ministre en a fait sa priorité pour la rentrée 2023,
00:41 elle a mis sur pied un comité interministériel sur ce sujet, donc on ne peut qu'attendre à de bonnes nouvelles
00:48 et les décrets annoncés par le ministre en ce sens vont être de bonne augure pour la suite.
00:52 Effectivement, Hugo Martinez, le ministre de l'éducation nationale, le tout nouveau ministre Gabriel Attal,
00:58 réagissait après l'alerte sur notre antenne de la mère de famille.
01:02 Néanmoins, aujourd'hui, plutôt que de réagir à chaque fois qu'une situation est médiatisée,
01:07 est-ce que vous n'attendez pas un protocole très clair avec des solutions très concrètes
01:13 à mettre en œuvre rapidement, une solution connue de tous, aussi bien des professeurs mais aussi des parents ?
01:21 Bien sûr, forcément, on préférera toujours l'anticipation que la réponse à l'urgence,
01:26 mais déjà jusqu'à présent, finalement, nous n'avions même pas de réponse à l'urgence.
01:30 Là, il y a une avancée sur ce point-là.
01:32 Je rappelle aussi que grâce à la loi que j'ai portée avec l'association Hugo, la loi du 2 mars 2022,
01:38 il y a aujourd'hui des réponses qui sont apportées, notamment des réponses juridiques qui n'existaient pas par le passé.
01:43 Je le rappelle, la loi du 2 mars 2022 que j'ai portée, elle crée ce nouveau délit pénal de harcèlement scolaire
01:48 et permet d'apporter une réponse juridique.
01:50 Maintenant, il y a bien sûr la prévention qui est poursuivie.
01:53 Je crois que les résultats ont porté leurs fruits parce qu'aujourd'hui, on parle de harcèlement scolaire.
01:56 Il y a plus de tabous, c'est Tomerta qui existait avant.
01:59 Le trou dans la raquette qui existe encore, c'est comment est-ce qu'à partir du moment où on a une situation de harcèlement scolaire
02:04 qui est diagnostiquée, parce que maintenant les enfants en parlent plus facilement,
02:08 on voit qu'il y a quand même des relais qui se créent et que les établissements sont au courant.
02:12 Maintenant, c'est comment est-ce qu'à partir du moment où on a cette situation qui est diagnostiquée,
02:15 comment est-ce qu'on prend en charge, au-delà de la simple question d'établissement scolaire,
02:20 comment est-ce qu'on prend l'élève victime et l'élève aussi auteur d'effets de harcèlement scolaire en charge d'un point de vue thérapeutique.
02:28 D'abord, pour reprendre sa confiance en soi, pour ce qui concerne la victime.
02:31 Pour l'élève auteur d'effets de harcèlement scolaire, comprendre pourquoi il en est arrivé jusque-là.
02:35 Je le rappelle, je le redis, dans 9 cas sur 10, ce sont des élèves qui souffrent autant qu'ils font de mal.
02:40 Donc, il y a un mal-être à comprendre.
02:42 Bref, c'est vraiment ce trou dans la raquette qu'il faut maintenant combler.
02:45 Mais j'ai confiance dans le nouveau ministre de l'éducation nationale, Gabriel Attal,
02:48 pour qu'on puisse construire ensemble, justement, et réparer ce trou dans la raquette.
02:52 Alors, ce qui révèle aussi cette affaire de harcèlement subi par Amandine, c'est aussi la réalité des réseaux sociaux.
02:59 C'est-à-dire qu'avant, il y a plusieurs années, le harcèlement s'arrêtait au mur de l'école.
03:04 Si je puis dire, maintenant, avec les réseaux sociaux, ça a été le cas pour Amandine,
03:07 ce harcèlement se poursuit le soir dans la chambre de l'élève, ce qui est encore plus terrible, finalement.
03:13 Donc, là encore, quelle solution très concrète ? Il va falloir que les parents aussi s'y mettent.
03:19 Les missions que nous avons en ce moment, cet échange que nous avons en ce moment, il en a la preuve.
03:22 On est en pleine vacances scolaires et on parle de harcèlement scolaire.
03:25 Donc, le harcèlement scolaire, il est en effet avec les réseaux sociaux, il devient permanent,
03:28 et il se poursuit pendant les vacances scolaires, les week-ends et même les jours fériés.
03:32 Donc, bien sûr que les réseaux sociaux sont un terrain propice au harcèlement scolaire.
03:39 Maintenant, il faut rappeler une chose, c'est que les réseaux sociaux et le cyberharcèlement,
03:43 c'est la poursuite du harcèlement scolaire qui lui-même trouve sa naissance et sa genèse
03:48 dans, ce que je dirais, la cour de création au sens symbolique.
03:51 Je pense qu'il ne faut pas se tromper d'adversaire.
03:53 Je pense qu'au contraire, les réseaux sociaux, plutôt que de leur jeter l'opprobre,
03:56 il faut les avoir comme alliés, comme partenaires dans cette lutte contre le harcèlement scolaire
03:59 et trouver des solutions avec eux.
04:01 On a avancé avec eux dans le texte de loi que j'ai porté, dans les consultations qui ont été faites.
04:05 On a justement associé les réseaux sociaux pour qu'il puisse y avoir des avancées en la matière.
04:09 Un exemple tout simple.
04:11 Aujourd'hui, avant cette loi du 2 mars 2022 que j'ai portée,
04:15 pour signaler un fait de harcèlement, spécifiquement de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux,
04:20 pour un enfant, c'était très compliqué de comprendre
04:22 parce que c'était des termes qui étaient plutôt destinés à des adultes.
04:25 Eh bien, avec ce texte de loi, on a mis en place avec les réseaux sociaux
04:29 un dispositif plus adapté pour les enfants,
04:32 et donc avec des mots plus compréhensibles,
04:34 et donc une fluidité de signalement qui permet aux réseaux sociaux
04:37 d'interagir plus vite et de bloquer plus vite des contenus haineux.
04:40 [Musique]
04:44 [SILENCE]
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