00:00 On a une végétation qui a, avec une période de sécheresse, relativement longue.
00:03 On a des végétaux qui sont très sensibles au feu.
00:06 Et à partir de là, évidemment, très rapidement, je dirais,
00:09 la végétation devient comme des allumettes et ça s'embrasse très rapidement.
00:14 Donc, on a quand même des vitesses, là,
00:16 je n'ai pas donné précises sur la vitesse de progression,
00:18 mais on a quand même des vitesses de progression de feu qui sont quand même très, très rapides.
00:22 Et un feu, je dirais, là, aujourd'hui, on est sur une journée,
00:25 on a des feux qui sont estimés entre 1500 et 1800 mètres/heure.
00:29 Et à 1500 mètres/heure, si vous faites votre calcul,
00:32 en un quart d'heure, le feu a fait 400-500 mètres.
00:34 Et on n'est plus du tout sur la même zone de départ de feu,
00:36 on n'est pas du tout sur le même périmètre du feu.
00:39 Et pour nous, le feu de forêt, c'est toujours un travail d'anticipation.
00:43 On doit toujours avoir un coup d'avance sur le feu.
00:45 Certes, il y a le départ de feu qu'on doit traiter,
00:47 mais toujours, on doit être, je dirais, au rendez-vous par rapport à l'avancée du feu.
00:51 On a des points de rendez-vous, on a des pistes qui sont dans la zone de propagation du feu,
00:54 on a des zones sur lesquelles on peut s'appuyer, notamment des carrières, commissions, etc.
00:58 Et on doit se positionner sur tous les points d'appui
01:00 pour pouvoir, je dirais, avoir des actions efficaces sur le sinistre.
01:03 [bruit de la mer]