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  • il y a 3 ans
Patrick Pelloux, président de l'association des médecins urgentistes de France, était l'invité de BFMTV-RMC ce mardi.

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Transcription
00:00 c'est quand même un scandale sans nom, on ferme des structures d'urgence un petit peu partout en France.
00:04 C'est la question que j'allais vous poser, c'est cet département en vigilance orange.
00:07 Est-ce que, Patrick Colou, vous pouvez dire ce matin à l'antenne des RMC et BFM TV,
00:12 toutes les personnes qui arrivent seront prises en charge ?
00:15 Oui, avec du temps.
00:16 Oui, parce qu'il y a des problèmes de personnel et tout le monde est pris en charge.
00:21 Mais ce qui n'est pas normal, si vous voulez, c'est que dans la loi de 2013,
00:25 chaque Français doit être à 30 minutes d'un service d'urgence.
00:28 Et pour nous, la structure d'urgence, c'est quelque chose de vers H24.
00:34 C'est la lumière dans l'ombre de votre vie quand ça va mal et il faut pouvoir venir,
00:40 quelle que soit la pathologie.
00:41 On a cassé ce truc-là en disant "vous allez téléphoner, on verra".
00:45 Et surtout, quand vous avez une structure d'urgence qui ferme,
00:47 c'est les autres qui vont prendre les malades.
00:50 Et là, il faut écouter ce que disent les personnes, les secouristes, les ambulanciers
00:55 qui transportent les malades. Au lieu de faire 10 km pour ramener dans un service d'urgence,
01:00 ils font 30-50 km.
01:02 Et surtout, le malade qui arrive dans une structure d'urgence loin de chez elle,
01:06 va falloir qu'elle retourne à son domicile.
01:08 Et tout ça, ça pose des problèmes et on a déséquilibré l'ensemble du système.
01:12 Et pourtant, le ministre de la Santé, François Braune,
01:15 sur ce même plateau, avait promis pas de fermeture sèche cet été.
01:19 De ce que je comprends, vous dites que ce n'est pas le cas.
01:21 Ah, c'est raté. J'aime beaucoup François Braune, mais c'est complètement raté.
01:24 C'est raté. Ça ferme de tous les côtés.
01:27 Et voilà.
01:29 - Il lui dit que c'est moins important que l'an dernier, qu'il y a moins d'engorgements que l'été dernier.
01:33 - Non, non, non.
01:34 - C'est-à-dire qu'il n'est pas informé.
01:35 C'est les chiffres qui lui remontent des agences régionales de santé ?
01:38 - Bien sûr, de son administration, qui veut bien faire.
01:41 Mais si vous voulez, c'est inutile.
01:42 - Il n'a pas les bons chiffres, il n'a pas les bonnes données.
01:45 - Il a les données qu'on lui donne. Nous n'avons pas les mêmes.
01:47 Mais ça fait... C'est depuis toujours, ça, de toute façon.
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