- il y a 3 ans
Pendant tout l'été, l'actualité du jour vue par les témoins du quotidien dans #LaParoleAuxFrancaisEte
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00 - Bonjour, soyez bienvenus sur Avis de vous retrouver.
00:00:03 Après-midi, news, 13h-15h, c'est la parole aux Français.
00:00:07 Nouveaux horaires, grille d'été oblige.
00:00:10 Deux heures pour évoquer ensemble vos préoccupations.
00:00:13 On vous donne bien sûr la parole et on attend d'ailleurs
00:00:16 vos témoignages sur cette adresse.
00:00:17 Témoins@cnews.fr.
00:00:20 Dans quelques instants, je vous présente mes invités,
00:00:23 mais tout de suite à l'info.
00:00:24 Et l'info en ce lundi, dans cette nouvelle grille d'été,
00:00:27 c'est Audrey Bertheau.
00:00:29 - Les zones à faible émission qui visent à interdire
00:00:31 progressivement les véhicules les plus polluants
00:00:34 n'ont jamais été aussi contestés.
00:00:36 Le dispositif devrait être rassoupli.
00:00:39 Seuls Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg et Rouen
00:00:42 restent soumises au même calendrier d'interdiction.
00:00:45 C'est ce qu'a annoncé Christophe Béchut.
00:00:47 À l'instant, le ministre de la Transition écologique
00:00:50 a l'issue d'un comité ministériel consacré
00:00:52 aux zones à faible émission.
00:00:53 Ecoutez-le.
00:00:54 - Vous n'avez aucune obligation légale.
00:00:57 D'élargir année après année la liste des restrictions.
00:01:02 Ce que la loi dit, c'est que si vous avez déjà mis en place
00:01:07 une ZFE et que vous n'êtes désormais plus
00:01:11 au-dessus des seuils, vous pouvez vous arrêter là,
00:01:16 dans le calendrier d'interdiction progressive
00:01:18 que vous aviez fixé.
00:01:19 - 7 départements du Sud-Est sont en vigilance.
00:01:24 Orange canicule.
00:01:25 Les températures seront en hausse jusqu'à 40 degrés attendus.
00:01:30 Comment vous protégez de la chaleur ?
00:01:34 Quelles sont vos solutions ?
00:01:36 On voit cela avec Sarah Fenzary.
00:01:38 - Il n'est pas encore 9h du matin que le soleil pénètre déjà
00:01:42 par les fenêtres de ce coquette appartement.
00:01:45 Le thermomètre intérieur affiche 25 degrés,
00:01:47 alors qu'il fait 16 dehors.
00:01:49 L'appartement de cette psychologue de 35 ans,
00:01:52 occupée avec son compagnon, coche toutes les cases
00:01:54 de la bouilloire énergétique, sous les toits,
00:01:56 orientée sud, petit, sans volet et en pleine ville.
00:02:00 Elle se souvient encore de la canicule de l'été 2019
00:02:03 quand le thermomètre était monté à 46 degrés chez elle.
00:02:07 - J'avais demandé un jour en télétravail,
00:02:09 pour ne pas être dans les transports
00:02:11 au moment des fortes chaleurs.
00:02:13 Tout était chaud, brûlant, le canapé, les murs.
00:02:16 C'était une journée très dure.
00:02:20 - Depuis 2 ans, outre les gestes habituels
00:02:22 contre la chaleur, ouvrir la nuit, fermer le jour,
00:02:25 elle a trouvé une parade à l'absence de volet,
00:02:28 coller des couvertures de survie au vitre.
00:02:30 - Symboliquement, mettre des couvertures de survie
00:02:32 aux fenêtres, ce n'est pas rien.
00:02:34 - La fondation Abbé Pierre appelle les pouvoirs publics
00:02:36 à prendre une série de mesures pour limiter
00:02:38 la précarité énergétique d'été, dont les conséquences
00:02:41 vont s'aggraver avec le réchauffement climatique
00:02:43 qui augmente l'intensité et la fréquence des canicules.
00:02:47 - La Ligue des droits de l'homme rend ses conclusions
00:02:49 concernant les affrontements survenus à Saint-Sauline
00:02:52 dans les Deux-Sèvres.
00:02:53 La Ligue des droits de l'homme dénonce une volonté délibérée
00:02:55 de ne pas porter secours.
00:02:57 Au plus vite, le président de la LDH.
00:03:00 - Il y avait malheureusement pour M. Darmanin
00:03:03 un enregistrement audio entre le médecin
00:03:08 qui faisait partie de toute l'équipe des observateurs
00:03:12 et de la Ligue sur place et les pompiers ou le SAMU
00:03:16 faisant très clairement ressortir que le commandement
00:03:19 de gendarmerie qui supervisait la zone de Saint-Sauline
00:03:24 avait effectivement empêché l'accès aux secours
00:03:27 et retardé l'accès des secours.
00:03:31 - Le 14 juillet, c'est un vendredi.
00:03:33 La Première ministre promet des moyens massifs
00:03:35 pour protéger les Français.
00:03:36 Les 13 et 14 juillet, deux jours considérés
00:03:39 comme sensibles après les émeutes récentes.
00:03:42 On écoute justement Jordane Bardella,
00:03:44 présidente du RN au sujet d'Elisabeth Borne.
00:03:47 - Si Mme Borne était médecin, on aurait le temps de mourir.
00:03:50 Parce que précisément, on connaît les causes
00:03:53 de la racine de ce qui s'est déroulé dans notre société
00:03:57 et dans notre pays depuis plusieurs jours,
00:03:58 à savoir une politique pénale laxiste,
00:04:01 un affaiblissement continu des moyens donnés aux forces de l'ordre
00:04:03 et bien sûr une politique d'immigration complètement folle
00:04:06 qui a suscité des tensions communautaristes
00:04:09 dans d'innombrables quartiers.
00:04:10 Les moyens donnés aux forces de l'ordre ont été en continuel
00:04:13 en diminution depuis plusieurs années.
00:04:15 Deuxièmement, il faut un sursaut pénal
00:04:17 parce que vous pouvez doter les forces de l'ordre
00:04:18 de moyens conséquents si on ne change pas la politique pénale,
00:04:21 notamment à destination des mineurs.
00:04:22 Et vous savez que nous réclamons un tour de vis en matière pénale.
00:04:25 Un tiers des délinquants interpellés,
00:04:27 des émeutiers interpellés, étaient des mineurs.
00:04:29 - Et Joe Biden est arrivé à Londres pour une visite éclair.
00:04:33 Le président américain a rencontré le Premier ministre.
00:04:35 Vous le voyez, Richie Sounek, pour évoquer le soutien à l'Ukraine.
00:04:38 Il a insisté sur la relation solide comme l'Europe
00:04:41 entre Washington et Londres.
00:04:43 Joe Biden doit à présent rendre visite au roi Charles III.
00:04:46 Et voilà pour l'essentiel.
00:04:49 Thierry, à 13h.
00:04:50 - Merci beaucoup, ma chère Audrey.
00:04:52 Prochain point info, c'est dans une heure.
00:04:53 C'est avec vous ou pas ?
00:04:54 - Exactement, oui, toujours.
00:04:55 - Bon, vous restez fidèle, c'est bien, c'est parfait.
00:04:57 Parle aux Français.
00:04:58 Nous sommes ensemble jusqu'à 15h.
00:05:00 J'accueille avec beaucoup de plaisir Jean-Mécien Poizier
00:05:02 dans l'Institut Vivre Français.
00:05:04 Soyez le bienvenu, Jean.
00:05:05 - Bonjour Thierry.
00:05:06 - Comment allez-vous ?
00:05:07 - Ça va et vous ?
00:05:08 - Oui, très bien.
00:05:09 Et l'été ?
00:05:10 - Très bien.
00:05:11 - Sandra Buisson, journaliste de Police Justice.
00:05:13 On parlera pour débuter cette émission de disparition d'Émile, évidemment.
00:05:18 Jean-Claude Dassier, ravi de vous accueillir.
00:05:21 Jean-Claude, consultant CNews, êtes-vous en forme ce début d'été ?
00:05:23 - Bonjour, j'essaie.
00:05:24 - Très bien.
00:05:25 Et Jonathan Cixous, ravi de vous accueillir également,
00:05:28 journaliste à Causer.
00:05:30 Je le disais donc, on va commencer par prendre la direction
00:05:33 des Alpes de Haute-Provence.
00:05:35 Émile est introuvable depuis samedi.
00:05:38 Un important dispositif a été déployé pour retrouver l'enfant de 2 ans et demi.
00:05:42 On va retrouver tout de suite l'une de nos envoyées spéciales, Stéphanie Rouquet.
00:05:46 Bonjour Stéphanie.
00:05:47 Merci d'être avec nous dans La Parole en français.
00:05:49 Je voulais qu'on fasse un point précis sur les recherches.
00:05:52 Toujours pas de nouvelles du petit Émile pour le moment,
00:05:55 malgré cette forte mobilisation.
00:05:57 - Effectivement.
00:06:02 La solidarité est toujours très active au Vernet.
00:06:05 Spontanément, ce matin, dès 8h du matin,
00:06:08 des dizaines d'habitants, de bénévoles et de randonneurs
00:06:11 sont venus spontanément pour reprendre ces battues.
00:06:15 Des battues qui sont encadrées par les autorités.
00:06:18 Ces bénévoles sont dispatchés par petits groupes
00:06:20 et ils sont envoyés dans des zones précises
00:06:22 pour pouvoir ratisser ces secteurs.
00:06:24 Et ce matin, j'ai pu assister à une de ces battues
00:06:26 avec des bénévoles, 60-70 personnes,
00:06:29 arpenter une prairie, puis une colline.
00:06:32 Ils avançaient en ligne méticuleusement,
00:06:35 ils avançaient doucement, chacun avait un bâton.
00:06:38 Ils retournaient chaque tas d'herbe,
00:06:41 ils inspectaient chaque buisson à la recherche d'une éventuelle trace.
00:06:44 Il faut savoir que cette zone où j'ai pu assister à cette battue,
00:06:47 c'est une zone stratégique, car elle se situe juste en dessous
00:06:50 de la maison des grands-parents du petit garçon.
00:06:53 Sachez qu'il y a une autre zone aussi
00:06:55 où les recherches sont privilégiées.
00:06:57 C'est une forêt qui est de l'autre côté de la maison des grands-parents.
00:07:00 C'est une forêt où Emile avait l'habitude d'aller jouer,
00:07:04 car dans cette forêt, il a sa cabane.
00:07:07 - Merci beaucoup Stéphanie Hervouckier.
00:07:09 N'hésitez pas à intervenir si vous avez du nouveau.
00:07:13 Avec nous, en direct, François Balik, maire de la commune.
00:07:19 François Balik, merci d'être avec nous.
00:07:21 Vous étiez mon invité hier, dans le cadre de Mini-News.
00:07:24 J'aimerais savoir quel est votre état d'esprit
00:07:26 un peu plus de 24 heures après la disparition du petit Emile.
00:07:30 - Bonjour.
00:07:32 On est passé de l'inquiétude à...
00:07:36 On est plus que préoccupé, car le temps passe.
00:07:41 Ça fait bientôt 48 heures que Emile a disparu.
00:07:49 On le cherche.
00:07:51 Dieu sait que les moyens de recherche sont très importants.
00:07:54 On les a encore étendus ce matin au niveau du périmètre
00:07:57 et de l'intensification des recherches,
00:07:59 notamment avec des équipes signifiées,
00:08:01 les gendarmes, les bénévoles.
00:08:03 Il y a deux fois plus de bénévoles aujourd'hui qu'hier.
00:08:05 Et rien.
00:08:06 C'est quand même surprenant, étonnant,
00:08:10 et surtout très inquiétant,
00:08:12 parce que Emile a déjà passé deux nuits dehors.
00:08:18 C'est un bout de chou, deux ans et demi.
00:08:21 - Vous êtes pas assez à vous concentrer ?
00:08:25 - Les minutes comptent.
00:08:27 - Oui, les minutes comptent.
00:08:29 Et ce que disait Stéphanie Rouquier,
00:08:31 c'est qu'il y a une énorme mobilisation des villageois.
00:08:35 Tout le monde est mobilisé dans votre commune, évidemment.
00:08:37 - C'est vrai.
00:08:38 Je vais encore me signaler un lieu où peut-être on n'aurait pas vu.
00:08:42 J'y vais.
00:08:43 Je passe mon temps.
00:08:44 Les gens disent peut-être qu'on n'a pas vu là,
00:08:46 parce que les gens ont la mémoire.
00:08:47 C'est quand même pas un espace...
00:08:50 On pense qu'il a pu se réfugier dans une construction,
00:08:55 un petit cabanon.
00:08:57 J'y vais encore là maintenant.
00:08:59 Vraiment, tout est ratissé.
00:09:01 C'est étonnant.
00:09:03 Moi, j'étais convaincu samedi qu'au bout d'une heure,
00:09:06 on le trouverait.
00:09:08 Beaucoup de gamins échappent à la surveillance de leurs parents.
00:09:10 Leurs grands-parents les retrouvent tout de suite.
00:09:12 C'est déjà arrivé.
00:09:13 Là, c'est plus une inquiétude, c'est l'angoisse.
00:09:16 Maintenant, je commence à angoisser.
00:09:18 François Badiq, ce qu'on évoquait tout à l'heure
00:09:20 dans le cadre de Miniliu, c'est qu'à priori,
00:09:23 le petit Émile a été aperçu aussi par des habitants
00:09:25 dans la rue du village.
00:09:27 On se posait aussi la question,
00:09:28 pourquoi on ne l'a pas pris par la main tout de suite,
00:09:30 évidemment, parce que vous êtes une petite commune,
00:09:32 même si tout le monde se connaît.
00:09:34 Je ne sais pas, ça aurait pu être également un réflexe,
00:09:37 mais la dernière fois, des personnes l'ont aperçu
00:09:39 dans la rue du village, c'est ça ?
00:09:41 Oui, mais moi, je l'explique aisément
00:09:45 par la configuration du hameau du Auvergné,
00:09:50 c'est un peu un village, c'est un hameau,
00:09:52 c'est un cul-de-sac.
00:09:53 Il n'y a aucun danger, à priori, au niveau des véhicules.
00:09:57 Donc, je dirais que tous les enfants sont placés
00:10:01 sur la surveillance collective des villageois.
00:10:04 Donc, ça ne m'étonne pas plus que ceux qui l'ont vu,
00:10:08 ceux qui l'auraient vu,
00:10:09 parce que moi, je n'ai pas eu accès à leur déposition.
00:10:12 Je ne sais pas dans quelles circonstances ça peut être décrit,
00:10:16 mais moi, je comprends que les gens aient pu laisser
00:10:21 cet enfant jouer, parce qu'il n'y a aucun danger.
00:10:24 Ce serait dans le village principal, là où j'habite,
00:10:29 c'est peut-être différent,
00:10:30 parce qu'il y a le risque de passage de voiture.
00:10:33 Alors qu'ici, on a un cul-de-sac,
00:10:35 il n'y a que les habitants du Auvergné qui viennent là.
00:10:37 Donc, on sait qu'il y a pas mal d'enfants dans l'Auvergné.
00:10:43 - Et ce que vous me disiez hier, c'est qu'Emile marche très,
00:10:46 très bien pour un petit garçon de deux ans.
00:10:49 - Oui, c'est vrai.
00:10:50 La famille est connue comme étant une famille de grands marcheurs.
00:10:53 Et son père me disait qu'Emile était déjà un bon marcheur.
00:10:58 Je l'ai indiqué parce que ça aurait pu être un indice
00:11:03 sur le fait qu'il ait pu franchir un peu plus
00:11:08 que ce que franchit d'habitude un enfant de deux ans et demi.
00:11:11 - Et là, c'est une véritable course contre la montre, évidemment.
00:11:14 On le comprend bien, François Baddique.
00:11:16 C'est une véritable course contre la montre.
00:11:18 - Là, le temps est impitoyable.
00:11:20 Vous savez, c'est un adulte qui a une certaine vie.
00:11:24 Un enfant comme Emile, c'est très bref.
00:11:28 Il peut résister sans eau, sans nourriture.
00:11:33 Deux nuits dehors, les nuits sont beaucoup moins froides qu'en hiver,
00:11:36 mais elles sont quand même fraîches.
00:11:38 La température tombe à 10 degrés.
00:11:41 Donc cet enfant, il a quand même pris deux nuits à passer dehors.
00:11:45 - Et les recherches, ce sera ma dernière question, évidemment.
00:11:48 Les recherches s'étendent jusqu'où, maintenant, François Baddique ?
00:11:52 - Elles ont été étendues dans le périmètre.
00:11:54 Le périmètre a été élargi.
00:11:55 Il était déjà très large.
00:11:56 Il était élargi de plusieurs kilomètres.
00:11:59 Après, c'est aberrant.
00:12:02 On ne peut pas quand même de cinq et demi et puis s'éloigner autant.
00:12:08 Mais c'est quand même chaud, aujourd'hui.
00:12:11 C'est le dernier espoir qu'on a de le retrouver vivant sur la commune,
00:12:17 autour du village.
00:12:19 - Merci beaucoup, François Baddique.
00:12:21 Je rappelle que vous êtes le maire de la commune de Vernez.
00:12:25 Je sais que vous avez pris beaucoup de votre témoignage.
00:12:27 Je vais devoir accepter de témoigner dans la parole aux Français.
00:12:29 On fait un point rapide, Sandra Buisson, sur tous les moyens
00:12:32 qui ont été mis en place, l'organisation, etc.
00:12:34 Racontez-nous.
00:12:35 - Oui, effectivement.
00:12:36 Ce matin, les équipes de recherche sont reparties du point zéro,
00:12:39 du plus près de l'endroit où Emile a disparu.
00:12:42 Et avec l'entière collaboration des habitants,
00:12:45 les jardins des voisins ont pu être inspectés,
00:12:48 me disait en fin de matinée une source proche du dossier.
00:12:50 Dès 5h ce matin, un hélicoptère a survolé le périmètre
00:12:53 avec une caméra thermique pour tenter de détecter la présence de l'enfant
00:12:57 avant que la chaleur de l'été n'empêche l'appareil d'être efficace.
00:13:01 À 6h, un chien, Saint-Hubert, a de nouveau tenté de retrouver
00:13:04 la trace du petit garçon.
00:13:06 Plusieurs équipes sinophiles vont se relayer toute la journée.
00:13:10 Des équipes de pompiers et de gendarmes, équipes sinophiles.
00:13:15 Ça va se passer sur un périmètre qui a été élargi
00:13:18 à un rayon de 5 km autour du lieu de la disparition.
00:13:22 Des gendarmes parcourent également la zone sur des motocross
00:13:25 parce que vous avez vu que la difficulté de ce terrain montagneux
00:13:28 c'est qu'il est très escarpé à tel point que le PGHM a été mobilisé,
00:13:31 le peloton de gendarmerie de Haute-Montagne.
00:13:33 - Et sur l'enquête ?
00:13:35 - Sur l'enquête, on sait que ces grands-parents ont signalé
00:13:37 la disparition de leur petit-fils.
00:13:39 Il était 18h, ensuite il y a ces deux témoignages
00:13:41 dont vous a parlé le maire.
00:13:43 Ces deux personnes du hameau qui l'ont vu quitter la résidence
00:13:46 de ses grands-parents marchaient dans cette rue qui descend dans le hameau.
00:13:50 Il y a seulement 25 habitants à l'année.
00:13:53 Les chiens-pisteurs ont marqué hier à plusieurs endroits
00:13:56 mais il n'y a toujours pas de trace de l'enfant.
00:13:58 Il faut dire que l'enquête est plus compliquée que pour un adulte
00:14:01 et puis parce que c'est un petit hameau, il vous l'a dit,
00:14:04 en cul-de-sac, il n'y a pas de caméra de surveillance.
00:14:06 Bien évidemment, c'est un petit garçon de 2 ans et demi,
00:14:08 donc pas de téléphone, pas de possibilité de tracer
00:14:11 un appareil téléphonique.
00:14:13 Selon nos informations, selon le procureur que nous avons contacté ce matin,
00:14:19 les enquêteurs travaillent sur toutes les hypothèses
00:14:21 mais aucun élément à cette heure n'étaye la commission d'une infraction
00:14:26 comme un enlèvement par exemple.
00:14:27 Il n'y a pas d'élément pour l'instant qui va dans ce sens.
00:14:30 Merci de toutes ces précisions.
00:14:32 Dans quelques instants, on sera avec Stéphane Clerget
00:14:35 qui est psychiatre.
00:14:37 Mais d'abord, j'aimerais faire un petit tour de table
00:14:39 avec mes invités avant de retrouver Stéphane Clerget.
00:14:41 Jean-Attent Sixion, on l'a évoqué, cette histoire est dramatique,
00:14:44 cette disparition de son petit Émile.
00:14:47 On croise les doigts évidemment.
00:14:49 Bien évidemment, c'est dramatique.
00:14:51 On pense d'abord malheureusement toujours au pire,
00:14:54 en souhaitant que ça n'arrive pas.
00:14:57 On pense aussi à l'angoisse de la famille, à l'angoisse des parents.
00:15:01 Je pense aux grands-parents aussi, puisqu'en fait il était placé
00:15:03 sous la garde des grands-parents, vous imaginez ?
00:15:05 À la vigilance des grands-parents précisément.
00:15:08 Ensuite, un point positif, parallèlement à la mobilisation exemplaire
00:15:12 à laquelle on assiste, c'est qu'on sait néanmoins que les enfants,
00:15:16 parfois de très jeunes enfants, ont des capacités physiques
00:15:19 qui nous surprennent.
00:15:21 Capacités physiques à vivre, livrées à eux-mêmes,
00:15:24 dans des environnements hostiles.
00:15:26 On l'a vu il n'y a pas si longtemps, c'est en Colombie.
00:15:28 Les enfants étaient plus âgés et il y avait une petite ado qui les...
00:15:32 C'est important aussi.
00:15:34 On les a retrouvés un mois et demi après, à voir séjourner dans la jungle,
00:15:37 sans problème physique.
00:15:39 40 jours.
00:15:41 Voilà, 40 jours.
00:15:43 C'est néanmoins un peu plus accueillant qu'une jungle tropicale.
00:15:47 Là, ça arrête la comparaison.
00:15:49 Mais je pense qu'en plus on nous dit qu'ils marchent bien,
00:15:52 ça arrive, les petits enfants qui savent se balader.
00:15:56 C'est le point positif que je retiens, à titre personnel.
00:15:59 C'est que la capacité physique d'un enfant en bonne santé
00:16:02 peut parfois être bien supérieure à celle d'un adulte en bonne santé.
00:16:06 - Jean-Claude Dassier.
00:16:08 - C'est l'espoir, c'est vrai.
00:16:10 Je trouvais, je trouve toujours cette disparition très mystérieuse et inquiétante.
00:16:14 Mais j'ai été entamé, je dois dire, par les déclarations du père
00:16:17 et reprises par le maire du village,
00:16:20 qui disent que cet enfant était un bon marcheur.
00:16:22 - Famille de marcheur.
00:16:24 - Il a 2 ans et demi.
00:16:26 Il y a certes l'exemple heureux des disparus de la jungle.
00:16:30 Je ne sais pas si on peut vraiment faire la comparaison.
00:16:34 Je souhaite évidemment de tout cœur qu'on le retrouve avant ce soir
00:16:39 sinon, il faut peut-être penser, même si c'était un mot, même s'il n'y a pas de voiture,
00:16:45 à une disparition d'un tout autre ordre.
00:16:49 Je ne vois pas un enfant de 2 ans et demi aller au-delà de 4 ou 5 kilomètres.
00:16:53 Ça me paraît infusé.
00:16:56 - Même si c'est un bon marcheur.
00:16:57 - Est-ce qu'il est mal tombé ? Est-ce qu'il a fait une mauvaise rencontre ?
00:17:00 J'espère de tout cœur que nous saurons ce soir.
00:17:02 - C'est ce que nous disait Sandra pour le moment.
00:17:04 Il n'y a aucun élément de toute façon pour le moment qui étaye tout cela.
00:17:07 Jean-Mécien.
00:17:08 - Ecoutez, moi, toute cette hypothèse, moi, je la prends,
00:17:12 mais elle part quand même d'un même élément qui est que l'enfant s'est perdu.
00:17:17 Alors évidemment, s'il s'est perdu, tout ce qu'on vient d'entendre est tout à fait possible.
00:17:21 Encore qu'il ne faut pas exclure effectivement un accident, une chute dans un ravin.
00:17:26 Il paraît qu'en plus des ravins, cette région a beaucoup de cours d'eau.
00:17:29 Donc bon, tout ça reste possible.
00:17:34 Maintenant, si vous voulez, un enfant qui se perd de cet âge-là, en tout cas,
00:17:37 c'est quand même très étonnant que 48 heures après et au vu des moyens déployés,
00:17:42 il ne soit pas retrouvé, s'il est juste perdu.
00:17:45 Donc ça laisse quand même ouverte la piste d'une mauvaise rencontre ou d'un enlèvement.
00:17:51 Vous savez, c'est battu.
00:17:53 Quand je regarde ces battus, ces recherches, etc.,
00:17:56 je ne peux pas m'empêcher de penser à d'autres affaires
00:17:58 où évidemment les gens étaient mobilisés, il y a eu des battus, des recherches
00:18:01 et où malheureusement l'issue a été totalement imprévue et imprévisible et stupéfiante.
00:18:08 Donc j'espère que nous ne sommes pas dans ce cas-là.
00:18:10 J'espère de tout cœur qu'on va retrouver ce petit bout de chou,
00:18:13 parce qu'évidemment, je pense aux grands-parents et à ses parents
00:18:18 qui doivent être en cet instant effondrés, angoissés.
00:18:23 C'est quelque chose qu'on ne souhaite à personne de vivre.
00:18:27 Mais en même temps, malheureusement, je pense que le champ des possibles est complètement ouvert,
00:18:32 y compris celui du pire, celui du meilleur aussi.
00:18:35 Mais en tout cas, il ne faut s'interdire aucune piste
00:18:38 si on veut évidemment pouvoir se donner les moyens de connaître la vérité de ce qui s'est passé
00:18:42 et de où est cet enfant.
00:18:44 Alors avec nous, je le disais, Stéphane Clerget qui est psychiatre.
00:18:47 Merci d'être avec nous Stéphane Clerget, je voulais vous avoir
00:18:49 parce que justement, on l'évoquait avec mes invités,
00:18:52 ce petit bout de chou, il a deux ans et demi.
00:18:54 Qu'est-ce qui peut bien se passer dans sa tête, puisque sans abissons l'évoquer sur ce plateau,
00:18:59 on est plutôt sur un gamin qui est parti, qui marche bien, nous le dit-on.
00:19:04 Qu'est-ce qui peut se passer dans sa tête quand on a deux ans et demi ?
00:19:08 Quand on a deux ans et demi, on pense que les parents ou les substituts parentaux savent tout
00:19:14 et savent à la limite nous retrouver.
00:19:17 Donc à deux ans et demi, on attend d'être retrouvé
00:19:22 et on pense que quelqu'un va venir où que l'on soit.
00:19:26 Donc il y a cette attente-là.
00:19:29 Maintenant, à deux ans et demi, on est très fragile physiquement
00:19:32 et même si on peut tenir plusieurs jours sans manger,
00:19:36 il est difficile pour un enfant de deux ans et demi de tenir plus de trois jours sans boire.
00:19:42 Donc surtout avec 30 degrés et on sait que les enfants justement, à cet âge-là,
00:19:48 sont beaucoup plus sensibles que les adultes à la déshydratation
00:19:51 et qu'il suffit de 15% de déshydratation pour que l'enfant puisse tomber dans le coma.
00:19:58 Donc on imagine difficilement deux jours et deux nuits sans boire
00:20:02 sans que l'enfant soit conscient et mobile.
00:20:05 Donc on peut imaginer qu'il est quelque part, mais certainement assoupi quelque part.
00:20:13 On n'imagine pas qu'il puisse encore se déplacer après deux jours sans boire.
00:20:17 Alors après, on entend qu'il y a des cours d'eau.
00:20:19 Il est tout à fait possible à deux ans et demi, s'il est habitué à la nature,
00:20:23 habitué à faire des marches, qu'il s'arrête auprès d'un cours d'eau pour s'abreuver.
00:20:28 Ce serait effectivement le plus grand désespoir qu'on pourrait avoir.
00:20:33 Et puis c'est vrai aussi, Stéphane Clerget, on l'évoquait dans ma précédente émission,
00:20:38 dans le cadre de Win News, il y a deux attitudes.
00:20:41 Il y a le gamin qui va pleurer tout de suite parce qu'il a perdu ses parents,
00:20:46 et qui va crier, qui va pleurer. Et puis il y a l'autre attitude du gamin,
00:20:50 un peu plus curieux, moins craintif, et qui évidemment,
00:20:56 et là on l'évoquait avec le maire de la commune, c'est une famille de marcheurs.
00:21:00 Donc ce petit bout de chou marchait, et marchait plutôt pas mal.
00:21:04 Et donc il y a ces deux scénarii-là aussi.
00:21:06 Et c'est vrai que souvent, un gamin qui perd ses enfants, qui perd ses parents,
00:21:11 a plutôt tendance à pleurer, à crier, etc.
00:21:14 Là, visiblement, ce n'est pas le cas.
00:21:16 Oui, enfin, deux jours et demi sans voir ses parents,
00:21:19 c'est quand même très long pour un enfant de cet âge-là.
00:21:21 Et la nuit tombant, on imagine difficilement qu'il reste sans pleurer.
00:21:27 S'il rencontre aucun homme qui vive, a priori, la nuit tombant,
00:21:31 il va pleurer, il va attendre.
00:21:33 Et encore une fois, aujourd'hui, il est probablement assoupi, endormi.
00:21:39 Et ce qui rend évidemment la recherche aussi difficile,
00:21:42 parce qu'il a pu s'assoupir, s'endormir, dans un endroit difficile d'accès
00:21:48 ou difficilement visible, vu la taille d'un enfant de deux ans et demi.
00:21:54 – Écoutez, merci mille fois pour toutes ces précisions.
00:21:58 Et encore une fois, on croise des doigts.
00:22:00 On espère qu'effectivement, que le petit Émile
00:22:03 aurait pu se substanter auprès des rivières, etc. et des cours d'eau.
00:22:07 Et qu'on le retrouve, et qu'il s'endorme comme vous l'avez évoqué,
00:22:11 qu'il ait pu s'endormir, etc.
00:22:12 Merci mille fois Stéphane Clarget.
00:22:14 Jean-Claude, un dernier mot sur cette affaire ?
00:22:17 – Ça ne me rend pas beaucoup plus optimiste.
00:22:20 Parce qu'effectivement, c'est un point sur lequel on a peu parlé jusqu'à présent.
00:22:24 Mais deux jours passés, ou bientôt deux jours, sans boire, sans manger,
00:22:31 même avec l'esprit d'aventure, et le souci d'aller découvrir le monde,
00:22:35 à deux ans et demi, j'ai un peu d'inquiétude.
00:22:40 Encore une fois, j'espère de tout cœur me tromper.
00:22:42 Et que dans les minutes qui viennent, on va le retrouver quelque part,
00:22:46 je l'espère en bonne santé.
00:22:48 – Allez, on va marquer une pause, on a fait le tour pour le moment.
00:22:51 Et puis n'hésitez pas, Sandra Buisson, à revenir dès que vous avez
00:22:54 la moindre information.
00:22:56 La parole en français, c'est jusqu'à 15h.
00:22:59 On marque une première pause, et on se retrouve,
00:23:01 on parlera des inquiétudes avec le 14 juillet.
00:23:04 Et puis certains m'aient accompli des décisions.
00:23:07 Il n'y aura pas de feu d'artifice, etc.
00:23:08 Le 14 juillet va être un petit peu moins sympa cette année, Jean-Claude.
00:23:12 – On verra.
00:23:13 – On verra.
00:23:14 Allez, on marque une pause, on se retrouve.
00:23:15 – Allez, bienvenue, c'est la parole en français,
00:23:21 horaire d'été, c'est la grille d'été qui commence aujourd'hui sur CNews.
00:23:24 Tout est chamboulé, 13h-15h, avec nous, Jean Messia, Jonathan Sixsou,
00:23:29 Jean-Claude Dassier, au second de sa forme, Florian Tardif.
00:23:33 – C'est vite dit.
00:23:35 – J'essaie.
00:23:36 – C'est joué, mais moi aussi.
00:23:38 – Mais toujours en forme.
00:23:40 – Mais toujours.
00:23:41 – Oui, je suis d'une forme, d'un niveau égal.
00:23:43 – Égal, métal.
00:23:44 – Métal, on n'aime pas.
00:23:45 – Métal, non, mais voilà.
00:23:47 – Une forme explosive.
00:23:48 – Ouais, j'essaie.
00:23:49 On va parler du 14 juillet, messieurs.
00:23:52 Vous avez remarqué, il y a une manque de présence féminine sur ce plateau.
00:23:55 Je dis ça, je dis rien.
00:23:56 – Oui.
00:23:57 – Vous n'avez pas son délégeant.
00:23:58 – On n'est pas avec des délégeants.
00:23:59 – Voilà, c'est ça.
00:24:00 Ce n'est pas le thème que je vous propose.
00:24:03 C'est le thème du 14 juillet et de cette inquiétude de certains maires.
00:24:08 La fête aura une saveur, semble-t-il, différente dans certaines communes.
00:24:13 Dans quelques instants, on sera avec le maire de Montargis, Benoît Dijon,
00:24:17 qui a, lui, tout simplement décidé d'inténier le fait d'artifice.
00:24:20 Il nous dira pourquoi, mais il n'est pas le seul.
00:24:23 On va regarder ce reportage et on en parle ensemble.
00:24:26 C'est un reportage de Sacha Robin et de Thibaut Marcheteau.
00:24:31 – Interdiction de la vente, du port et du transport de mortiers d'artifice jusqu'au 15 juillet
00:24:36 ou des moyens annoncés massifs pendant ces jours sensibles.
00:24:39 Le gouvernement veut rassurer les Français à l'approche de la fête nationale, mais sans convaincre.
00:24:44 – Je pense que ça ne sert pas à grand-chose.
00:24:46 – Pourquoi ?
00:24:47 – Parce que je pense que ceux qui ont des mortiers de feux d'artifice,
00:24:53 ils obtiennent ça facilement, en fait.
00:24:56 – Ils n'y arriveront pas. On en trouve sur Internet, ils veulent interdire ça,
00:25:02 mais c'est une VPN et ils ne contrôlent pas les colis, donc il y en aura quand même.
00:25:09 – C'est bien sur le papier de dire qu'ils vont plus réguler,
00:25:12 mais je pense que dans les faits, ça ne sert pas forcément à grand-chose.
00:25:15 – Quelques jours seulement après les émeutes suite à la mort du jeune Nahel,
00:25:19 le risque de nouvelles tensions est élevé.
00:25:21 Le nombre de forces de l'ordre déployées sur le territoire s'annonce important.
00:25:25 – Je pense qu'il y aura plus de 45 000 policiers et gendarmes
00:25:28 qui seront à nouveau mobilisés puisque d'ores et déjà,
00:25:30 sur les plans de repos et sur l'organisation de la prise de service des policiers,
00:25:34 on nous a demandé d'avoir le même rythme que celui qu'on avait lors de la sorte des émeutes.
00:25:38 – Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, doit revenir plus en détail
00:25:42 sur les moyens mobilisés partout en France pour assurer la sécurité lors de la fête nationale.
00:25:47 – La voix de Thibault Marchotto s'est transformée en Karine Boutelou,
00:25:51 mille excuses, vous l'avez rectifiée vous aussi.
00:25:55 Tout de suite, nous sommes en direct avec le maire de Montargis, Benoît Dijon,
00:26:00 ravi de vous accueillir, je vous ai déjà eu sur mon plateau,
00:26:04 Benoît Dijon, vous n'avez pas changé d'avis ?
00:26:07 – Non, non, écoutez, notre décision a été prise.
00:26:11 – Elle est ferme et définitive.
00:26:13 – Nous avons la fête habituelle de jeudi soir à 20h30,
00:26:16 on fait une revue avec les pompiers, forces de l'ordre et tout le monde,
00:26:19 et puis ça s'arrête après, d'habitude il y a le feu d'artifice et les balles,
00:26:23 et bien là on a annulé la partie festive.
00:26:25 Vous savez, il faut qu'on déploie la ville en vigie pirate,
00:26:27 c'est-à-dire remettre des tonnes de plots de béton pour protéger la ville,
00:26:31 faire travailler la police, la gendarmerie, la police municipale, les services techniques,
00:26:35 et puis les pompiers, il faut être là pour assurer la fin de soirée,
00:26:39 il y a toujours des tirs de mortier, alors ça suffit,
00:26:41 on en a un petit peu assez depuis une dizaine de jours,
00:26:44 et on préfère le calme cette année, et puis un petit peu de respect
00:26:47 par rapport aux gens qui souffrent encore, car il y a des gens qui ont tout perdu,
00:26:50 des commerçants, des locataires, des propriétaires,
00:26:54 ces gens-là ne comprendraient pas trop qu'on fasse la fête sous leur nez,
00:26:57 ils ont des soucis autres à régler, et nous aussi.
00:27:00 – Vous n'avez pas le sentiment que certains peuvent dire dans votre commune,
00:27:02 "ben voilà, il se plie devant les émeutiers" ?
00:27:06 – Non, non, on ne se plie pas devant les émeutiers,
00:27:08 parce que les émeutiers, on est en train de les attraper tous, un par un,
00:27:11 vous savez, on a eu le principal qui a mis le feu à la pharmacie,
00:27:13 il a été débusqué, il a été attrapé, le préjudiciaire a fait son boulot,
00:27:16 et je vous assure qu'on a des enregistrements de vidéos
00:27:19 qui nous permettent pendant l'année qui vient de les prendre un par un,
00:27:22 tous les mois, on ira les chercher, j'ai vu ça avec le commissaire,
00:27:25 et tout le monde va s'y mettre parce qu'on va faire payer à tout le monde ce qu'ils ont fait.
00:27:29 On les voit répéter plusieurs fois leur forfait, avec une téléphonie,
00:27:33 avec Micromagna, avec d'autres boutiques,
00:27:36 et là je peux vous dire qu'on va les chercher un par un,
00:27:38 ils sont tous du coin, on les connaît, on en connaît un certain nombre,
00:27:41 ils ont été connus, reconnus, ils sont connus, et on va s'en occuper, croyez-moi.
00:27:45 - Je vous garde avec nous, Benoît Dijon, sur le clôt de la scie, ça vous inspire quoi,
00:27:49 ces maires qui décident de ne pas s'éléver ?
00:27:51 - Une contargie, on l'appelle la Venise du Gatinet, c'est une très jolie ville moyenne,
00:27:57 moi je comprends la position du maire qui est exaspérée,
00:28:01 qui en a assez, qui pense à ses commerçants,
00:28:05 on est loin quand on l'écoute de l'apaisement
00:28:08 que politiquement le président de la République a essayé de nous promettre,
00:28:13 on le souhaitait tous évidemment, cet apaisement,
00:28:16 j'espère qu'il va se réaliser concrètement lors de cette fête du 14 juillet,
00:28:22 mais enfin, j'observe aussi, j'écoute un certain nombre de déclarations d'inquiétude,
00:28:28 quand on mobilise 45 000 forces de l'ordre, diverses et variées,
00:28:33 pour fêter ce qui est la fête de la République tout de même,
00:28:37 le 14 juillet 1989,
00:28:39 c'est pas tout à fait une date hasardeuse ou qui a un intérêt moyen,
00:28:48 c'est une très grande date, la France fait la fête tous ces soirs-là,
00:28:52 si une fois encore, je ne souhaite évidemment pas,
00:28:56 si une fois encore ça se termine avec les violences, mon Dieu,
00:29:01 que l'on a connues d'une manière absolument incroyable et inacceptable il y a quelques jours,
00:29:06 là le gouvernement a déjà un gros problème,
00:29:09 et il va en avoir un plus important encore,
00:29:13 ça voudra dire que, si ça se passe mal le 14 au soir,
00:29:17 ça voudra dire au fond que le contrôle de la machine étatique a disparu,
00:29:23 qu'il n'est plus capable de, encore une fois, c'est pas ce que je souhaite,
00:29:27 et j'espère que les Français pourront mettre le nez dehors,
00:29:30 pourront se promener, peut-être pas à Montargis...
00:29:32 - On va danser au bal des sapeurs-pompiers, cher à Emmanuel Macron...
00:29:36 - A Montargis il n'y aura pas, mais dans d'autres villes je pense qu'il y aura,
00:29:40 et j'espère qu'on va pouvoir passer un 14 juillet tranquille.
00:29:43 Reconnaissons tout de même, tous, une petite pointe d'inquiétude,
00:29:46 en écoutant les infos le soir du 14.
00:29:50 - Jean-Attend-Cixous et Jean Messiaen.
00:29:52 - Ce qui est cocasse, c'est que ce 14 juillet marquait effectivement la fin des 100 jours
00:29:56 d'apaisement et d'ordre républicain, souhaité par Emmanuel Macron,
00:30:00 - Le 10 et dans 4 jours.
00:30:02 - Je constate, je ne l'ai pas découvert moi-même,
00:30:06 mais ce sont évidemment des témoignages qui nous sont rapportés du terrain,
00:30:10 l'accalmie dans les quartiers, comme on dit joliment,
00:30:14 ce n'est pas franchement l'État qui l'a rétabli,
00:30:16 mais vraisemblablement les dealers qui veulent reprendre leur trafic.
00:30:20 Donc cette accalmie, cet ordre républicain, il est plutôt l'ordre des dealers pour le moment,
00:30:24 et c'est ça qui est inquiétant, et c'est ça qui montre que ça peut s'embraser de nouveau
00:30:28 à la moindre occasion, même pas la moindre excuse, mais à la moindre occasion.
00:30:32 Et il est à craindre, ce n'est pas que jouer les cassantes, que de dire que forcément,
00:30:38 malheureusement, ce 14 juillet va être l'occasion de voir des feux de voiture
00:30:44 et autres attaques de force de l'ordre, parce que ces petits anges, comme on nous dit,
00:30:50 que l'on voit à l'image, pourraient être passibles de poursuites pour tentatives d'homicide volontaire.
00:30:56 Et puis il y a eu des vols de mortiers, etc.
00:30:58 Des vols de mortiers, par exemple, on sait que ça peut tuer.
00:31:02 Donc si vous voulez, c'est assez regrettable.
00:31:04 Je pense aussi, en entendant et en voyant ce loupé d'Emmanuel Macron,
00:31:08 à ce qu'il nous avait dit à l'issue de son premier quinquennat.
00:31:11 Souvenez-vous, il nous avait dit, en arrivant à l'Élysée, qu'il voudrait être jugé
00:31:16 sur les résultats qu'obtiendra à l'issue de son quinquennat le Rassemblement national.
00:31:20 Sous-entendu, moi je vais faire baisser le RN.
00:31:22 C'est tout l'inverse qui s'est produit et il n'a pas remis ce jugé sur le tapis
00:31:27 au moment de la campagne qui a vu sa réélection.
00:31:31 Jean Messiaen, ça vous a triché, je suppose, j'en suis même persuadé,
00:31:35 que ce 14 juillet soit quelque peu désorganisé dans certains nombres de communes.
00:31:39 Mais vous comprenez cette prise de décision ?
00:31:41 Parce que je reposerai la question à Benoît Dijon, puisqu'il dit qu'il connaît les émeutiers, etc.
00:31:46 Pourquoi en fait, il ne maintient pas ce 14 juillet,
00:31:49 si les émeutiers sont connus, arrêtés, etc.
00:31:52 Excellente question.
00:31:54 C'est dommage, non ?
00:31:55 Il y a deux types de réponses à votre question.
00:31:57 Il y a la réponse conjoncturelle, on va dire, de statique comparatif,
00:32:02 qui consiste à dire, bon, ben voilà, c'est un problème d'insécurité
00:32:06 lié à l'émergence de bandes, d'émeutiers, etc.
00:32:10 Et puis on se condamne, si vous voulez, à faire une explication circonstanciée du phénomène.
00:32:16 Et puis il y a une autre grille de lecture plus structurelle,
00:32:20 visant à étudier les choses en dynamique de longue période.
00:32:23 Je veux dire par là, pourquoi on ne se pose la question
00:32:28 de la faisabilité du 14 juillet dans la France d'aujourd'hui,
00:32:32 question qu'on ne se posait pas il y a 40 ans, ou il y a 30 ans.
00:32:35 Pourquoi aujourd'hui, le 14 juillet, et pas seulement à Montargis,
00:32:39 parce que vous savez très bien, il y a plein de communes qui réfléchissent
00:32:43 ou qui ont déjà d'ailleurs pris leur décision, de ne pas faire les festivités du 14 juillet.
00:32:48 Pourquoi ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui fait qu'on en est arrivé là ?
00:32:52 Pourquoi ce symbole, non seulement un symbole national, républicain, français,
00:32:57 qui normalement, de lui-même, si nous étions une société homogène,
00:33:02 aurait dû pacifier les exacerbations sociales, si ce n'était que cela.
00:33:07 Mais on voit bien que même ce symbole d'unité nationale qu'est le 14 juillet,
00:33:12 ne parvient pas à écréter, je dirais, les colères,
00:33:17 ne parvient pas en lui-même à apaiser notre nation.
00:33:20 Pourquoi ? Eh bien parce que ça confirme d'une certaine façon
00:33:24 la grille d'analyse que j'avais à l'occasion des émeutes,
00:33:27 dont d'aucuns ont supputé qu'elle n'était que sociale, que économique,
00:33:33 voire parfois architectural, en parlant de l'architecture d'un certain nombre d'ensembles des cités.
00:33:39 Il y a un étage qu'évidemment le gouvernement n'a pas voulu explorer,
00:33:43 qui est l'étage identitaire.
00:33:45 Vous comprenez ? Aujourd'hui, le fait qu'on ne puisse pas fêter le 14 juillet
00:33:49 dans toutes les villes et tous les villages de France,
00:33:52 c'est que nous avons une hétérogénéité de la population française
00:33:57 qui fait que certaines de ces composantes, même si elles sont françaises de nationalité,
00:34:02 ne se reconnaissent pas dans ce symbole national.
00:34:05 On peut d'ailleurs, un peu sur le ton de la provocation,
00:34:07 se demander pourquoi le gouvernement, dans une volonté d'apaisement,
00:34:10 ne propose pas tout simplement de supprimer la fête du 14 juillet
00:34:13 et de la remplacer par d'autres fêtes nationales,
00:34:15 comme on a pu le faire à l'occasion de certaines fêtes chrétiennes.
00:34:18 Je ne vais pas sur le terrain sur lequel vous voulez aller, Jean.
00:34:20 Je préfère me rester sur la route.
00:34:23 La problématique, elle est là.
00:34:25 C'est-à-dire que nous sommes effectivement face à une contestation profonde de la France,
00:34:30 une contestation profonde des symboles français,
00:34:33 qui ont bien sûr un lit de misère sociale, de paupérisation,
00:34:37 mais aussi de non-assimilation.
00:34:39 Et tout ce cocktail donne effectivement un mouvement alter identitaire
00:34:44 que la fête nationale, qui est supposée être le socle qui unifie la nation,
00:34:49 ne parvient même pas à le faire.
00:34:51 Et ça, c'est très inquiétant.
00:34:52 Et ça tombe mal, Flamie Otardif, à quatre jours des 100 jours.
00:34:56 Oui, effectivement.
00:34:57 Ça tombe vraiment mal.
00:34:58 Malheureusement, tous les 14 juillet,
00:35:00 ou même tous les 31 décembre, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre,
00:35:03 on en vient chaque année à compter le nombre de voitures qui sont brûlées,
00:35:07 en tentant de se rassurer, en se disant parfois seulement
00:35:11 tant de voitures ont été brûlées la nuit dernière.
00:35:13 Comprenez qu'il y en a moins que l'année précédente.
00:35:16 Sauf qu'une voiture brûlée, c'est d'ores et déjà problématique,
00:35:20 y compris quand ces voitures sont les voitures qui appartiennent
00:35:24 notamment à la classe populaire qui habite dans ces quartiers.
00:35:30 Ceci étant dit, effectivement, c'est problématique pour Emmanuel Macron
00:35:33 qui souhaitait dévoiler un slogan, celui de la France apaisée,
00:35:37 au terme de ses 100 jours d'apaisement.
00:35:39 C'est ce qu'il avait décrété mi-avril pour tenter d'ouvrir un nouveau chapitre,
00:35:43 après celui consacré aux retraites qui avaient mené le pays
00:35:47 à une profonde crise sociale.
00:35:49 On en a souvent parlé autour de ce plateau.
00:35:52 C'est une nouvelle fois, malheureusement, un pari perdu pour le président de la République
00:35:56 qui souhaitait déplier une feuille de route pour tenter de lancer son quinquennat,
00:36:04 puisqu'il ne souhaitait pas seulement le relancer.
00:36:06 On pouvait dire qu'il souhaitait le lancer puisqu'il n'avait pas vraiment fait campagne
00:36:11 l'année dernière lors de la campagne présidentielle.
00:36:15 Il a de nouveau été percuté à une nouvelle crise,
00:36:18 qui dit-on parfois au sommet de l'État, n'était pas prévisible.
00:36:22 Si, elle était prévisible.
00:36:24 Il y a eu de nombreux acteurs, y compris acteurs politiques,
00:36:27 qui en ont parlé ces dernières années, puisque la situation actuelle découle,
00:36:32 et je le répète assez régulièrement depuis plusieurs jours maintenant,
00:36:36 de choix politiques qui ont été faits dans le passé.
00:36:39 Manque de moyens pour la police, notamment.
00:36:43 Manque de moyens pour la justice, même s'il y a eu des efforts
00:36:47 qui ont été faits, et il faut le reconnaître, sous la présidence d'Emmanuel Macron.
00:36:50 Et on n'a pas su désenclaver malheureusement ces quartiers.
00:36:53 On va retrouver Benoît Dijon dans quelques instants.
00:36:55 Je me retourne vers vous Jean-Claude Dessy.
00:36:57 Je ne sais pas si vous vous souvenez, on est partis de la même maison,
00:36:59 en même groupe, et qu'à une époque, on avait pris la décision
00:37:01 de ne plus communiquer les soirs du Nouvel An,
00:37:03 le nombre de voitures qui brûlaient, pour évidemment éviter la surenchère.
00:37:06 C'était encore une de mes idées idiotes, ça.
00:37:08 Non mais je vous la rappelle. Je vous la rappelle, vous vous souvenez de ça ?
00:37:11 Oui, il a tout à fait raison notre ami, c'est que c'est devenu un test.
00:37:14 Ah, ben il y a un peu plus de voitures.
00:37:16 L'augmentation n'est pas très importante, on est en progrès.
00:37:19 Oui, on avait décidé ça.
00:37:20 Je vais vous dire, on est dans une situation en France, je ne sais plus qui a dit ça,
00:37:24 où on ne veut pas voir ce que l'on voit.
00:37:27 Je répète, on ne veut pas voir ce que l'on voit.
00:37:30 Et ça tient complètement dans la phrase du monsieur Darmanin,
00:37:36 du ministre de l'Intérieur, qui a dit l'autre jour,
00:37:38 mais comment, ce n'est pas un phénomène identitaire.
00:37:41 Il y avait des Kévin et il y avait des, je ne sais plus quel second,
00:37:44 Mathéo, il y avait des Kévin et des Mathéo.
00:37:47 Oui, c'est ce que certains chauffeurs de taxis mal intentionnés,
00:37:53 qui ont de mauvaises idées dans la tête, disent parfois,
00:37:56 ce sont des Français papiers.
00:37:58 Moi, je ne reprends pas cette formule à mes yeux.
00:38:00 Mais c'est quand même une curieuse façon de se comporter,
00:38:04 de ce qu'on a vu au cours de ces derniers jours.
00:38:07 Et tant qu'on ne voudra pas voir les réalités et regarder en l'air,
00:38:12 quand on dit, mais non, ça n'a rien à voir avec l'immigration,
00:38:15 ça n'a rien à voir avec les phénomènes identitaires
00:38:17 qui nous agitent beaucoup dans ce pays,
00:38:20 eh bien, je crains que les problèmes perdurent et subsistent.
00:38:24 - Benoît Dijon, je vous écoutais avec attention tout à l'heure,
00:38:30 mais est-ce qu'on ne peut pas,
00:38:32 et je ne prenais pas comme une provocation de ma part,
00:38:34 mais le fait que vous ayez répertorié, je le disais,
00:38:38 tous ces émeutiers, etc.
00:38:40 Est-ce qu'on ne peut pas vous dire, tiens, c'est un aveu de faiblesse
00:38:42 de notre maire de dire, on se plie effectivement face à ce vox populi ?
00:38:48 - Non, le problème qu'on a au commissariat, il est fondamental,
00:38:51 c'est qu'il nous manque 32 policiers municipaux nationaux.
00:38:54 Il y a trois ans, on était 122,
00:38:56 au commissariat de police de Montargis.
00:38:58 Aujourd'hui, on est 90.
00:39:00 Et les nouvelles pour l'hiver ne sont pas bonnes,
00:39:02 il y a encore 8 ou 9 départs de prévus.
00:39:04 Il y aura 4 ou 5 arrivées de l'école.
00:39:07 On perd des OPJ, l'officier de police judiciaire,
00:39:09 qui permettent de monter les dossiers pour les amener devant la justice.
00:39:11 Alors la police nationale à Montargis se paralyse de plus en plus.
00:39:16 Et c'est vrai que malgré que le procureur et toute la police judiciaire
00:39:20 est prête à recevoir et le font,
00:39:22 on va être bloqué de plus en plus.
00:39:24 Et on a un jeune commissaire qui se débat comme il peut,
00:39:26 on a une préfète qui fait ce qu'elle peut.
00:39:28 Mais M. Darmanin est sourd, il est devenu sourd là.
00:39:31 Il n'entend plus rien.
00:39:33 – Et vous avez montré peur pour ce 14 juillet ?
00:39:36 – Non, non, non, non, j'ai peur de rien.
00:39:38 Écoutez, ce n'est pas ce qui s'est passé qui nous fait peur.
00:39:41 Ça nous désole, mais il faut qu'on ait des moyens en face.
00:39:44 La préfecture met une heure pour le rapatrier des moyens quand il y a besoin.
00:39:47 On est à une heure d'Orléans.
00:39:49 Ce n'est pas suffisant quand il y a un déchaînement comme il y a eu l'autre jour.
00:39:52 Ce n'est pas possible.
00:39:53 Il faut qu'on soit un petit peu dans un équilibre.
00:39:55 On avait une certaine autonomie avec ce commissariat et ses 122 membres policiers.
00:39:59 Eh bien là, il faut qu'on retrouve ce chiffre-là.
00:40:02 C'est tout ce qu'on demande à M. Darmanin, on ne demande rien d'autre.
00:40:04 Il pourrait quand même avoir un peu de considération pour des villes comme les nôtres,
00:40:07 à une heure de Paris, où on peut quand même arriver à avoir une certaine tranquillité.
00:40:11 Et on doit avoir cette tranquillité.
00:40:13 – Je vous regarde encore, Jean-Michel.
00:40:15 – Non mais moi je refuse, si vous voulez, d'aborder exclusivement le débat
00:40:19 par la question des moyens.
00:40:21 Parce que vous savez, quand vous avez un incendie qui crame votre maison
00:40:25 et que vous ne coupez pas les carburants qui alimentent l'incendie,
00:40:29 vous avez beau vous plaindre que votre sceau d'eau est trop petit,
00:40:31 votre lance à incendie pas assez puissante, ça n'éteindra pas l'incendie.
00:40:35 Donc il faut commencer déjà par couper ce qui alimente l'incendie
00:40:39 avant en aval de pouvoir discuter de la congruence des moyens
00:40:43 et de l'adaptation des moyens à ceux contre quoi on lutte.
00:40:46 En l'occurrence là, si on part du postulat que la problématique qui se pose
00:40:51 est aussi une problématique migratoire identitaire,
00:40:53 ce que je crois, on est nombreux à croire, à ce moment là,
00:40:57 il faut effectivement commencer par stopper l'immigration,
00:41:00 il faut commencer par avoir une chaîne pénale qui mette hors d'état de nuire
00:41:05 tous ceux qui soit ne foutent rien, soit foutent le bazar, soit les deux.
00:41:09 Vous voyez, il faut traiter le problème et ensuite, parce que qu'est-ce qui se passe ?
00:41:12 Si vous laissez ces problématiques en amont alimenter l'incendie,
00:41:16 si vous mettez un peu plus de force de l'ordre, un peu plus de moyens pour la justice,
00:41:20 ils seront immédiatement submergés par l'ampleur d'un problème
00:41:25 que vous ne traitez pas à la racine.
00:41:27 Ça fait déjà 40 ans qu'on parle de moyens.
00:41:29 Tous les ans on dit "il manque des policiers, il manque des magistrats".
00:41:32 Évidemment, à chaque fois qu'on met des moyens, c'est jamais suffisant.
00:41:35 Tout ça parce qu'on ne traite pas structurellement à la racine le problème.
00:41:38 Bon, Benoît Dijon, je le vois, il hoche la tête, il n'est pas d'accord avec vous.
00:41:42 Il n'est pas du tout d'accord avec vous, Benoît Dijon.
00:41:44 On ne peut pas détabiller le commissariat de police de l'Antarctique,
00:41:46 on perd 30 fonctionnaires de police en deux ans, ce n'est pas normal.
00:41:49 Le rapport de force, c'est d'abord une chose,
00:41:51 et après, les conditions d'accès dans les HLM, je suis d'accord,
00:41:54 cher monsieur Messiaen, mais le problème,
00:41:56 ce n'est pas moi qui fais les règles d'attribution.
00:41:58 Non, mais ce n'est pas pour vous que je parlais.
00:42:00 Oui, mais moi, localement, j'ai un problème à régler.
00:42:02 Donc actuellement, c'est un rapport de force qui existe.
00:42:04 Je comprends tout à fait.
00:42:05 Et ce rapport de force, quand il existe, on n'a pas de problème.
00:42:07 Le haut de la fameuse rue Dorée, il y avait un équipage de police
00:42:10 à 40 mètres en dessous, il n'y a rien eu.
00:42:12 Et tout d'un coup, dès que les 40 mètres étaient passés,
00:42:14 tout a été détruit de manière incroyable.
00:42:16 Donc, là où était la police, il ne se passait rien.
00:42:18 Et on arrivait, j'ai trois policiers municipaux qui ont vidé la mairie,
00:42:22 il y avait 40 émeutiers, ils sont arrivés avec des LBD,
00:42:25 ils ont tiré 7 balles de LBD, et les 40 moineaux sont partis de la mairie.
00:42:29 Donc, c'était la preuve que ce rapport de force, il pouvait protéger les biens.
00:42:32 Alors, on a d'abord protégé les personnes, ce qui est normal,
00:42:35 il n'y a pas eu de blessés, il n'y a pas eu rien du tout,
00:42:37 mais les biens ont été terriblement atteints,
00:42:40 et on aurait eu ces 30 policiers munis.
00:42:42 En plus, on faisait le tour, et puis il n'y avait pas de problème.
00:42:45 Je tiens juste à vous rappeler que moi, je soutiens tous les maires,
00:42:48 monsieur le maire, y compris vous, parce que ça ne doit pas être un travail facile en ce moment.
00:42:51 Ah, ce n'est pas facile en ce moment. Jonathan Cixous.
00:42:53 Monsieur Dijon se félicitait à juste titre tout à l'heure
00:42:56 de l'arrestation de l'incendiaire de la pharmacie de Montargis,
00:43:00 et il nous dit qu'il y aura d'autres arrestations, effectivement,
00:43:03 on peut s'en féliciter, notamment grâce aux vidéos de protection dans les lieux publics.
00:43:09 Néanmoins, il y a eu un exemple assez révélateur de l'état de droit,
00:43:14 malheureux, dans le Nord, c'était à Marc-en-Barreuil,
00:43:17 où sur 11 personnes dont les traces ADN ont été retrouvées sur des mortiers d'artifice,
00:43:22 9 sur 11 ont été libérées dans les heures qui ont suivi leur arrestation,
00:43:28 et alors même qu'elles étaient reconnues, confondues par leur ADN.
00:43:33 Pourquoi ? Parce que le procureur avait oublié une signature en bas d'un document.
00:43:37 Oui, je sais, on en a parlé sur ce plateau.
00:43:39 Et donc, on demande à la justice d'accélérer, pour les comparutions immédiates,
00:43:43 etc. Toute erreur est humaine.
00:43:46 Et là, il y a une sorte d'implacabilité, si vous voulez,
00:43:50 et tous ces incendiaires reconnus, confondus par leur ADN, sont relâchés dans la nature.
00:43:55 Il y a là, malheureusement, un vrai problème qui doit être résolu.
00:43:59 Allez savoir comment, je n'ai malheureusement pas la réponse à vous livrer aujourd'hui.
00:44:02 Allez, on va remercier Benoît Dijon.
00:44:04 Vous fêtez normalement, c'est le 13 juillet ou le 14 juillet, vous, le feu d'artifice ?
00:44:08 Le 13 au soir.
00:44:09 C'est le 13 au soir.
00:44:10 Vous allez faire quoi le 13 au soir, Benoît Dijon, alors ?
00:44:14 Merci.
00:44:15 Vous allez faire quoi le 13 au soir, Benoît Dijon ?
00:44:18 La cérémonie protocolaire, et puis après, on ira boire un coup avec des copains.
00:44:23 Mon conseil municipal voudra boire un petit coup quelque part.
00:44:27 Les terrasses des restaurants seront ouvertes, mais les balles seront interdites.
00:44:31 Ok, merci beaucoup d'avoir témoigné dans la parole aux Français,
00:44:36 et bon courage, Benoît Dijon, maire de…
00:44:39 On va dire Montargy, on ne prononce pas le S.
00:44:41 Montargy, comme Paris, voilà.
00:44:43 Voilà, et les habitants de Montargy, ils s'appellent comment ?
00:44:45 Montargeois.
00:44:46 Madame Dijon m'a téléphoné il y a trois jours pour me dire combien elle aimait Montargy.
00:44:50 Et les habitants de Montargy, c'est les ?
00:44:52 Montargois.
00:44:53 C'est la Venise du gatinet.
00:44:55 Très bien, voilà, c'est important.
00:44:58 Maintenant, on sait où c'est.
00:44:59 Merci beaucoup.
00:45:00 On va marquer une pause, mes amis.
00:45:02 On se retrouve dans quelques instants, après le journal, évidemment.
00:45:06 On parlera de Kylian Mbappé, peut-être un sujet pour vous, mon cher Jean-Claude Bassier.
00:45:11 Je suis désespéré par les propos de Kylian Mbappé, mais on va en parler.
00:45:17 Mais il chute dans les sondages.
00:45:19 Ça ne m'étonne pas.
00:45:20 On en parle.
00:45:21 Allez, vous restez avec nous, Florian aussi ?
00:45:23 Avec plaisir.
00:45:24 Allez, à tout de suite.
00:45:25 Vous êtes toujours les bienvenus, c'est CNews, c'est la parole aux Français.
00:45:32 Heure d'été, nous sommes ensemble encore une heure avec beaucoup de sujets.
00:45:37 On parlera de football, de Mbappé dans quelques instants avec mes invités.
00:45:40 Mais tout de suite, passe à l'info.
00:45:41 Et l'info, c'est Roderick Berthoud.
00:45:43 Les recherches ont repris ce matin au Vernay pour retrouver le petit Emile,
00:45:48 disparu depuis samedi après-midi.
00:45:49 Une mobilisation encore importante où gendarmes et bénévoles s'activent
00:45:53 pour attisser le périmètre de recherche.
00:45:55 Un périmètre d'ailleurs élargi ce matin pour se donner toutes les chances
00:45:59 de retrouver le petit garçon.
00:46:00 Les dernières informations avec Maxime Lavandier et Stéphanie Rouquier.
00:46:04 Des dizaines de bénévoles, en rang serré, ratissent les pentes abruptes de la commune.
00:46:12 Dès 8h, ils ont été autorisés à reprendre les battus.
00:46:15 Déjà fortement mobilisés la veille, 200 bénévoles ont répondu présents ce matin
00:46:20 pour retrouver le petit Emile.
00:46:22 Des bénévoles locaux mais aussi des personnes venues d'autres communes
00:46:25 et départements touchées par cette disparition.
00:46:27 Je viens de Vox près de Manosque. J'ai mon dernier petit-fils qui a bientôt 2 ans
00:46:35 et c'est pour ça, entre autres, que je me suis déplacée.
00:46:39 On est arrivé, les gendarmes nous ont mis en groupe et on est parti dans la vallée.
00:46:46 Dès l'aube, déjà une soixantaine de gendarmes venus de départements voisins.
00:46:49 24 sapeurs-pompiers dont 8 équipes sinophiles sont mobilisés avec l'appui d'hélicoptères.
00:46:54 Le périmètre de recherche a également été élargi à 5 km du domicile des grands-parents.
00:47:00 Avec les heures qui passent, l'inquiétude du maire du village est de plus en plus grande.
00:47:05 Ça fait quand même bientôt 48 heures, il a passé deux nuits d'eau.
00:47:09 Les nuages sont quand même fraîches. On est en altitude, à 1300 mètres d'altitude et on ne comprend pas.
00:47:14 Presque deux jours après le signalement de sa disparition,
00:47:18 les prochaines heures seront déterminantes quant à la poursuite des recherches.
00:47:22 Entre dérapages financiers, irrégularités, absence de politique cohérente,
00:47:26 un rapport de la Cour des comptes critique le mauvais emploi des consultants du privé par l'Etat ces dernières années.
00:47:32 La Cour des comptes, qui appelle l'Etat à clarifier ses règles,
00:47:35 entre 2017 et 2021, les dépenses du Conseil de l'Etat ont triplé.
00:47:40 Et puis cette année, le 14 juillet marquera la fête nationale,
00:47:43 mais aussi la fin des 100 jours d'apaisement fixé par Emmanuel Macron en avril dernier.
00:47:48 À peine sorti de l'épisode des retraites, la France a basculé dans les émeutes avec des voitures brûlées, des commerces pillés.
00:47:55 Le gouvernement d'Elisabeth Borne est fragilisé, mais pour autant elle ne semble pas en danger.
00:48:00 Gauthier Lebret.
00:48:02 Vendredi, 14 juillet, c'est donc la fête nationale, mais aussi la fin de ces fameux 100 jours.
00:48:07 Cette période de temps que s'était donnée Emmanuel Macron pour apaiser le pays,
00:48:12 pour repenser les plaies après la mobilisation contre la réforme des retraites.
00:48:16 C'est pour le moins un échec.
00:48:18 Le pays a rarement été aussi fracturé après cette semaine d'émeutes
00:48:22 qui est venue complètement balayer cette période d'apaisement voulue par le président de la République.
00:48:26 Et au même moment, des rumeurs de remaniement continuent de bruiser.
00:48:31 Alors il y en a une qui devrait rester en fonction, c'est Elisabeth Borne.
00:48:34 On l'a vu ce dimanche matin dans les colonnes du Parisien.
00:48:37 Elle fixe un cap, elle ouvre une grande période de temps.
00:48:41 Elle s'inscrit dans le temps long, la première ministre.
00:48:45 Il y a d'autres ministres qui sont en sursis.
00:48:47 On peut parler de François Braun à la Santé, de Pape Ndiaye à l'Éducation nationale.
00:48:51 Alors Elisabeth Borne, elle va reprendre les consultations dès mercredi avec les partenaires sociaux.
00:48:56 Il sera question du travail, ça pourrait une nouvelle fois coincer.
00:48:59 Comme c'est en train de coincer avec les Républicains sur le projet de loi immigration,
00:49:03 censé se repousser, porté par Gérald Darmanin,
00:49:06 puisque les Républicains ont profité des émeutes pour se démarquer une nouvelle fois du gouvernement
00:49:10 et de la majorité sur le lien à faire ou non entre les émeutes et l'immigration.
00:49:15 Pour les Républicains, c'est très clair, ce lien existe.
00:49:18 Le gouvernement ne le fait pas, contrairement donc au LR.
00:49:21 Elisabeth Borne va donc rester en fonction, mais une nouvelle fois, ça ne sera pas tout repos.
00:49:26 Surtout qu'elle est menacée par une nouvelle motion de censure, elle en a l'habitude.
00:49:29 Sauf que cette fois, c'est les Républicains qui menacent sur le texte immigration.
00:49:33 Si le gouvernement ne reprend pas les propositions des LR sur l'immigration,
00:49:37 et dans ce cas-là, cette motion de censure, elle pourrait passer.
00:49:40 L'élection européenne de 2024, l'eurodéputé Marie Toussaint a été désignée chef de file des écologistes
00:49:47 à l'issue d'un vote interne des militants.
00:49:49 C'est le parti qui l'a annoncé ce matin à 36 ans.
00:49:52 Elle a été élue avec 59,5% des voix, battant l'eurodéputé David Cormand également en lice.
00:49:58 Enfin, la guerre en Ukraine.
00:50:00 Vladimir Poutine a rencontré le 29 juin au Kremlin
00:50:03 le chef du groupe paramilitaire Wagner, Evgeny Prigojine.
00:50:07 Quelques jours après sa rébellion avortée, c'est ce qu'a annoncé le Kremlin seulement aujourd'hui,
00:50:12 la rencontre a duré presque trois heures.
00:50:14 35 personnes étaient présentes, notamment des commandants et des dirigeants du groupe Wagner.
00:50:19 Et voilà pour l'essentiel Thierry.
00:50:22 Merci beaucoup chère Audrey. Prochain rendez-vous ?
00:50:24 Dans une heure très précisément.
00:50:26 Allez, c'est la dernière ligne droite pour la Parole au français, heure d'été.
00:50:31 Avec moi Jean Messia, Jonathan Cixous, Jean-Claude Dassier et Florian Tardif.
00:50:36 Un sujet qui va vous passionner.
00:50:38 Jean Messia, je sais, chausser vos crampons, on va parler football.
00:50:41 Ça vous fait sourire.
00:50:43 Mais football, mais pas purement sportif.
00:50:46 Pas que, c'est pour ça.
00:50:48 C'est pour ça que vous souriez.
00:50:50 La cote de popularité de Kylian Mbappé est en baisse.
00:50:54 Et ça, c'est selon un sondage au Doxa.
00:50:56 Et à la question, est-ce que vous le trouvez sympathique ?
00:50:58 Eh bien, Kylian a perdu 10 points en 4 ans.
00:51:01 Ce qui est quand même pas mal.
00:51:02 Les français le jugent moins humble, moins charismatique par rapport à d'autres sportifs français.
00:51:08 Comme Teddy Riner, le champion du monde.
00:51:10 Peut-être, on va en parler juste après sa prise de position, après la mort de Nahel.
00:51:15 On va voir ça avec Yael Benhamou.
00:51:17 Et puis, on sera avec notre ami Dominique Grimault.
00:51:19 Qui nous dira ce qu'il pense de ce sondage et de cette baisse de popularité.
00:51:23 D'un des meilleurs joueurs, si ce n'est le meilleur joueur français aujourd'hui.
00:51:26 Voir le meilleur joueur au monde.
00:51:28 Mais d'abord, les détails avec Yael Benhamou.
00:51:31 La cote de popularité de Kylian Mbappé a chuté en l'espace de 4 ans.
00:51:37 70% des français trouvent l'attaquant du PSG sympathique.
00:51:41 C'est 10 points de moins qu'en 2019, il y a 4 ans.
00:51:44 Une popularité nettement inférieure à d'autres icônes du sport.
00:51:48 89% des français jugent Teddy Riner sympathique.
00:51:52 Et ils sont 87% pour Tony Parker.
00:51:55 Les français le jugent sévèrement sur son manque d'humilité.
00:51:59 Ils sont seulement 45% à le trouver humble.
00:52:02 Kylian Mbappé avait posté un tweet juste après la mort de Nael.
00:52:06 67% des français estiment qu'il n'est pas dans son rôle quand il s'exprime sur ce sujet.
00:52:11 Et 64% ne sont pas d'accord avec le contenu du message.
00:52:16 Pourtant, les français sont moins sévères avec l'ensemble de l'équipe de France.
00:52:20 Et près de la moitié estiment que les bleus sont dans leur rôle quand ils prennent la parole sur ce sujet.
00:52:26 - Allez, on retrouve, pour commencer le débat, Dominique Grimault.
00:52:32 Soyez le bienvenu, mon cher Dominique.
00:52:35 Que se passe-t-il ? Comment vous analysez cette dégringolade ?
00:52:39 10 points en 4 ans.
00:52:41 - Oui, il reste quand même au-dessus des 60%.
00:52:45 Déjà, effectivement, vous en avez parlé, le tweet qui est pour le moins déplacé à l'occasion de la mort de Nael.
00:52:53 Et puis ensuite ce feuilleton, ce feuilleton PSG, va-t-il rester, va-t-il partir, qui finit par lasser tout le monde.
00:53:00 Et c'est vrai que ce feuilleton est lassant.
00:53:03 Moi, il me lasse. Personnellement, je ne suis pas en ce moment même.
00:53:08 Et depuis quelques jours, je suis attentivement un excellent tour de France.
00:53:13 Il y a des joueurs de rugby français, des jeunes joueurs, magnifiques devant les Anglais.
00:53:17 Et j'avoue que les états d'âme et des dirigeants du PSG, et ceux de Mbappé, m'échappent un peu.
00:53:25 - Et selon vous, c'est effectivement ça ?
00:53:27 C'est peut-être ces prises de position, notamment après la mort de Nael, ce que je disais, justement ?
00:53:31 - Oui, je le disais, c'est déplacé, c'est maladroit, c'est hors contexte.
00:53:36 Il n'a pas à venir sur ce dossier.
00:53:42 Moi, j'aurais bien aimé entendre nos footballeurs les meilleurs dans d'autres occasions.
00:53:48 Et je sais qu'on a vécu des choses dramatiques ces dernières années.
00:53:52 Voilà, c'est ça, déplacé. En un mot, déplacé.
00:53:55 - Et on revoit ce tweet, "J'ai mal à ma France, une situation inacceptable, tous mes pensées vont pour..."
00:54:02 Enfin, tous, T-O-U-T. "Mes pensées vont pour la famille et les proches de Nael, ce petit ange parti beaucoup trop tôt."
00:54:09 - Oui, oui, mais en ce qui me concerne, je n'ai pas vraiment envie de revenir là-dessus.
00:54:14 Moi, ce qui m'intéresse, c'est le devenir de Mbappé.
00:54:18 Moi, je crois que... Je ne sais pas ce qu'en pense Jean-Claude, qui est à côté de vous,
00:54:22 mais je pense qu'on est arrivé à un point de non-retour avec le PSG
00:54:25 et que dans les jours, les semaines qui viennent, Mbappé quittera le PSG.
00:54:33 Comme tant d'autres avant lui, qui sont tous les meilleurs joueurs de la planète.
00:54:40 Ils sont tous arrivés, la plupart en tout cas, heureux, comblés au PSG.
00:54:45 Et ils sont tous repartis délivrés avec un compte en banque chargé.
00:54:49 Ça n'avait déjà pas pour Mbappé, comme précédemment dit Maria,
00:54:53 mais si récemment Thiago Silva, Ibra, Beckham, Cavani, Buffon et tant d'autres.
00:55:00 Voilà, c'est l'histoire chaotique de ce club parisien.
00:55:04 - Je vous garde avec nous, mon cher Dominique.
00:55:06 Jean-Claude Dassier, ça vous inspire quoi cette baisse de popularité de Kylian Mbappé ?
00:55:10 Il devrait rester dans son domaine sportif et ne pas prendre position comme d'autres ?
00:55:13 - J'essaie de la bienveillance à l'égard d'un talent comme celui d'Mbappé.
00:55:17 - C'est un grand joueur, c'est sûr.
00:55:19 - Je partage les craintes, les ressentiments, les inquiétudes,
00:55:23 pour ne pas dire davantage des propos de notre camarade Dominique Grimaud.
00:55:29 S'il est un responsable de la communication, Mbappé, il faut qu'il le vire tout de suite.
00:55:34 - Oui, c'est des fautes.
00:55:35 - Tout de suite.
00:55:36 Deuxièmement, son communiqué, il est ce qu'il est, complètement à côté de la plaque.
00:55:41 Que les fautes de valeur évitent de parler de sujets sensibles comme ceux-là,
00:55:45 ils ne disent en général que des bêtises.
00:55:47 Ensuite, ce qu'il dit sur le PSG ne fait que confirmer, en effet, ce que Dominique disait,
00:55:54 c'est insensé qu'on n'arrive pas à normaliser une situation entre Mbappé et les dirigeants du PSG.
00:56:00 Je ne sais pas si c'est de la faute de qui, j'en sais rien.
00:56:02 Les propos d'Eude Mbappé ne sont pas très sympathiques à l'égard de la direction.
00:56:08 La direction n'a peut-être pas fait tout à fait ce qu'elle voulait.
00:56:11 Je vais vous dire, pour résumer tout ça, parce que c'est assez pénible,
00:56:14 je suis d'accord avec Dominique, moi, ça me casse les pieds tout ça.
00:56:17 Je trouve que c'est nul.
00:56:19 Trop d'argent, trop de talent à la limite, trop d'argent.
00:56:23 Très jeune, j'avais une crainte, partagée par tout le monde,
00:56:28 c'est que Mbappé garde la tête sur les épaules.
00:56:31 Je pense qu'il a été nommé patron de l'équipe de France,
00:56:34 je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure décision de Deschamps.
00:56:36 Je pense que Griezmann aurait payé mieux à sa place que lui.
00:56:39 C'est trop, c'est trop.
00:56:42 Il est en train de, je ne dirais pas de craquer, n'exagérons rien,
00:56:45 je pense qu'il va se reprendre vite, mais petit ange,
00:56:48 en parlant de Nahel, on regrette tous sa mort dans ces conditions-là.
00:56:52 Un petit ange pour Nahel, dans les conditions que l'on connaît,
00:56:55 c'est n'importe quoi.
00:56:57 Ça veut dire qu'il a dit, fait ou écrit n'importe quoi,
00:57:00 c'est ça qui m'inquiète, j'espère qu'il va se reprendre vite.
00:57:03 Jean Messiaen, je ne vous interroge pas sur les capacités sportives
00:57:07 de Guylain Mbappé, évidemment.
00:57:10 Elles sont incontestables.
00:57:12 Le cas échéant, je vous répondrai qu'elles sont unanimement reconnues
00:57:14 et c'est un joueur de grand talent.
00:57:16 Il ne s'agit évidemment pas de remettre en cause son talent footballistique
00:57:20 mais de remettre en cause son talent sportif qui sont réels
00:57:22 et mondialement reconnus.
00:57:24 Je crois qu'on peut être d'accord là-dessus.
00:57:26 En revanche, effectivement, ces prises de position politique
00:57:29 dans le débat public sont pour le moins contestables.
00:57:33 Je veux dire, on pense qu'on veut, si vous voulez, de la mort de Nahel,
00:57:38 le moins qu'on puisse dire, c'est que son parcours antérieur,
00:57:41 rien dans son parcours antérieur ne permet de dire que c'est un petit ange.
00:57:45 Sachant en plus que lorsque, par exemple, un vrai petit ange a été trucidé
00:57:52 par une Algérienne sous OQTF, en l'occurrence la petite Lola,
00:57:57 il n'a pas utilisé ce terme.
00:57:59 Vous comprenez ? Alors que c'était là, pour le coup, c'était un vrai petit ange.
00:58:02 Une petite gamine qui n'avait rien demandé à personne et qui n'avait rien fait.
00:58:06 Donc je pense que l'opinion publique, si vous voulez, est très versatile
00:58:09 et très sensible dans un contexte social et identitaire pour le moins inflammable.
00:58:16 Effectivement, la parole, ce tweet de Kylian Mbappé a été négativement perçu
00:58:21 par beaucoup de Français qui ne comprennent pas pourquoi Kylian Mbappé,
00:58:25 d'ailleurs c'est pas le seul, on peut élargir également aux chauvises
00:58:28 des gens comme Omar Sy qui immédiatement se sont fendus de tweets de soutien
00:58:32 sans même connaître ni les conditions dans lesquelles ce drame avait eu lieu
00:58:37 ni le parcours antérieur de la personne impliquée.
00:58:41 Ils ont fait écho, c'est comme par une espèce de solidarité de quartier,
00:58:45 une solidarité identitaire spontanée, inconditionnelle d'une certaine manière
00:58:50 qui a pu choquer un certain nombre de personnes.
00:58:53 Alors moi, si effectivement Mbappé, Omar Sy, etc. affectionnent tant ces quartiers
00:58:59 et je les comprends, il y a une solidarité parce qu'effectivement,
00:59:02 très souvent, ils viennent de ces quartiers-là.
00:59:04 Donc je comprends qu'ils aient un bout d'eux-mêmes et c'est tout à fait respectable
00:59:08 qu'ils viennent de ces quartiers.
00:59:09 D'ailleurs, cet étrecho a bon dit.
00:59:11 Oui, mais justement, dans ce cas-là, au lieu de tweeter, de faire ce genre
00:59:15 de déclaration publique qui attise la haine, qui ne contribue pas à l'apaisement
00:59:22 pour reprendre les mots du gouvernement, on n'a qu'à faire un impôt
00:59:25 pour toutes ces stars qui pensent qu'effectivement, les zones de non-droit
00:59:30 de non-France ont toujours le droit parce qu'ils en viennent,
00:59:34 qu'on n'a qu'à faire.
00:59:35 Parce que les poches des Français sont vides, vous comprenez ?
00:59:37 Pas celles des stars.
00:59:38 Donc si on veut reconstruire les quartiers, si on veut reconstruire les banlieues
00:59:42 et si on veut doter ces quartiers de davantage des moyens,
00:59:44 on sait où prendre l'argent.
00:59:46 Parce qu'à un moment, ça suffit.
00:59:47 Si vous voulez faire des déclarations, c'est très bien.
00:59:49 Mais si je ne vous joignez pas le geste à la parole, il faut se taire.
00:59:53 Voilà.
00:59:54 Jonathan Cixous.
00:59:55 Dans cette affaire comme dans d'autres, j'estime qu'ils soient footballeurs,
01:00:00 qu'ils soient comédiens, chanteurs ou autres, qu'ils fassent leur métier,
01:00:04 leur engagement, ils peuvent les avoir, ils peuvent avoir leur conviction,
01:00:07 ils ne sont pas obligés d'en faire la publicité.
01:00:09 Ce n'est absolument pas à propos et c'est assez flagrant de voir aussi
01:00:15 que ça va toujours dans la même direction.
01:00:17 Tous ces gens ne sont jamais en manque d'indignation et veulent le partager.
01:00:22 En regard de cela, il est marquant de voir l'influence qu'ils ont.
01:00:26 Et ça, c'est aussi marquant qu'ils prennent la parole pour un oui,
01:00:29 pour un non et qu'ils nous disent comment bien penser est une chose.
01:00:33 Mais de voir comment ils sont entendus, ça, c'est assez révélateur aussi
01:00:36 d'une société qui n'a plus beaucoup de personnalités,
01:00:40 de statuts particulièrement intéressants,
01:00:43 mais surtout profondément ancrés dans la culture et dans le savoir.
01:00:47 On se repose sur ces personnalités qui devraient se concentrer sur leur art,
01:00:53 quels qu'ils soient.
01:00:54 Mais quand on va vous parler de Bondy qui est la ville de Nesson,
01:00:57 de Mbappé, quand il a appelé au calme, la ville a retenu le calme.
01:01:02 Il a d'ailleurs une fondation qui fait beaucoup de bien pour le foot
01:01:10 en particulier, de jeunes, voire très jeunes enfants je crois.
01:01:14 Mais c'est dingue de voir que quand Mbappé appelle au calme,
01:01:17 les rues de Bondy le retrouvent, le calme,
01:01:19 alors que quand l'État le demande, le calme ne vient pas.
01:01:23 - Parlons d'un dérapage, allé, oublions, parlons d'un dérapage.
01:01:26 Admettons que la carrière de Mbappé n'en souffre pas, même en de l'opinion.
01:01:32 - Dominique, on va parler d'une génération, Beretta qui nous a guettés,
01:01:37 qui était un énorme joueur.
01:01:40 Vous connaissez bien le FC Nantes, Cocos sur le dos,
01:01:44 toute cette génération-là, on n'avait pas le sentiment qu'à cette époque,
01:01:47 effectivement le football a beaucoup changé, mais c'était des grands joueurs.
01:01:51 Ils ne prenaient pas autant de positions, le monde a changé aussi.
01:01:54 - Le contexte à l'époque n'était pas du tout le même.
01:01:58 D'abord, il n'y avait pas les réseaux sociaux.
01:02:01 Les réseaux sociaux, je ne dis pas empoisonner la vie des gens,
01:02:05 mais bon, on connaît le poids des réseaux sociaux aujourd'hui.
01:02:09 Je trouve ça d'ailleurs complètement hallucinant, sous couvert d'anonymat.
01:02:13 Pour ce qui est, effectivement, vous parliez de Beretta, de Cocos sur le dos,
01:02:20 que j'ai beaucoup salué au passage.
01:02:23 Oui, effectivement, mais bon, les salaires n'étaient pas ce qu'ils étaient non plus.
01:02:27 Les intérêts, les objectifs non plus.
01:02:31 Les salaires, c'était, on va dire, 8 fois, 10 fois le SMIC.
01:02:38 À une certaine époque.
01:02:40 Aujourd'hui, c'est 100 fois, voire 1000 fois.
01:02:42 Donc, ne comparons pas ce qui ne peut pas être comparable.
01:02:46 On est dans un autre monde, on a basculé dans un monde de business à outrance.
01:02:52 Alors, on peut s'en plaindre, évidemment.
01:02:54 Bon, moi qui suis effectivement aujourd'hui un peu âgé,
01:02:58 et qui regarde ça avec expérience, c'est vrai qu'au plan du jeu aussi,
01:03:04 je me régalais peut-être plus.
01:03:05 Il y a quelques... Les bruits du stade non plus n'étaient pas les mêmes.
01:03:09 N'étaient pas les mêmes du tout.
01:03:11 Mais tout a changé, tout a basculé.
01:03:14 Voilà, on ne va pas refaire l'histoire du foot,
01:03:17 mais c'est vrai que dans les années, disons les années Platini.
01:03:21 Allez, je préfère.
01:03:23 Je ne vous parle pas de Jean-Vincent et tout ça non plus.
01:03:26 Pardon ?
01:03:27 Je ne vous parle pas de Jean-Vincent de toute cette génération-là, de Magnusson.
01:03:31 Non, je ne parle pas de Jean-Vincent et des copains Fontaine Platini.
01:03:33 Ce ne sont pas les années 50-60.
01:03:35 Non, là je parle des années Platini qui vont de 78 à 87.
01:03:40 Voilà, moi j'ai adoré ces années, avec la Sainte-Étienne.
01:03:45 Mais bon, mais c'était plus familial, c'était plus chaleureux.
01:03:49 Mais est-ce qu'ils sont dans leur rôle, Dominique ?
01:03:54 Est-ce qu'ils sont dans leur rôle, cette génération ?
01:03:56 C'est ça en fait la question de fond.
01:03:58 Est-ce qu'on a besoin de les attendre là-dessus ?
01:04:01 Mais non, bien sûr que non.
01:04:02 Le problème c'est qu'ils sont entourés de mille personnes.
01:04:05 Et chacune de ces personnes veut jouer, j'allais dire, entre guillemets, l'intéressant.
01:04:11 Voilà, donc on va souffler Mbappé de Twitter à la mort de Nahel.
01:04:16 On fait une faute d'orthographe d'ailleurs et Jean-Claude l'a relevé tout à l'heure.
01:04:21 Voilà, ils sont pris en main, si j'ose dire, sous le joug de certains conseillers.
01:04:27 On va mettre tous entre guillemets, voilà, des bonnes consciences.
01:04:31 Apparemment des bonnes consciences.
01:04:33 Et ils peuvent être submergés, mais en même temps.
01:04:36 On parlait des anciens tout à l'heure.
01:04:38 Le problème d'Mbappé c'est que c'est devenu une marque mondiale.
01:04:41 On l'a vu récemment aux États-Unis.
01:04:44 Il y a quelques jours encore, il était sur la terre d'origine de son papa Wilfried,
01:04:49 qui est d'ailleurs par parenthèse un mec tout à fait charmant,
01:04:52 que je connais personnellement, et qui a la tête sur les épaules.
01:04:56 Wilfried Mbappé, Kélian Mbappé a été magnifiquement, je peux vous le confirmer, éduqué, bien élevé.
01:05:06 C'est quelqu'un de relativement cultivé, d'intelligent.
01:05:10 Et Wilfried, on est son miroir.
01:05:14 Voilà, moi, si vous voulez, j'adore Mbappé quand il sait ce qu'il a de mieux à faire,
01:05:24 quand il est derrière un ballon, et je trouve que là il est dans l'exercice de son art.
01:05:29 Et je l'admire pour le reste, si je prie des oppositions, je rejoins tous les amis sur le plateau.
01:05:34 Non, je ne suis pas du tout favorable à ça, mais pas du tout.
01:05:38 Mais une fois de plus, le poids, les réseaux sociaux, le poids, énorme !
01:05:43 Oui, je crois qu'on mesure mal le poids incroyable qui s'exerce sur les épaules d'un garçon, il a quel âge ?
01:05:49 C'est un gamin.
01:05:50 Un peu plus de 20 ans.
01:05:51 Avec une pression sportive, politique, sociale considérable.
01:05:56 C'est une marque, comme le disait Dominique, une marque mondiale.
01:05:58 Regardez ce qu'il se passe dans le basket, c'est un de mes sports que je connais bien, runbanya.
01:06:01 Oui, absolument.
01:06:02 Vous imaginez ?
01:06:03 Les américains ont l'habitude de ça, ils vont le tenir serré.
01:06:05 Là, il faut qu'il mette de l'ordre dans son entourage, Mbappé.
01:06:08 L'homme qui lui a écrit ce mail, il a fait faire une grosse bêtise.
01:06:12 Les déclarations qu'il a faites sur le PSG, il ne faut pas qu'il les fasse, ça ne sert à rien.
01:06:16 De jeter de l'huile sur le feu ou de laisser croire que le PSG c'est à part.
01:06:20 PSG, c'est vrai que c'est un club à part, notamment au plan budgétaire.
01:06:24 Mais ça se gère avec intelligence, nuance et pas un coup de déclaration malencontreuse.
01:06:30 Dominique, merci mille fois d'avoir participé à ce débat.
01:06:34 Jacques Vendredi, qui nous suit, vous embrasse, donc je transmets.
01:06:37 Oui, Jacques Vendredi, le manager du Variety.
01:06:40 Je parlais tout à l'heure de Wilfried Mbappé qui a rejoint le Variety.
01:06:44 Ah, très bien. Transfert.
01:06:46 Voilà, transfert, mais qu'il n'a rien coûté celui-ci.
01:06:50 Bon, d'accord, mais je ne vous posais pas la question non plus.
01:06:52 Merci Dominique en tous les cas, merci d'avoir participé à ce débat.
01:06:57 C'est toujours un plaisir de vous avoir.
01:06:59 On va marquer une pause, on a tout dit sur Mbappé, dérapage on va dire.
01:07:02 On a même dit beaucoup. Soyons bienveillants, essayons d'oublier ça
01:07:06 et revoyons vite Mbappé dans son génie exceptionnel que l'on voit trop souvent.
01:07:13 Oublions, allez, oublions. Allez, on oublie.
01:07:16 On parlera peut-être de Papengei tout à l'heure.
01:07:19 Ah, ça c'est autre chose.
01:07:21 Ça c'est très bien.
01:07:22 Voilà, je vous donne le programme.
01:07:24 Il nous reste...
01:07:25 Et attention, plus de faute d'orthographe messieurs.
01:07:28 Sérieux, La parole aux français, c'est jusqu'à 15h, heure d'été.
01:07:33 A tout de suite.
01:07:34 Les amis, le temps passe trop vite.
01:07:40 La parole aux français, heure d'été. Il ne nous reste plus que 30 minutes.
01:07:44 Avec moi, Jean Messia, Jonathan Sixou, Jean-Claude Dassier, Florian Tardif.
01:07:49 On a encore deux, trois petits sujets sur lesquels j'aimerais vous faire réagir.
01:07:54 Mais on va parler du 14 juillet.
01:07:57 Le 14 juillet, ce sera à vivre sur CNews dès 9h.
01:08:01 Une émission spéciale, présentée, animée par Laurence Ferrari.
01:08:06 Et vous le savez, vous ne le savez pas, mais en tout cas, je vous le dis,
01:08:09 c'est l'heure des préparatifs.
01:08:11 Et Régine Delfour est sur le terrain.
01:08:13 Elle est à Bretigny-sur-Orge pour les répétitions des troupes motorisées.
01:08:18 Vous êtes où très précisément, ma chère Régine ?
01:08:21 Je vois des chars, je vois des...
01:08:24 Ce n'est pas un Serval derrière vous ?
01:08:26 - Si, c'est un Serval. - C'est un Serval.
01:08:29 - C'est un Serval, puisque nous allons, le 14 juillet, nous serons à bord du Serval.
01:08:34 Alors le Serval, c'est un véhicule d'un des multiroles légers.
01:08:38 Il pèse 17 tonnes. Il a été conçu pour moderniser, en fait, les opérations de combat.
01:08:42 Vous voyez, il y a cette mitrailleuse, qui est une mitrailleuse téléopérée,
01:08:46 ce qui signifie, Thierry, que le tireur est à l'intérieur du char.
01:08:51 Donc il est protégé, il est dans l'habitacle, et il est protégé par le blindé.
01:08:55 Autre chose aussi importante sur le Serval, ce sont ces capteurs que vous voyez là, sur le toit.
01:09:01 Ce sont des capteurs qui permettent de partager l'information en temps réel,
01:09:06 puisque, en fait, c'est un combat collaboratif.
01:09:09 Alors c'est la première fois que le Serval va défiler sur les Champs-Elysées.
01:09:15 Il y en aura 11 au total.
01:09:18 À la tête de ces 11, c'est le colonel Benoît Cussac,
01:09:22 qui mènera ces 11 Servals sur les Champs-Elysées, le 14 juillet.
01:09:27 - Merci beaucoup, ma chère Régine.
01:09:30 Et je rappelle, opération spéciale, émission spéciale des 9h,
01:09:34 animée par Laurence Ferreri et coordonnée de main de maître par Nora Mediani.
01:09:39 Et nous, on débriefera ce 14 juillet à partir de midi.
01:09:44 On va parler de...
01:09:46 - Papendiaïe.
01:09:47 - Papendiaïe.
01:09:48 - Ah.
01:09:49 - Papendiaïe.
01:09:50 On l'évoquait avec notre ami Florian Tardif tout à l'heure dans le cadre de BD News.
01:09:55 Je ne sais pas ce qu'il lui a pris.
01:09:57 Petit moment de... je ne sais pas.
01:09:59 Vous avez suivi un petit peu Jean-Claude Assier ?
01:10:02 - Je crains que non.
01:10:03 - Ah.
01:10:04 - Ah, Assier.
01:10:05 - Eh bien, écoutez.
01:10:06 - Qu'est-ce qu'il a fait ?
01:10:07 - Non, je ne vous dis rien.
01:10:08 On écoute Papendiaïe qui est invité chez nos confrères de Radio-J.
01:10:12 Écoutez bien et puis vous allez réagir.
01:10:14 J'en suis sûr.
01:10:15 Allez, on écoute.
01:10:16 - Vincent Bolloré, une personnalité proche de l'extrême droite, vous dites.
01:10:21 Son groupe est proche de l'extrême droite.
01:10:23 - Écoutez, quand vous regardez C News, quand vous regardez ce qui est devenu européen,
01:10:28 quand vous regardez cet ensemble-là, la conclusion s'impose.
01:10:33 - JDD, enfin pardon, Europe 1, C News, l'extrême droite ?
01:10:36 - Écoutez, ce sont des publications, oui.
01:10:39 C News, c'est très clairement l'extrême droite.
01:10:41 - Ils font du mal à la démocratie ?
01:10:43 - Moi, je pense qu'ils font du mal à la démocratie, aucun doute.
01:10:45 Moi, je suis, vous savez...
01:10:46 - Donc, Europe 1 et C News.
01:10:48 - Je considère que lutter contre l'extrême droite, c'est une priorité.
01:10:52 Ça peut se faire de toutes les manières possibles.
01:10:55 - Jean-Claude, vous aviez pas connaissance de cette...
01:10:59 Vous découvrez à l'instant, là.
01:11:01 - Ce sont les questions. Les questions sont formidables.
01:11:04 C'est pas la première fois que ce pseudo-journaliste s'exerce au détriment du groupe, en l'occurrence.
01:11:11 Mais dès qu'il y a quelque chose...
01:11:13 Il a l'art de poser des questions qui n'en sont pas.
01:11:16 - Après, il y a des réponses.
01:11:18 - Les réponses sont orientées, on va dire.
01:11:20 - Oui, les questions, c'est plus qu'orienté.
01:11:23 - M. Ndiaye n'est peut-être pas obligé de répondre comme ça.
01:11:25 - Il n'y a même pas besoin de répondre.
01:11:27 C'est assez lamentable et assez triste.
01:11:30 - Vous n'étiez pas au courant de ça ?
01:11:31 - Non, j'avoue que j'ai suivi les divagations du même ordre, du même teneau,
01:11:39 qu'il y a déjà quelques jours, de la ministre de la Culture.
01:11:42 Et maintenant, M. Ndiaye, qui fait peut-être sa dernière prestation de ministre,
01:11:48 et qui, je l'espère, ne sera pas reconnu...
01:11:51 - On le vendra à Florian.
01:11:52 - ...ne sera pas reconduit lors du remaniement gouvernemental.
01:11:56 Si un jour, nous avons un remaniement gouvernemental,
01:11:59 franchement, son parcours est triste.
01:12:01 Je ne dirais même pas qu'il est lamentable, il est triste,
01:12:04 parce que se lancer dans ce type d'accusation,
01:12:07 en reprenant les questions fourre-tout,
01:12:09 et vraiment destiné à attirer ce genre de réponses,
01:12:14 je trouve ça lamentable.
01:12:16 C'est un combat où ces gens,
01:12:20 M. Ndiaye vient de rejoindre la cohorte,
01:12:23 confondent la liberté de l'information et la bien-pensance.
01:12:29 Si l'on veut, en effet, que les marquis de la bien-pensance,
01:12:32 qui s'exercent encore dans de nombreux endroits,
01:12:35 continuent et encore détendent,
01:12:37 et ne supportent évidemment pas qu'il y ait une contestation sur une politique,
01:12:41 qu'elle soit gouvernementale, présidentielle ou autre,
01:12:43 qu'on continue comme ça.
01:12:44 Ça s'appelle la liberté de l'information.
01:12:47 C'est vrai que dans le service public, ou dans certaines autres institutions,
01:12:52 on a peu l'habitude de cet esprit critique,
01:12:56 et d'une certaine volonté de dire les choses telles qu'elles sont.
01:13:00 Puis ici, on n'est pas d'accord, on a le droit,
01:13:02 ça peut être un débat.
01:13:03 Mais je veux dire, se lancer dans tout ce groupe,
01:13:06 est une monstruosité fasciste,
01:13:08 qu'il va falloir faire taire.
01:13:10 Ça interroge quand même sur la manière dont certains de nos confrères,
01:13:14 je n'ose les appeler confrères, se comportent-ils ?
01:13:17 Juste un petit mot de Florian Tardif,
01:13:20 cette prise de position, c'est peut-être,
01:13:22 on a fait son bilan tout à l'heure,
01:13:24 enfin une tentative de l'union,
01:13:25 même s'il a été en poste un an,
01:13:26 le bilan ne plaide pas en sa faveur,
01:13:28 entre les 40 ans que ministre de l'éducation nationale.
01:13:30 Ce qui est intéressant, c'est que dorénavant,
01:13:31 dans le débat public,
01:13:33 dire que telle ou telle personnalité,
01:13:35 telle ou telle entreprise est d'extrême droite,
01:13:38 c'est finalement le seul argument qui reste à ceux qui n'en ont pas.
01:13:42 C'est peut-être pour cela que Papandia
01:13:46 a utilisé ce terme à notre rencontre.
01:13:49 Ensuite, pour élargir un petit peu le débat,
01:13:52 ce qui est malheureux, malheureusement,
01:13:54 dans le cadre de nos débats,
01:13:57 actuellement au sein de notre société,
01:14:00 c'est qu'il y a de plus en plus d'acteurs,
01:14:01 malheureusement, y compris de ministres, d'acteurs publics,
01:14:05 qui ont ce que j'appelle une pensée unique,
01:14:08 à la différence de la pensée complexe développée par Edgar Morin.
01:14:11 C'est-à-dire qu'il pense détenir la vérité,
01:14:14 et donc, pensant détenir la vérité,
01:14:17 tout ce qui n'est pas comme eux,
01:14:21 ou toutes les personnalités qui n'ont pas le même discours qu'eux,
01:14:25 ont forcément un discours erroné.
01:14:28 C'est le propre du hockisme.
01:14:29 Et ça peut être le propre du hockisme.
01:14:31 Moi, ce qui me paraît complètement hallucinant, si vous voulez,
01:14:33 c'est que pendant des années,
01:14:34 nous étions sommés de ne pas émettre la moindre critique sur aucun média,
01:14:39 parce que c'était franchir la ligne rouge de la démocratie.
01:14:44 C'est-à-dire que la critique des médias faisait de vous quelqu'un d'extrême droite.
01:14:49 Parce que, bien entendu, il n'y avait que l'extrême droite
01:14:51 qui pouvait critiquer les journalistes,
01:14:53 ou un certain nombre de radios, ou de chaînes télé.
01:14:56 Je m'étonne qu'en fait, Pat Pendyay plonge à pieds joints
01:15:00 sur ce qu'il a fait métier, lui,
01:15:02 et toute l'idéologie à laquelle il appartient,
01:15:04 de dénoncer pendant des années.
01:15:07 Parce que là, qu'est-ce qu'il est en train de faire ?
01:15:09 Exactement ce qu'il critiquait et ce qu'il reprochait aux autres de faire.
01:15:13 C'est-à-dire critiquer un média, en l'occurrence,
01:15:16 c'est News et Europe 1.
01:15:18 Ça, c'est la première chose.
01:15:19 Alors, évidemment, le problème, si vous voulez,
01:15:21 c'est que vous avez France Télévisions, France Inter,
01:15:25 France Culture, France Info.
01:15:28 Mais qu'est-ce qu'ils ont de France, ces médias, en fait, aujourd'hui ?
01:15:32 À part le titre.
01:15:33 En quoi parlent-ils de la France ?
01:15:35 Regardez un journal de France Télévisions, un JT du soir.
01:15:39 Vous passez dans un univers interstellaire.
01:15:41 Vous n'avez pas l'impression de vivre en France, en fait.
01:15:43 Tout ce qui se passe en France est complètement aseptisé,
01:15:45 concassé au prisme idéologique
01:15:50 pour rendre une réalité totalement aseptisée de notre pays.
01:15:54 Et effectivement, c'est leur choix, à la limite.
01:15:57 Moi, je ne conteste pas ça.
01:15:58 Je ne conteste pas que toutes les chaînes que je viens de citer
01:16:02 aient leur ligne éditoriale.
01:16:03 Mais au nom de quoi conteste-t-on à d'autres organes médiatiques
01:16:08 d'avoir d'autres lignes éditoriales ?
01:16:10 C'est quoi le pluralisme ?
01:16:12 Le pluralisme, ce n'est pas de...
01:16:13 Ils s'appliquent sur nos plateaux tous les jours.
01:16:15 Alors je ne sais pas.
01:16:16 Je suis certain que, évidemment, CNews et Europe 1
01:16:20 ne sont pas des dangers pour la démocratie.
01:16:23 Bien au contraire, ce sont les instruments vivifiants de la démocratie.
01:16:27 Mais ce dont je suis sûr, c'est que Papendia est un danger
01:16:30 pour l'éducation nationale et partant pour la démocratie.
01:16:32 Ce sont vos propos, mon cher Jean-Bestiaire.
01:16:35 J'ajoute, avant de laisser la parole à notre ami,
01:16:38 c'est que je vais vous dire pourquoi il fait ça, Papendia.
01:16:41 Il espère se sauver. Point.
01:16:43 De toute façon, il n'a pas rien.
01:16:45 Je ne suis pas sûr que ça soit une casse.
01:16:47 Vous pensez qu'en prenant ce genre de prise de position...
01:16:49 Ça, c'est une autre chose.
01:16:50 Il espère, si vous préférez, il espère sauver son poste.
01:16:52 Voilà. Point.
01:16:53 Mais c'est-à-dire, quels sont les...
01:16:54 Excusez-moi, mais quel est le bilan de Papendia
01:16:56 à la tête de l'éducation nationale ?
01:16:58 Parce que quand on...
01:16:59 On l'a fait tout à l'heure de Mini-News.
01:17:00 Je vous demanderai de regarder en replay l'émission Mini-News.
01:17:03 Quand on convoque un ministre,
01:17:04 attendez, quand on convoque un ministre,
01:17:05 ce n'est certainement pas pour donner son avis
01:17:07 sur le sexe des anges.
01:17:09 Et sur la coloration politique
01:17:11 ou les lignes éditoriales des uns et des autres.
01:17:13 On convoque un ministre pour qu'il nous explique,
01:17:15 qu'il nous donne le bilan de son action.
01:17:17 Or, excusez-moi, quand on voit l'inaction de Papendia
01:17:21 vis-à-vis du communautarisme à l'école,
01:17:23 l'introduction du bouddhisme...
01:17:24 Le harcèlement.
01:17:25 Le harcèlement.
01:17:26 Le harcèlement, on en a parlé avec Florian.
01:17:27 Si on pense que Papendia avait perdu son téléphone portable
01:17:30 et qu'il ne pouvait pas appeler la mère...
01:17:32 La maman de l'INSEE.
01:17:33 La maman de l'INSEE.
01:17:34 Excusez-moi, je serai à la place de Papendia
01:17:36 et je me ferai très discret
01:17:37 et j'éviterai de critiquer les autres.
01:17:39 Ça s'appelle une erreur de casting.
01:17:41 Oui, oui.
01:17:42 Jonathan Sixo.
01:17:43 Oui, c'est vrai.
01:17:44 Papendia se fait très discret.
01:17:45 Il sort de temps en temps de sa discrétion
01:17:48 pour tenir des propos intolérables
01:17:50 et qui sont limite hors du champ démocratique,
01:17:53 pour le coup.
01:17:54 Il nous dit qu'on fait du mal à la démocratie,
01:17:58 mais quand on est Rude Grenelle
01:18:01 à la tête du ministère de l'Éducation nationale
01:18:03 et qu'on racialise l'éducation nationale,
01:18:05 comme vous le dites, on théorise le wokisme,
01:18:08 quand on ne fait rien et qu'on accentue même par son inaction
01:18:12 la dégringolade de l'instruction, de la lecture,
01:18:14 de l'écriture, de l'orthographe, du calcul,
01:18:16 de l'histoire, de la culture générale,
01:18:18 Papendia s'illustre en étant le ministre de l'Art.
01:18:23 Le ministre de l'Acculturation nationale à la force.
01:18:26 Je pense que celui qui fait le plus de mal à la démocratie
01:18:29 est peut-être ce ministre en sursis,
01:18:33 parce qu'à force d'attaquer à bout les roues
01:18:36 sur des gens qui ne pensent pas comme vous,
01:18:38 effectivement, à un moment, on n'en sort absolument pas grandi.
01:18:42 On va continuer.
01:18:43 Je voudrais, avant de poursuivre le débat,
01:18:46 Éric Ciotti a réagi.
01:18:48 On va découvrir son tweet
01:18:51 concernant cette prise de position.
01:18:53 "Soutien aux rédactions de CNews Europe,
01:18:55 "violemment et injustement attaquées par Papendia.
01:18:57 "La liberté dérange l'extrême gauche.
01:18:59 "Ses oreilles wokistes souffrent.
01:19:01 "Il faudra qu'ils s'y habituent.
01:19:03 "Les Français continueront d'écouter ces chaînes d'information."
01:19:05 Prise de position d'Éric Ciotti.
01:19:07 - Éric Ciotti a parfaitement raison.
01:19:09 Je n'enlèverai pas une virgule à son propos.
01:19:12 Mais surtout, ce qui est pour le moins étonnant,
01:19:15 c'est que nous avons tout un système idéologique,
01:19:18 dont Papendia est l'archétype,
01:19:21 qui nous explique à longueur de journée
01:19:23 que la richesse est dans la diversité.
01:19:25 Il veut faire de la diversité scolaire
01:19:28 en introduisant des populations et des classes sociales.
01:19:32 Grand bien lui fasse.
01:19:34 On veut faire de la diversité dans tout.
01:19:36 Dans les logements sociaux, dans les quartiers, dans les écoles.
01:19:40 Récemment, Delphine Ernotte a dit
01:19:42 qu'elle voulait que France Télévisions
01:19:44 reflète la France telle qu'on l'imagine,
01:19:47 en tant que culture pluridiversitaire.
01:19:49 OK.
01:19:50 Mais pourquoi, dès qu'il s'agit d'entrer
01:19:53 dans la diversité des opinions
01:19:55 et dans la diversité politique,
01:19:57 il n'y a plus personne ?
01:19:59 Pourquoi cette diversité-là
01:20:01 apparaît soudainement exorbitante
01:20:03 du droit commun de la diversité,
01:20:05 par ailleurs ardemment défendue
01:20:07 par les membres du gouvernement
01:20:09 au premier rang desquels Papendiaïe ?
01:20:11 Papendiaïe, qui est en plus
01:20:13 un chercheur brillant par ailleurs,
01:20:15 à ce que j'entends.
01:20:17 Comment peut-il formuler
01:20:19 un tel raisonnement aporéthique ?
01:20:21 C'est incompréhensible.
01:20:23 Écoutez la réaction également
01:20:25 de Dominique Reynier.
01:20:27 Je pense qu'elle résume bien
01:20:29 l'état d'esprit du moment.
01:20:31 On prend l'habitude aujourd'hui en France
01:20:33 d'avoir des membres du gouvernement,
01:20:35 c'est quand même important,
01:20:37 qui se permettent des jugements politiques
01:20:40 sur la conformité à leurs opinions,
01:20:43 de rédaction.
01:20:45 Je pense que c'est un problème
01:20:47 et que c'est une forme de déviation.
01:20:49 Les ministres n'ont pas à commenter
01:20:51 la conformité à leurs yeux
01:20:53 de telle ou telle rédaction
01:20:55 aux opinions qu'ils jugent légitimes.
01:20:57 - Jean-Anton Sixou.
01:20:59 - Les propos de Dominique Reynier
01:21:01 sont d'autant plus intéressants.
01:21:03 Depuis un certain moment,
01:21:05 on ne peut pas le taxer
01:21:07 d'être un dangereux extrémisme.
01:21:09 Depuis plusieurs mois,
01:21:11 le gouvernement nous offre
01:21:13 une grille de lecture et d'interprétation
01:21:15 de la politique menée par le gouvernement
01:21:17 et la vision qu'ont en général
01:21:19 de la politique nos dirigeants,
01:21:21 qui est très intéressante
01:21:23 parce qu'il est particulièrement critique
01:21:25 et sa critique est tout à fait construite
01:21:27 et argumentée.
01:21:29 A chaque fois, il y a plein d'éléments
01:21:31 et de bon sens.
01:21:33 C'est vrai que nous sommes
01:21:35 la seule démocratie du monde occidental
01:21:37 à avoir des ministres.
01:21:39 C'est le ministre de la Culture,
01:21:41 Irma Abdelmallah, qui a tout de même menacé
01:21:43 cette chaîne de ne pas avoir
01:21:45 de nouveau l'accord de l'Arkom,
01:21:47 alors que c'est un organisme totalement indépendant.
01:21:49 C'est intéressant de voir les collusions
01:21:51 peut-être possibles ou fantasmées
01:21:53 entre les politiques et l'Arkom.
01:21:55 Elle s'en est prise au JDD il y a encore quelques jours.
01:21:57 Dès qu'elle le peut,
01:21:59 elle revient à la charge sur CNews.
01:22:01 Le nombre de politiques...
01:22:03 Regardez encore récemment
01:22:05 la nouvelle secrétaire générale de la CGT
01:22:07 qui dit qu'elle ne viendra jamais
01:22:09 sur cette chaîne.
01:22:11 Tout cela passe comme une lettre à la poste à chaque fois.
01:22:13 Ce n'est qu'en France que l'on assiste à cela.
01:22:15 - Si on remet ça très rapidement,
01:22:17 est-ce qu'on arrive au terme de l'émission ?
01:22:19 - Si vous voulez, j'en ai un peu assez qu'on critique
01:22:21 par exemple la personnalité de Vincent Bolloré.
01:22:23 Mais pourquoi ne critiquerons-nous jamais
01:22:25 la personnalité de Drahi ?
01:22:27 C'est marrant. Pourquoi ?
01:22:31 Parce qu'effectivement, cette personnalité-là
01:22:33 a un groupe médiatique
01:22:35 qui concède
01:22:37 aux canons idéologiques du moment
01:22:41 et promeut tout ce que le gouvernement promeut.
01:22:43 Là, on ne le critique pas.
01:22:45 Pour le coup, toute l'extrême-gauche
01:22:47 qui parle de pognon, qui parle de capitalisme,
01:22:49 tout cela passe à la trappe.
01:22:51 Voilà, la question, c'est...
01:22:55 - Il restait peu de choses au fond
01:22:57 dans l'attirail idéologique de la gauche.
01:22:59 Il restait la critique du fascisme.
01:23:01 Alors nous, on est là.
01:23:03 C'est formidable. Le fascisme rempant.
01:23:05 Moi, j'étais effrayant.
01:23:07 Je ne savais pas qu'on était fasciste à ce point-là.
01:23:09 C'est absolument terrifiant.
01:23:11 Et puis, il faut ajouter...
01:23:13 - En tous les cas, le deuxième cheval à la taille,
01:23:15 c'est le réchauffement climatique.
01:23:17 Avec ça, on oublie le communisme,
01:23:19 on oublie le maoïsme, on oublie le guévarisme,
01:23:21 on oublie tout ça. Il y a deux grands pôles
01:23:23 maintenant qui permettent à la gauche
01:23:25 et à ses affinés
01:23:27 de dire à peu près, de tenir à peu près
01:23:29 le discours. C'est effectivement le fascisme
01:23:31 et menaçant de nouveau.
01:23:33 Attention, 33 là.
01:23:35 - Attention au terme. - Et le réchauffement climatique,
01:23:37 on va tous mourir.
01:23:39 Avec ce tisle-là, vous faites de la honte.
01:23:41 - Jean-Claude, on arrive
01:23:43 à la fin de cette émission.
01:23:45 On arrive à la fin de cette émission. Florian, en tous les cas,
01:23:47 on fait notre métier de journaliste
01:23:49 tous les jours sur cette chaîne.
01:23:51 - Modestement. - Modestement.
01:23:53 Et nous avons analysé modestement le bilan
01:23:55 du ministre de l'Éducation nationale
01:23:57 tout à l'heure ensemble. Nous l'avons fait.
01:23:59 Voilà. Cette heure,
01:24:01 enfin ces deux heures sont passées très vite dans votre compagnie.
01:24:03 Merci Jean-Béziers, merci Jonathan Cixous,
01:24:05 merci Jean-Claude Asseline, merci
01:24:07 Florian Tardif, merci également
01:24:09 à Sandra Buisson.
01:24:11 Merci à Thomas Leroy qui m'a largement
01:24:13 aidé à préparer cette émission.
01:24:15 Merci à Jacques Sanchez, à Nicolas Nissim,
01:24:17 à la programmation. Vous pouvez revivre
01:24:19 ces débats au CombiAnimé sur notre site
01:24:21 cnews.fr. Et là aussi,
01:24:23 gris d'été, nouveaux horaires,
01:24:25 c'est Nelly Denac dans quelques instants
01:24:27 pour 120 minutes info.
01:24:29 Et moi je vous donne rendez-vous demain
01:24:31 pour Midi News, mais Midi News c'est à
01:24:33 11h. 11h, 13h.
01:24:35 Et ensuite parlez au français 13h,
01:24:37 15h. Vous allez vous habituer très rapidement.
01:24:39 Belle journée sur Cnews.
01:24:41 ♪ ♪ ♪
Commentaires