- il y a 3 ans
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00:00 [Musique]
00:15 Spécialiste d'Aristote, Elisabeth et Erwan étaient destinés à enseigner la philosophie.
00:21 Mais le couple a finalement monté une ferme aquacole pour produire de la spiruline,
00:26 une algue aux vertus anti-occidentes.
00:29 Elisabeth et Erwan sont aujourd'hui les invités de la petite histoire.
00:33 Le 14 juin dernier, la qualité de l'air des six départements de la région Centre-Val-de-Loire
00:38 a été classée comme mauvaise par l'IGER.
00:41 Au-delà des gaz d'échappement, quels sont les autres polluants ?
00:44 Quels sont les critères pour déclencher une alerte ?
00:47 Réponse avec le directeur de l'IGER.
00:49 Et en fin de tour, à la 7ème place du baromètre des villes cyclables.
00:53 Mais alors, qui sont les adeptes du vélo ?
00:56 Cette semaine dans Le Grand Talk, vous découvrirez Ansel Marcelle.
01:00 Des balades en triporteur pour les personnes âgées.
01:03 Focus également sur Veloop, une société qui répare et remet sur le marché de vieilles bicyclettes.
01:08 Bonjour à toutes et à tous, et c'est la dernière émission de l'année !
01:17 - Oh ! - Oh !
01:19 Mais oui, quand même !
01:21 Merci d'être là pour cette dernière émission de la saison 2022-2023.
01:26 Une émission qu'on passe en compagnie de nos invités qui ont plein de choses à nous raconter.
01:30 Et on commence par les amoureux, Élisabeth et Erwan.
01:33 Nos bretons, Élisabeth et Erwan Kueto, producteurs de spiruline.
01:38 Et est-ce qu'on peut dire philosophe ou pas ?
01:41 - Allez, je sais pas ! - Allez !
01:43 - Non, c'est le 3 ! Je sais pas !
01:45 - Philosophe, on va dire philosophe.
01:47 Avec vous, on va parler quand même d'un changement de vie.
01:49 Un petit peu dans le sommaire. Est-ce qu'on va philosopher avec vous, Patrice ?
01:52 - Un peu moins, je pense.
01:54 - Un peu moins ! Patrice Collin, directeur de Ligère.
01:57 On va parler de la qualité de l'air. C'est hyper important, évidemment.
02:00 On verra, donc, il y a eu un épisode avec de l'air très mauvais, entre autres, mi-juin.
02:04 Et puis, le hashtag Val-de-Loire, ce sera pour cette dernière fois avec Sarah.
02:08 - Salut, Sarah ! - Bonjour !
02:09 - Comment ça va ? - Ça va, ça va, ça va.
02:11 - Je suis ravie de t'accueillir.
02:12 Le hashtag, c'est 3 petites infos en 3 petites minutes.
02:15 Comme ça, vous pourrez briller dans les dîners mondains.
02:17 Je crois que vous aurez entendu la chronique de Sarah,
02:19 parce que vous allez apprendre plein d'infos.
02:21 D'abord, on va aller du côté de Langeais.
02:23 Et on va faire un bond dans le temps de 57 000 ans.
02:25 C'est pas rien, pour une très bonne raison.
02:27 Alors oui, ça a été confirmé le 21 juin par la revue scientifique PLOS ONE.
02:32 C'est effectivement à Langeais, sur le site de la Roche-Cotard,
02:35 qu'ont été identifiées les plus anciennes gravures parietales d'Europe, voire du monde.
02:40 Donc, des gravures sur une paroi de 12 mètres de long.
02:43 Elles pourraient même avoir plus de 75 000 ans.
02:46 Elles ont été réalisées par les doigts de l'homme de Néandertal.
02:49 Ce sont des dessins constitués de traits, de points, de griffures.
02:53 Et c'est là donc une découverte majeure qui nous permet aussi de comprendre davantage,
02:57 un peu plus, le fonctionnement de nos ancêtres préhistoriques.
03:00 Car ces dessins seraient une œuvre d'art, selon les chercheurs,
03:03 qui ont exclu tout lien utilitaire ou fonctionnel.
03:07 Et elles ont permis aussi d'avancer, finalement,
03:09 que l'homme de Néandertal était capable de s'exprimer et donc d'avoir une pensée.
03:14 Vous dites ça à des philosophes et je pense que ça résonne dans leur tête.
03:18 Plus de cigarettes devant une école des De Lyon et ça c'est plutôt une bonne nouvelle.
03:22 Et oui Aurélie, c'est pas plus mal.
03:23 La ville de Tours a porté l'initiative en partenariat avec la Ligue contre le cancer d'Indre-et-Loire
03:28 qui rappelle que le tabac est la première cause de mort évitable en France.
03:32 75 000 décès par an liés à la cigarette, sans parler de la pollution, liés au mégot.
03:37 Plus de 30 milliards retrouvés chaque année dans les rues de France.
03:41 Mais aujourd'hui la tolérance au tabagisme diminue.
03:44 Les espaces sans tabac, donc des zones délimitées en extérieur où il est interdit de fumer,
03:49 sont d'ailleurs de plus en plus présents.
03:51 L'initiative a été portée pour la première fois en France en 2012 par la ville de Nice.
03:56 En Indre-et-Loire, les premières communes ont été Ligueuil et Larcet.
03:59 Donc Balan-Miré a créé un espace sans tabac dans trois écoles par exemple.
04:03 Et c'est une mesure que l'on retrouve aussi dans les parcs,
04:06 comme à Possés-sur-Cis ou sur les bords du Cher à Véret.
04:09 Très bien. Et puis, je ne sais pas, est-ce que vous êtes adepte de vélo ?
04:12 Pas le temps de faire du vélo quand on est agriculteur ? Si ?
04:14 J'ai un mari qui fait du vélo.
04:16 Ah, ça va nous amener.
04:17 Et on fournit les cyclistes en styruline.
04:19 Très bien. Alors justement, dans le grand dossier tout à l'heure, on va parler du vélo.
04:22 Et on va vous présenter une initiative.
04:24 Là c'est un professionnel qui fait sa tournée à vélo. C'est un boulanger.
04:27 Donc oui, là on se retrouve à vous avec Gaétan, un boulanger reconverti
04:31 et qui livre depuis trois ans son pain à vélo aux particuliers, aux commerçants.
04:35 Alors il faut savoir qu'il tracte quand même une centaine de kilos
04:38 et qu'il lui faut en moyenne quatre heures pour réaliser sa tournée.
04:41 Mais c'est un choix dont il est fier puisque c'est important pour lui
04:44 de développer un modèle en lien avec la décroissance.
04:47 Il se fournit d'ailleurs avec des produits locaux, de la farine bio,
04:51 auprès d'un paysan meunier. Il remplace la levure par de l'eau et de la farine.
04:55 Et puis, en dehors du côté production, on a aussi la logistique.
04:59 Utiliser un vélo comme un moyen de transport écologique, moins coûteux.
05:03 C'est aussi revenir à cette idée de lenteur qu'on prône de plus en plus aujourd'hui.
05:07 De prendre le temps dans nos vies qui vont très vite.
05:11 Et c'est ce qui lui permet d'ailleurs de faire de très belles rencontres.
05:15 Comme quoi finalement, il n'est pas impossible d'exercer son métier comme on l'entend.
05:20 Mais ça c'est encore un peu philosophique, mais décidément, merci beaucoup.
05:24 Cette émission est hyper intellectuelle.
05:26 C'est ce qu'on va voir en tout cas dans la petite histoire, vous le savez, toute l'année.
05:30 On invite des gens qui ont une passion, un métier, presque,
05:33 qui font quelque chose d'un peu extraordinaire.
05:35 Et alors, avec vous, Erwann et Elisabeth, on va partir du côté de Louens,
05:39 dans votre ferme aquacole.
05:41 Oui, ça existe.
05:42 Vous n'avez pas une piscine.
05:44 On va bien voir une sorte de grand bassin, un peu verdâtre, j'ai envie de dire.
05:49 Et là-dedans, vous cultivez de la spiruline.
05:52 C'est quoi finalement la spiruline, Elisabeth ?
05:54 Moi, j'en ai.
05:55 Alors, on l'a en paillettes.
05:57 On l'a en petits cachets.
06:00 Des petits cachets bleus.
06:01 C'est de la spiruline et pas autre chose, messieurs.
06:03 Qu'est-ce que finalement, qu'est-ce que c'est la spiruline ?
06:05 La spiruline, c'est une micro-algue qui présente des vertus nutritionnelles
06:10 assez exceptionnelles.
06:12 Et qui permet notamment de lutter contre la fatigue,
06:16 de booster le système immunitaire,
06:18 et qui permet de se supplémenter dans toute une palette de nutriments,
06:23 mais naturellement et en une seule prise.
06:25 Bon, déjà, on va en commander 10 kilos pour toute la rédaction.
06:28 C'est ça.
06:29 C'est très sûr.
06:30 La spiruline, est-ce que c'est quelque chose de nouveau ?
06:32 En tout cas, c'est vrai qu'on voit souvent aujourd'hui dans les pharmacies,
06:35 les parapharmacies par exemple, les magasins diététiques,
06:37 ce produit presque un petit peu miracle, une sorte de super aliment ?
06:41 C'est à la fois nouveau, parce qu'on redécouvre en tout cas la spiruline
06:45 aujourd'hui en Europe.
06:47 Mais en fait, c'était connu de manière ancestrale.
06:51 En fait, c'est une plante qui pousse dans des lacs tropicaux.
06:56 Du coup, les tribus qui étaient proches de ces lacs,
06:59 les Aztèques, au Tchad ou en Inde par exemple,
07:02 ils en récoltent plutôt et ils en consomment de manière traditionnelle.
07:10 Dans la nourriture ?
07:12 Dans la nourriture, oui, où ça fait des petites galettes sèches.
07:15 Et puis, nous, on fait des paillettes, du coup, ce que vous avez là.
07:19 Ça, c'est une forme que...
07:22 Ça, on le verse par exemple sur quoi ? Une salade dans une soupe ?
07:25 Oui, c'est ça.
07:26 Ça a quoi comme goût ?
07:27 Sur des crudités par exemple, c'est sympa.
07:28 Oui, bien sûr.
07:29 Là, il faut sourire.
07:31 [Rires]
07:34 Hyper bon.
07:35 Là, le goût n'est pas fort.
07:37 Avec d'autres aliments, ça ne prend pas du tout le dessus.
07:40 Ce n'est même pas désagréable, c'est croquant.
07:43 Par contre, ça vient vraiment soutenir au niveau de la fatigue et de l'énergie
07:47 parce que c'est plein de protéines en tout cas.
07:49 D'accord.
07:50 Alors, évidemment, des agriculteurs, on en filme toute l'année,
07:52 nous, sur TV Tour Val de Loire.
07:53 Alors, parfois, il y a des niches comme ça agricoles.
07:55 Là, la spiruline, je ne sais pas, Patrice, une pharmacocole,
07:58 vous aviez déjà vu ça en Indre-et-Loire ou dans la région ?
08:00 Non, pas du tout, non.
08:01 Non, c'est vrai que c'est un peu spécifique.
08:03 Il y en a combien des spirulineurs en gros dans la…
08:07 [Rires]
08:08 Je ne l'avais pas fait, toi.
08:09 Ah bon ?
08:10 Bah voilà, c'est nouveau.
08:11 Spiruliniers.
08:12 Spiruliniers, ça existe ?
08:13 Oui, oui.
08:14 Ok, alors il y en a combien dans la région ?
08:15 Dans la région, on est trois en Indre-et-Loire, vous comprenez.
08:18 Et après, en France, on est un petit peu moins de 200 producteurs.
08:22 D'accord.
08:23 Aujourd'hui, c'est votre unique métier.
08:25 Et finalement, votre histoire, elle ne commence absolument pas
08:28 par l'agriculture et l'aquaculture.
08:30 Vous êtes sur les bancs de l'école, et puis arrivé aux études supérieures,
08:33 vous tombez amoureux, vous êtes dans une école de philo,
08:37 c'est ça, plutôt voué à l'enseignement, en tout cas,
08:39 pas franchement à prendre une pelle, un râteau,
08:42 tout ce qu'il faut pour cultiver la spiruline.
08:44 Et puis, donc, des aristotéliciens, c'est comme ça qu'on vous nomme,
08:49 spécialistes…
08:50 Ouais, super, j'ai presque réussi à le dire.
08:52 Pourquoi, à un moment, quand on fait de longues études,
08:55 des études brillantes, on décide que finalement,
08:58 on va un petit peu, quoi, tourner le dos à tout ça
09:01 et revenir un peu à la base, puisque là, vous êtes installée
09:04 sur la ferme de votre famille, Elisabeth ?
09:06 Oui.
09:07 Je pense que c'est les études qui m'ont ramenée, en fait,
09:12 vers mes origines enracinées et paysannes.
09:15 Et simplement, voilà, on apprenait à voir le sens profond
09:23 du réel, de la vie, du vivant, mais on en parlait
09:27 dans un milieu finalement assez artificiel,
09:29 puisque en plein cœur de Paris.
09:31 Et finalement…
09:34 Vous aviez envie de le vivre.
09:36 C'est ça, le cœur de la sagesse, il est peut-être
09:39 dans le quotidien le plus humble.
09:41 Et quoi de mieux que de se mettre au contact
09:46 de la terre, du vivant, concrètement ?
09:49 Et puis oui, effectivement, de trouver une vie
09:52 qui était plus unifiée.
09:53 En tout cas, on n'avait pas trop envie de vivre une vie,
09:55 comme on voit souvent maintenant, un peu très fractionnée
10:01 avec la vie professionnelle, la vie familiale,
10:04 la vie sentimentale, avec beaucoup de trajets et tout.
10:07 On avait envie de créer quelque chose dans un même endroit,
10:10 un lieu de vie et de travail avec à la fois les enfants,
10:13 aussi la famille plus élargie qui est là.
10:17 - Est-ce que sans la philo, sans l'étude de la philosophie
10:19 et sans l'étude même des écrits d'Aristote,
10:22 vous auriez pris cette même décision ?
10:25 - Ah ben moi, clairement non.
10:27 - C'est vrai ? Merci Aristote, je ne sais pas où tu es.
10:31 - C'est vraiment la philosophie qui m'a permis
10:34 de comprendre la richesse, la beauté et toute la profondeur
10:38 qu'il y avait à avoir une vie simple.
10:40 - Vous ne l'aviez pas vue ça avant ?
10:42 - Non, j'avais un papa agriculteur, mais ça me semblait...
10:47 Je pense que j'étais trop déconnectée justement du réel,
10:50 peut-être trop dans ma tête, dans les études, pour comprendre.
10:54 - Alors justement, tout votre cercle, votre entourage,
10:58 vous voit faire de brillantes études de philosophie
11:00 et après vous voit vous intéresser au montage d'une super structure
11:04 pour abriter vos bassins.
11:06 Erwann, qu'est-ce qu'on vous dit dans votre entourage ?
11:08 En tout cas, de la philo à l'agriculture, de la spiruline en plus,
11:11 qu'il fallait la trouver, c'est-à-dire pourquoi ?
11:13 Ce n'était pas des chèvres et des moutons ?
11:15 - Ça a surpris, mais bon, on aime bien...
11:17 - Surprendre ? - Oui, c'est ça.
11:19 - Contivent vos parents, clairement.
11:21 - Non, mais ils ont été super, ils nous ont vraiment aidés.
11:24 Ça a été aussi grâce au papa d'Elisabeth
11:26 qu'on a pu s'installer comme ça.
11:28 Et sur le produit en tant que tel de la spiruline,
11:32 nous, ça rejoignait aussi des aspects créatifs et novateurs
11:37 qu'on voulait porter et qui, je pense, parlent aujourd'hui
11:41 de pouvoir se soigner de manière un peu plus saine et naturelle.
11:44 - C'est un médicament ?
11:46 - Non, nous, on ne dit pas ça. En tout cas, on cultive,
11:48 c'est vraiment un aliment.
11:50 Mais par contre, c'est un aliment un peu spécifique
11:52 parce qu'il est unique.
11:55 L'OMS dit que c'est l'aliment du 21e siècle
11:58 parce que c'est vraiment la composition est très, très riche
12:01 et du coup, ça vient compléter l'alimentation un peu dénutride aujourd'hui.
12:07 - Alors, si je prends de la spiruline,
12:11 ça veut dire qu'il faut que j'en saupoudre un peu tous les jours
12:13 dans mon alimentation ou bien c'est quoi le rythme, en gros,
12:16 si je deviens... ?
12:18 - On peut, il y a ceux qui ont ça sur la table
12:20 et quand on y pense, on saupoudre sur l'alimentation.
12:22 Et puis après, il y a ceux qui préfèrent faire des cures,
12:26 donc en consommant quotidiennement pendant 3, 4, 5 mois.
12:32 Ça dépend vraiment des rythmes de vie, des besoins.
12:35 - Les sportifs aussi apparemment ?
12:36 - Il y a les paillettes, mais il y a le côté comprimé
12:39 qui ressemble plus à un complément alimentaire.
12:42 C'est vraiment que de la spiruline, il n'y a pas d'adjuvant.
12:45 En tout cas, avec les comprimés...
12:46 - Je ne vais pas englober, sans doute.
12:49 - Et sinon, les sportifs, par exemple, ont fait de la poudre
12:52 et souvent, ils aiment bien faire des jus ou des smoothies toniques
12:55 et du coup, ils peuvent mélanger avec de la vitamine C, des fruits et tout.
12:59 - D'accord. Alors, vous êtes jeune, vous avez 2 jeunes enfants.
13:03 Être agriculteur à la trentaine, ça peut être aussi compliqué.
13:07 Il faut développer l'activité.
13:09 Vous n'aurez que 4 jours de vacances cet été
13:11 parce qu'il faut bien travailler.
13:12 Dans 10 ans, vous vous voyez où ? En gros, comment ?
13:15 - Avec, je pense, une ferme qui tourne.
13:20 Et puis, un des projets qu'on est en train de mettre en place,
13:23 mais je pense qu'on aura plus le temps encore dans les années à venir de développer,
13:27 c'est qu'on a construit, du coup, vous voyez en image là, un bâtiment
13:30 et du coup, avec toute une aile déjà construite,
13:33 qui va servir en fait de grande salle polyvalente
13:37 où on rejoint un petit peu la philo.
13:40 C'est qu'on veut faire en fait tout un lieu de vie et d'accueil dans cette salle
13:44 avec l'accueil de conférenciers ou de spectacles ou de repas fermiers.
13:50 - D'accord.
13:51 - Des choses qui vont...
13:52 - Vous allez relier un petit peu votre passion précédente,
13:54 c'est-à-dire que la philo va s'inviter à la ferme à Coacoil.
13:56 - C'est ça.
13:57 - Vous êtes vraiment des ovnis, vous savez.
13:59 - De pouvoir faire un peu un lieu culturel aussi au sein de la compagnie.
14:04 - Alors, avant l'émission, je vous disais un petit peu,
14:07 je vous préviens, il va falloir résumer ce que disait Aristote en 20 secondes,
14:11 mais finalement, quand vous devez par exemple expliquer à vos filles
14:13 qui ont 2 et 4 ans, je crois,
14:15 vous avez peut-être envie de partager ce sens-là de la vie.
14:19 Qu'est-ce que vous leur dites ?
14:20 - Je ne dis pas grand-chose, on les met à faire du potager avec nous,
14:24 c'est plutôt ça.
14:25 - Oui.
14:26 - Enfin, c'est d'avoir une vie sensorielle riche,
14:29 de venir cultiver les alcools, ramasser les tomates,
14:33 et on est certains qu'avoir cette vie sensorielle complexe
14:39 nourrit leur intelligence.
14:41 - Je confirme, c'est vraiment super de les voir,
14:45 même nous aider, on va aller à la spiruline,
14:49 faire un petit truc et tout,
14:51 et ça, en fait, ça déjà implique les enfants,
14:54 et puis ce rapport proche avec la nature,
14:57 il n'y a rien de tel, je pense, pour les faire grandir,
15:00 et déveiller leur curiosité et tout.
15:02 - Alors, si on a envie de visiter,
15:03 parce que quand même, c'est assez intriguant cette spiruline,
15:05 si on a envie de...
15:06 Je crois que vous faites partie du réseau Bienvenue à la Ferme,
15:08 donc on peut venir, on vous appelle,
15:10 et puis on peut passer voir comment ça se récolte, c'est ça ?
15:13 - Alors oui, on organise, en fait, à la demande des visites de la Ferme,
15:17 et puis après, on est ouvert 4 jours par semaine
15:20 pour accueillir à la boutique,
15:22 et puis éventuellement faire une visite, selon le...
15:25 - On a aussi, du coup, on fait au moins souvent
15:29 2 fois par an des portes ouvertes, là, on en a fait au printemps,
15:32 et puis à l'automne, là, le 23, 24 septembre,
15:35 du coup, c'est portes ouvertes et fêtes de la spiruline,
15:37 ça veut dire qu'il y a beaucoup de fermes de spiruline en France
15:41 qui seront ouvertes.
15:42 - Bon, ce sera donc la fête, on viendra vous voir,
15:44 tiens, on a fait de la spiruline.
15:45 Vous allez rester avec nous, ça s'appelle Spiruline Janette,
15:47 pardon, j'avais oublié de le dire.
15:49 Vous allez rester avec nous parce qu'on va parler qualité de l'air,
15:51 ça nous concerne tous, évidemment.
15:53 On sait que mi-juin, il y a eu une grosse concentration d'ozone dans l'air,
15:59 alors c'est quoi, finalement, la pollution,
16:01 et puis comment on peut donner l'alerte,
16:03 et bien on en parle tout à l'heure avec le directeur de l'IGER.
16:05 À tout de suite.
16:06 Bye !
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