00:00 Je n'ai pas senti beaucoup d'enthousiasme ni à l'entrée ni à la sortie de la part des collègues.
00:03 Quelques clivages, quelques points communs qui peuvent nous permettre de travailler collectivement
00:09 pour sortir la France d'une situation très difficile parce qu'étaient présents les maires des villes des Gilets jaunes
00:16 comme les maires des villes des Gilets jeunes.
00:18 C'est-à-dire qu'il y a toute la France qui était présente à cette rencontre
00:22 et c'est bien un plan pour la France qu'il faut et pas un plan uniquement pour les banlieues
00:27 parce que ça souffre dans les villes moyennes et dans les territoires ruraux.
00:30 Et l'événement que nous venons de vivre c'est tout ça.
00:33 Vous êtes un maire en colère ce soir ou un maire rassuré après cette réunion ?
00:37 Non, ma colère continue parce que j'entends tout et son contraire.
00:42 Parce que d'abord nous sommes fatigués, nous sommes frustrés et se dit beaucoup de choses qui sont fausses.
00:49 Par exemple, cet après-midi, il y avait unanimité des maires de droite comme de gauche
00:55 sur l'utilité de la politique de la ville et de l'enrue alors que depuis 4-5 jours
00:59 une petite musique nauséamonde circule partout en disant "c'est inutile, on a mis de l'argent pour rien".
01:05 Je peux vous assurer que les artisans de la République que nous sommes,
01:08 tout le monde a dit que c'était utile et qu'il fallait faire mieux et plus.
01:11 Même le maire de Creil nous disait une phrase "que l'on partage tous" et il a été applaudi.
01:17 La politique de la ville, c'est le seul truc qui marche
01:20 mais elle a été conçue pour venir en soutien des grandes politiques publiques de ce pays
01:24 qui sont en faillite, l'éducation, la police, la justice.
01:28 Il n'y a que ça qui nous permet d'agir aujourd'hui.
01:31 Donc on fait un faux procès.
01:33 C'est un faux procès et tous les maires sont conscients de cela.
01:37 Alors bien évidemment, il y a de la mécanique qui, des fois c'est un peu trop lent,
01:41 il y a des lourdeurs administratives mais je peux vous assurer
01:44 que le collègue qui est sur le plateau pourra le dire,
01:46 sur l'enrue et sur la politique de la ville,
01:49 si ça n'existait pas, il faudrait l'inventer et aujourd'hui on vous dit que c'est les seules choses qui marchent.
01:53 Si ce n'est que c'est les politiques de droit commun qui sont écroulées
01:58 et tous les maires ont demandé plus et mieux de services publics régaliens de l'État,
02:03 l'éducation, la police et la justice.
02:06 C'est ça le cœur du sujet.
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