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  • il y a 3 ans
Si le cortège est parti dans le calme en début d'après-midi, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l'ordre. «Usage de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre pour maintenir les manifestants hostiles à distance à la suite de jets de projectile», a indiqué la gendarmerie à l'AFP. Des opposants se sont également mis à marcher sur la voie ferrée à proximité et le trafic ferroviaire est d'ailleurs interrompu depuis 13 heures. Cette manifestation a eu lieu à l'appel d'une dizaine d'organisations, dont les Soulèvements de la Terre, menacés de dissolution par le ministère de l'Intérieur, et les No-Tav italiens, pour protester contre le chantier «pharaonique» jugé «néfaste» pour l'environnement, la biodiversité et les ressources en eau.

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Transcription
00:00 Cela fait une vingtaine de minutes que les affrontements
00:03 entre les activistes les plus radicaux et les forces de l'ordre ont cessé.
00:06 Mais vous l'avez dit, Lionel, regardez ces images proposées par Jules Bedot.
00:09 Le feu s'est déclaré dans des broussailles juste sous le pont.
00:13 Probablement, en tout cas c'est ce qu'on imagine, à cause des tirs de gaz lacrymogènes.
00:17 Il y a eu beaucoup de tirs et des manifestants qui ont récupéré les grenades
00:20 pour ensuite les envoyer un peu partout dans la Cambrousse.
00:23 Et donc voilà ces flammes qui se sont déclarées sous ce pont.
00:28 Et au moins cinq personnes ont été blessées, notamment côté manifestants,
00:31 par des grenades assourdissantes.
00:33 Elles ont immédiatement été prises en charge par les médics,
00:35 des secouristes volontaires parmi les manifestants.
00:38 Et donc désormais de nombreux manifestants rebroussent chemin vers le campement,
00:42 un campement qui se situe à quelques kilomètres d'ici.
00:44 Et pour revenir sur ces tensions, nous avons assisté littéralement
00:47 à une pluie de projectiles, des pierres, beaucoup de pierres lancées
00:50 par les éléments radicaux en direction des forces de l'ordre,
00:53 qui ont donc répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes.
00:56 Il y a eu environ 300 éléments radicaux.
00:59 Merci pour ces précisions Mathieu Devez.
01:01 Et on reste connecté avec vous et avec toutes nos équipes
01:04 pour surveiller de très très près ces radicaux, ce mouvement
01:07 et cette manifestation qui a dégénéré.
01:09 Pour celles et ceux qui nous rejoignent, Sandra Buisson,
01:11 peut-être réexpliquer encore qui sont ces radicaux
01:15 qui nous rappellent en effet ceux qui étaient intervenus à Sainte-Soline.
01:19 Oui, alors pour l'instant on ne sait pas encore leur identité exacte,
01:22 mais on sait que les services de renseignement craignaient
01:25 l'arrivée d'environ 400 éléments radicaux venus d'autres départements,
01:29 mais aussi d'autres pays comme l'Italie et la Suisse.
01:32 D'ailleurs, 27 Italiens qui étaient sous le coup d'une interdiction
01:35 de territoire français ont été interpellés aujourd'hui
01:38 et reconduits auprès des autorités italiennes.
01:42 107 interdictions administratives de territoire avaient été prises
01:45 en amont pour, à minima, dissuader les plus radicaux étrangers
01:49 de venir ou au moins permettre de les interpeller
01:52 dès qu'ils franchissaient la frontière.
01:54 Il y a aussi forcément des éléments français,
01:57 des individus qu'on peut retrouver d'une manifestation à l'autre,
02:00 alors parfois sur des sites où il y a des combats écologistes
02:04 qui sont menés et puis d'autres qui viennent dans les manifestations
02:08 plus citadines sur une thématique de santé ou la thématique des retraites.
02:12 En général, pour les éléments les plus radicaux et ceux qu'on qualifie
02:15 d'ultra-gauche, peu importe la thématique, on vient pour s'affronter
02:19 avec les forces de l'ordre et s'en prendre à ce qu'ils représentent,
02:22 c'est-à-dire l'État. Sur les 400 qui étaient redoutés,
02:27 on nous confirme là qu'ils étaient 300 au moment du début des heurts
02:33 pour une population de manifestants qui était un peu plus de 3000.
02:37 Des heurts quand même moins violents qu'à Sainte-Sauline
02:40 parce qu'on a vraiment l'impression qu'ils sont quand même moins équipés.
02:43 On n'a pas vu de cocktails Molotov, par exemple,
02:45 contrairement à ce qu'on avait vu à Sainte-Sauline.
02:48 Et puis on voit que la tactique appliquée par les forces de l'ordre,
02:51 c'est le maintien à distance pour éviter le contact,
02:54 le corps à corps qui serait trop dangereux pour les hommes des deux côtés,
02:58 c'est-à-dire que ça risquerait de faire des blessés graves des deux côtés.
03:01 Et donc c'est le maintien à distance avec des gaz lacrymogènes
03:04 pour répondre aux jets de projectiles et puis fatiguer l'adversaire en face,
03:10 fatiguer ces radicaux et pour qu'ils s'en aillent.
03:14 On sait qu'à Sainte-Sauline, les heurts avaient duré une demi-heure,
03:17 une heure avec une très forte intensité et qu'ils s'étaient repliés,
03:20 ces radicaux, à un moment, notamment parce qu'ils avaient de nombreux blessés
03:23 dans leur rang et qu'ils les ramenaient, effectivement, voir les streets médics.
03:28 Donc là, effectivement, comme il n'y a pas énormément de dégradations
03:31 qui sont possibles aux alentours, les forces de l'ordre les maintiennent
03:34 à distance le temps qu'ils rebroussent chemin.
03:37 On reste connecté avec nos envoyés spéciaux.
03:39 Ce projet du tunnel Lyon-Turin, en quoi consiste-t-il très exactement ?
03:44 Il oppose donc les écologistes et ceux qui souhaitent, effectivement,
03:48 que la circulation puisse mieux se dérouler dans cette région-là
03:53 et notamment à la frontière entre la France et l'Italie.
03:55 et l'Italie, les explications de Mathilde Ibanez et de...
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