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  • il y a 3 ans
Naïma M'Faddel, essayiste, sur la lutte contre l'intrusion religieuse : «Depuis 50 ans, on a abandonné le souci intégrateur».

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Transcription
00:00 Excusez-moi, Michael, parce qu'en fait, on gère, j'allais dire,
00:04 on gère 50 ans de non-gestion.
00:06 Parce que ce n'est pas d'aujourd'hui, c'est dans les années 80 que ça a commencé.
00:10 Effectivement, toutes mes sociétés musulmanes ont été pénétrées.
00:14 Mais pour moi, quand on fait venir des gens en nom, comme ça,
00:16 on ne peut pas leur reprocher de garder leur culture ?
00:19 Michael, non, mais aujourd'hui, oui.
00:21 Aujourd'hui, les jeunes qui sont effectivement, qui mettent la habaïa
00:26 et qui sont dans cet étendard religieux,
00:29 parce que la habaïa, ils en ont fait, en fait, un habit religieux,
00:31 parce qu'en vérité, ce n'est pas un habit religieux,
00:33 mais c'est devenu un habit religieux.
00:34 Et c'est un étendard identitaire aujourd'hui.
00:37 Je vous assure, Michael, c'est la troisième, quatrième génération.
00:39 Ce n'est pas... C'est des enfants, d'enfants,
00:42 alors d'immigrés, par exemple, mais viennent d'enfants...
00:45 Ça confirme exactement ce que je dis, c'est-à-dire qu'il y a un effet du nombre.
00:47 Donc, ça veut dire que quelque chose...
00:48 Oui, mais c'est un effet du nombre.
00:49 Non, mais moi, je pense qu'on a abandonné,
00:52 depuis ces 50 dernières années, on va se dire les choses,
00:55 clairement, le souci intégrateur.
00:58 Ce que fait le Danemark, on aurait dû le faire, parce qu'à un moment...
01:01 On peut intégrer des gens quand ils viennent dans un certain nombre,
01:05 et par rapport à certains moyens,
01:07 si ça excède notre capacité d'accueil, d'intégration, d'assimilation,
01:11 ce n'est pas possible, parce qu'il y a des pratiques
01:14 qui ne sont même pas assimilables à la religion.
01:15 C'est-à-dire, s'il faut une minute de silence, qu'est-ce qu'on va faire ?
01:18 On va les obliger à parler ?
01:19 Ce que je veux dire par là, c'est que le nombre,
01:21 le nombre aujourd'hui, effectivement, et ses arrivées massives,
01:24 font qu'on va être encore plus en difficulté,
01:27 parce qu'on n'a pas fait ce qu'il fallait faire à un moment.
01:30 Je voudrais qu'on écoute un instant Tony Borey,
01:31 qui est toujours avec nous et qui souhaitait réagir.
01:33 On vous écoute.
01:34 [Musique]
01:37 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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