00:00 Christiane et son mari sont aux Aguets.
00:02 Depuis 2003, ils voient apparaître des fissures sur leur habitation.
00:05 La dernière date d'il y a un mois.
00:07 Le garage se désolidarise de la maison.
00:10 En fait, il penche.
00:12 Et à chaque fois, la raison est la même.
00:14 La sécheresse qui s'est abattue encore une fois l'été dernier
00:17 dans cette petite ville de Meurthe-et-Moselle.
00:18 C'est l'histoire, les sols sont arginineux.
00:20 Ça bouge avec la sécheresse.
00:21 Des travaux ont été réalisés en 2014 ici,
00:24 mais l'assurance n'a pris en charge que la réparation du garage
00:26 et non de la maison.
00:27 Le couple a donc dû débourser 15 000 euros.
00:29 On cherche toujours à minimiser l'impact de la sécheresse naturelle.
00:33 La première raison, c'est une maison au travail,
00:36 donc les fissures existent automatiquement
00:38 dans toute maison au bout d'un certain temps.
00:40 Ils espèrent de nouveaux travaux en octobre,
00:42 et cette fois, gratuits.
00:43 Leur commune, comme 500 autres ici en Lorraine,
00:46 a été reconnue en état de catastrophe naturelle
00:48 suite à la sécheresse de l'été 2022.
00:50 Cette reconnaissance entraîne normalement
00:52 une prise en charge par les assurances,
00:53 mais selon cette association, 80% des dossiers sont rejetés.
00:57 Pour nous, le pouvoir de décision sur la cause des dégâts,
01:01 ça doit revenir à l'État.
01:02 Tout le processus va consister à contrer
01:07 les conclusions des experts qui disent
01:10 "ce n'est pas la sécheresse".
01:12 Nous on dit, il ne faut pas que c'est l'assurance
01:13 qui décide en premier.
01:15 Selon la caisse centrale de réassurance, chaque année,
01:17 environ 4 000 maisons fissurées ne sont pas éligibles à l'indemnisation.
01:21 L'association Mission Resque Naturel
01:23 estime quant à elle qu'il y en a 300 000.
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