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  • 17/04/2020
Live Parents et coronavirus : le replay

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News
Transcription
00:00 ...
00:26 -Bonjour à toutes et à tous.
00:28 La fin de la semaine approche,
00:30 la fin de notre 4e semaine de confinement.
00:33 Toutes les équipes de Parent.fr et d'Axis TV
00:36 espèrent que vous vous portez tous bien.
00:38 Nous sommes réunis autour de la thématique
00:41 Covid-19 et grossesse,
00:43 car, non, le Covid-19, finalement,
00:45 on ne les connaît pas encore très bien,
00:47 mais ce fameux coronavirus ne va pas empêcher
00:50 les 200 000 naissances de survenir
00:51 au cours de ces 3 mois.
00:53 Et on sait aussi que les femmes enceintes
00:55 et les fœtus, les nouveau-nés,
00:58 ne semblent pas présenter de complications sévères
01:01 particulières liées au Covid-19.
01:04 Mais oui, les prises en charge en clinique,
01:06 en hôpitaux sont revues, sont repensées.
01:09 Oui, tout est pensé pour que les nouveau-nés,
01:12 que les mamans, que les couples soient pris en charge,
01:15 soient attentionnés.
01:16 Et nous, nous sommes là ensemble,
01:19 aujourd'hui, pour vous répondre,
01:21 pour écouter toutes vos questions
01:23 que vous pouvez nous poser dès maintenant en direct.
01:26 -On peut en avoir beaucoup, en ce moment,
01:28 dans ces temps épidémiques, surtout quand une grossesse
01:31 est en cours, un moment qui est heureux,
01:33 qui est attendu, mais qui peut, en ce moment,
01:36 être un petit peu éprouvé, un peu...
01:38 Dans un environnement anxiogène.
01:41 Et on est avec vous pour vous accompagner.
01:44 Nous avons des questions qui peuvent survenir,
01:47 que ce soit comment les échographies sont maintenues,
01:50 comment la préparation à l'accouchement est organisée,
01:53 comment vous présentez des symptômes de Covid
01:55 pendant votre grossesse,
01:57 ou encore quelles précautions sont prises en salle de naissance.
02:00 La liste des questions est non exhaustive.
02:03 Nous sommes aujourd'hui en présence de deux experts
02:06 sur le plateau,
02:07 et de deux experts qui sont connectés à distance.
02:11 Merci à tous d'être là.
02:13 Donc, docteur Adrien Gantoy, bonjour.
02:15 -Bonjour. -Vous êtes sage-femme
02:17 à la Maison des médecins du Pré-Saint-Gervais à Paris.
02:20 Professeur Jacquy Nizar, bonjour.
02:23 -Bonjour. -Vous êtes gynécologue-obsétricien
02:25 à la Pitié-Salpêtrière à Paris.
02:27 Et à distance, nous sommes connectés,
02:29 donc, bonjour, avec professeur Jean-Marc Levaillant,
02:32 gynécologue-obsétricien et spécialiste de l'échographie
02:36 au Centre intercommunal de Créteil.
02:39 Et professeur Robert Cohen,
02:41 vous êtes pédiatre dans ce même établissement.
02:43 Merci à tous les quatre d'être là.
02:45 Nous sommes donc réunis pour une heure de questions.
02:48 Et nous voyons que vous êtes fort rapide
02:51 et fort intéressé par notre émission.
02:53 Merci d'être là.
02:55 Première question de Rouen.
02:57 Les femmes enceintes peuvent-elles recevoir
02:59 les mêmes traitements que les autres,
03:02 sans risque pour notre enfant ?
03:03 -Alors, ce qu'il faut d'abord savoir,
03:06 c'est que pendant la grossesse et même en période de coronavirus,
03:09 il faut absolument éviter toute automédication.
03:12 C'est-à-dire qu'avant de prendre un médicament,
03:15 il faut s'assurer qu'il soit compatible.
03:17 Beaucoup de médicaments ne sont pas compatibles
03:20 avec la grossesse, justement.
03:22 Et donc, il faut consulter.
03:23 Alors, il y a évidemment un contexte particulier, là,
03:27 durant cette crise sanitaire du coronavirus.
03:29 Et beaucoup de professionnels se sont investis
03:32 en téléconsultation pour être accessibles
03:35 et, à ce moment-là, de voir si, éventuellement,
03:37 il est nécessaire d'avoir un traitement.
03:40 -Le suivi s'établit en téléconsultation
03:42 pour les femmes, aujourd'hui, en France.
03:44 -En tout cas, on essaie au mieux de mettre en place.
03:48 Il y a des consultations qui doivent être faites en présentiel,
03:51 mais on essaie de minorer un maximum
03:54 pour éviter tout déplacement
03:56 et préserver, justement, cette distanciation sociale
04:00 durant la période de confinement.
04:02 -D'accord. Et en cas de consultation,
04:04 j'imagine que les rendez-vous sont espacés
04:06 pour limiter, justement, le fait que les femmes se croisent.
04:10 -Oui, il y a toute une procédure
04:12 qui est mise en place dans les salles d'attente,
04:14 que ce soit dans les établissements,
04:17 ou dans des cabinets libéraux.
04:18 Il y a aussi des précautions qui sont faites
04:21 au niveau des prises de rendez-vous.
04:23 Les rendez-vous sont généralement plus espacés
04:26 pour laisser plus de temps
04:27 et éviter, justement, tout rapprochement.
04:30 Bref, beaucoup de choses ont été faites
04:32 pour réorganiser et faire face à cette crise sanitaire.
04:36 -On essaie d'être à l'heure. -On essaie d'être à l'heure.
04:39 -Pour fluidifier les parcours et limiter le risque.
04:42 -Attendre le moins longtemps possible.
04:44 On ne se retrouve pas avec une salle d'attente pleine.
04:47 On y travaille, on a limité le nombre de rendez-vous
04:50 et on essaie d'être à l'heure.
04:52 C'est pas toujours possible, mais on essaye.
04:54 -Une autre question nous vient d'Elle Boeuf,
04:57 enceinte de 9 mois.
04:58 "J'ai rendez-vous le 15 avril pour DPA.
05:00 "Avec le Covid, on pourra me déclencher plus facilement
05:03 "vu cette situation de crise sanitaire.
05:06 "Je n'ai aucune contraction."
05:07 Qui peut répondre ?
05:09 -Je peux répondre. Ca va dépendre beaucoup
05:11 de la maternité dans laquelle vous êtes suivi.
05:14 Certains ont le déclenchement plus ou moins facile.
05:17 En ce moment, certaines maternités,
05:19 après 39 semaines, ont le déclenchement très facile
05:22 pour éviter les embouteillages en salle de naissance.
05:25 Quand la salle de naissance est calme,
05:27 elles vont avoir tendance à déclencher facilement
05:30 pour éviter qu'on se retrouve un jour avec deux fois plus d'accouchement.
05:34 Mais c'est difficile à programmer, à anticiper.
05:37 Certaines maternités sont toujours un peu réticentes
05:40 au déclenchement sans indication médicale.
05:43 Les maternités sont négociées directement.
05:45 -Une autre question de Nantes.
05:47 C'est vrai que le climat, comme on l'a dit,
05:49 en ouverture, peut être un peu anxiogène.
05:52 "Je voulais savoir si le Covid-19 peut tuer
05:54 "un foetus de sept semaines d'aménorée."
05:57 -Toutes les données qu'on a par rapport
06:01 à la transmission materno-fétale sont très rassurantes.
06:04 Il n'y a pas de raison qu'il y ait de lien
06:06 entre une fausse couche à sept semaines d'aménorée
06:09 et le coronavirus.
06:11 La seule réserve qu'on peut avoir, c'est les fièvres fortes,
06:14 mais on ne semble pas avoir des fièvres à 41, 42.
06:16 Les fièvres très fortes pourraient avoir entraîné
06:19 des fausses couches, mais ça ne semble pas être le cas.
06:22 Nos consultations ne sont pas embouteillées
06:25 de femmes qui viennent pour des fausses couches.
06:27 -Donc des données peu probantes.
06:29 -Oui, plutôt rassurantes.
06:31 -Une autre question.
06:33 "Bonjour, je suis actuellement enceinte de cinq mois
06:36 "et j'ai été testée positive au Covid cela fait 20 jours.
06:39 "J'ai encore des symptômes, une toux qui ne part pas,
06:42 "une fatigue, je pense qu'avec la grossesse
06:44 "et les angoisses liées à la situation actuelle.
06:47 "J'ai des palpitations et des vertiges.
06:49 "Que faire pour y remédier ?"
06:51 -C'est compliqué.
06:52 On a plein de gens qui ne sont pas Covid positifs
06:55 et qui ont des palpitations, des vertiges,
06:57 qui ne vont pas bien.
06:59 Le confinement, c'est psychologiquement
07:01 vraiment très difficile.
07:02 On ne peut pas dire si là, pour cette femme,
07:05 c'est le confinement ou c'est un mélange des deux.
07:08 Les gens gardent une fatigue longtemps,
07:10 même quand ils sont guéris, ils peuvent garder une toux.
07:13 Et le confinement agit sur le moral de tout le monde en ce moment.
07:17 Après, faire la part des choses, c'est parfois difficile,
07:20 mais là, si ça fait 20 jours, elle est probablement guérie,
07:23 elle n'a probablement plus de virus en elle,
07:26 et il faut qu'elle se remette de cette fatigue.
07:30 -Et ne pas hésiter à faire un entretien prénatal, précoce,
07:34 qui consiste à vraiment évaluer tout l'environnement psychosocial
07:38 et de voir ce qu'on peut mettre en place pour l'accompagner.
07:41 -C'est ce que j'allais vous demander.
07:43 -Il y a aussi un mélange d'angoisse dans ce contexte,
07:48 donc c'est important qu'on puisse trouver une prise en charge
07:51 qui soit clairement adaptée pour elle.
07:53 -Ca peut se faire en téléconsultation.
07:56 -On peut faire des téléconsultations,
07:58 on adresse la femme à un psychologue, un sophrologue,
08:01 pour adresser des conseils sur la respiration,
08:03 sur des techniques particulières.
08:06 Chaque maternité, chaque établissement, chaque territoire
08:09 a ses ressources humaines et son fonctionnement, son organisation.
08:12 Donc il faudrait qu'elle prenne contact
08:15 soit avec sa maternité, soit avec des professionnels de ville,
08:19 sa chambre libérale ou gynécologue,
08:22 pour voir comment on pourrait mettre en place cela.
08:24 -Il faut briser l'isolement sans briser le confinement.
08:27 C'est notre challenge à tous, professionnels.
08:30 -Tout à fait, merci.
08:31 Une question, pas forcément sur une grossesse en cours,
08:35 mais sur un projet de grossesse.
08:36 "Bonjour, j'ai 41 ans, j'envisage un 2e enfant cette année.
08:40 "Pensez-vous qu'il soit préférable
08:42 "de reporter un projet de grossesse
08:44 "sur les circonstances ? Malgré mon âge, c'est une question de vanne."
08:47 -Tout de suite. 41 ans, il ne faut pas attendre.
08:50 Et puis, il faut croire en l'avenir.
08:52 La grossesse ne va pas démarrer demain.
08:55 Il y a neuf mois de grossesse.
08:57 Il fera beau, on sera tous guéris.
08:59 Il faut y croire.
09:00 -On a le droit de dire que la vie continue.
09:03 -Oui, mais oui. Il faut rester positif.
09:05 Il y a tout de même énormément d'équipes de recherche
09:08 qui ont été mises en place pour justement trouver une solution.
09:12 Et donc, d'ici neuf mois, beaucoup de choses vont se passer.
09:15 -Merci.
09:16 Professeur Levalliant, une question qui nous vient d'IFTO.
09:20 Une femme qui demande si elle est considérée à risque
09:23 de contracter le Covid-19, vu qu'elle est enceinte.
09:26 Est-ce qu'on considère la grossesse comme un facteur de risque ?
09:29 -Euh... Non, non.
09:32 C'est pas un facteur de risque.
09:34 C'est sûr que les femmes enceintes peuvent être plus fragilisées
09:37 à l'expression virale,
09:41 mais c'est surtout au troisième trimestre de la grossesse.
09:44 On redoublera de précaution au troisième trimestre de la grossesse.
09:48 Pour les autres, il faut qu'elles aient une vie de femmes normales
09:53 si elles n'ont pas de facteur de comorbidité.
09:56 Elles suivent à la lettre et il faut être obsessionnel,
09:59 mais pas seulement pour elles, mais aussi pour sa famille,
10:02 son mari, ses enfants, etc.
10:04 Il faut être obsessionnel du confinement.
10:08 Ce sont des règles extrêmement simples, basiques,
10:11 qui sont claires depuis un mois et qui doivent être respectées.
10:14 -Des gestes barrières à mettre en place automatiquement
10:18 et à mettre en place encore plus si jamais la femme
10:21 ou la conjointe présentent des symptômes.
10:23 Là, on est encore plus vigilants et on appelle le médecin traitant,
10:27 pour avoir des conseils au quotidien.
10:29 -Mais le confinement intracouple, c'est très difficile.
10:33 -Il faut utiliser la téléconsultation au maximum.
10:36 Il faut absolument, dès qu'il y a une angoisse
10:38 chez une femme enceinte, qu'elle consulte sa sage-femme,
10:41 son sage-femme, qu'elle consulte son gynécologue,
10:45 son médecin généraliste,
10:46 qui est souvent très au courant de ses problèmes.
10:49 Il ne faut pas hésiter à utiliser ce système
10:52 qui permet aux femmes de rester chez elles, mais d'être rassurées.
10:55 -Excuse-moi, Mathis, je t'ai coupé. -Non, non, non.
10:58 Je disais que le confinement intracouple,
11:01 quand il y en avait un des deux qui était malade,
11:03 c'est quelque chose qui est techniquement très difficile
11:07 et quasiment impossible.
11:08 -À moins d'avoir deux chambres séparées,
11:11 deux salles de bain séparées. -Deux appartements séparés.
11:14 -C'est là où c'est compliqué.
11:16 -Et quand il y en a un qui devient symptomatique,
11:18 comme il a été contagieux juste avant,
11:21 c'est probablement trop tard pour l'autre membre du couple.
11:24 -C'est le challenge perpétuel en ce moment.
11:27 -D'où le suivi nécessaire.
11:28 -D'où le confinement pour qu'aucun des deux ne soit malade.
11:32 -Très bien.
11:33 Professeur Cohen, une question qui nous vient de Hagenow.
11:36 Peut-on allaiter son bébé en cas de Covid-19 ?
11:39 -Alors, on n'a pas d'argument pour arrêter
11:44 ou pour continuer l'allaitement,
11:46 ce qui fait que les viremis sont très peu nombreuses
11:51 dans le cadre du Covid.
11:53 De l'autre côté, il y a très peu de cas
11:55 de transplication materno-fétale
11:57 et il y a très peu de passages dans le lait qui sont documentés.
12:01 Donc, la Société française de néonatologie s'est prononcée
12:04 pour te laisser les parents faire ce qu'ils avaient envie de faire.
12:08 Si une dame veut allaiter, on n'a aucune raison de lui dire
12:11 de ne pas allaiter.
12:12 En plus, on a un point fondamental,
12:14 c'est que dans toutes les cohortes qu'on a déjà,
12:17 qui sont assez nombreuses,
12:19 nous n'avons pas eu de cas graves chez les nouveau-nés.
12:22 Parce qu'il n'y en a pas eu de façon significative.
12:25 Il n'y a pas un sur-risque chez les nouveau-nés.
12:28 Donc, c'est pour ça qu'on laisse,
12:30 quand la maman va bien et quand le bébé va bien,
12:33 on laisse la maman en contact avec son bébé
12:35 et si elle désire l'allaiter, on la laisse allaiter.
12:38 -Etant donné qu'aujourd'hui, la situation n'est pas alarmante,
12:42 on reste dans une pratique la plus agréable possible
12:45 pour faire le lien mère-enfant.
12:47 -Pareil, la téléconsultation,
12:48 s'il y a des difficultés en termes d'allaitement,
12:52 c'est aussi possible.
12:53 -D'accord. Merci.
12:55 Une question posée sur Facebook.
12:58 "Bonjour à tous, j'ai appris ma grossesse
13:00 "le matin du confinement.
13:02 "Je n'ai fait aucune analyse et vu aucun médecin.
13:05 "Que dois-je faire ?"
13:06 -Donc, ça fait un mois.
13:08 -Ca va faire un mois. -Ca va faire un mois.
13:10 Il faut prendre contact avec des professionnels.
13:13 On continue de travailler.
13:15 Il faut rentrer dans le circuit d'un suivi de grossesse,
13:18 de tout début de grossesse normal.
13:20 Donc, on continue de voir des femmes.
13:22 Il faut prendre contact sans y aller,
13:24 avec la maternité où on a envie de se faire suivre
13:27 ou par le professionnel avec qui on avait prévu de se faire suivre.
13:32 Ce professionnel dira à quelle fréquence
13:34 et à partir de quand il veut le voir.
13:36 On demande aux gens de regrouper tous les déplacements
13:40 quand elles sortent, qu'elles fassent leur prise de sang,
13:43 leur échographie, tout d'un coup, parfois au même endroit.
13:46 Mais il faut commencer à s'organiser.
13:48 -Très bien. Merci.
13:50 Une question qui concerne aussi les débuts de grossesse.
13:53 "Bonjour, je suis enceinte de six semaines à peu près.
13:56 "J'ai sûrement eu le Covid."
13:58 On imagine un état symptomatique, mais pas de test,
14:01 car on ne peut pas les faire pour l'instant.
14:03 "Le Covid contracté par cette femme il y a trois semaines,
14:07 "mais je n'ai pas pu faire le test.
14:09 "Y a-t-il un risque pour l'embryon ?"
14:11 -Professeur Le Vaillant, peut-être.
14:13 -On n'a aucune donnée là-dessus.
14:17 Je crois que pour l'instant, tout évolue, tout change.
14:21 On va en apprendre beaucoup sur ce virus dans les mois qui viennent,
14:25 mais pour l'instant, les données sont relativement optimistes.
14:28 On n'a pas de raison de penser...
14:33 Et Jackie Nizar le disait très bien tout à l'heure,
14:37 les consultations d'urgence n'ont pas vu augmenter
14:40 le nombre de fausses couches spontanées en début de grossesse
14:43 dans nos consultations d'urgence.
14:45 Qu'elle aille vraiment, d'abord,
14:47 si elle n'a pas de signe d'héteroragie ou autre,
14:51 ou de contraction, qu'elle aille tranquillement
14:53 se faire une échographie de datation
14:56 chez son échographiste, sage-femme, gynécologue,
14:59 ou radiologue qui la prend en charge,
15:01 ou le service dans lequel elle se fera prendre en charge.
15:04 Mais surtout qu'elle ne panique pas
15:06 avec ce Covid en début de grossesse.
15:09 -En termes d'épidémiologie, on n'a pas de cas inquiétants,
15:13 même en cas de fausse couche ou d'accouchement prématuré.
15:17 -Il n'y a pas d'alerte sur les fausses couches.
15:20 -C'est un point important à retenir.
15:22 -Le Collège national des gynécologues et obsétriciens
15:25 peut-il obliger les maternités à accepter le papa
15:28 pendant la partie active de l'accouchement
15:30 et 2h après la naissance en respectant les consignes d'hygiène ?
15:34 -Il y a quand même beaucoup d'établissements
15:37 qui acceptent les pères dans les maternités.
15:39 C'est vraiment des cas mineurs en France.
15:43 Les seules situations dans les maternités
15:45 où il y a des difficultés à accepter le père,
15:48 c'est parce qu'il y a des difficultés
15:50 en termes de ressources humaines.
15:52 Beaucoup de professionnels ont été infectés par le coronavirus
15:56 et qui met en difficulté l'organisation interne
15:58 des salles de naissance.
16:00 Il y a aussi un manque de matériel criant
16:02 qui fait qu'il faut s'adapter.
16:04 Il faut être très rassurant sur ce sujet-là.
16:07 La grande majorité des maternités accepte les pères
16:10 en salle de naissance.
16:12 -Le conjoint peut assister à l'accouchement.
16:14 En revanche, il ne va peut-être pas rester
16:16 le temps qu'il passait avant.
16:18 Il y aura un retour à domicile précoce
16:21 organisé pour la femme s'il n'y a pas de complications ?
16:24 -Disons que là où ça devient un peu plus compliqué,
16:27 c'est en suite de couche, après l'accouchement,
16:30 où il y a une hospitalisation dans les maternités.
16:32 L'idée, c'est d'éviter d'engorger ces services
16:35 et d'éviter qu'il y ait trop de personnes annexes.
16:38 Les familles ne sont plus autorisées
16:41 à venir faire des visites en suite de couche.
16:44 Par ailleurs, les conjoints qui pouvaient dormir
16:47 dans la chambre pour profiter de ces premiers moments
16:52 dans la maternité ne sont plus autorisés non plus.
16:55 Là, on est dans une stratégie de faire des sorties
16:58 beaucoup plus précoces pour éviter
17:00 que la nouvelle maman soit toute seule, isolée,
17:03 et qu'elle puisse profiter d'un suivi à domicile.
17:08 Il y a énormément de sages-femmes libérales,
17:11 mais aussi de PMI,
17:12 qui ont mis en place un dispositif de visite à domicile
17:16 le lendemain de la sortie de la maternité
17:18 pour justement assurer le suivi médical du nouveau-né
17:22 et de la maman, pour ensuite passer le relais
17:26 au pédiatre, médecin généraliste et gynécologue.
17:29 -Dans tous les cas, pour l'accueil du conjoint en salle de naissance,
17:33 tout est fait pour que ce soit possible.
17:35 -La grande majorité des maternités.
17:38 -Si ce n'est pas possible,
17:39 c'est vraiment que le contexte d'organisation
17:42 rend les choses vraiment très risquées.
17:44 -C'est la logistique, souvent.
17:46 Il y a certaines salles de naissance
17:48 où, logistiquement, c'est compliqué de faire circuler
17:51 des gens qui ne sont pas des soignants.
17:53 Mais la très grande majorité, comme disait Adrien,
17:56 essaie d'accueillir un accompagnant à l'accouchement.
17:59 -Est-ce que les femmes...
18:01 -C'est ce qu'il faut dire.
18:03 Je crois quand même qu'il faut dire aux patientes qui nous écoutent
18:07 et aux couples qui nous écoutent,
18:09 c'est qu'ils aient une extrême compréhension
18:11 pour les équipes soignants.
18:13 C'est-à-dire qu'on a vu, moi, j'ai vu en échographie,
18:16 d'autres l'ont vu dans les salles de naissance,
18:19 des pères, par exemple, qui ne comprennent pas
18:22 qu'on ne puisse pas les prendre pour une raison X ou Y.
18:25 Je crois que les soignants font tout ce qu'ils peuvent
18:28 pour que les parents assistent à l'accouchement,
18:31 les soignants font tout ce qu'ils peuvent
18:33 pour que les maris assistent aux échographies.
18:36 Le mari remuant qui sort trois fois avec son téléphone
18:39 ou qui a un gamin dans la voiture,
18:42 non, on ne le reprendra pas,
18:44 mais il faut surtout que les patientes et leurs maris comprennent,
18:47 on fait tout, vraiment tout,
18:50 pour que dans cette période extrêmement difficile
18:53 et très contagieuse, on continue de vivre comme avant.
18:56 Mais surtout, je vous en prie,
18:58 soyez extrêmement compréhensifs avec un personnel
19:01 qui est en général très fatigué, très attentif,
19:05 et qui, de temps en temps, ne peut pas surveiller aussi le père.
19:09 -Et on rappelle, évidemment,
19:11 que si le père sort de la salle de naissance,
19:13 que ce soit pour aller prendre un café,
19:16 aller s'occuper d'un autre enfant,
19:18 évecteur potentiel du virus,
19:19 on ne peut pas se permettre de prendre ce risque.
19:22 Ce n'est que de la bienveillance.
19:24 -Surtout pas le temps. -Et le temps, bien sûr.
19:27 Est-il possible de se faire retirer un stérilet en ce moment,
19:30 dans le cadre d'un projet bébé,
19:32 où devons-nous attendre la fin du confinement ?
19:35 Un rendez-vous médical urgent, mais tomber enceinte peut prendre du temps.
19:38 -Il faut voir avec son professionnel, oui,
19:42 ses disponibilités, et voilà.
19:44 Mais oui, en effet, c'est tout à fait possible.
19:47 -La vie continue.
19:49 -Et Jean-Marc sera d'accord aussi.
19:51 On a vu plein de consultations de gynécologie s'annuler,
19:55 des échographies gynécologiques s'annuler brutalement.
19:58 À un moment, il va falloir rattraper ce retard,
20:01 il faut le faire correctement,
20:03 parce que là, pour certaines échographies de gynécologie,
20:06 c'était quand même des urgences.
20:08 Quand on demandait un avis à l'échographiste,
20:10 c'était pour des urgences.
20:12 Donc il faut pas tout arrêter.
20:14 Il faut voir avec son soignant,
20:16 que ce soit une sage-femme ou un médecin,
20:18 s'il a des disponibilités.
20:20 En ce moment, comme beaucoup de suivis gynécologiques
20:23 s'est annulé, beaucoup de soignants ont de l'EHPAS en consultation.
20:27 -Donc... -Et puis, il y a...
20:28 -Si je peux me permettre... -Oui, professeur.
20:31 Vous avez tout à fait raison,
20:33 parce qu'on était partis pour 15 jours, théoriquement,
20:36 de confinement,
20:39 un mois, un mois et demi, peut-être plus longtemps,
20:42 et l'activité de soins normaux,
20:44 ce qui n'était pas urgent en 15 jours,
20:46 peut le revenir urgent en deux mois.
20:49 Pour les jeunes enfants, on insiste beaucoup
20:51 sur le fait que les vaccins doivent être faits en temps et en heure,
20:55 parce qu'on va pas pouvoir se permettre
20:57 trois, quatre mois de retard de vaccination
21:00 avec des risques de gocluche, de méningite, etc.
21:03 Donc, vraiment, il y a une phase de sidération au départ
21:06 qui fait qu'on a tout bloqué, les gens ont tout bloqué.
21:10 Maintenant, il y a une vraie crainte
21:12 qui fait que des patients qui devraient venir
21:15 ne viennent plus nous voir, et des choses
21:17 qui paraissaient pas essentielles en 15 jours
21:20 peuvent le devenir en deux mois ou en trois mois.
21:23 Donc, il faut revenir progressivement
21:25 à des choses raisonnables et normales.
21:27 -D'accord. Donc, venir avec vos enfants
21:30 pour effectuer la vaccination comme c'était prévu,
21:33 les mesures nécessaires seront prises sur place,
21:35 mais il ne faut pas craindre de consulter
21:38 pour des choses aussi importantes. -Il faut venir seul avec son enfant.
21:41 C'est aussi un des critères à respecter
21:44 pour respecter cette distanciation sociale.
21:46 -On n'arrivera pas à rattraper ce retard instantanément.
21:50 Il faut qu'on absorbe un peu de l'activité maintenant,
21:53 modérément et avec précaution, mais il faut l'absorber.
21:56 -Surtout quand on parle de protéger les enfants
21:59 dans un domaine de santé publique,
22:01 où il y a des maladies qui méritent beaucoup d'intention.
22:04 -Comme vous le disiez, les naissances continuent,
22:07 la vie continue malgré la crise sanitaire,
22:09 et notre objectif est ce pourquoi, nous, on est au front,
22:13 on travaille tous ensemble avec une certaine cohérence,
22:16 c'est pour éviter tous les dommages collatéraux
22:19 qui pourraient, justement, à l'absence de suivi,
22:22 entraîner des complications par la suite.
22:24 Donc, c'est essentiel que vous toutes
22:29 présentes sur ce Facebook Live, sachez qu'on est là,
22:33 on est présents, on vous abandonne pas,
22:35 on est disponibles, que ce soit par téléconsultation
22:38 ou parfois par présentiel, quand cela est nécessaire.
22:41 -Les soignants restent sur le pont
22:43 pour toutes les urgences et les consultations nécessaires.
22:46 -Jacky avait tout à fait raison tout à l'heure,
22:49 il faut redire aux patientes qui ont des douleurs pelviennes,
22:52 des saignements, des sensations de masse,
22:55 qui doivent être surveillées, qui ont des problèmes de verre, etc.,
23:00 qu'il faut qu'elles viennent en consultation
23:02 avec nos échographies, pour ça, c'est très important,
23:05 parce que le retard va être épouvantable,
23:07 c'est de la même façon pour les seins,
23:09 pour ceux qui font des échographies des seins et des mammographies,
23:13 c'est sûr que la Fédération européenne a recommandé
23:16 de ne pas prendre les bilans systématiques,
23:18 comme nous, on va pas reprendre les bilans systématiques
23:22 des échos gynécologiques, mais pour les seins,
23:24 si on a une masse dans le sein,
23:26 dès qu'une patiente a des douleurs ou des écoulements du mamelon,
23:30 il faut absolument d'abord une téléconsultation
23:33 et ensuite aller faire des examens complémentaires,
23:36 ceux-là, les radiologues le feront,
23:38 donc ne retardons pas de trois mois
23:40 des pathologies qui peuvent être vues maintenant
23:43 et qui pourraient être retardées de trois mois,
23:46 c'est pas bien, parce qu'après, il y a toute la prise en charge.
23:49 Donc nous avons des places,
23:51 puisque nous avons ralenti les consultations d'échographie
23:55 et d'observations gynécologiques,
23:56 mais il faudrait, comme le disait le professeur Nizar,
23:59 il faut absorber ce retard,
24:01 il faut surtout, comme les vaccins chez les enfants,
24:04 que les femmes qui ont des douleurs, des saignements, reviennent nous voir.
24:08 -Surtout quand les structures hospitalières...
24:11 -Au-delà de Jean-Marc Le Vaillant,
24:13 on a vu beaucoup de retards diagnostiques
24:16 pour des petits nouveau-nés, des petits nourrissons.
24:19 Par exemple, la semaine dernière, j'ai vu une sténosubtileur,
24:22 une maladie qui apparaît normalement vers trois semaines à un mois,
24:26 à cause de cette crainte de déplacement.
24:29 Il est venu avec six semaines de vie, avec 15 % de déshydratation,
24:33 et une jeune maman, surtout quand c'est le premier bébé,
24:36 c'est pas forcément apprécié, ça.
24:38 Il n'y a rien de plus normal,
24:40 rien de plus habituel qu'un bébé qui vomit ou qui rejette.
24:43 Donc elle s'inquiétait pas.
24:45 Et cet exemple que je vous prends, on en a des dizaines comme ça.
24:49 Donc on s'est organisés pour recevoir
24:52 aussi bien les enfants que les femmes
24:54 dans les meilleures conditions d'hygiène, de préservation du Covid,
24:57 mais prenez contact avec votre médecin,
25:00 prenez contact, et puis on juge de l'opportunité d'une visite.
25:04 Il faut pas avoir cette phobie de la contamination
25:09 du fait du confinement. On va sortir du confinement,
25:12 le virus sera encore là,
25:13 on va continuer à prendre des mesures de précaution,
25:16 mais il faut qu'on arrive avec des mesures de précaution
25:20 à revenir à soigner correctement les gens
25:24 et pas travailler tout le temps de façon dégradée.
25:27 Parce que de temps en temps, on a l'impression
25:29 qu'on peut travailler de façon dégradée
25:31 à cause de cette peur de la visite et du contact.
25:35 Quand on prend les précautions, c'est très sûr.
25:38 -Tout est fait de façon très scrupuleuse,
25:41 donc consultez, ne restez pas seuls.
25:43 Ce sont des messages capitaux.
25:45 "Bonjour, enceinte de 5 mois en arrêt actuellement,
25:48 "mais susceptible de reprendre le travail le 25 avril.
25:51 "Je suis infirmière libérale, y a-t-il des risques ?"
25:54 ...
25:56 Sachant qu'évidemment, cette infirmière
25:59 va être amenée à être au contact de beaucoup de patients à domicile,
26:02 qu'est-ce qu'on peut lui dire ?
26:04 -Si je peux vous aider,
26:07 c'est mon côté, pas pédiatre, mais infectiologue,
26:10 il faut prendre les mesures, des bonnes mesures.
26:13 Une infirmière qui visite doit porter son masque,
26:16 doit se laver les mains extrêmement régulièrement,
26:20 que ce soit avec un soluté hydroalcoolique ou autre.
26:24 Éventuellement, on sait aujourd'hui
26:26 que s'il veut se protéger encore plus,
26:29 les lunettes, c'est probablement le geste le plus important
26:32 après le masque et l'hygiène des mains,
26:34 mais je crois qu'en prenant ces mesures,
26:36 on risque beaucoup, le risque de contamination.
26:40 On le fait pour nos patients et on le fait pour nous-mêmes.
26:43 C'est nécessaire de prendre ces mesures-là.
26:46 -C'est là où c'est important,
26:47 c'est que si elle travaille en libéral,
26:50 elle n'est pas dans une institution
26:52 qui assure le matériel de protection,
26:55 il faut qu'elle ait à sa disposition du matériel de protection.
26:58 En libéral, c'est le challenge.
27:00 -Oui, on a très peu de matériel requis,
27:02 donc je pense qu'il faut voir au cas par cas
27:05 et si on nécessite une téléconsultation,
27:09 pour justement évaluer avec son médecin traitant,
27:13 sa sage-femme, son gynécologue,
27:15 pour voir justement si c'est nécessaire.
27:18 Mais c'est vrai que s'il y a les mesures de protection,
27:22 que tout est mis en place et cadré,
27:24 évidemment, c'est possible.
27:25 Après, comme disait Jacqueline,
27:28 il y a énormément de situations
27:31 concernant les professionnels libéraux,
27:33 où ils n'ont que six masques par semaine,
27:36 l'absence de surblouse,
27:39 etc., et donc c'est quand même des besoins,
27:42 en tout cas matériels, qui sont nécessaires
27:45 dans ce contexte de Covid.
27:46 -On est en moyenne à un usage de trois à quatre masques par jour,
27:49 et non six par semaine.
27:51 -C'est ça. Normalement, c'est...
27:53 -Mon point de vue, si vous permettez,
27:55 je vais donner mon point de vue libéral,
27:57 je suis à moitié hospitalier, à moitié libéral.
28:00 En médecine libérale, nous avons très peu de masques.
28:03 Nous en avons suffisamment pour faire des consultations,
28:06 on en a dix par semaine pour l'instant,
28:09 on espère qu'on va en toucher un peu plus à Créteil
28:11 la semaine prochaine, on nous en promet 18,
28:13 et quelques masques FFP2, mais pour l'instant, on n'en a pas.
28:18 Ce que je dirais à cette infirmière
28:20 qui est enceinte de cinq mois, et qui est libérale,
28:24 c'est que si elle n'a pas le matériel nécessaire,
28:28 eh bien, il faut pas qu'elle prenne de risque,
28:31 ni pour elle, ni pour que c'est malade.
28:33 Donc moi, j'appelle ça "acheter des jours",
28:36 acheter des jours de vie pour elle et pour son enfant.
28:39 C'est-à-dire qu'elle n'a pas le matériel, elle ne va pas travailler.
28:42 Si elle a le matériel, c'est-à-dire deux à trois masques par jour,
28:46 des sur-blouses, etc., pour aller voir des malades qui sont peut-être plus…
28:51 – Ah, on a une communication qui est un peu aléatoire.
28:55 – Mais attendons, il n'y a pas un manque extraordinaire
28:59 d'infirmières dans l'île de France libérale,
29:01 mais en tout cas, elle, qu'elle achète des jours de vie,
29:03 et tant qu'on n'a pas le matériel qui arrive,
29:06 eh bien, on ne peut pas faire prendre de risque à une jeune infirmière libérale.
29:10 À l'hôpital, ce n'est pas pareil.
29:12 À l'hôpital, dans le service, nous sommes bien dotés,
29:15 relativement bien dotés en masques et en sur-blouses,
29:18 donc ce n'est pas le même problème.
29:19 En libérale, nous attendons encore les masques, eh bien qu'elle attende aussi.
29:23 – D'accord, une situation où on peut faire passer la santé avant le travail.
29:26 – Jean-Marc, je te le dis tout à fait, si on prend les bonnes mesures,
29:30 on peut le faire, si on ne peut pas prendre les bonnes mesures,
29:33 il ne faut pas le faire, ça c'est clair.
29:35 – Tout à fait Robert.
29:36 – Très clair, merci.
29:37 Une question de Cherbourg,
29:39 pourquoi est-on considéré à risque uniquement au troisième trimestre ?
29:43 – Alors, là, je peux répondre,
29:46 il n'y a pas plus d'infections au troisième trimestre,
29:49 mais au troisième trimestre, et surtout sur la fin du troisième trimestre,
29:53 on a déjà un peu plus de mal à respirer.
29:55 Une femme à 8 mois, 8 mois et demi,
29:58 monte rarement trois étages sans s'arrêter, déjà.
30:01 Donc, parce que le diaphragme, il n'arrive pas à descendre normalement.
30:05 Donc, si en plus on met une infection dans le poumon,
30:07 elle va être beaucoup plus gênée
30:09 que si elle a la même infection au premier trimestre.
30:11 Donc, ce n'est pas spécifique au Covid-19,
30:13 si il y a une infection pulmonaire en fin de grossesse,
30:16 c'est très mal vécu au niveau respiratoire.
30:18 – D'accord. – C'est pour ça qu'on est un peu plus prudent.
30:20 Puis après, il va falloir gérer l'accouchement
30:21 à un moment où elle a du mal à respirer.
30:23 – Donc, par précaution, on protège autant plus au troisième trimestre ?
30:26 – Mais on ne le chappe pas plus au troisième trimestre,
30:28 on n'est pas plus souvent malade au troisième trimestre.
30:31 Ça sera moins bien vécu.
30:32 – D'accord, c'est la fragilité physiologique qui fait que…
30:33 – Exactement. – Très bien, merci.
30:36 Une DPA prévue le 9 mai, si je suis porteuse saine sans symptômes,
30:40 mon bébé risque d'attraper ce virus, ça me fait peur.
30:43 Va-t-je être dépistée avant mon accouchement ?
30:46 Et comment protéger mon bébé si ce n'est pas le cas ?
30:51 – Une patiente asymptomatique ne sera pas dépistée a priori,
30:54 pas en ce moment.
30:55 – On n'a pas les ressources nécessaires pour faire un dépistage.
30:58 – On n'a pas un recours automatique en clinique
31:00 et en hôpital aujourd'hui pour les femmes enceintes.
31:02 – Non, on va tester les gens symptomatiques et encore une fois,
31:06 ça peut vous paraître surprenant, mais on teste les gens
31:09 qui vont être dans l'hôpital et qui sont symptomatiques,
31:13 surtout pour protéger les soignants, Jean-Marc l'a aussi bien insisté.
31:17 On essaie de protéger les soignants,
31:19 si on protège les soignants, on protège la population.
31:21 Donc on veut absolument savoir qui est…
31:24 parmi les gens symptomatiques qui ont le Covid-19
31:27 ou qui ont autre chose, parce qu'on peut avoir autre chose aussi,
31:30 pour mettre en place les mesures pour protéger les soignants.
31:33 Et ça, c'est extrêmement important.
31:35 Mais quelqu'un d'asymptomatique en ce moment,
31:37 même les soignants asymptomatiques en ce moment,
31:39 on n'est pas dépistés.
31:40 – On dépiste que les soignants symptomatiques aujourd'hui.
31:43 Merci.
31:44 Lors de mon échographie du troisième trimestre,
31:46 ma gynécologue m'a conseillé d'aller marcher au moins 30 minutes par jour
31:50 pour continuer à faire de l'exercice malgré le confinement.
31:53 J'habite dans une zone plutôt rurale où il y a peu de monde,
31:55 qu'en pensez-vous ?
31:56 Est-ce que c'est un bon conseil ?
31:59 Docteur Le Vaillant.
32:01 – Bien sûr, il n'y a vraiment aucun problème.
32:03 Si elle respecte les mesures barrières qui sont données tous les jours,
32:08 si elle respecte son confinement,
32:11 effectivement, elle a une heure par jour pour se balader.
32:14 En plus, elle a une chance inouïe, c'est d'habiter un milieu rural
32:17 et pas le long du canal Saint-Martin ou de l'eau.
32:21 – Très sûr.
32:22 – Je pense qu'elle peut se balader une heure tranquillement.
32:26 – Super, merci.
32:27 – Mais pas à carcours, elle aille se balader en forêt ou dans les champs.
32:33 C'est très important.
32:34 – Merci.
32:36 Quelle alternative au test d'hyperglycémie provoqué
32:39 car passer deux heures au labo me fait peur ?
32:43 – Déjà, il faut savoir que ce test d'hyperglycémie n'est pas systématique.
32:47 Il y a des facteurs de risque qui nécessitent de faire ce test.
32:50 Donc déjà, bien faire le point avec son professionnel
32:53 pour voir ce qui est nécessaire de le faire.
32:56 Après, c'est en fonction des territoires,
32:59 il y a des laboratoires qui sont toujours accessibles,
33:02 qui ont ouvert des plages horaires spécifiques
33:05 pour justement assurer et préserver cette distanciation sociale
33:10 qui est essentielle pendant le confinement.
33:12 – Et certains accueillent les patients vulnérables en fin de journée
33:16 pour limiter aussi les…
33:17 – Ça, on ne peut pas le faire en fin de journée,
33:19 parce qu'il faut être à jeun pour le premier test.
33:21 – N'est-ce pas ?
33:23 – Oui, mais la difficulté, c'est que les laboratoires veulent garder les patients
33:27 pendant les 2-3 heures du test en surveillance,
33:30 parce qu'il y a certaines personnes qui le vivent pas très mal,
33:32 qui ont des nausées, certaines vomissent.
33:34 Et ça, rester deux heures dans une salle d'attente d'un laboratoire,
33:38 en ce moment, c'est vraiment difficile.
33:40 Peu le peuvent.
33:41 On cherche des alternatives, on propose des alternatives.
33:44 Alors, comme disait Adrien, on peut sélectionner les patients
33:46 qui en bénéficieraient le plus,
33:49 ou on fait plusieurs prises de sang dans la journée
33:51 où les patients vont se faire prélever et rentrent chez elles,
33:53 elles ne restent pas au laboratoire.
33:55 On essaye de faire des prises de sang un petit peu différentes.
33:57 On bricole en ce moment, on essaye de trouver le bricolage
34:00 qui est le mieux toléré par tout le monde
34:02 et qui permet quand même de dépister les patients diabétiques,
34:05 parce qu'il ne faut pas se leurrer,
34:07 le confinement, ça va être compliqué pour le diabète.
34:10 Beaucoup moins d'exercices physiques, des gens qui grignotent beaucoup plus,
34:13 ça va être compliqué, il ne faut pas baisser les bras
34:15 sur le dépistage du diabète.
34:17 – Un trouble métabolique aussi important que celui-là.
34:19 – Là on ne bouge plus, les patientes m'écrivent
34:22 pour me demander des ordonnances de bas de contention
34:24 parce qu'elles ne bougent plus, les jambes gonflent,
34:27 c'est difficile en ce moment, et en plus il va se mettre à faire chaud.
34:30 – Il ne faut pas oublier, c'est que pareil,
34:32 il y a énormément d'outils qui sont développés
34:34 pour suivre à distance le diabète gestationnel,
34:37 donc ne pas hésiter, si elles se sentent un peu perdues,
34:42 abandonnées durant ce diabète gestationnel,
34:45 il faut absolument prendre contact,
34:48 parce que justement, est-ce qu'il y a besoin d'avoir un traitement,
34:50 est-ce qu'il y a besoin de rééquilibrer l'alimentation,
34:54 ce genre de choses… – D'accord, vous pouvez recevoir
34:55 plein de conseils qui peuvent changer le quotidien.
34:56 – Pareil, la téléconsultation là, c'est primordial.
34:59 – Mais on ne lâche rien sur le suivi, c'est important.
35:01 – Oui. – Très bien, merci.
35:03 Alors, on n'a plus forcément la lésion avec le Dr Cohen,
35:06 en tout cas visuelle, je ne sais pas s'il est parti dans d'autres canaux,
35:10 peut-être va-t-il revenir, en tout cas une autre question en attendant.
35:14 Bonjour, je suis enceinte de 5 mois, j'ai été testée positive au Covid-19,
35:17 cela fait maintenant 20 jours que la maladie s'est déclarée,
35:21 j'ai toujours des symptômes, avec la grossesse,
35:22 je suis essoufflée, des vertiges d'épalpitation,
35:24 elle pense aux crises d'angoisse,
35:27 donc ça rejoint la question qu'on a eue tout à l'heure.
35:28 Elle s'inquiète beaucoup pour son bébé, cette femme,
35:31 et on la comprend, y a-t-il des risques,
35:33 car on me recule toutes mes consultations et mon échographie.
35:36 – Ça, je pense qu'on l'a tous abordé, pour le bébé, on est rassuré,
35:40 il y a très peu de bébés qui naissent Covid-positif,
35:44 et même ceux qui sont prélevés positif,
35:46 on ne sait pas si c'était dans l'air au moment du prélèvement,
35:49 et parmi ceux qui sont positifs, ils ne sont pas malades,
35:53 on peut trouver le virus, mais ils ne sont pas malades.
35:55 – Oui, c'est ça aussi, il y a l'histoire des déporteurs sains,
35:57 on parle peu vu le contexte anxiogène,
36:00 mais on peut porter le virus et ne pas l'exprimer.
36:02 – Exactement, et ne pas être malade ou avoir de symptômes,
36:05 et ça c'est important de rassurer les mamans,
36:09 qu'elles mènent cette grossesse à terme.
36:13 Après, l'absence de suivi, donc il y aura quand même les échographies,
36:17 il faut qu'il y ait quand même les échographies,
36:18 en France on a décidé qu'on continue à faire les trois échographies,
36:21 et ça c'est important, il y aura des suivis,
36:23 parce qu'il faut quand même, sur la fin surtout,
36:26 prendre la pression artérielle des mamans,
36:28 pour s'assurer qu'elles ne font pas une maladie hypertensive de la grossesse,
36:32 donc on a maintenu quand même un suivi,
36:34 on a allégé, on a fait sauter les consultations qui apportaient le moins,
36:38 celles entre les deux premières échographies,
36:41 bon, il ne se passait pas grand-chose par exemple.
36:44 – Donc concrètement, docteur Levallian,
36:45 quelles échographies peuvent ne pas être réalisées sans prendre de risques,
36:49 de quoi parle-t-on précisément ?
36:52 – Écoutez, toutes les échographies sont maintenues,
36:55 on est tous d'accord, que ce soit au niveau du Collège National
36:59 des Gynécologues Obstétriciens Français, le CNJF,
37:02 et au niveau du CFEF, Collège Français d'Échographie Fétale,
37:07 donc il y a une mise à jour des recommandations
37:10 que l'on fait aux échographistes qui est régulière,
37:13 la dernière date du 6 avril,
37:15 et nous maintenons bien évidemment les trois échographies obligatoires de la grossesse,
37:21 bien évidemment avec toutes les conditions requises d'hygiène et de sécurité
37:26 dans les cabinets d'échographie,
37:27 il ne faut pas que les patients aient peur de venir,
37:30 dans les services hospitaliers c'est exactement la même chose,
37:33 dans tous nos services hospitaliers on est extrêmement bien organisés
37:36 et je peux vous dire qu'on est tous des obsessionnels de l'asepsie,
37:41 donc, Jackie disait tout à l'heure je crois,
37:45 qu'on a rallongé les temps d'examen,
37:47 oui, nous avons rallongé les temps d'examen,
37:48 ça te prend maintenant 30 à 40 minutes une échographie,
37:51 non pas l'examen lui-même, mais tout ce qui entoure l'échographie,
37:55 c'est-à-dire la réception de la patiente,
37:57 le fait que la salle d'échographie a été complètement désinfectée,
38:04 vous pouvez nous faire confiance pour ça,
38:05 la patiente doit se laver les mains avant d'arriver sur la table d'échographie
38:11 et bien sûr on aimerait,
38:14 depuis les recommandations de l'académie de médecine du 2 avril,
38:18 on aimerait que les patients viennent avec un masque,
38:21 alors ça peut être un masque chirurgical, ce qui serait formidable,
38:25 mais pour l'instant nous n'en avons pas,
38:27 et au mieux l'était aux soignants, je vous en prie,
38:31 mais ça peut être aussi un masque en tissu fabriqué,
38:35 qui vont être distribués d'ailleurs chez nous dans le 94,
38:39 il y a des municipalités qui commencent à s'y mettre,
38:42 qui vont fabriquer des masques Afnor
38:45 pour que les gens habitant la ville mettent obligatoirement
38:50 des masques de type Afnor.
38:53 – On a une petite coupure.
38:57 – Relativement peu de pleurs.
38:59 Les patientes au 3ème trimestre ont toutes obligatoirement
39:02 un masque chirurgical lorsqu'elles entrent dans la salle d'échographie,
39:05 ça c'est acquis dans tous les cabinets d'écho,
39:08 et nos cabines au centre d'échographie,
39:10 que ce soit à l'hôpital ou en ville,
39:13 sont adaptées de façon à ce que la patiente ait le moins de choses à toucher.
39:17 Je vous donne un exemple, dans le centre où je travaille,
39:20 c'est un rez-de-chaussée, la porte est ouverte depuis 8h jusqu'à 20h,
39:27 la seule porte fermée c'est la porte de la salle d'échographie bien entendu,
39:34 mais tout le reste, elle ne touche à rien,
39:38 les assistantes leur donnent des tablettes pour signer le consentement
39:42 et les tablettes sont désinfectées,
39:44 et le mari peut suivre l'échographie en "face time"
39:48 à partir de sa voiture ou sur le trottoir.
39:51 Elles rentrent seules, elles sont seules par salle d'attente,
39:55 trois salles d'attente sont aménagées,
39:57 vous voyez, je vous donne des exemples,
39:58 mais quasiment tous les cabinets sont comme ça,
40:01 elles sont seules en salle d'attente,
40:02 elles ne sont pas deux, elles ne se croisent jamais,
40:05 donc il y a des véritables précautions drastiques qui sont prises,
40:11 donc venez à vos échographies,
40:13 premier trimestre entre 11-12 semaines,
40:16 deuxième trimestre entre 22-24 semaines,
40:19 troisième trimestre entre 32-33 semaines,
40:21 le masque sera obligatoire au troisième trimestre dans le cabinet,
40:24 et les échos intermédiaires,
40:28 et bien les échos intermédiaires ont été supprimés,
40:30 sauf bien sûr s'il y a une pathologie de la patiente.
40:34 Mais vous savez, dans nos régions,
40:36 nous sommes très bien connectés grâce aux réseaux de périnatalité,
40:42 la France a un réseau formidable d'organisation des maternités
40:46 et de surveillance et de dépistage,
40:48 on a les centres de diagnostic antenato,
40:50 on a les réseaux de périnatalité,
40:53 et les réseaux de périnatalité ont identifié des centres d'échographie
40:57 qui peuvent travailler avec l'hôpital,
40:59 par exemple dans le Val-de-Marne il y a 25 centres qui ont répondu oui
41:04 pour se porter volontaire pour travailler avec l'hôpital,
41:07 et ce qui fait que ça permet de délester les services hospitaliers
41:11 d'un certain nombre d'échographies normales,
41:13 pour que nous puissions adresser,
41:16 par exemple, une surveillance de grossesse gémellaire,
41:20 les jumeaux sont suivis à l'hôpital obligatoirement,
41:23 dans une constellation spécifique.
41:26 Alors évidemment, on ne va pas actuellement,
41:29 tous les services sont organisés,
41:31 de façon à ce que l'échographie soit faite en même temps que l'examen,
41:34 que la prise de poids, que la tension artérielle, etc.
41:37 – On utilise les rendez-vous autant qu'on peut.
41:39 – On économise un maximum les rendez-vous,
41:42 mais pour les patientes qui présentent une pathologie,
41:45 bien sûr, elles auront plus que les trois échographies,
41:49 dans des conditions de sécurité parfaites.
41:50 Il y a également, dans le Val-de-Marne,
41:52 mais je cite le Val-de-Marne parce que je le connais bien,
41:55 il y a une circulation des patients de Covid,
42:00 qui est là aussi extrêmement précise,
42:03 et elles vont directement à l'hôpital de Créteil,
42:06 où là, elles sont prises en charge dans une constellation Covid,
42:09 tout à fait spécifique.
42:10 Donc vous voyez, il y a peu de risques,
42:13 c'est un peu comme les vaccinations chez le nouveau-né,
42:16 chez l'enfant, il ne faut absolument pas que les patients sautent une échographie,
42:22 je crois que c'est très important.
42:24 Il faut que les enfants, les fœtus, soient dépistés au niveau morphologique,
42:29 au niveau du poids, au niveau de la croissance,
42:32 donc soit par le service hospitalier,
42:35 soit par les centres d'échographie, les centres médicaux,
42:38 qui peuvent être élastés sur les échographies normales,
42:41 ou de pathologie d'ailleurs, lorsqu'il y a des rendez-vous.
42:44 -D'accord, donc on rappelle à quel point dans les structures,
42:46 justement, les femmes Covid sont accueillies
42:49 dans une partie, dans une aile de l'établissement,
42:51 et les autres femmes, dans une autre aile,
42:53 et les risques de contamination sont évidemment extrêmement limités.
42:57 On fait attention au maximum,
42:59 et on entend très bien votre propos, docteur Le Bayan, merci,
43:01 ça illustre très bien tout ce qui est fait aujourd'hui
43:04 pour les femmes et les couples.
43:06 -Et à ce sujet, il y a des patientes qui ont peur de venir à l'hôpital
43:09 parce qu'elles se sont dit "je ne veux pas choper le Covid à l'hôpital".
43:13 Il y a du Covid à l'hôpital,
43:14 il y a des patients Covid à l'hôpital,
43:16 mais l'hôpital, c'est l'endroit où on se protège le mieux,
43:19 où on a le plus d'équipements de protection.
43:21 Et les soignants, maintenant, se contaminent
43:24 beaucoup moins ou quasiment plus dans certains endroits,
43:27 donc il n'y a pas de crainte à avoir
43:30 de choper le Covid en venant à l'hôpital.
43:32 -Il n'y a pas plus de risque,
43:33 il n'y a pas de sur-risque qu'au supermarché.
43:35 -Il y a beaucoup plus de risque qu'à aller au supermarché.
43:38 Il y en a certains qui me disent "mais moi, je n'y vais pas,
43:41 c'est mon conjoint qui va".
43:43 Pareil, si lui, il y va, il le ramène, ça revient au même.
43:46 L'hôpital reste un endroit où il y a des malades, c'est vrai,
43:49 mais c'est l'hôpital où on est probablement le mieux protégé.
43:52 C'est l'endroit où on est le mieux protégé.
43:54 -Un point très important. Une question de chair.
43:57 -C'est très important qu'elle n'ait pas peur
43:59 de venir dans les maternités hospitalières, surtout pas.
44:02 Il y a du matériel et il y a des équipes compétentes.
44:05 -Donc on maintient les échographies
44:07 et on appelle à chaque anomalie, chaque problème
44:10 qu'on peut ressentir au cours de sa grossesse.
44:13 -On évite de prendre les transports en commun
44:15 pour aller dans les établissements de santé.
44:18 -Transports en commun, si possible, en limite.
44:20 Et on vient seul.
44:22 -Oui.
44:23 -Quels sont les risques pour un nouveau-né à la naissance
44:26 à quelques jours, quelques semaines ?
44:29 On manque forcément de données, de recul,
44:31 parce qu'on est au coeur d'une crise,
44:33 mais qu'est-ce qu'on peut en dire aujourd'hui ?
44:36 -Disons que là, c'est toujours le risque infectieux,
44:39 ça nécessite une prise en charge si c'est nécessaire,
44:41 mais là, pour le coup, les données,
44:44 les résultats sont très rassurants.
44:46 Et il y a de toute façon un suivi, quoi qu'il arrive,
44:49 pareil, le nouveau-né sera suivi,
44:51 voire peut-être plus qu'avant,
44:54 et donc il faut vraiment pas s'inquiéter pour ça.
44:57 -Et puis on va apprendre,
44:58 parce que quand on aura les prises de sang,
45:01 pour savoir si on a fait rétrospectivement la maladie,
45:04 les sérologies, on va apprendre qu'il y a plein d'enfants
45:07 qui ont été suivis, la maladie, sans aucun symptôme,
45:10 sans être malade du tout, et ça sera rassurant.
45:13 -Et ça corroborerait aussi le fait que dans la population infantile,
45:17 on a très peu de cas symptomatiques, voire très peu de cas tout court,
45:20 même si son vecteur... On est dans un profil plus courageux.
45:24 -Ce que disait Jackie, c'est vraiment la population
45:27 de 3e trimestre, qui est liée à la physiologie de la grossesse,
45:30 où il y a un point de vigilance fait par le Conseil de santé publique,
45:34 mais sur les nouveaux-nés, ce qui est important,
45:37 c'est qu'on ne va pas décaler les vaccins,
45:39 on ne va pas enlever le rendez-vous qui a été prévu
45:42 15 jours après la naissance, ce genre de choses.
45:45 -Pour éviter toute perte de chance
45:47 sur des problématiques de santé très importantes
45:50 pour le nourrisson et la maman.
45:52 Merci.
45:53 Je rentre dans mon 8e mois.
45:54 Est-ce que c'est grave si je ne fais pas mon test urinaire mensuel ?
45:58 -Alors, 8e mois, à ce moment-là, généralement,
46:04 la consultation est demandée à être présentielle.
46:07 Très souvent, dans les établissements de santé,
46:09 dans les hôpitaux, les maternités.
46:11 Il y a un test urinaire fait de manière systématique,
46:14 parce que c'est important d'apprécier la protéine urine,
46:18 qui permet de moins de dépister une complication
46:21 qui a lieu généralement au 3e trimestre.
46:24 -D'accord.
46:25 -On maintient le suivi de fin de grossesse.
46:27 La majorité des complications surviennent
46:30 dans la fin de grossesse.
46:31 Donc, il faut maintenir le suivi,
46:34 il ne faut pas fuir les rendez-vous qu'on vous donne.
46:37 -Ne pas les fuir du tout, mais encore moins en fin de grossesse.
46:40 -C'est recommandé, même par la HAS.
46:42 -D'accord.
46:43 La Haute Autorité de santé recommande donc ça.
46:46 On a proposé à une amie de la déclencher avant son terme
46:49 pour désengorger l'hôpital en programmant les naissances.
46:52 Est-ce raisonnable alors que sa grossesse se passe bien ?
46:56 -Alors, médicalement,
46:58 à partir de 39 semaines d'améliorée,
47:00 donc deux semaines avant la fin,
47:02 quand on déclenche, on n'augmente pas,
47:04 on ne prend pas plus de risques pour le bébé,
47:07 et peut-être que même,
47:08 il y a moins de césarienne pour la maman.
47:10 Donc, médicalement, à partir de 39 semaines d'améliorée,
47:14 on peut déclencher si, encore une fois,
47:16 le service pratique à ces pratiques-là,
47:19 on a l'habitude, et si ça peut permettre à la patiente
47:22 d'accoucher dans un moment où la salle de naissance
47:24 est plus calme, a plus de temps à lui consacrer,
47:27 en fait, oui. -C'est plutôt bienvenu.
47:30 -Voilà, maintenant, personne n'est obligé
47:32 d'être déclenché s'il n'y a pas de raison médicale.
47:35 -D'où le terme "proposé". -C'est proposé.
47:37 Et si on lui propose un moment où c'est calme,
47:40 et où tous les soignants vont avoir le temps à consacrer,
47:43 parce qu'il y a des hauts et des bas dans la salle de naissance,
47:47 qu'on ne gère pas, on est à la merci
47:49 de l'activité de la salle de naissance,
47:51 la plupart du temps, quand même.
47:53 Mais si ça peut lui permettre d'avoir un travail
47:56 et un accouchement dans le calme, pourquoi pas ?
47:59 -Merci.
48:00 Bonjour. Actuellement, en parcours,
48:02 PMA, précisément en FIV,
48:03 nous avons dû annuler notre transfert d'embryons congelés.
48:07 Combien de temps doit-on attendre
48:09 pour un retour de traitement et de rendez-vous ?
48:11 Ce sont des projets de grossesse particuliers
48:14 qui méritent toute notre attention.
48:16 -Oui, écoutez, les centres de PMA ont été fermés,
48:19 parce que c'est évidemment très virucide, nos services,
48:22 et nous avons fermé les centres de PMA.
48:24 Je travaille personnellement dans le centre de PMA de Créteil.
48:28 C'est complètement enfermé.
48:29 On a arrêté tout traitement, on a arrêté, évidemment,
48:32 tout transfert.
48:36 On ne peut pas savoir quand est-ce que ça va reprendre,
48:39 et on ne peut pas savoir non plus de quelle façon ça va reprendre.
48:43 Donc, il faut...
48:44 Je crois qu'il faut donner à cette dame un conseil,
48:48 c'est d'abord de ne pas perdre contact avec son centre de PMA.
48:52 C'est-à-dire qu'on est tous équipés des téléconsultations,
48:55 et par exemple, dans le centre où je travaille,
48:58 les quatre gynécologues, endocrinologues ou chirurgiens
49:03 sont de consultations, de téléconsultations tous les jours.
49:06 Donc, rien n'est arrêté à ce niveau-là,
49:08 au niveau de la prise en charge des patients,
49:11 mais bien sûr, aucun traitement de stimulation ne sera fait,
49:16 et aucune fécondation ne sera pratiquée pour l'instant.
49:20 Donc, on ne perd pas de temps, on prépare l'avenir,
49:23 on est optimiste, on pense que ça reprendra un de ces jours,
49:26 mais pour l'instant, on ne peut pas donner de calendrier,
49:28 il faut que cette dame prenne vraiment conscience
49:32 que ça peut être très long,
49:33 que c'est très long à redémarrer un centre de PMA,
49:36 donc on verra, mais pour l'instant,
49:38 qu'elle prenne contact avec sa gynécologue de son centre de PMA,
49:41 qui lui expliquera mieux la façon dont ça va reprendre.
49:44 – On regarde l'évolution de l'épidémie, là encore un peu trop tôt,
49:48 malheureusement, pour avoir des réponses concrètes à ces projets
49:51 très prenants d'office pour les couples.
49:54 "Bonjour, je dois faire ma prise de sang mensuel pour la toxoplasmose,
49:57 mais j'ai peur d'aller dans un laboratoire, j'ai des gants et un masque,
50:00 mais y a-t-il un gros risque d'être contaminé dans les labos ?"
50:02 Donc, ça rejoint la question du laboratoire.
50:05 – Il faut le faire.
50:06 – Il faut le faire.
50:08 – Ça tout dépend de ce qu'elle a été faite dernièrement,
50:12 si ça a été fait il y a une semaine, on peut attendre un mois,
50:15 voilà, il faut voir à quel moment ça a été prescrit,
50:20 et si ça fait trop longtemps, évidemment, il faut qu'on ait un regard
50:23 pour éventuellement voir s'il y a une séro-conversion de la toxoplasmose.
50:28 – Il faut qu'elle voit avec son équipe aussi,
50:29 parce qu'il y a des équipes qui ont décidé d'espacer un petit peu
50:33 la sérologie mensuelle de la toxoplasmose, et profiter des moments
50:37 où on va faire quelque chose de toute façon, une échographie,
50:39 une consultation pour faire le prélèvement.
50:41 Donc, dans une politique de tout regrouper,
50:45 on peut espacer un peu une sérologie mensuelle, ce n'est pas dramatique.
50:49 – En plus, les gens sont quand même confinés,
50:51 ils prennent beaucoup moins de risques en ce moment.
50:54 Il y a moins de risques de toutes les maladies,
50:57 parce que le confinement les empêche d'avoir autre chose aussi,
50:59 plein d'autres maladies, et là en ce moment,
51:03 beaucoup moins vont aller jardiner ou avoir d'autres activités
51:08 où il y a un risque de toxoplasmose.
51:11 – Mais pas à un jour près, on peut se donner plus de temps
51:14 si on voit qu'il y a des difficultés d'accès au laboratoire,
51:18 c'est en fonction du contexte local,
51:21 et en tout cas, ce n'est pas grave si on a deux semaines, trois semaines de confinement.
51:25 – Oui, il ne faut pas s'en inquiéter.
51:26 Et à la fois, savoir que le Covid est là,
51:29 mais c'est vrai qu'il y a d'autres pathologies, comme vous précisiez,
51:31 qui peuvent être aussi évitées ou contractées,
51:34 on est dans un monde qui continue.
51:36 – On dit souvent que, par exemple, une patiente,
51:39 quand elle a commencé ses symptômes,
51:42 au bout de 14 jours de la fin de ses symptômes,
51:46 si elle est asymptomatique, elle est probablement plus contagieuse,
51:48 elle est probablement guérie ou elle est en train de récupérer.
51:51 Mais ça aussi, si on a un rendez-vous qui tombe dans la deuxième semaine
51:54 ou au bout de dix jours, ça peut souvent se reporter d'une semaine,
51:58 comme ça, et la patiente et les soignants sont apaisés à ce moment-là,
52:02 on met un masque à la patiente,
52:03 mais au moins on sait qu'elle est probablement plus contagieuse.
52:06 Nous, il y a plein de rendez-vous où on est resté en lien
52:08 avec les patientes par téléphone,
52:10 et quand ça fait les 14 jours qu'elles vont mieux elles-mêmes pour venir,
52:15 on reprogramme un rendez-vous, on a tout déstructuré,
52:19 on voit des patientes à un moment où ce n'était pas leur rendez-vous
52:21 pour dépanner, là ce matin j'avais une patiente qui venait à l'échographie,
52:24 son rendez-vous c'était la semaine prochaine,
52:25 on a fait la consultation en même temps.
52:27 Les soignants, je pense, on fait des efforts
52:31 comme on n'imaginait pas que l'hôpital allait pouvoir faire un jour.
52:33 – Il y a beaucoup de souplesse qui apparaît d'un coup.
52:35 – L'hôpital, la ville, tout le système de santé,
52:39 vraiment c'est assez étonnant, assez bluffant de voir
52:41 qu'il faut une crise sanitaire pour que tout le monde se fasse les coudes
52:45 et trouve les bonnes solutions.
52:47 – Vos soignants sont là, ils sont peu malades,
52:50 donc ça marche les protections.
52:53 – Docteur Levaillant, vous vouliez ajouter quelque chose ?
52:56 – Non, je disais juste qu'on arrivait au tout-en-un,
52:59 c'est-à-dire qu'on arrivait bientôt au but idéal
53:04 qui est de tout faire en une seule fois.
53:05 – Pour optimiser justement la prise en charge
53:08 et que ce soit moins fatigant pour des femmes enceintes aussi.
53:11 – J'avais une question sur les césariennes également,
53:15 parce qu'on a parlé beaucoup d'accouchement…
53:17 – On a arrêté les césariennes, non je blague.
53:20 – Comment faire ?
53:21 Est-ce que du coup on en pratique de la même façon qu'avant ?
53:24 Comment est-ce qu'on accueille pareil le conjoint
53:27 dans un bloc opératoire, c'est peut-être pas évident ?
53:30 – Ça, ça a souvent, dans la plupart des maternités, ça a sauté.
53:34 Alors que la plupart des maternités qui acceptaient le conjoint
53:37 au bloc opératoire ne l'acceptent plus en ce moment
53:40 parce que c'est amener quelqu'un de l'extérieur
53:42 dans d'autres pièces de l'hôpital
53:45 où une faute d'asepsie peut avoir beaucoup de conséquences
53:49 et pas que du Covid-19.
53:51 Donc à ma connaissance, la plupart des maternités
53:54 ne font plus rentrer le père au bloc opératoire pour les césariennes.
54:00 C'est compliqué, on a hâte de pouvoir les faire rentrer à nouveau,
54:04 mais ça, ça fait partie d'une zone
54:06 où on n'admet plus des gens de l'extérieur le plus souvent.
54:10 – D'accord.
54:11 – Après, on ne fait pas plus de césariennes
54:14 parce qu'on est en période de Covid.
54:15 Les indications restent les mêmes, à quelques exceptions près,
54:18 qui sont ces patientes qui arrivent au troisième trimestre
54:20 ou en fin du troisième trimestre, qui sont tellement essoufflées
54:23 qu'elles n'arrivent pas à parler, malgré l'oxygène, malgré les soins,
54:27 à un moment, on ne va pas leur faire subir un travail, un accouchement,
54:31 ce n'est pas possible.
54:32 – Mais ça, c'est une pratique déjà en place hors Covid.
54:34 – Oui, mais celles qui sont malades du Covid.
54:36 – En plus qui sont symptomatiques.
54:37 – Voilà, qui sont symptomatiques et malades, mais il y en a très très peu
54:40 et elles sont centralisées dans certaines équipes qui ont plus l'habitude,
54:43 mais globalement, je ne pense pas qu'on va beaucoup augmenter
54:45 le taux de césarienne pendant ces trois mois,
54:47 allez, on fait un chiffre rond, pendant ces trois mois.
54:50 Ce n'est pas ça qui va augmenter notre taux de césarienne, je ne pense pas.
54:53 – Ce qui est très important, c'est de ne pas oublier
54:55 les séances de préparation à la naissance, à la parentalité,
54:58 qui sont extrêmement importantes pour justement se préparer
55:01 à toutes les éventualités.
55:03 Et aujourd'hui, pareil, énormément de sages-femmes libérales, PMI, etc.,
55:08 ont mis en place des télé-consultations via Zoom,
55:11 ou des visioconférences… – Avec le couple.
55:15 – Avec le couple, évidemment, et donc l'idée, c'est de…
55:18 voilà, toutes les solutions ont été… enfin, tout a été fait
55:20 de manière à respecter justement le contexte de cette crise sanitaire,
55:27 mais aussi, évidemment, il faut qu'on soit préparé,
55:31 et donc là, il y a tout un dispositif qui est mis en place,
55:34 donc renseignez-vous auprès des maternités,
55:36 des réseaux de santé périnataux, des cabinets,
55:39 votre médecin traitant, etc., qui connaît forcément un professionnel
55:43 dans son coin, de manière à justement mettre ça en place.
55:46 – Ça veut dire qu'on peut apprendre la respiration à l'accouchement,
55:49 la position du papa, sur une visioconférence,
55:51 on va vraiment guider, comme font beaucoup de Français
55:54 sur des cours de sport aujourd'hui…
55:56 – Oui, et puis on va aussi donner les conseils en fonction du contexte local.
55:59 Dans la maternité, ne vous inquiétez pas, là, vous, accompagnant,
56:02 vous pourrez être là, ça sera aussi donner tous les bons conseils,
56:06 quand est-ce que je vais à la maternité ?
56:08 Est-ce que là, en période de crise, est-ce que les choses vont changer ?
56:12 Voilà, ce qui est important, c'est d'avoir vraiment,
56:14 d'être en contact en tout cas avec…
56:16 alors généralement, ce sont les stations libérales
56:18 qui font les séances de préparation à la naissance,
56:19 mais d'être en contact avec quelqu'un qui connaît l'établissement,
56:22 qui connaît le milieu, justement, pour avoir vraiment un conseil
56:26 qui soit adapté à leur parcours de naissance et parentalité.
56:32 – D'accord, toute l'importance de garder ce lien.
56:34 – Il va falloir garder d'ailleurs beaucoup des choses
56:36 qu'on invente en ce moment, on va pouvoir les garder pour après,
56:41 parce qu'il y a plein de super bonnes idées qui sont apparues,
56:43 qui vont nous être utiles après, il va falloir apprendre à les garder,
56:47 se battre parfois pour les garder.
56:49 – Conserver les protocoles qu'on a transformés aujourd'hui, justement.
56:51 – Les vidéos consultations, ça traînait, ça traînait,
56:54 et là, tout d'un coup, tout le monde en fait.
56:55 Après, pour détail, la téléconsultation,
56:58 c'est une mesure qui a été faite pour la crise de coronavirus
57:02 concernant les sages-femmes, mais après la crise,
57:05 il est possible qu'elle n'existe de nouveau plus.
57:07 Donc, on va voir comment ça va se concrétiser par la suite.
57:12 – En tout cas, elle est bienvenue.
57:14 – En tout cas, là, on en a vraiment besoin, c'est sûr.
57:18 – Docteur Le Vaillant, vous aviez un point à aborder ?
57:21 – Non, non, je voulais juste dire qu'on sera suffisamment solidaires
57:23 à la sortie de la crise pour garder ces acquis qui sont vraiment des progrès.
57:27 – C'est une bonne valeur, c'est sûr.
57:30 Donc, le temps file, nous avons déjà passé une heure tous ensemble
57:34 autour de ces questions très intéressantes.
57:36 Merci à vous d'avoir posé toutes vos questions.
57:40 Merci à vous, expert, pour vos propos très enrichissants.
57:42 – Merci.
57:43 – Et un grand merci aussi à tous les soignants de la naissance
57:47 qui œuvrent chaque jour, chaque nuit, pour une meilleure prise en charge possible,
57:51 que ce soit les pédiatres, que ce soit les sages-femmes, les gynéco,
57:54 les anesthésistes, les infirmiers, les puéricultrices, les aides-soignants,
57:58 vous me dites si j'en manque, les néonatologistes également,
58:01 toute une équipe vraiment concentrée pour votre prise en charge.
58:06 – Et un hôpital, c'est aussi des gens qui transportent les examens,
58:14 des gens qui font le ménage, c'est une ville un hôpital,
58:17 il ne faut pas les oublier, cela non plus.
58:19 – Donc merci à tous, ce petit monde très très précieux aujourd'hui.
58:23 Merci à vous, belle soirée, à bientôt, au revoir.
58:25 – Merci, au revoir.
58:31 [Musique]
58:57 [SILENCE]

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