00:00 En ce qui concerne ma responsabilité, je ne me défausse pas, je ne me dérobe pas,
00:04 je suis là devant vous et j'entends endosser ma responsabilité,
00:08 toute ma responsabilité, pardon pour la formulation, mais aussi rien que ma responsabilité.
00:13 [Musique]
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00:50 Vous l'avez dit, le pouvoir politique, c'est-à-dire le ministre et/ou son directeur de cabinet,
00:58 ont le pouvoir de décider et de signer, ça vous donne les pleins pouvoirs de décision.
01:04 Ça paraît, de ce côté-là, indiscutable.
01:07 Monsieur le rapporteur, ni le ministre ni le cabinet ne signent d'attribution, de subvention,
01:15 puisque c'est la question qui nous préoccupe aujourd'hui, à aucun moment, ni le ministre ni le cabinet
01:20 ne met en paiement des crédits ou ne signe des chèques, c'est la prérogative de l'administration.
01:25 Sur les rencontres et ce qui se dit entre monsieur Sifawi et mon cabinet ou l'administration,
01:30 je ne peux qu'imaginer qu'il parle de lutte contre l'islamisme, contre le cyber-islamisme.
01:36 Il est difficile d'imaginer qu'un ministre et son cabinet ne fonctionnent pas totalement,
01:41 en totale, comment dire, confiance et en totale transmission.
01:47 Vous êtes sur un sujet qui est sensible, vous êtes sur une position politique affichée
01:53 et vous ne suivriez pas les discussions entre votre cabinet et monsieur Sifawi, par exemple.
02:01 J'ai un peu de mal, donc si vous voulez bien revenir là-dessus.
02:06 Vous l'avez très justement dit, monsieur le président, il y a une relation de confiance entre un ministre et son cabinet.
02:10 Et donc moi, en tout cas, peut-être que c'est une erreur, mais en tout cas c'est comme ça que je fonctionne.
02:15 Je ne vais pas, par exemple, regarder les agendas des membres de mon cabinet
02:19 et je ne leur demande pas quotidiennement qui ils ont reçu ou avec qui ils ont échangé.
02:24 Dans votre propos introductif, il n'y a quelque moment que ce soit jusqu'à présent,
02:27 vous n'avez mis en cause votre, ou en jeu, ou en discussion, votre propre responsabilité.
02:34 Pour l'instant, vous dites c'est l'administration, c'est le cabinet.
02:38 Voilà. Non, madame, quand le cabinet prend une position, elle est supposée être la position de la ministre.
02:48 Que le ministre soit comptable et soit, rende des comptes et soit responsable devant le Parlement
02:55 de l'action menée non seulement par lui-même, mais aussi par son cabinet, bien évidemment,
02:59 et son administration politiquement, c'est bien évidemment normal.
03:04 Et c'est pourquoi, bien évidemment, je suis là autant que de besoin.
03:08 Donc j'ai toujours, en toutes circonstances, pris mes responsabilités.
03:11 J'ai énormément de défauts, mais certainement pas celui de me dérober.
03:15 Ce qui continue de m'étonner, je vous le dis, vous n'êtes jamais à l'origine de la décision.
03:20 Vous la prenez, c'est votre administration, le cabinet ne vous alerte pas.
03:24 [SILENCE]
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