00:00 Le rapport de l'INRA qui a été fait est tout à fait clair,
00:04 même le rapport de la DRAC, qui est un rapport qui a été fait en situation de communication de crise,
00:08 il dit quand même "ah ben il y a des pierres d'interprétation difficiles, des pierres d'allure ancienne,
00:15 c'est quand même pas rien" et après on nous dit "ah ben c'est sûrement, ce n'est pas une valeur première,
00:22 bon, archéologique première".
00:24 Moi je suis désolé, j'ai du mal à comprendre,
00:27 comment est-ce qu'on peut dire à la fois qu'il y a certainement quelque chose là-bas, on les a vus,
00:31 et on dit que ce n'est pas un intérêt majeur alors qu'on n'a pas daté, alors qu'on n'a pas fouillé ?
00:38 Et comment est-ce qu'on peut dire ça ?
00:39 Et alors qu'à 200 mètres, à 200 mètres là, il y a des pierres qui ont été datées et qui représentent le foyer,
00:46 le lieu de naissance de la civilisation mégalithique dans tout l'Occident,
00:51 c'est en Bretagne, c'est chez nous, c'est à 200 mètres du chemin de Montauban.
00:56 Alors comment se fait-il qu'on en soit là ?
00:58 Quel risque a été pris ? Moi je pose la question.
01:00 – Vous avez l'impression que c'est une affaire de grossoups ?
01:02 Et que l'installation de ce magasin de bricolage devait se faire quoi qu'il arrive ?
01:06 – Je ne sais pas du tout, tout ce qu'on veut nous, c'est une enquête pour faire la lumière,
01:11 voilà, sur tout cela.
01:12 Et après on en tira tous les conséquences, moi je ne connais pas, on voit ça de l'extérieur.
01:17 Nous on a déposé plainte en voyant ce qui se disait dans la presse,
01:19 tout simplement, on a récupéré les rapports,
01:22 et après, je comprends tout à fait M. le Maire, il est dans une situation délicate,
01:25 il est en situation de communication de crise aussi,
01:27 mais moi je vois qu'il y a eu un arrêté quand même de prix,
01:31 le 31 juillet 2015 par le préfet, et qui dit quoi ?
01:35 Dans cette zone-là, interdiction de construire, on ne construit pas,
01:38 on fait des fouilles, préalable à tout.
01:41 Mais cet arrêté, il est toujours valable, et ce sont les mêmes opérateurs,
01:46 c'est la même mairie, et c'est le même demandeur
01:48 qui s'était vu opposer un refus de permis de construire en 2015.
01:54 Je ne comprends pas, on ne peut pas comprendre ça.
01:56 Il y a un arrêté qui existe, comment c'est utile que la mairie ne le sache pas ?
02:00 Moi je sais, c'est tout ce que je vois, on voit ça de l'extérieur nous si vous voulez,
02:04 mais ce qu'il faut, c'est faire la lumière.
02:06 Donc l'enquête pénale, j'espère, va être ouverte par le Parquet de l'Orient,
02:09 pour pouvoir entendre tout le monde,
02:11 éclairer ce processus de décision que nous on ne comprend pas.
02:14 Enfin quoi, on est bretons, on est aussi issus de cette civilisation-là.
02:19 C'est-à-dire que l'ADN de ces éleveurs de pierre, il est aussi en nous,
02:22 parce que quand les Bretons sont venus de l'île de Bretagne,
02:25 ils n'ont pas tué tout le monde, ils étaient chrétiens d'ailleurs,
02:27 on sait que c'est assez... ils ont fusionné dans un seul peuple.
02:29 Donc on est aussi les descendants de ces éleveurs de pierre.
02:32 On a un rapport très fort aux pierres.
02:34 Donc on veut savoir, pour que plus jamais ça ne surprenne.
02:37 Et après je pense qu'il va falloir que les pouvoirs publics s'interrogent.
02:40 Si on nous dit "on a respecté toute la loi, la loi a été respectée",
02:43 nous dire "ben alors il faut changer la loi".
02:46 Parce que si on en arrive à détruire des endroits comme ça,
02:48 à casser, à broyer des menhirs sans les avoir véritablement répertoriés,
02:53 analysés et datés, maintenant on peut faire des datations extraordinaires,
02:57 vous savez, la technologie, évolution sexuelle,
03:00 s'il y a un problème, nous on en appelle aux pouvoirs publics
03:03 pour qu'il y ait aussi une enquête administrative.
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