00:00 On dit souvent que le tennis est un sport individuel, alors qu'il n'est jamais plus
00:06 beau que quand il est collectif.
00:08 BNP Paribas, fidèle au tennis de demain, depuis 50 ans.
00:13 Maintenant quand Rafa n'est pas là, Roland Garros, Novak avec ses 36 ans, on a parlé
00:18 d'Alkaraz, on a parlé de Rud, on a parlé de Medvedev, on a parlé de plein d'autres
00:21 joueurs.
00:22 La nouvelle génération, les anciens sont encore là et ont encore pris le contrôle.
00:27 On voit surtout que, notamment au premier set, on l'a senti peut-être un peu plus
00:33 fatigué, un peu plus usé, mais toujours il parvient avec le mental notamment à retrouver
00:37 ses jambes et à retrouver son tennis.
00:39 C'est ça qui fait encore la différence par rapport à toutes les autres générations.
00:42 Je crois qu'il a quelque chose de différent des autres et surtout par rapport aux jeunes,
00:48 c'est qu'il a une capacité à gérer ses matchs mieux que ses adversaires.
00:52 Kasper Rud, aujourd'hui franchement, il méritait de gagner le premier set.
00:55 Il était au-dessus, il rappelait plus fort, il était très saignant, il a été peut-être
00:59 un petit peu naïf à un moment donné, il a raté un match pas très difficile.
01:03 C'est un petit point par-ci par-là et hop, il se fait coiffer sur le poteau alors que
01:06 tout était à l'avantage de Kasper Rud.
01:08 Après, avec un set de retard, forcément, psychologiquement, la physionomie du match
01:13 change.
01:14 Il a mis un coup de rein très tôt dans le deuxième set, Novak Djokovic, et puis il
01:20 a géré jusqu'au troisième set où là on a vu un sursaut, un réveil de la part de
01:27 Kasper Rud.
01:28 Malheureusement, il avait pris trop de retard.
01:30 Novak s'impose avec la manière, c'est le plus malin, le plus opportuniste, le plus
01:36 roublard, le plus économe.
01:38 Ces jeunes joueurs, cette nouvelle génération a encore des progrès à accomplir pour venir
01:45 les battre.
01:46 Alors vous allez me dire "oui, un jour ils vont y parvenir".
01:47 Oui, mais ces jeunes-là, c'est parce que Nadal ou Djokovic ont 40 ans.
01:51 Par la force des choses et surtout de l'âge, oui, ils vont s'incliner.
01:54 Mais enfin, pour l'instant, ils sont en respect, ils sont sur une autre planète.
01:57 Ça vous fait quoi de voir un homme avec 23 granchers ? Vous n'avez pas réussi à en
02:01 gagner un et il en a 23.
02:03 Oui, c'est vrai.
02:04 C'est pour ça que c'est effrayant.
02:06 Et puis ils le font parfois avec une espèce de sérénité, parfois de tranquillité même
02:12 parce que celui-là était un petit peu plus accroché.
02:14 Il en a gagné en 3-7 et il en a gagné plein d'autres, en Australie notamment où c'est
02:18 souvent des formalités.
02:19 Pas de blessure, ou très très peu.
02:22 Une manière maintenant, je pense, de gérer aussi leur corps qui est bien supérieure
02:27 à celle des joueurs de l'époque de Björn Borg.
02:29 Björn Borg, je crois, a arrêté le tennis à 25 ans ou 26 ans.
02:32 Il avait gagné, je crois, 10 ou 11 grands chelèmes déjà.
02:34 Mais il n'est pas allé plus loin.
02:35 Sampras a arrêté, il avait 32 ans.
02:38 Eux, ils gagnent encore à 36-37 ans, ce qui a fait Roger Federer entre autres.
02:42 Donc c'est une autre époque avec d'autres moyens, une autre préparation physique et
02:49 une envie décuplée de battre tous les records, ce qui n'était pas forcément le cas, je
02:53 pense, de l'ancienne génération.
02:54 Vous voyez où ça peut s'arrêter ?
02:57 Je pense qu'il peut en gagner encore 2-3 facilement.
03:03 C'est largement à sa portée.
03:06 Après, je crois qu'il ne faut pas sous-estimer, on l'a vu avec Federer, on l'a vu avec
03:09 Raphaël Nadal encore en ce moment.
03:11 C'est à partir du moment où le corps commence à lâcher sur une petite douleur, un petit
03:16 claquage, une déchirure, un ménisque, une hernie discale.
03:19 Et là, le process devient extrêmement compliqué.
03:21 On l'a vu pour Gaël Monfils.
03:23 On sait que Raphaël, aujourd'hui, depuis plusieurs mois, alors qu'il jouait à la perfection
03:27 et que l'envie est toujours là, il est allonné des cours depuis des mois et des
03:30 mois et des mois.
03:31 On ne sait pas s'il arrivera à revenir et s'il revient, à quel niveau il sera.
03:34 Pendant ce temps-là, Novak grappille.
03:35 On va lui souhaiter de rester physiquement dans l'état qui est le sien aujourd'hui.
03:41 C'est le meilleur joueur ? Aujourd'hui, oui, c'est le meilleur joueur.
03:44 D'ailleurs, j'en faisais mon favori, moi, avant le tournoi.
03:46 Si vous entendez un petit peu les bandes sonores, on parlait d'Alkaraz, on parlait de la nouvelle
03:50 génération.
03:51 J'écoutais pour moi le favori, c'est Novak Djokovic.
03:53 Il n'est pas numéro un mondial parce qu'on ne lui a pas donné les points d'où il me
03:56 le donne.
03:57 On l'a empêché de jouer l'US Open à deux reprises et l'Open d'Australie.
03:59 Il serait sinon numéro un mondial.
04:01 Il l'a prouvé aujourd'hui.
04:02 Bravo à lui et les autres ont qu'à bien se tenir.
04:04 Mais il met de tout le temps.
04:06 Par rapport à Federer et Nadal, c'est le gôte en fait.
04:09 Aujourd'hui, clairement, c'est bon, il a fait taire tous ses détracteurs, tous ceux
04:15 qui préféraient Federer ou Nadal.
04:17 Avec 23, il est seul en haut de l'Olympe.
04:20 Maintenant, Nadal va probablement revenir dans quelques mois.
04:23 Est-il capable d'en grappiller lui aussi un de plus ou deux de plus ? C'est ce qui va
04:28 rendre un peu ces prochaines éditions palpitantes.
04:31 En attendant que Rafa revienne au plus haut niveau, Novak aura peut-être gagné où il
04:35 me le donne dans trois, quatre semaines et je crois que ce sera le grandissime favori.
04:38 Vous le voyez réaliser le grand Chemin Calendaire, c'est une possibilité ?
04:41 Il a fait 50% du chemin et s'il y en a un qui peut le faire, c'est lui, personne d'autre.
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