00:00 Mon rôle au football américain, c'est d'hittackle.
00:02 Je vois que tu as le ballon.
00:03 Mon but c'est juste de t'attraper et de te détruire, on va pas se mentir.
00:07 C'est ma position.
00:08 What's up Neo ?
00:18 Moi c'est Wilfried Pene, joueur de football américain à Virginia Tech
00:21 et aujourd'hui, on va parler de mon aventure aux Etats-Unis.
00:24 Du coup, j'ai commencé le foot américain en France à peu près à mes 14 ans.
00:29 Ce qui m'a fait kiffer ce sport, c'était vraiment les contacts, le choc.
00:33 Et en même temps que c'était un sport stratégique, mais en même temps très physique.
00:36 Du coup, première fois déjà que tu rentres dans le stadium,
00:39 tu sens le sol trembler, t'as 70 000 personnes qui te regardent,
00:43 t'as les feux d'artifice, t'as les canons.
00:45 L'atmosphère est déjà juste incroyable, j'ai jamais vécu ça.
00:49 Ça te donne les frissons au début et justement,
00:51 ta tête est là, je peux pas fuck top.
00:57 Du coup, par rapport aux clichés sur le foot américain et les universités,
01:01 c'est... on va pas se mentir.
01:03 Ce que vous voyez dans les séries, les films, c'est exagéré bien évidemment,
01:07 mais il y a une partie réelle.
01:10 Si je prends un exemple de cliché, ça va être
01:13 "L'athlète trouve quelqu'un pour faire ses devoirs".
01:15 Bon, tu vas trouver des gens qui peuvent t'aider.
01:19 Ou après, t'as des gros lines, on va dire.
01:22 Ils aiment bien la bière, donc de temps en temps,
01:25 t'as des bières qui passent par-ci, par-là.
01:27 La fête, ça...
01:29 Le monde vient, ils sont tous contents d'être autour de nous.
01:33 La popularité, ouais.
01:34 Les filles et tout, elles veulent tous avoir leur moment de gloire,
01:38 donc dire "ah, j'ai mon..."
01:40 Voilà, avec un footballeur américain.
01:43 C'est des clichés comme ça qui sont réels.
01:45 Mais moi, je suis sage.
01:47 Faut préciser, moi, je suis sage.
01:52 Du coup, les blessures dans ce sport sont communes.
01:55 C'est un sport de contact, donc forcément, ça vient avec.
01:58 J'ai déjà vu des joueurs à moi se blesser.
02:00 Au niveau, par exemple, les tendons d'Achille,
02:04 les ligaments croisés, etc.
02:06 Ce que notre coach nous rappelle toujours, c'est que
02:09 même si tu vas te blesser, il faut que tu comprennes que
02:12 le bonheur d'un, c'est le malheur de l'autre.
02:14 Si demain, je suis le starter, mais que je me blesse,
02:17 ça va être le bonheur de quelqu'un d'autre.
02:19 Et après, par contre, dès que je reviens,
02:20 il va falloir que je refasse mes preuves, justement,
02:22 pour prouver que je suis toujours présent,
02:24 je suis toujours le meilleur.
02:26 Là où je suis aux États-Unis, il y a eu plein de nouvelles règles depuis.
02:28 Par exemple, maintenant, on n'a plus le droit de plaquer à la tête,
02:31 alors qu'à l'époque, tu pouvais arriver et découper les gens à la tête.
02:35 Et justement, ils essaient vraiment de protéger les joueurs
02:37 pour qu'ils aient aussi une carrière plus longue.
02:39 Mais bon, après, c'est les risques du métier.
02:42 Rien n'est jamais gagné d'avance.
02:43 Le foot américain, je pense, a un manque de popularité en France de 1.
02:50 D'où son nom, c'est américain.
02:51 Il y a beaucoup de règles et les gens, souvent,
02:54 regardent le foot américain et ne comprennent rien.
02:56 Donc, ça fait qu'ils s'intéressent un peu moins.
02:58 Et ensuite, peut-être au niveau de la violence,
02:59 aspect financier aussi,
03:01 il faut trouver les clubs, il faut fonder des clubs.
03:03 Du coup, là, mon prochain objectif,
03:06 ça va être d'aller en NFL, National Football League.
03:09 Donc, ça, c'est la carrière professionnelle.
03:11 Et après ça, voilà, après, on met la famille à l'abri,
03:14 on met les amis, etc.
03:17 Et puis voilà.
03:18 ♪ ♪ ♪
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