00:00 On dit souvent que le tennis est un sport individuel, alors qu'il n'est jamais plus
00:06 beau que quand il est collectif.
00:08 BNP Paribas, fidèle au tennis de demain depuis 50 ans.
00:13 Plus qu'un peu spécial sans Rapha, je crois que tout le monde pourrait en parler de la
00:23 même manière.
00:24 On ne l'appréhende pas de la même façon.
00:27 Je pense qu'on va avoir un grand Roland-Garros.
00:34 Mais il y a une petite part du cœur des amoureux de tennis et des amoureux de Roland-Garros
00:42 et des amoureux de cette histoire de Raphaël Nadal ici à Roland-Garros qui entrent dans
00:47 ce tournoi d'une autre manière.
00:49 Parce qu'il a tellement marqué de son empreinte psychologiquement et par ses résultats.
00:56 Non pas psychologiquement sur les autres joueurs mais sur toutes les personnes qui suivent Roland-Garros.
01:02 L'empreinte a été tellement forte qu'on ne peut pas arriver dans ce Roland-Garros
01:06 comme les années précédentes.
01:07 L'année passée on a senti que c'était déjà très compliqué et il était là.
01:10 Mais il était en difficulté physique, c'était déjà spécial.
01:12 Là il ne sera pas là et ça ouvre des portes colossales à d'autres joueurs.
01:17 Je pense que nous on aborde ce tournoi en tant que commentateur, spectateur, différemment.
01:23 Je pense que les joueurs vont avoir à se préparer d'une certaine manière en essayant
01:32 de faire abstraction de cette ouverture qui se présente et en ayant à se concentrer
01:37 sur eux-mêmes.
01:38 Mais il y a une opportunité aujourd'hui pour un joueur d'aller chercher son Roland-Garros.
01:42 Cette opportunité existait les années précédentes mais la fenêtre, l'ouverture était un
01:48 petit peu plus étroite.
01:49 Je pense qu'il y en a plusieurs.
01:53 On va se lancer dans le jeu des pronostics.
01:57 Premier jour de tournoi, c'est toujours un exercice très compliqué.
02:00 On voit qu'il y a eu des garanties ces dernières semaines.
02:04 On sait aussi qu'il y a eu pas mal de questionnements.
02:06 On voit qu'on est à un moment quand même charnière.
02:09 Avec Federer qui a arrêté, avec Nadal qui maintenant on l'espère.
02:15 On espère vraiment le revoir l'année prochaine mais on n'en est pas encore sûr.
02:19 Aujourd'hui, Arnaud Vakdjoukovic qui est là, bien là évidemment dans les grands
02:22 rendez-vous mais dont on voit, et d'ailleurs il exprime aussi, il exprime à la fois son
02:27 ambition, ce pourquoi il est là, on le sait, et en même temps sa prudence parce qu'il
02:31 est aussi, il a à gérer sa carrière d'une autre manière.
02:34 Mais enfin sur les grands chelets, mais il le sait, il a même évoqué presque un autre
02:37 sport dans ces tournois-là.
02:39 Donc il faudra compter sur lui.
02:40 Mais il y a un moment où là, il y a quand même une nouvelle génération forcément
02:44 qui est arrivée avec Carlos Alcaz, évidemment, avec Olga Rune, avec Yannick Sinner.
02:50 Ce sont les trois noms évidemment dont on parle beaucoup.
02:52 Et puis d'autres qui essayent encore de brillamment tirer leur épingle du jeu, comme
02:58 un Danil Medvedev que l'on retrouve et moi j'en suis ravie parce que je pense qu'on
03:02 a besoin comme ça de jouer sur à la fois différentes générations, différents styles
03:05 de jeux, différentes personnalités.
03:07 Il nous a surpris sur cette saison sur Terre battue.
03:09 Moi je vois un petit peu plus, un petit peu plus haut que les autres avec plus de possibilités
03:15 Alcaz ou Djokovic.
03:17 Mais premier jour du tournoi, on va rester forcément très prudent sur la suite.
03:22 Premier jour du tournoi, il y a 29 Français de 10 qui jouent aujourd'hui, 29 au total
03:28 qui sont engagés.
03:29 Vous les voyez comment, c'est français et c'est française.
03:32 Quand je dis 29, c'est filles et garçons confondus.
03:35 Il n'y a pas eu trop de succès cette année.
03:39 Je ne veux pas faire un pronostic précis, mais une tendance générale.
03:43 Non, mais c'est vrai que c'est toujours forcément la question qui revient et c'est
03:46 normal pour évidemment des Français.
03:49 Jouer Roland-Garros, c'est quelque chose d'exceptionnel.
03:52 On ne peut pas, moi je ne peux pas imaginer la pression que ça peut représenter.
03:56 On sait que jouer l'histoire montre que jouer un grand chelème dans son pays, on voit que
04:00 c'est quelque chose d'extrêmement difficile.
04:01 Quand Barty a remporté l'Open Australia, on a pu mesurer.
04:04 Ça faisait tellement longtemps que ce n'était pas arrivé, la difficulté.
04:06 Donc j'ai beaucoup de respect, pas d'admiration, mais de compassion aussi pour les joueurs
04:15 qui ont affronté cette pression-là.
04:16 Moi-même, quand j'avais à jouer en Belgique dans des tournois d'une toute autre catégorie,
04:21 on voit qu'il faut supporter ça.
04:23 Mais il y a beaucoup d'attentes forcément, beaucoup d'attentes de la part des médias,
04:26 beaucoup d'attentes de la part de tous les Français en général.
04:29 Quand les joueurs arrivent à en faire quelque chose de positif, on voit ce soutien évidemment
04:34 qui est énorme de la part du public.
04:35 Ça peut amener de très belles histoires.
04:37 Il y a souvent eu beaucoup de déceptions ces dernières années.
04:40 Cette année, moi je crois qu'il faut de toute façon laisser la place aux belles surprises.
04:46 Évidemment, tout le monde parle beaucoup de Caroline Garcia parce qu'en termes forcément
04:50 de classement, c'est celle qui pourrait offrir le plus de garanties.
04:53 On sait que c'est difficile pour Caroline de pouvoir aussi vivre, gérer cette pression-là
04:58 ici à Roland-Garros.
04:59 Je crois qu'il faudra les laisser tranquilles parce que forcément les médias ne pourront
05:04 pas les laisser tout à fait tranquilles.
05:06 Les attentes du public, elles sont là, elles sont normales.
05:08 Mais laisser la place aux jeux, aux belles surprises, je ne dis pas sans avoir des attentes,
05:15 mais on verra vraiment ce qui va se passer jour après jour.
05:20 Je n'ai pas un pronostic particulier par rapport à ça, mais je pense que pour le bien
05:25 du tournoi, c'est toujours magnifique quand vous pouvez avoir des joueurs français ici
05:29 à Roland-Garros qui avancent.
05:30 C'est ce qu'on espère tous aussi.
05:32 Et en ce sens, Justine, pronostic, qui va gagner Roland-Garros ?
05:38 J'aime de moins en moins ce jeu des pronostics parce que je trouve que je suis une très
05:45 très mauvaise pronostiqueuse et comme je suis compétitrice, je n'aime pas trop ça.
05:52 Je vais quand même aller sur Igaziantek chez les femmes parce qu'à un moment donné,
05:58 si on demande de se lancer, elle a gagné deux fois Roland-Garros, elle se rétabat
06:02 et elle offre quand même des garanties.
06:03 Mais il y a quelque chose d'intéressant qui est en train de se passer et ça ne va
06:06 pas être une chose simple pour elle parce qu'il y en a là qui ont envie d'aller en
06:09 chercher d'autres.
06:10 Je trouve que ça devient intéressant.
06:12 Chez les hommes, je ne départagerais pas Carlos Alcaz, Enoach, Djokovic de ce que j'ai
06:21 évoqué un petit peu plus tôt.
06:23 Ils sont dans la même partie de tableau, mais c'est en tout cas ces deux-là, lequel
06:27 je ne peux pas le dire à l'heure actuelle.
06:28 Il y en a un qui a montré tellement de choses dans son histoire et sur les grands chelèmes
06:34 qu'on ne peut pas ne pas le mettre là au sommet.
06:37 Et puis l'autre qui ne cesse de nous surprendre depuis un an et qui dit se sentir prêt pour
06:42 aller chercher un autre grand chelème ici sur Terre battue.
06:45 Donc à ce niveau-là, je pense que ça s'annonce aussi absolument passionnant.
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