00:00 Bonjour, je m'appelle Laetitia Doche, je suis à Cannes pour deux films.
00:03 L'une d'aveu du poulet est acide.
00:05 Il y en a un qui est sur des pluies acides qui départent dans un monde catastrophique,
00:10 l'autre qui est sur la gastronomie et la paternité.
00:13 Il y en a un pour les enfants, l'autre pour les adultes.
00:15 À votre avis, lequel est lequel ?
00:17 J'avais adoré son film d'avant qui s'appelait La Nuit.
00:26 En fait, j'aime bien parce qu'il fait du cinéma d'horreur, de genre.
00:31 On s'attache au personnage et en plus, il traite de vrais thèmes.
00:34 Il traite de l'agriculture, des problèmes des agriculteurs dans La Nuit.
00:37 Ici, il parle d'écologie de façon très forte.
00:42 L'histoire des pluies acides qui débarquent dans le nord de la France
00:47 et qui abîment vraiment très très fort tout sur leur passage.
00:52 Il y a un couple, un ancien couple à l'intérieur de ça qui essaye de sauver une petite fille
00:57 qui est, je pense, quand même le personnage principal, selon moi.
01:01 C'est des belles images qui font peur, mais qui sont quand même super bien composées, de la peinture.
01:07 Donc tout ça m'a donné envie de faire partie d'une aventure aussi, de faire du film d'action.
01:11 Courir, sauter, conduire alors que j'ai pas mon permis, me noyer dans l'eau froide, tout ça.
01:16 C'est les mêmes pour tout le monde.
01:19 Moi, je me déplace pas en avion, je fais tout en train.
01:24 J'ai ma gourde, j'achète français, enfin des choses un peu bêtes.
01:29 Je mets très peu de chauffage et j'ai pas la clim.
01:32 Je mets des draps sur les fenêtres chez moi mouillées, vous savez, quand il fait très chaud.
01:35 Puisque c'est les grandes vitrées dans mon atelier.
01:38 Je pars jamais à l'étranger en vacances.
01:40 Des bêtises, mais qui peut-être qu'au bout du compte, ça me fait une bonne note, je sais pas.
01:47 La vérité, je pense pas en termes de conscience, pas en thème d'angoisse.
01:51 J'aimerais que les choses avancent plus vite.
01:52 En fait, peut-être que c'est une époque où il faut se rebeller plus que ce qu'on fait.
01:55 Et peut-être faire des films qui parlent d'écologie et qui essaient d'être grand public,
02:00 c'est peut-être un geste éco-responsable aussi si on les fait de façon éco-responsable.
02:03 J'avais fait un spectacle avec un cheval.
02:07 Donc j'avais travaillé le rapport au mammifère, aux autres animaux que nous,
02:11 parce qu'on est des animaux.
02:13 On nous dit, on est des animaux, nous, en fait.
02:15 Très bizarre, hein ?
02:17 Et par contre, les végétaux, j'y comprenais rien.
02:19 Je comprenais pas comment ça fonctionnait.
02:22 En fait, les végétaux, c'est marrant parce qu'ils ont...
02:24 En fait, nous, on a des organes localisés, vous voyez ?
02:27 Et eux, en fait, là-dedans, il y a une trace de tous les organes.
02:32 Enfin, ils ont 40 000 versions d'un organe à l'intérieur de ça.
02:37 Donc c'est même pas comme un individu, c'est une espèce de colonie.
02:40 Donc c'est très, très bizarre, très différent de nous.
02:42 Je me dis, peut-être qu'on pourrait, pour essayer de comprendre les végétaux,
02:46 et bien, essayer de parler de leurs problèmes.
02:48 Par exemple, lui, il pourrait dire,
02:51 "Putain, on m'a foutu des fleurs à mes pieds, là, des trucs blancs,
02:53 ça me bouffe tout, ça me bouffe tout mon os,
02:56 je sais pas comment m'entendre avec eux, elles...
02:59 Je sais pas, je connais pas bien les essences, là, dont on parle, mais voilà."
03:03 *Bruit de pet*
03:05 [Bruit de l'oiseau]
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