00:00 28/20, c'est l'heure de fin pour la chronique de Nicolas Dose, si vous voulez tout savoir des prélis de première édition.
00:06 Donc tu as deux minutes, pour nous parler de ce texte qui est présenté ce matin en Conseil des ministres sur le partage des profits dans les petites entreprises.
00:14 C'est le fameux accord national interprofessionnel qui a été signé en février dernier par les partenaires sociaux.
00:19 Qui vont en être les gagnants ?
00:21 Les grands gagnants, ce sont tous les salariés dans des entreprises qui vont de 11 à 49 personnes.
00:26 Alors ces boîtes, ce n'était pas obligatoire, et bien désormais, s'il y a trois années de suite, trois belles années de suite, ça devient obligatoire.
00:32 Participation, intéressement, prime de partage de la valeur, enfin tous les dispositifs existants.
00:37 Les autres gagnants sont les salariés des entreprises plus importantes, de plus de 50 salariés, les années extraordinaires.
00:43 Alors la particularité, c'est que le texte de loi par rapport à l'accord des partenaires sociaux va donner à la négociation d'entreprise la tâche de déterminer une année exceptionnelle.
00:52 Tandis qu'au départ, l'accord disait que c'est le patron qui décide quand l'année est exceptionnelle.
00:56 Voilà les gagnants de ce nouveau texte de loi.
00:58 Est-ce qu'on sait combien d'actifs sont concernés dans ces entreprises de 11 à 49 salariés ?
01:01 Alors d'après les estimations des rapporteurs, 1,5 million de salariés en France.
01:04 Ça fait quand même du monde dans des PME qui donc vont bien, ont trois années ou plus de bons résultats.
01:10 Il y a 172 000 entreprises de 11 à 49 personnes en France.
01:13 On a à peu près aujourd'hui 50% des salariés français qui ont un système de partage du profit.
01:18 Au terme de cette loi, on devrait monter ce pourcentage à quelque 65% des actifs en France qui bénéficieront d'un partage des gains, quand il y a des gains.
01:26 Est-ce qu'il ne risque pas d'avoir un effet pervers ? C'est-à-dire qu'on partage des gains, mais pas de hausse de salaire en échange ?
01:31 Alors là, il y a une crainte et objectivement, la crainte, elle est légitime.
01:33 C'est la raison pour laquelle les syndicats de salariés disent remettez dans la loi l'article 1 de notre accord.
01:37 L'article qui dit le vrai outil, ça reste le salaire.
01:41 Et en aucun cas, il ne peut y avoir substitution avec les outils de partage de la valeur.
01:45 C'est la raison aussi pour laquelle ce texte est prévu pour 5 ans.
01:49 Dans 5 ans, on fait un bilan.
01:50 Si on voit que ça a effectivement un peu pénalisé les hausses de salaire, il pourrait y avoir des adaptations.
01:56 Ça pourrait faire l'objet d'un amendement d'ailleurs, considérer qu'il doit y avoir un équilibre chiffré.
02:00 Après, il y a un élément nouveau, c'est que l'entreprise d'aujourd'hui, ce n'est pas l'entreprise d'hier.
02:04 Hier, l'entreprise, elle avait des listes de CV comme ça.
02:07 Les embauches, ce n'était pas compliqué.
02:08 Aujourd'hui, le problème numéro un d'une entreprise française, c'est recruter, recruter, recruter.
02:12 Si vous traitez mal les salariés, ils s'en vont et vous voulez les garder.
02:15 Donc, ça va être difficile dans l'entreprise d'aujourd'hui de substituer les hausses de salaire à tous les coups comme ça avec des outils de partage du profit.
02:22 5 secondes d'avance.
02:23 - Ha! ha! ha!
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