00:00 Zone of Interest est un film dont il faudra retenir le titre parce qu'il a de fortes chances d'obtenir un prix à Cannes et qui sait la Palme d'Or.
00:06 L'idée de son cinéaste, Jonathan Glaser, c'est de suggérer l'Holocauste plutôt que de la montrer, de ne pas montrer l'horreur, mais de la suggérer.
00:16 L'histoire est tirée du livre de Martin Amis et on a gardé certains épisodes, notamment La Preuté du Thon, La sécheresse.
00:23 C'est l'histoire du commandant SS de Auschwitz-Birkenau, Rudolf Hoss, qui a été condamné en 1947 d'ailleurs et qui s'occupe de la bonne gestion du camp.
00:31 Pendant que sa femme plante des rosiers, lui gère les faux crématoires, il gère le bon déroulement de la solution finale.
00:39 C'est à la fois horrible et très banal dans l'exposition des images.
00:44 Le hors-champ notamment, on entend des cris, on entend des coups de feu, on voit des voiles de fumée, suggère qu'il se passe des choses derrière ces murs barbelés.
00:51 Mais le jardin et la maison où vivait le commandant et sa famille, la proximité du camp était démentie.
01:01 Je pense que ça m'est vraiment arrivé.
01:05 J'ai senti que je faisais quelque chose sur la murée qui divise le camp du jardin.
01:14 Et cette murée est devenu une sorte de manifestation de quelque chose que nous nous disons,
01:21 de la façon dont nous nous compartmentalisons les choses pour notre convenance.
01:26 Le point positif, c'est la sécheresse, la mise en scène minimaliste de ce film qui renforce encore plus l'horreur de la solution finale.
01:37 Et avec un petit bémol, c'est la bande-son qui est très forte, mais encore une fois, qui est assourdissante, même comme le cri d'un mourant.
01:44 Mais c'est un parti pré-esthétique qui rentre totalement en logique avec le film.
01:48 [Musique]
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