00:00 Alors vous parlez de déboulonnage, mais la maire hier de Saint-Denis a bien précisé
00:06 que ça n'est pas du tout un déboulonnage, c'est juste un déplacement.
00:09 Je vous ai dit tout à l'heure que chacun y va de sa propre communication.
00:12 Il est normal que chacun ait sa propre communication.
00:15 Le préfet parle de transfert, la ville parle de déplacement, mais pour déplacer il faudra
00:20 déboulonner.
00:21 Nous sommes nous sur le déboulonnage.
00:22 Le déboulonnage aura lieu, c'est une action qui a été actée pour bientôt en espérer.
00:26 Donc oui, déboulonnage puis déplacement.
00:29 C'est un mouvement fort le déboulonnage.
00:31 Mais complètement.
00:32 On est vraiment dans la symbolique que nous grandissons depuis X temps, que notre camarade
00:36 Ludo vient de reprendre aussi.
00:37 Donc oui, le déboulonnage est pour nous, pour beaucoup en tout cas, dans le projet
00:41 que nous avons dans le cadre de l'approptage qui n'est qu'une étape parmi toutes les
00:46 actions que nous mènerons dans ce cadre-là.
00:48 Donc c'est une victoire pour vous ? Ou demi-victoire ?
00:51 Qu'il quitte l'espace public, c'est ce que nous avons demandé.
00:54 La question de la destination est posée même au sein de notre propre organisation.
00:58 Je l'ai rappelé et mon camarade vient de le rappeler.
01:01 Mais il quitte l'espace public, c'est ce que nous voulions dès le départ.
01:05 A ma connaissance, lorsque nous arrivons sur un terrain militaire, il est écrit "Défense
01:09 d'entrée, propriété privée".
01:10 Donc il ne sera plus dans l'espace public.
01:12 On peut au moins se réjouir de ça.
01:13 C'est un premier combat.
01:14 Est-ce qu'il y en aura d'autres à mener, avec d'autres statuts peut-être ?
01:18 Nous en avons mené plein d'autres jusqu'à aujourd'hui.
01:20 Mais la première des missions de l'appropriation est justement la création des fameuses commissions
01:24 publiques et consultatives.
01:26 Nous n'arrivons pas avec la science impuise en disant "voilà ce qu'il faut faire, voilà
01:30 ce qu'il faut faire".
01:31 On souhaite cette concertation de la société civile, des historiens, des experts dans ces
01:35 domaines-là.
01:36 Donc oui, notre priorité à nous est la création des fameuses commissions consultatives et
01:40 publiques.
01:41 Nous, grand public, on a appris à travers la conférence de presse menée ici même
01:45 avec le préfet, le général des Fazoy et madame la maire, que la statue allait être
01:49 déplacée.
01:50 Mais vous, est-ce que vous étiez déjà dans la confidence ? Vous aviez des réunions
01:54 avec madame la maire dans laquelle vous annoncez votre bonne nouvelle ?
01:58 Il y a eu des rencontres avec l'administration, la direction de la culture.
02:03 Il y a eu des réunions avec l'élu à la culture, en charge de la culture à la ville
02:06 de Saint-Denis.
02:07 Et il y a eu aussi des réunions avec la maire qui s'est à ce moment-là prononcée sur
02:10 la création des commissions.
02:11 Nous n'avons pas été concertés après par la suite sur la destination, sur le réaménagement,
02:17 etc.
02:18 On aurait aimé l'être, tout simplement.
02:19 Et on le dénonce aussi en disant que si ces commissions avaient été créées, la question
02:24 de la destination aurait été posée, la question du réaménagement aurait été posée.
02:27 Mais nous sommes dans l'espoir de la création de ces commissions-là, puisqu'elle l'avait
02:32 annoncée au même titre que le département.
02:34 On a bien compris que le sort de la statue de Maïs de la Bourdonnais était scellé,
02:38 sans jeu de mots.
02:39 Mais que répondez-vous à cette autre partie des historiens qui estiment qu'ils n'ont
02:43 pas été dans la boucle de concertation, justement ?
02:45 Nous non plus, M. Philippe Bessières fait bien de le dire, nous n'avons pas, nous,
02:50 été dans la boucle.
02:51 Nous l'avons évoqué, tout simplement, le départ de la statue qui n'est qu'une
02:56 étape.
02:57 Mais nous n'avons pas, nous, été consultés en ce sens.
02:58 En tout cas, nous avons un front commun, j'ai envie de dire, d'intellectuels et d'historiens.
03:02 Je citais Philippe Bessières, je citais Bruno Maillard, je citais Laurent Ouarau, je peux
03:07 citer aussi la politologue Françoise Vergès qui a aussi pris position.
03:12 Donc nous demandons, nous, le débat, pas sur le départ, puisque le départ est apté,
03:17 mais sur toute l'histoire et toute la visibilité qui doit être justement faite par rapport
03:22 à Maï de la Bourdonnée et par rapport à sa véritable histoire.
03:26 Merci.
03:27 [Musique]
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