00:00 C'est l'anniversaire collectif, c'est l'anniversaire finalement d'un accord
00:04 qui a permis que les forces de gauche soient aujourd'hui représentées par 150 députés à l'Assemblée
00:09 et que s'il y avait eu une division, on aurait potentiellement été une trentaine, une quarantaine ou une cinquantaine au total
00:15 et ça aurait donné une majorité absolue au gouvernement.
00:18 Et on voit bien aujourd'hui l'intérêt de ne pas avoir de majorité à l'Assemblée nationale
00:23 puisque le gouvernement ne peut pas faire totalement ce qu'il veut
00:26 et qu'il est contraint d'utiliser les outils de ce qu'on appelle le parlementarisme rationalisé, le passage en force
00:31 et que nous on est en capacité en tout cas de faire entendre un message dans le débat
00:35 même si je vous l'accorde et vous l'avez souligné, on n'est pas toujours d'accord sur tout
00:38 mais c'est aussi la force de tout collectif que d'être riche de ces divergences.
00:42 Le langage est bien huilé mais en tous les cas ce rejet du référendum d'initiative partagée
00:47 c'était une demi-surprise, on l'évoquait sur ce plateau, il n'y a pas eu de surprise de votre côté évidemment.
00:52 Non, non, non, c'était pas une surprise, après on aura tenté le tout pour le tout,
00:57 c'était aussi un moyen de tester finalement les limites du champ d'application de l'article 11
01:02 et de constater que finalement la constitution n'est pas adaptée
01:04 pour faire vivre des formes alternatives de démocratie où le parlement peut solliciter le peuple.
01:09 C'est pas avec cet article 11 qu'on y arrivera, en tout cas son champ est extrêmement restreint
01:14 donc voilà il faudra faire bouger tout ça lorsqu'on aura éventuellement repris le pouvoir.
01:18 Bon il y a une bougie, est-ce qu'il y aura deux bougies l'an prochain ?
01:21 Écoutez oui je pense, moi je suis assez serein, c'est-à-dire que c'est pas parce que parfois
01:25 il y a des bisbilles et qu'on n'est pas d'accord sur tout, qu'on n'est pas en capacité de travailler ensemble
01:29 pour faire et produire une alternative en 2022, elle est par ailleurs nécessaire.
01:33 On voit bien aujourd'hui l'essoufflement, les limites à la fois intellectuelles mais aussi matérielles
01:36 du macronisme qui se heurtent finalement à la défiance qu'il a lui-même générée.
01:41 Nous on propose un programme, une alternative d'espoir, c'est ce qu'on a mis dans le programme de la NUPES.
01:45 On continuera à le faire, notamment parce qu'on ne souhaite pas revivre le même match,
01:50 c'est-à-dire entre la droite libérale et l'extrême droite autoritaire, lors des prochaines élections de 2027.
01:56 Voilà.
01:57 [Musique]
02:00 [SILENCE]
Commentaires