00:00 Vous parliez de cette journée d'action du 6 juin, juste avant le 8 juin.
00:03 Je croyais pourtant que vous avez entendu que vous ne feriez pas de manifestation pendant 6 mois.
00:07 Ça sert encore vraiment à quelque chose une journée d'action ?
00:09 Vous ne m'avez pas entendu correctement.
00:12 Je disais, il n'est pas question de faire des manifs à répétition pendant 6 mois.
00:19 J'ai dû le dire il y a un mois.
00:21 Ce que je voulais dire par là, c'est qu'on ne ferait pas tant que...
00:24 On ne concentrerait pas sur les retraites une fois que la bataille serait totalement finie.
00:29 Je vous le dis, la bataille n'est pas finie.
00:31 C'est le premier élément.
00:34 Il y a des choses un peu contradictoires, Laurent Berger.
00:36 Je vous ai entendu dire qu'il ne faut pas faire croire aux Français que Emmanuel Macron va retirer cette réforme.
00:41 Et en même temps, vous dites que la bataille n'est pas finie.
00:43 Il ne faut pas faire croire aux Français qu'ils le feraient simplement si on faisait des journées à répétition.
00:50 Il faut utiliser tous les process, toutes les opportunités de peser parce qu'il y a des événements qui peuvent se passer.
00:58 Si le RIP avait été accepté hier, on le sait, ça ne suspendait pas la réforme automatiquement.
01:03 On en aurait appelé à la responsabilité du président de la République en disant
01:07 "attendez, venons vers les citoyens pour savoir ce qu'ils en pensent".
01:10 Là, on peut avoir un vote négatif à l'Assemblée nationale.
01:13 Et vous avez encore un espoir que cette réforme ne rentre pas en vigueur en septembre.
01:17 Oui, bien sûr. C'est sans doute un des derniers moments.
01:21 Mais le 8 juin est un moment très important pour essayer de faire en sorte...
01:25 Je ne vous dis pas que ça va marcher à 100%. Je n'en sais rien.
01:28 Mais on va tout faire pour que ça fonctionne.
01:30 Et juste pour vous dire sur les manifestations, il y a deux éléments.
01:33 Il y a ça, il faut pouvoir peser jusqu'au bout.
01:35 Le groupe Lyott fait ce choix dans sa niche parlementaire de déposer.
01:39 Et je crois que les organisations syndicales ont aussi la responsabilité de dire "ok, essayons".
01:43 Vous faites pression sur les députés ?
01:46 On fait pression au sens démocratique du terme.
01:49 C'est normal que les parlementaires ressentent ce que souhaite la population.
01:55 Et puis l'autre élément, je le dis, c'est que la colère est très forte encore.
01:58 La colère est encore très forte.
02:00 Et on a eu un 1er mai historique en termes de mobilisation.
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