- il y a 3 ans
À CHAUD :
- Suite de la série d'article de Médiapart. Le site révèle aujourd'hui comment des subventions pour des associations auraient rémunéré deux protagonistes de l'affaire du chantage à la vidéo intime.
- 98% des salariés de ZF à Andrézieux-Bouthéon sont en grève depuis 4 jours. Ils réclament leur prime d'intéressement, non versée depuis plusieurs années.
- L'intersyndicale prévoit une mobilisation important pour le 1er mai.
- Le sénateur Jean-Claude Tissot organise une conférence débat sur le problème des déserts médicaux.
À DÉCOUVRIR :
- Après 12 ans à la tête de la FDSEA, Gérard Gallot laisse le poste de Président. Il revient sur ces année.
- Jean-Luc Perrin prend la présidence de la FDSEA de la Loire.
- L'espace Boris Vian va ouvrir une épicerie solidaire. « Le Cabas » ne sera pas seulement une épicerie mais également une cuisine où les familles pourront profiter d'ateliers.
- Suite de la série d'article de Médiapart. Le site révèle aujourd'hui comment des subventions pour des associations auraient rémunéré deux protagonistes de l'affaire du chantage à la vidéo intime.
- 98% des salariés de ZF à Andrézieux-Bouthéon sont en grève depuis 4 jours. Ils réclament leur prime d'intéressement, non versée depuis plusieurs années.
- L'intersyndicale prévoit une mobilisation important pour le 1er mai.
- Le sénateur Jean-Claude Tissot organise une conférence débat sur le problème des déserts médicaux.
À DÉCOUVRIR :
- Après 12 ans à la tête de la FDSEA, Gérard Gallot laisse le poste de Président. Il revient sur ces année.
- Jean-Luc Perrin prend la présidence de la FDSEA de la Loire.
- L'espace Boris Vian va ouvrir une épicerie solidaire. « Le Cabas » ne sera pas seulement une épicerie mais également une cuisine où les familles pourront profiter d'ateliers.
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00:00 [Musique]
00:15 C'est un rassemblement historique qu'annoncent les syndicats pour le 1er mai.
00:19 Après 12 journées de mobilisation contre la réforme des retraites,
00:22 l'intersyndical promet une manifestation massive.
00:25 Aujourd'hui, les syndicats donnaient le programme de la journée "Nous ferons le point".
00:28 Et puis le sénateur Jean-Claude Tissot s'empare du sujet des déserts médicaux,
00:32 un sujet d'actualité dans la Loire, notamment avec la fermeture récente
00:35 des urgences de Ferres le 1er avril dernier.
00:38 Moins de médecins et moins d'accès aux soins qui ont des conséquences,
00:41 notamment dans les zones rurales.
00:43 Une étude révèle un recul de l'espérance de vie dans ces zones blanches.
00:46 Une conférence débat est organisée ce soir pour trouver des solutions.
00:49 Nous aurons Jean-Claude Tissot en direct de Ferres.
00:52 Enfin, il vient d'être élu président de la Fédération départementale
00:55 des syndicats d'exploitation agricole.
00:57 Jean-Luc Perrin sera notre invité.
01:00 Il prend le siège de Gérard Gallo, président pendant 12 ans.
01:03 Il nous donnera sa vision et ses objectifs pour l'agriculture locale.
01:07 Bienvenue dans votre journal.
01:10 Je suis ravie de vous retrouver.
01:12 On ouvre ce journal avec le nouvel article promis par le site Mediapart.
01:17 Ce jeudi, il révèle plus en détail comment les subventions
01:21 pour des associations ont pu être reversées à Gilles Rossary, l'anglais.
01:25 40 000 euros qui auraient servi de paye pour avoir réalisé la vidéo intime.
01:30 Pour rappel, le 6 avril dernier, les juges d'instruction ont mis en examen
01:33 Pierre Gauthiery pour détournement de fonds publics.
01:36 Gilles Rossary, l'anglais, et Samy Kefi Jérôme sont eux mis en examen pour Rocelles.
01:40 Le maire Gaël Perdriot est placé en tant que témoin insisté sur ce volet des subventions.
01:45 Nous sommes donc à deux épisodes sur quatre.
01:48 Le prochain sortira demain, vendredi.
01:50 Un retour sur l'affaire qui résonne de nouveau dans la mairie de Saint-Étienne.
01:54 Ce matin, nous avons pu rencontrer Jean-Pierre Berger, le premier adjoint. Écoutez.
01:58 D'abord, moi, je ne le vis pas bien sur le plan du principe.
02:01 Je n'aime pas du tout cette histoire de feuilleton un petit peu anxiogène
02:05 qui fait que chaque jour, on va annoncer une nouvelle,
02:09 qui sont d'ailleurs la plupart du temps pas de vraies nouvelles,
02:12 mais qui rajoutent une pièce dans la machine infernale.
02:15 Moi, j'appelle ça... C'est ma façon de voir les choses, perso.
02:18 J'appelle ça un peu du harcèlement.
02:21 J'espère que la justice ira très vite pour qu'on arrête tout ça, quoi.
02:24 Parce que c'est très difficile à vivre.
02:27 Alors, pour le maire, bien sûr, évidemment.
02:30 Pour tous ceux qui se sont confrontés à ça, et puis pour la ville.
02:33 Ce qui m'a plutôt conforté, c'est qu'on a écarté le guet-apens politique
02:38 fromanté par Gaël Perdriau.
02:42 On a un plan de mandat à dérouler.
02:44 Donc là, ça se passe bien, on n'a pas de soucis.
02:47 Chacun est à son poste, ça bosse partout.
02:49 Il n'y a pas de problème.
02:51 Par contre, après, il y a l'aspect politique,
02:53 où là, c'est un peu plus compliqué, parce qu'il y a des partis différents.
02:56 Il y a l'UDI, il y a les Républicains, et puis il y a les autres.
03:00 Et donc, tout ça, c'est un petit peu compliqué,
03:02 mais ça n'a pas d'incidence sur le travail du quotidien.
03:05 Dans l'actu également, cela fait quatre jours désormais
03:08 que l'intersyndicale CGT-CFDT et CFE-CGC
03:12 est en grève au sein de l'entreprise ZEDEF.
03:14 André Zuboutéon, spécialisé dans la fabrication de boîtes de vitesse pour camions,
03:18 le site d'André Zieux sera vendu à un repreneur dans les prochains mois.
03:22 Le site serait moins rentable aux yeux de la direction allemande.
03:25 Mais depuis lundi, les syndicats demandent que la prime d'intéressement,
03:29 qui n'a pas été versée depuis plusieurs années, leur soit versée.
03:32 Et même si l'intersyndicale est suivie par 98% des salariés,
03:36 ils veulent surtout avoir un dialogue constructif avec la direction.
03:40 On écoute Pierrick Couturier, représentant de CFE-CGC,
03:44 au micro d'Anthony Verpillon.
03:46 La dernière grève, c'était dans les années 70.
03:49 Et à Boutéon, du temps de ZEDEF, on n'a jamais fait grève.
03:52 Je rappelle que ces primes sont des primes de performance type participation et intéressement.
03:56 À une époque, on était autour de 2 à 3 000 euros net par an.
04:00 Et on est passé entre 0 et 400 euros net depuis sept ans.
04:05 Et on en est tous conscients.
04:08 C'est que si jamais on obtient ce qu'on demande,
04:11 on va devoir s'arracher les fesses, pour parler poliment,
04:16 et on va doubler nos efforts pour livrer nos clients.
04:22 On l'a toujours fait jusqu'à présent, et c'est pour ça qu'on est inentreprisentable.
04:25 Parce qu'on sait faire les efforts quand on nous écoute et quand on vient vers nous.
04:30 Et notez que la poursuite de la grève a été décidée jusqu'au 9 mai,
04:34 et les syndicats demandent une prime de 10 000 euros net par salarié.
04:37 323 personnes travaillent sur le site de ZF à Andrézieux-Boutéon.
04:41 Toujours dans l'actu sociale, ce vendredi se tiendra un rassemblement
04:46 devant la place de l'hôtel de ville de Saint-Etienne par l'intersyndical
04:49 toujours contre la réforme des retraites.
04:51 Les travailleurs sont invités à déposer leurs tenues et outils de travail à 18h.
04:55 Et cet après-midi, l'intersyndical présentait la prochaine grande manifestation ce lundi 1er mai.
05:01 Les syndicats s'attendent à un mouvement de masse pour contester contre cette réforme des retraites.
05:06 Et le 49.3 du gouvernement, avant d'autres rassemblements, cette fois-ci à Paris.
05:11 Écoutez Mireille Carreau, secrétaire générale de l'UDCGT de la Loire, au micro de Nathan Vaché.
05:17 Alors il y a des discussions qui se font au niveau de l'intersyndical national
05:21 sur les modalités d'action et les suites d'action.
05:24 Et la question d'avoir dans un calendrier de mobilisation une action à Paris n'est pas écartée bien sûr.
05:30 Alors est-ce qu'elle sera retenue ?
05:31 C'est toujours difficile quand on mobilise des millions de personnes dans les territoires
05:36 de se dire "on va tous à Paris".
05:38 Mais ce n'est pas exclu qu'il puisse y avoir une manifestation parisienne
05:44 dans les semaines ou les mois à venir.
05:46 C'est-à-dire en discussion, je ne sais pas.
05:48 Alors c'est vrai qu'il y a des attentes, parce que oui, 13 manifestations,
05:52 mais qui sont aussi ponctuées d'actions qui peuvent être différentes,
05:56 des actions qui sont diverses et variées.
05:58 Mais le besoin d'avoir d'autres modes d'action, il s'en tente.
06:02 Mais de rassembler, comme on a pu le faire ici sur Saint-Etienne,
06:06 des dizaines de milliers de personnes, sous quel autre mode d'action ?
06:10 C'est toujours difficile.
06:12 C'est important à un moment d'avoir ces temps de grands rassemblements
06:16 et ces temps de manifestation qui sont l'occasion de pouvoir nous exprimer massivement.
06:21 Deux manifestations sont prévues ce lundi dans la Loire à Rouen.
06:25 Le rendez-vous est fixé à 10h30 au départ de la Sécurité sociale.
06:29 À Saint-Etienne, le convoi partira à la même heure de la Bourse du Travail
06:33 en direction de l'hôtel de ville.
06:35 Dans le domaine de la santé, c'est un constat qui inquiète.
06:39 Les habitants des zones rurales ont une espérance de vie plus basse que ceux des villes.
06:43 Deux ans de moins, c'est ce que dévoile une étude de l'Association des maires ruraux de France.
06:47 Et ce serait la conséquence de la désertification médicale.
06:51 Ce soir, notre sénateur Jean-Claude Tissot organise une conférence débat sur la lutte contre cette désertification médicale.
06:58 Il est en direct avec nous ce soir, en direct de Feuers.
07:02 Jean-Claude Tissot, bonsoir, pardon.
07:04 Quelles sont les solutions face à ces déserts médicaux ?
07:08 Comment on lutte contre ce manque de médecins ?
07:11 Il y a différentes solutions pour lutter, mais déjà il faut partir d'un constat.
07:18 On est nombreux à le faire, et pour le coup, quels que soient les bancs du Sénat en particulier,
07:23 on se fait ce même constat, et vous l'avez dit dans votre présentation,
07:27 si on habite dans un territoire rural, on a une espérance de vie diminuée de deux ans par rapport aux habitants des territoires urbains.
07:34 Maintenant, il y a différentes solutions. Je ne vais pas vous le dire en deux minutes,
07:38 mais nous, la solution, ce qu'on refuse en tout cas quand on est élu parlementaire rural comme je le suis,
07:44 c'est qu'on ne peut pas accepter qu'en fonction de là où on habite, on n'ait pas le même accès aux soins,
07:48 qu'on n'ait pas la même possibilité de se faire soigner.
07:52 Et moi, je trouve ça absolument inadmissible qu'en fonction de là où on habite,
07:56 on ait un risque plus grand, finalement, tout simplement de mourir parce qu'on n'a pas de médecin.
08:01 Et donc, quelles sont les solutions à trouver ? Alors, on en a quelques-unes qu'on a proposées,
08:05 mais justement, c'est ce dont on va débattre ce soir.
08:07 Et nous, les élus, nous avons des idées, des propositions à faire, mais justement, on va les proposer, entre autres.
08:13 Il y a le président de l'Ordre des médecins de la Loire qui sera là, il y a Marc Archer qui sera là aussi
08:17 pour nous parler de la prise en charge de la psychiatrie dans l'hôpital.
08:21 Il y aura aussi Isabelle Dujelet, qui est maire de La Grêle et aussi co-animatrice de la MRF.
08:26 Il y a Martine Chmuck qui est là et surtout aussi mon collègue sénateur de La Nièvre,
08:29 qui est l'auteur de cette proposition de loi, qui va pouvoir décliner les quelques propositions que nous faisons.
08:35 Alors, vous êtes en ce moment à Ferr, c'est un exemple type.
08:38 Il y a un peu moins d'un mois, les urgences ont fermé,
08:41 ce qui oblige les habitants du secteur à faire plusieurs kilomètres jusqu'à Montbrison.
08:45 En cas d'urgence, c'est assez compliqué.
08:47 Est-ce que c'est tenable concrètement et est-ce qu'on pourra rouvrir ces urgences ?
08:51 Alors ça, c'est un autre débat.
08:55 Moi, je me suis beaucoup impliqué sur cette problématique-là.
08:57 Ce n'est pas ce dont on va parler ce soir.
08:58 Moi, je pense qu'on peut rouvrir les urgences.
09:00 C'est une volonté politique de la direction du Centre hospitalier du Forêt.
09:04 Il faut que les urgences de Montbrison perdurent, bien évidemment.
09:07 Il faut absolument que les urgences de Montbrison perdurent,
09:09 mais aussi que les urgences de Ferre soient toujours en service.
09:12 Parce que quand on habite déjà à une demi-heure ou trois quarts d'heure du site de Ferre,
09:17 on rajoute trois quarts d'heure aux demi-heures,
09:19 à la demi-heure qu'il faut pour aller à Montbrison.
09:21 Donc vous voyez, on double, voire on double plus,
09:24 on va avoir deux fois plus de temps pour se rendre aux urgences de Montbrison.
09:29 Donc c'est pour ça que le site de Ferre est absolument, j'allais dire, indispensable.
09:34 Vous avez écrit au ministre de la Santé, François Braune.
09:37 Est-ce que vous avez eu une réponse ? Qu'est-ce que vous lui avez demandé ?
09:40 Non, non, non. Alors on lui a demandé de rouvrir avec des...
09:43 On a fait des propositions en collaboration très étroite avec les soignants du site de Ferre,
09:47 avec madame Massacrier, entre autres.
09:49 Et bon, je lui ai écrit une première fois.
09:51 Je lui ai posé une question directement dans le cadre des questions au gouvernement, au Sénat,
09:54 il y a maintenant deux semaines.
09:55 J'ai toujours pas de réponse.
09:56 Alors j'espère qu'on en aurait eu une assez rapidement,
09:58 mais on n'a pas de réponse officielle pour nous dire, oui ou non,
10:00 on peut ouvrir, rouvrir le site de Ferre.
10:02 Moi, je pense qu'on peut le rouvrir.
10:03 Je me battrai jusqu'au bout, et on est nombreux.
10:05 La semaine dernière, nous étions 3000 quand même, hein, dans le centre-ville de Ferre.
10:09 Et toutes tendances politiques confondues, nous étions de nombreux élus,
10:12 pour dire "on a besoin du site de Ferre".
10:15 À suivre donc. Merci beaucoup, Jean-Claude Tissot, d'avoir répondu à nos questions.
10:19 Après 12 ans à la tête de la FDSEA, Gérard Gallaud laisse les reines de...
10:25 laisse les reines, pardon, l'occasion pour l'agriculteur aujourd'hui,
10:28 à quelques années de la retraite, de revenir sur son expérience et son quotidien,
10:32 une tranche de sa vie bien remplie et exigeante pour lui et sa famille.
10:36 Marie Lispariot est allée à leur rencontre. Regardez.
10:39 Pour cet homme, ce mercredi soir marque la fin d'une époque,
10:42 12 années pendant lesquelles il a mené un quotidien à 100 à l'heure.
10:46 Gérard Gallaud était président de la FDSEA pendant deux mandats.
10:51 De cette période, il retient énormément de leçons de vie.
10:55 Je suis fier, moi, surtout, c'est d'avoir gardé une cohésion dans ce département,
11:00 une cohésion politique au niveau agricole avec les jeunes agriculteurs,
11:05 avec les organisations professionnelles de ce département.
11:08 On a su construire des choses ensemble, en commun.
11:10 L'agriculture, elle est beaucoup regardée, beaucoup critiquée.
11:13 On est de moins en moins nombreux, donc il faut qu'on fasse front.
11:16 Il faut que le monde agricole fasse front.
11:18 Il est conscient que la double casquette, agriculteur et président de la Fédération,
11:23 a eu des conséquences sur son exploitation, mais aussi sur sa famille,
11:27 sa femme et ses deux fils.
11:30 Il a toujours cherché à ne pas mélanger les deux, sauf lundi dernier.
11:34 S'il y a un moment fort entre le moment syndical et ma famille,
11:38 c'est ce que j'ai vécu il y a huit jours, lundi passé,
11:41 lors de ma dernière Assemblée Générale à Feuers,
11:44 où l'équipe de la FDSEA et ma famille m'ont fait la surprise
11:48 de venir à cette Assemblée Générale.
11:52 Alors, mon épouse et mes deux garçons.
11:54 Je suis très fier et très heureux d'avoir mes deux garçons,
11:57 qui eux aussi, je pense, ont vécu un moment fort.
11:59 Sa femme, Nadine, explique que c'est réellement ce moment
12:02 qui a donné un sens à ses absences.
12:04 Elle reconnaît la difficulté des dossiers qu'il avait à gérer.
12:07 Ça aurait peut-être pu être plus calme, mais ça ne l'a pas été.
12:11 Et la sécheresse, et là, actuellement, le problème de l'eau.
12:16 Mais on a eu plein de dossiers qui ont été très compliqués.
12:18 Ça l'a beaucoup mobilisé.
12:20 Puis Gérard, il s'engage, il s'engage.
12:22 C'est pas quelqu'un qui va dire, "Manon, ce soir, je ne peux pas,
12:26 j'ai cinéma avec les enfants."
12:29 Ses fils ont compris assez tôt que leur papa était un homme important.
12:33 Comment je l'ai compris ?
12:36 C'est qu'on le voyait, oui, déjà un peu moins, du coup, beaucoup moins.
12:42 Que beaucoup de personnes parlaient beaucoup de lui, du coup.
12:45 Chaque fois, tout le monde venait vers lui.
12:49 "Gérard, passez la main."
12:53 Gérard Gallo ne regrette pas de passer la main.
12:56 Il souhaite aider par sa présence dans le bureau,
12:58 mais se prépare pour de nouveaux projets et d'autres centres d'intérêt communs avec sa famille.
13:04 Et c'est Jean-Luc Perrin qui succède à Gérard Gallo à la tête de la FDSEA de la Loire.
13:10 Il est avec nous ce soir.
13:12 Bonsoir. Alors, pour vous présenter, vous êtes agriculteur à Saint-Maurice-en-Gourgois
13:17 et on vous connaît un petit peu, vu que vous étiez secrétaire général de la FDSEA pendant quelques années.
13:23 Vous l'avez vu dans ce reportage, c'est un siège qui demande beaucoup d'investissement, ce siège de président.
13:29 Est-ce que vous êtes prêt ?
13:31 Oui, bonsoir, tout d'abord. Oui, je suis prêt.
13:33 C'est vrai que ça fait longtemps que je suis un petit peu dans le giron de la FDSEA.
13:37 Ça fait quelques années, je n'ai pas compté les années.
13:39 Surtout les six dernières années, où j'étais secrétaire général de Gérard.
13:43 Donc j'ai bien vu comment il fonctionnait et puis on était plutôt un bon binôme.
13:47 Donc ça va être dans la continuité.
13:50 C'est vrai que ça fait quelques semaines, voire quelques mois que je m'y prépare.
13:53 Je sais que c'est une tâche assez lourde.
13:55 Mais là derrière, j'ai un bureau, j'ai une équipe et j'ai un conseil d'administration.
13:59 Et je ne suis pas tout seul, parce qu'un homme tout seul, il a beau être très compétent, il n'avance pas vite.
14:06 Est-ce qu'on peut rappeler aux téléspectateurs quel est le rôle du président et du bureau qui vous accompagne à la FDSEA ?
14:12 Le rôle du président, c'est de défendre l'agriculture ligérienne.
14:17 Tous les hommes et les femmes que compose la FDSEA, sur toutes les productions.
14:22 Parce qu'il faut savoir qu'on a des productions nombreuses dans la Loire, on est une petite France.
14:26 Donc le président est là pour défendre toutes les productions et surtout les territoires ligériens.
14:32 Alors on a un rendez-vous la semaine prochaine.
14:35 Laurent Wauquiez, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, sera en déplacement dans la Loire.
14:38 A Saint-Médard-en-Forêt, il vient pour lancer de nouvelles aides à l'installation des jeunes agriculteurs,
14:44 notamment dans la Loire. Est-ce que c'est nécessaire ? On manque de relève aujourd'hui ?
14:49 C'est vrai que pendant ce mandat de trois ans, mais voire plus, je pense que pour une dizaine d'années,
14:55 on a un gros défi, c'est le renouvellement des générations.
14:58 Il faut à tout prix qu'on le réussisse.
15:00 On a une agriculture forte dans le département encore, qui installe beaucoup de personnes.
15:04 Un des premiers départements de la zone ORA en termes d'installation.
15:09 Il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas à atteindre cet objectif.
15:12 Certes, on ne remplacera pas un départ par une arrivée, mais malgré tout, on y croit.
15:20 Il faut qu'on leur donne des perspectives. Je serai là, garant de tout ça.
15:25 Je le redis avec mon équipe, je ne serai pas tout seul.
15:28 Notamment les perspectives de revenus.
15:30 Il faut à tout prix que si on veut installer des jeunes et qu'ils restent dans le métier de main,
15:34 qu'ils aient un revenu décent.
15:36 Il n'y a pas de raison qu'on reste à la marge du reste de la société.
15:39 Pour ça, il faut une juste revalorisation de nos produits.
15:42 Mais aussi, tout l'intérêt que M. Wauquiez, le président Wauquiez, vient d'en avoir, c'est un réel honneur.
15:49 C'est la région aujourd'hui qui porte les DGA, les dotations aux jeunes agriculteurs.
15:54 C'est une aide qui permet d'aider l'agriculteur, le jeune, quand il s'installe.
15:59 La région est moteur là-dessus, mais un fort financement, elle fait un gros effort.
16:04 Et il faut à tout prix qu'on accompagne.
16:07 Donc c'est très bien que M. Wauquiez vienne de la Loire la semaine prochaine.
16:10 On lui redirait tous ses enjeux-là.
16:12 Quelles sont vos priorités en prenant ce poste ?
16:15 Les priorités, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est dans la continuité.
16:19 Je ne veux pas tout révolutionner.
16:20 On a créé une équipe.
16:22 Chacun portera son dossier.
16:24 Certes, le président, il faut qu'il connaisse tous les dossiers.
16:27 Mais sa priorité, comme je vous l'ai dit, c'est le renommement des générations.
16:30 On est devant aussi le changement climatique.
16:33 C'est une réalité.
16:34 Aujourd'hui, il faut qu'on trouve des solutions pour passer ce changement climatique.
16:39 Notamment, je pense à la réserve de l'eau.
16:43 Il faut à tout prix qu'on puisse stocker l'eau.
16:45 On est un territoire où on a la chance d'avoir un fleuve qui le traverse.
16:48 On a le canal du forêt de l'autre côté.
16:50 Malheureusement, d'un côté de la Loire, on n'a rien du tout.
16:54 Il faut à tout prix qu'on stocke l'eau quand elle est en excédent.
16:57 Et puis, de chaque côté, on a les montagnes.
16:59 Et là, il faut à tout prix qu'on fasse des réserves collinaires, qu'on appelle.
17:02 C'est-à-dire, en bas d'un bassin versant,
17:05 qu'on puisse stocker l'eau quand elle est, bien sûr, en excédent et qu'elle tombe.
17:08 Donc déjà, à peine arrivé, beaucoup de travail en perspective.
17:12 Merci beaucoup, M. Perrin, d'être venu sur notre plateau ce soir.
17:16 Merci à vous.
17:17 Et pour soutenir les agriculteurs, justement,
17:19 de plus en plus de lieux mettent l'accent sur les circuits courts
17:22 pour aider les habitants en difficulté à se nourrir à moindre coût.
17:26 L'Espace Boris Vian lance une épicerie solidaire
17:29 prévue pour le mois de septembre 2023.
17:32 L'épicerie prendra la place d'un ancien magasin avec un étage,
17:35 aujourd'hui encore en friche.
17:37 Le cabas ne sera pas seulement une épicerie,
17:40 mais également une cuisine où les familles pourront profiter d'ateliers.
17:43 Marilys Pariot a visité les locaux.
17:46 Le projet est né de la crise sanitaire.
17:48 L'Espace Boris Vian a voulu répondre à toutes ces personnes
17:51 qui se sont retrouvées en difficulté pour se nourrir.
17:54 L'épicerie solidaire se différencie quand même
17:56 des Restos du Coeur ou du Secours Populaire.
17:59 D'abord, ça ne sera pas de la gratuité.
18:01 Ils auront un tarif en fonction de leur situation familiale.
18:07 Et puis, c'est aussi une gestion un peu en autonomie.
18:10 C'est-à-dire qu'ils vont pouvoir aussi participer à la gestion du stock,
18:16 à la mise en avant dans l'épicerie.
18:21 À quelques pas de l'Espace Boris Vian,
18:23 le futur local du cabas est encore en friche.
18:26 Les 200 mètres carrés vont être rénovés
18:31 et remis aux normes pour accueillir l'épicerie, mais pas que.
18:34 On va diviser en deux une partie épicerie,
18:37 où les gens pourront venir récupérer les denrées alimentaires.
18:42 Et de l'autre côté, il y a la création de la cuisine partagée
18:48 qui sera amenée à être un moment d'échange,
18:51 de partage avec les habitants du quartier,
18:53 les habitants du centre social.
18:55 Le coût des travaux s'élève à environ 200 000 euros.
18:57 Le local devrait ouvrir peu après la livraison.
19:00 Le temps pour l'équipe de s'installer court en septembre.
19:03 C'est la fin de cette édition.
19:05 Merci de l'avoir suivie.
19:06 L'info à retenir, c'est cette mobilisation massive
19:08 prévue par les syndicats le 1er mai prochain.
19:10 Une mobilisation historique après 12 manifestations
19:13 contre la réforme des retraites.
19:15 Le rendez-vous est donné à 10h30 à Rouen et Saint-Etienne.
19:18 L'actu continue sur nos réseaux sociaux et notre site internet.
19:22 Rendez-vous pour votre prochain JT vendredi 19h.
19:25 Merci de votre fidélité.
19:26 ...
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