00:00 Je pense qu'à la rentrée, vous allez avoir plein de grands industriels
00:03 qui vont revenir vers les distributeurs pour leur demander de faire des promotions massives.
00:07 Je vais vous expliquer pourquoi.
00:08 Je vais prendre un exemple tout simple.
00:10 Je vais prendre les crèmes à raser.
00:12 Le marché est à -16 sur le premier trimestre.
00:17 Les Français ont arrêté de se raser.
00:19 Oui, mais là-bas, ils ralentissent.
00:20 Ils font plus de télétravail, ils se rasent un jour sur deux.
00:24 Mais c'est le cas aussi pour les dentifrices, les savons.
00:28 Moi, je prends cet exemple là.
00:31 Si vous voulez relancer à un moment donné la consommation,
00:35 vous allez faire des promotions sur ce sujet là.
00:37 Vous ne pouvez pas durablement constater que vos volumes sont en baisse.
00:40 Et en plus, ce que personne ne sait aujourd'hui,
00:42 c'est ces changements de comportement qui sont réels.
00:47 C'est-à-dire dans le temps, c'est-à-dire transfert des marques nationales
00:50 vers les marques distributeurs, transfert des marques distributeurs
00:52 vers les premiers prix, baisse des volumes.
00:54 On arrête de consommer. Suppression de certains repas.
00:57 Voilà, je mélange un peu tout.
00:59 Mais en fait, c'est tous les arbitrages qui sont faits par les consommateurs.
01:02 Même si vous revenez à des prix qui sont plus acceptables,
01:06 on va dire ça, ce ne sera pas les prix d'avant, mais des prix plus acceptables.
01:09 Qu'est-ce qui vous dit que les gens vont retrouver leurs habitudes ?
01:12 Les habitudes sont prises.
01:13 Les habitudes, c'est beaucoup plus bon.
01:14 Si vous êtes passé, vous preniez l'exemple de la viande et du poisson
01:20 et on le voit sur tous les produits frais, les produits frais marché.
01:24 Si vous vous habituez à vous passer de ces produits là,
01:27 vous pouvez vous en passer durablement.
01:29 Et c'est un gros risque que les industriels encourt.
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