00:00 d'abord, M. le ministre, en préambule,
00:01 dire que nous condamnons toutes les violences
00:03 d'où qu'elles viennent, y compris parfois
00:05 de la part de manifestants.
00:06 Mais vous ne pouvez pas...
00:09 La description que vous avez faite,
00:11 les descriptions que vous avez faites
00:12 sont sûrement et sont réelles,
00:14 mais vous ne pouvez pas résumer
00:18 des semaines de manifestation à ce que vous avez montré,
00:20 et surtout, vous ne pouvez pas passer sous silence
00:23 les raisons pour lesquelles nous en sommes arrivés là.
00:26 Il y a eu, de toute évidence, une évolution
00:28 de la doctrine d'emploi de la police nationale
00:30 à partir du 49-3.
00:32 Et quand je dis doctrine d'emploi, je dis donc instruction.
00:35 Nous avions auparavant des manifestations
00:37 qui étaient encadrées dans un esprit d'apaisement,
00:42 et nous sommes passés systématiquement après
00:45 à des affrontements systématiques, je le disais,
00:48 et surtout indistincts.
00:52 Vous avez montré un certain nombre de vidéos
00:53 qui sont incontestables, M. le ministre.
00:55 Nous pourrions en montrer également d'autres.
00:58 Qui sont, bien sûr, qui sont sur les réseaux sociaux
01:02 et qui attestent des comportements que je pourrais qualifier
01:04 de déviants de la police nationale.
01:06 On a vu des gazages de leaders syndicaux
01:09 qui étaient identifiés.
01:10 On a vu des nasses assez systématiques.
01:12 On a vu l'usage des LBD, y compris à tir tendu.
01:16 On a vu des matraquages aveugles.
01:19 Et on a même vu des gendarmes mobiles
01:22 faire la leçon à des policiers de la Brave
01:25 qui se croyaient autorisés sans aucune raison
01:29 de pratiquer quasiment des charges de manifestants
01:32 alors que ce n'était absolument pas nécessaire.
01:35 On a parfois le sentiment, M. le ministre,
01:37 que vous ne maîtrisez plus votre police.
01:41 Et c'est la raison pour laquelle nous pensons
01:43 qu'il y a la nécessité absolue d'une reprise en main de la police.
01:47 La question est de savoir comment vous allez le faire,
01:50 M. le ministre, faute de quoi notre sécurité
01:52 qui doit rester républicaine
01:54 pourrait basculer dans une République sécuritaire.
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