- il y a 3 ans
Tous les matins, Romain Desarbres, ses chroniqueurs et ses invités vous informent dans #LaMatinale
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00:00:00 Vous regardez la matinale de CNews, merci d'être avec nous.
00:00:03 A la une ce matin, une nouvelle soirée de violence cette nuit dans la capitale
00:00:07 qui a donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.
00:00:11 Nous serons avec Mathilde Ibanez dans le 12e arrondissement de la capitale
00:00:15 pour constater les dégâts.
00:00:17 A tout de suite Mathilde.
00:00:18 11 stations-services réquisitionnées ce matin dans les Bouches-du-Rhône
00:00:22 pour assurer le ravitaillement des professions prioritaires.
00:00:24 La crise s'intensifie, les pénuries d'essence,
00:00:28 on en parle avec Laure Parra en direct.
00:00:31 Avec nous, à tout de suite Laure.
00:00:34 Emmanuel Macron s'exprime aujourd'hui à 13h, ce sera à suivre sur CNews.
00:00:38 Il devrait, comme hier soir, devant des députés,
00:00:41 faire la différence entre le peuple et la foule,
00:00:44 qui elle n'a pas de légitimité.
00:00:46 Florian Tardif avec nous, à tout de suite Florian.
00:00:49 Bloquée par des militants, la fac de Rennes 2 est gangrénée par l'extrême-gauche.
00:00:54 Reportage CNews à suivre.
00:00:56 Et puis Antoine Griezmann déçu de ne pas avoir été nommé capitaine de l'équipe de France,
00:01:01 même s'il comprend le choix de Didier Deschamps de nommer Kylian Mbappé.
00:01:06 On en parle.
00:01:08 46 personnes interpellées à Paris cette nuit.
00:01:10 La capitale a vécu une nouvelle soirée de tensions.
00:01:13 Un rassemblement à l'origine organisé par des syndicats Place de la République
00:01:16 s'est transformé en face-à-face entre des centaines d'éléments radicaux
00:01:21 et des policiers, Chana.
00:01:22 Oui, il y a eu des jets de projectiles, des grenades lacrymogènes
00:01:25 et des poubelles incendiées.
00:01:27 Le récit de la nuit avec Alexis Vallée.
00:01:28 Des incendies à chaque coin de rue.
00:01:36 Ici, chaque poubelle a été brûlée.
00:01:40 Voici comment ces casseurs s'organisent.
00:01:43 Pendant que les pompiers s'occupent de contenir ces feux,
00:01:52 les forces de l'ordre déblaient le passage.
00:01:56 Les dégâts sont nombreux et les violences urbaines bien visibles.
00:02:02 2h30 de tensions Place de la République,
00:02:05 marquées par des tirs de feu d'artifice côté manifestants.
00:02:10 Les policiers, eux, répliquent avec du gaz lacrymogène.
00:02:16 Au total, plus d'une quarantaine de personnes ont été interpellées.
00:02:21 On rejoint Mathilde Ibanès dans le 12e arrondissement de la capitale,
00:02:25 près de la place de la Bastille.
00:02:27 Il y a eu des affrontements hier soir.
00:02:29 Quel est l'étendue des dégâts ?
00:02:32 Qu'est-ce qu'on voit encore ce matin ?
00:02:33 Au roman, les stigmates de ces affrontements
00:02:41 sont encore visibles ce matin.
00:02:43 On pouvait regarder sur ces images de Pierre-François Altermat
00:02:46 plusieurs poubelles complètement calcinées.
00:02:48 L'odeur de ces ortures brûlées est encore présente dans cette rue.
00:02:52 Plusieurs petits tas de poubelles ont été allumées hier
00:02:55 sur le parcours de la manifestation à plusieurs mètres d'intervalle.
00:02:59 On peut y voir encore des traces d'incendie sur la route.
00:03:02 Un peu plus loin, ce sont des vitrines ou encore des abribus
00:03:05 qui ont été tagués ou encore même un scooter complètement brûlé.
00:03:10 Ici, les pompiers ont été fortement mobilisés
00:03:14 et la police a procédé à plusieurs interpellations.
00:03:17 Merci beaucoup Mathilde.
00:03:19 En région, il y a également eu des tensions.
00:03:22 Regardez ces images tournées au Mans, à Rennes, à Clermont-Ferrand
00:03:26 ou encore à Nantes.
00:03:27 Des affrontements à Rennes où quatre personnes ont été interpellées.
00:03:33 À Lille, le festival Serimania a été une nouvelle fois perturbé.
00:03:36 Une manifestation anti-réforme des retraites a dégénéré.
00:03:39 Oui, il y a eu des échauffourées entre la police et 250 individus violents.
00:03:43 Des poubelles ont été incendiées.
00:03:45 On pouvait même entendre des chants anti-police écoutés.
00:03:48 Cassez-vous, cassez-vous, cassez-vous, cassez-vous, cassez-vous,
00:03:59 police nationale, milite du capital.
00:04:09 Voilà, des slogans d'extrême gauche et un affrontement
00:04:12 entre ces militants et la police hier soir.
00:04:14 Nouvelle journée de mobilisation nationale demain
00:04:17 contre la réforme des retraites.
00:04:19 Entre 600 000 et 800 000 manifestants attendus un petit peu partout en France,
00:04:23 d'après le ministère de l'Intérieur.
00:04:25 40 000 à 60 000 manifestants rien que dans la capitale.
00:04:29 Et 12 000 policiers et gendarmes seront mobilisés partout en France,
00:04:32 dont 5 000 à Paris.
00:04:34 400 à 600 éléments radicaux d'ailleurs pourraient s'inviter dans le cortège parisien.
00:04:39 Emmanuel Macron va donc prendre la parole aujourd'hui à 13 heures sur TF1 et sur France 2.
00:04:44 C'est à suivre évidemment sur CNews.
00:04:45 Hier, le chef de l'État a déclaré, hier soir,
00:04:48 il recevait des députés de la majorité,
00:04:50 la foule n'a pas de légitimité, contrairement au peuple.
00:04:54 Il fait une distinction entre les deux.
00:04:56 Florian, après ce qu'a dit Emmanuel Macron au parlementaire hier soir,
00:04:59 qu'est-ce qu'il peut dire aux Français ?
00:05:01 Oui, le président de la République qui a fait donc la différence entre la démocratie,
00:05:04 le pouvoir par le peuple et l'auclocratie, le pouvoir par la foule.
00:05:08 Comprenez que le président ne cèdera pas à la pression exercée par certains dans la rue.
00:05:13 On vient de voir certaines images d'exactions
00:05:16 qui se sont déroulées hier soir un peu partout en France.
00:05:20 En revanche, cela ne veut pas dire, Romain,
00:05:22 qu'il ne prendra pas en compte la colère des Français, la colère du peuple.
00:05:26 Donc non, il faut qu'il trouve les mots.
00:05:29 Tout à l'heure, pour y répondre, lors de son entretien avec deux de nos confrères.
00:05:33 Ainsi, il pourrait, ce midi, annoncer, selon nos informations,
00:05:36 la tenue prochaine d'une grande conférence avec les partenaires sociaux,
00:05:39 afin notamment de répondre, Romain, à l'une des principales préoccupations des Français,
00:05:43 à savoir l'inflation qui rogne un peu plus chaque jour,
00:05:46 le pouvoir d'achat des concitoyens après les retraites, le travail.
00:05:50 Donc, Romain, et la valorisation du travail, le partage de la valeur
00:05:54 qui pourrait ainsi, espère-t-on, dans l'entourage du chef de l'État,
00:05:57 apaiser la colère des Français ?
00:05:59 Édouard Philippe, appel à une coalition.
00:06:02 Merci, Florian.
00:06:03 Appel à une coalition pour stabiliser le jeu politique, dit-il.
00:06:06 Il le dit ce matin dans le Figaro.
00:06:08 Après avoir vu le gouvernement échapper de peu à la motion de censure lundi dernier,
00:06:11 le président d'Horizon, ancien garde des Sceaux,
00:06:13 met en garde contre la tentation de l'immobilisme.
00:06:15 Il propose d'élargir la base politique avec une coalition de LR à la gauche, hors NUPES.
00:06:23 Ça ressemble à une proposition de gouvernement d'Union nationale.
00:06:27 Alors ça, c'est vrai qu'on l'entend à chaque fois.
00:06:28 Chaque fois qu'il y a une crise, il y a quelqu'un qui vient vous dire
00:06:30 « il faudrait un gouvernement d'Union nationale ».
00:06:32 Ça n'arrive jamais.
00:06:34 C'est compliqué.
00:06:35 On a entendu qu'il n'y avait plus de droite et plus de gauche.
00:06:38 Il y a une droite, il y a une gauche.
00:06:40 Mais en tout cas, la proposition d'Édouard Philippe.
00:06:42 Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:06:43 Vous pouvez nous le dire sur les réseaux sociaux, bien sûr.
00:06:46 Les problèmes d'essence dans les Bouches-du-Rhône.
00:06:48 11 stations-service des Bouches-du-Rhône réquisitionnées.
00:06:50 Des réquisitions qui ont commencé ce matin et qui vont durer jusqu'à vendredi matin.
00:06:54 Et ces stations devront assurer exclusivement l'approvisionnement des véhicules
00:06:58 des professions prioritaires, donc les professions de santé, de secours
00:07:02 ou encore d'opérateurs funéraires.
00:07:04 Alors on rejoint tout de suite Laure Parra dans l'une de ces stations à Marseille.
00:07:08 Laure, quelle est la situation ce matin ?
00:07:10 Eh bien, vous voyez, alors que la station n'est pas encore ouverte,
00:07:16 la file d'attente est très longue ici dans le 11e arrondissement.
00:07:19 Je suis là depuis maintenant une demi-heure et cette file d'attente s'allonge.
00:07:23 J'ajoute qu'un équipage de police est présent pour réguler le trafic.
00:07:28 On a vu de nombreuses personnes arriver,
00:07:30 pensant pouvoir faire le plein comme dans n'importe quelle station.
00:07:33 Mais après avoir été interrogé par les policiers,
00:07:37 ils ont compris qu'ils ne pouvaient pas rester ici parce que face à la situation,
00:07:42 près de 54% des stations dans le département manquent au moins d'un type de carburant.
00:07:47 La préfecture a décidé pas seulement de réquisitionner une file d'attente prioritaire
00:07:53 dans des stations, mais 11 stations complètes dédiées aux professions prioritaires,
00:07:58 comme vous le disiez Shana.
00:08:00 Et vous voyez à l'image, eh bien les gens vont devoir patienter.
00:08:03 La station va ouvrir incessamment sous peau puisque le rideau de la boutique vient à peine de se lever.
00:08:09 Des gens qui, à mon avis, seront soulagés.
00:08:12 J'irai à leur rencontre tout à l'heure.
00:08:13 En tout cas, ceux qui font partie des professions prioritaires que vous avez citées Shana.
00:08:18 Merci beaucoup Laure Parra.
00:08:20 Voilà, bon courage à tous ceux qui cherchent à faire le plein.
00:08:23 Actuellement, notamment dans les Bouches-du-Rhône où c'est particulièrement compliqué.
00:08:27 C'est une vidéo qui fait polémique sur les réseaux sociaux.
00:08:29 Pendant la manifestation de lundi dernier à Paris,
00:08:31 un policier a été filmé en train de donner un coup de poing au visage d'un manifestant.
00:08:35 L'homme s'effondre et sa tête frappe le bitume.
00:08:38 La séquence est devenue virale sur les réseaux sociaux.
00:08:40 Une enquête préliminaire a été confiée à la police des polices.
00:08:43 La NUPES parle d'actes violents et illégitimes commis par des policiers.
00:08:47 Écoutez la réponse de Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur.
00:08:51 Ne répondez pas aux provocations de l'extrême gauche.
00:08:54 Ce que cherche l'extrême gauche, c'est d'estabiliser l'État
00:08:57 en s'en prenant aux ouvriers de la sécurité et, je le dis aux policiers et gendarmes,
00:09:01 ne tombez pas dans cette provocation.
00:09:03 Donc les policiers et les gendarmes ont mon total soutien.
00:09:06 Ils appliquent les règles de la République, rien d'autre que les règles de la République.
00:09:09 Et bien évidemment, ils doivent agir en proportionnalité de leur force
00:09:12 et en respectant la déontologie.
00:09:14 Si des policiers ou des gendarmes ne devaient pas respecter cette déontologie,
00:09:18 il est évident qu'ils seraient sanctionnés.
00:09:21 Les blocages se multiplient à la faculté de Rennes.
00:09:24 Rennes 2, le campus est gangréné par l'extrême gauche
00:09:27 et certains étudiants en payent le prix, Chana.
00:09:29 Oui, puisqu'à chaque conflit social, il y a de nombreux blocages et des cours sont annulés.
00:09:33 Voyez ce reportage de Michael Chahyou.
00:09:35 Sur le campus de Rennes 2, les traces de la mobilisation sont partout sur les murs,
00:09:42 notamment à proximité du hall où se tiennent les assemblées générales,
00:09:46 regroupant 200 à 300 étudiants sur les 21 000 de l'université,
00:09:51 de quoi déboussoler certains inscrits en première année.
00:09:54 La minorité bloque la majorité.
00:09:55 Après, moi, pour le coup, je comprends, j'entends,
00:09:57 ils ont des revendications, tout ça.
00:09:58 Après, c'est vrai qu'il y a des moments aussi où on a forcément envie d'étudier.
00:10:03 S'ils décident de faire la grève, ils le font,
00:10:05 mais je ne vois pas pourquoi on devrait fermer tout l'établissement à chaque fois,
00:10:08 chaque semaine, parce que du coup, nous, on est pénalisés
00:10:10 alors qu'on ne peut pas forcément faire la grève.
00:10:11 Je sais que l'année prochaine, je ne resterai pas ici à Rennes 2 à la fac,
00:10:14 je changerai de cursus.
00:10:16 Deux jours de fermeture administrative en février,
00:10:18 trois jours de cours annulés pour cause de blocage en mars,
00:10:21 selon les chiffres de la présidence de l'université.
00:10:24 La GÉ est pilotée par un syndicat étudiant ultra majoritaire,
00:10:28 l'Union pirate, classée très à gauche.
00:10:30 Il y a une complaisance de la part de la présidence de l'université
00:10:34 vis-à-vis des groupes et des syndicats plutôt marqués très à gauche,
00:10:38 comme l'Union pirate, par exemple.
00:10:40 Ce responsable syndical, classé à droite, va plus loin.
00:10:43 Il affirme que Défense collective, un groupuscule d'ultra gauche
00:10:46 que Gérald Darmanin envisage de dissoudre,
00:10:48 organise des ateliers formation à l'université.
00:10:51 Résister à la police, comment se défendre, comment agir en garde à vue,
00:10:55 tout ça, ça se passe sur le parvis de Rennes 2, au Vieux et au Sud, tout le monde.
00:10:58 Et ça ne fait pas énormément réagir.
00:11:00 La présidence de l'université n'a pas souhaité nous recevoir jeudi pour la manifestation.
00:11:05 Les cours sont à nouveau annulés.
00:11:07 Voilà, comment travailler dans ces conditions ?
00:11:11 Un dîner aux chandelles, mais au sens propre du terme.
00:11:14 C'est une action lancée par une trentaine de restaurateurs lyonnais
00:11:17 pour alerter le gouvernement sur les prix de l'énergie.
00:11:20 Ils réclament un encadrement des prix.
00:11:22 Oui, alors ils ont troqué leurs ampoules contre des lampes frontales et des bougies.
00:11:27 Christophe Marguin, président des TOC Blanche Lyonnaise, nous en dit plus.
00:11:31 Tout le monde est à frontales.
00:11:33 On a une seule chose qui marche, c'est le four,
00:11:34 parce que malheureusement pour les cuissons, on n'a pas le choix.
00:11:38 Mais autrement, tout le monde est à frontales.
00:11:40 On veut vraiment faire comprendre que c'est vraiment important.
00:11:43 Et c'est un cri d'alerte.
00:11:46 Voilà, c'est tout simplement un cri d'alerte.
00:11:48 On n'est pas là pour casser, comme ça se passe en ce moment.
00:11:50 On n'est pas là pour bloquer, pour embêter les gens.
00:11:52 Nous, on est chef d'entreprise.
00:11:54 On est des gens sages.
00:11:55 On veut juste lancer un cri d'alerte en disant "Aidez-nous et régulez-nous les prix".
00:12:00 Un restaurateur qui passe à la bougie.
00:12:03 Voilà, dîner aux chandelles.
00:12:05 Le message est passé.
00:12:07 Allez le sport avec la déception d'Antoine Griezmann, on en parle.
00:12:11 Votre programme en équipe avec les pros de maxouti.com.
00:12:15 Maisons, bricolages, équipements jardinage.
00:12:18 Maxouti.com
00:12:20 Déception d'Antoine Griezmann, qui n'a pas hérité du brassard de capitaine,
00:12:25 qui échoua à Kylian Mbappé.
00:12:28 Selon nos confrères de Figaro, Griezmann serait déçu,
00:12:30 serait même touché de ne pas avoir été choisi par Didier Deschamps.
00:12:34 L'international français aux 117 sélections,
00:12:37 qui a fêté d'ailleurs ses 32 ans hier,
00:12:39 réfléchirait même à son avenir avec les Bleus.
00:12:41 Et vous l'avez dit, c'est Kylian Mbappé qui a eu la préférence du sélectionneur
00:12:44 Antoine Griezmann et lui, vice-capitaine.
00:12:47 Les Bleus qui ont assisté et participé surtout à leur premier entraînement
00:12:52 en public depuis la Coupe du Monde.
00:12:54 Hier, l'équipe s'est entraînée devant plus de 400 invités
00:12:57 dans son centre de Clairefontaine.
00:12:59 Ils se sont prêtés au jeu des autographes et des photos avec les supporters
00:13:02 avant de participer à une opposition sur terrain réduit.
00:13:05 Une première séance au complet pour les Bleus
00:13:08 en vue de préparer leurs deux matchs de qualification pour l'Euro 2024.
00:13:12 Ce sera d'ailleurs vendredi face aux Pays-Bas
00:13:14 et lundi prochain contre la République d'Irlande.
00:13:16 C'était votre programme en équipe avec les pros de Maxouti.com.
00:13:22 Maisons, bricolages, équipements jardinage.
00:13:25 Maxouti.com
00:13:26 C'est Newsy, il est 6h13, restez bien avec nous.
00:13:30 Dans un instant, on va vous parler de trois individus
00:13:32 qui ont été interpellés suite à des violences à Paris,
00:13:35 qui ont été présentés à la justice.
00:13:39 On a les profils, vous allez voir, vous serez peut-être étonnés.
00:13:42 C'est dans un instant, juste après la pause pub.
00:13:43 A tout de suite.
00:13:44 6h16, bon réveil à tous.
00:13:51 Merci d'être avec nous.
00:13:52 Bon courage si vous allez travailler.
00:13:53 Tout d'abord, le point info avec Chanel Ousto.
00:13:56 11 stations-services des Bouches-du-Rhône réquisitionnées.
00:14:01 Ces réquisitions ont commencé ce matin à 6h et dureront jusqu'à vendredi.
00:14:05 Les stations concernées devront assurer exclusivement
00:14:08 l'approvisionnement des véhicules des professions prioritaires.
00:14:11 Au total, 6% des stations-essences françaises
00:14:13 sont actuellement à sec à cause des blocages.
00:14:18 Dernier jour de la visite d'État de Xi Jinping à Moscou aujourd'hui.
00:14:21 Selon le président chinois, cette visite permet aux relations russo-chinoises
00:14:24 d'entrer dans une nouvelle ère.
00:14:26 Hier, les deux chefs d'État ont signé une déclaration
00:14:28 sur l'approfondissement du partenariat stratégique entre les deux pays.
00:14:32 Et Vladimir Poutine a également apporté un appui au plan de paix
00:14:35 proposé par la Chine pour régler le conflit en Ukraine.
00:14:38 Il y a donc eu de nouvelles violences dans les rues de la capitale hier soir.
00:14:43 Lundi, il y avait déjà eu des échauffourées, des incendies de poubelles.
00:14:48 Là, vous voyez les images de la nuit.
00:14:51 Trois manifestants anti-réforme des retraites,
00:14:53 trois militants d'extrême gauche ont été jugés en comparaison immédiate
00:14:57 hier au tribunal judiciaire de Paris.
00:14:59 Ils étaient jugés pour avoir incendié un amas de poubelles
00:15:02 en marge de la manifestation de dimanche dernier.
00:15:05 Deux ont été relaxés.
00:15:06 Le troisième s'est vu condamné à un mois de prison avec sursis.
00:15:10 Que sait-on exactement ?
00:15:11 Les informations d'Amaury Bucaud du service polyjustice de CNews.
00:15:16 Il s'appelle Martin Clotilt et Margot.
00:15:18 Trois jeunes gens étaient jugés aujourd'hui en comparaison immédiate
00:15:21 au tribunal judiciaire de Paris pour avoir commis des dégradations
00:15:25 en marge des manifestations contre la réforme des retraites.
00:15:27 Alors, ces trois jeunes gens, âgés d'environ 25 ans,
00:15:30 étaient jusqu'ici inconnus des services de police.
00:15:33 Ils leur ont reproché d'avoir allumé des feux de poubelles
00:15:37 dans le deuxième arrondissement de Paris dans la nuit du 19 mars.
00:15:41 Ils étaient à ce moment-là tous les trois vêtus de noir
00:15:43 et puis ils auraient pris la fuite à la vue des policiers
00:15:45 venus les interpeller.
00:15:47 Alors, aucune peine exemplaire n'a été prononcée à leur encontre
00:15:51 par le tribunal de Paris puisque deux d'entre eux ont été finalement relaxés.
00:15:54 Et puis le troisième s'est vu condamné à un mois de prison avec sursis.
00:15:57 Et puis un quatrième homme était jugé ce même mardi au tribunal
00:16:02 pour des faits similaires.
00:16:03 Il s'agit d'un enseignant de 35 ans, enseignant en Seine-Saint-Denis,
00:16:06 qui était lui aussi inconnu des services de police
00:16:08 et qui aurait poussé un policier motard dans la nuit du 18 mars
00:16:12 et puis qui se serait rebellé lors de son interpellation.
00:16:14 Cet homme, il a réussi à obtenir le report de son jugement
00:16:17 au 4 avril prochain.
00:16:19 Puis en attendant, le tribunal a décidé qu'il serait placé
00:16:21 sous contrôle judiciaire et qu'il aurait interdiction
00:16:23 de participer à d'autres manifestations.
00:16:26 Regardez le profil de ces prévenus qui ont été jugés,
00:16:31 pour certains, relaxés.
00:16:32 Margot, elle a 24 ans, diplômée d'un master 2 de graphisme,
00:16:36 inscrite à Pôle emploi.
00:16:37 Elle a été relaxée.
00:16:38 Clothilde, elle a 24 ans également, elle est domiciliée à Marseille.
00:16:44 Elle est en service civique depuis janvier dernier.
00:16:46 Elle a une licence en audiovisuel.
00:16:48 La justice l'a également relaxée.
00:16:51 Martin, il a 26 ans, il est agent immobilier à la Défense,
00:16:55 dans une agence immobilière à la Défense.
00:16:57 Il vit dans une chambre de bonne qui appartient à sa mère.
00:17:01 Il a été condamné à un mois de prison avec sursis.
00:17:05 Et puis il y a Benoît, qui a 35 ans, il est enseignant,
00:17:08 il vit en colocation à Pantin.
00:17:09 Il anime également à la radio, fréquence Paris Pluriel,
00:17:13 il a été classé à gauche une émission.
00:17:16 Il est accusé d'avoir poussé un policier à moto
00:17:20 et son audience a été reportée, elle, au 4 avril.
00:17:24 Voilà les profils de ces prévenus.
00:17:28 Les inquiétudes de Buckingham Palace,
00:17:30 alors que Charles III est attendu à Paris à partir de dimanche.
00:17:33 Oui, effectivement, le palais de Buckingham se montre inquiet
00:17:36 face au climat social dans les rues de Paris.
00:17:38 Le détail avec notre correspondante à Londres, Sarah Médaille.
00:17:42 À moins d'une semaine du déplacement du roi Charles III,
00:17:45 les médias britanniques commencent petit à petit
00:17:47 à évoquer cette visite historique.
00:17:49 Mais ce qui fait beaucoup parler ici au Royaume-Uni
00:17:51 depuis quelques jours, ce sont évidemment
00:17:53 les tensions sociales actuelles en France.
00:17:56 Charles III, qui doit donc la semaine prochaine
00:17:57 se rendre à Paris, puis à Bordeaux, avant de remonter à Versailles.
00:18:01 Alors si pour l'instant, côté britannique,
00:18:02 il n'est pas question d'annuler cette visite d'État,
00:18:06 les médias anglais estiment quand même que le palais de Buckingham
00:18:09 suit avec une grande attention ce qui se passe actuellement en France.
00:18:12 Le palais de Buckingham prendrait au jour le jour des informations
00:18:15 autant auprès des autorités françaises qu'auprès des autorités britanniques.
00:18:19 Le journal Le Daily Mail estime, lui, de son côté,
00:18:21 que cette visite d'État inquiète fortement le staff de Charles III,
00:18:25 qui suit donc avec grande attention la situation.
00:18:28 La presse britannique évoque en tout cas une visite sous haute surveillance.
00:18:32 Le système de sécurité du roi et de la reine consort Camilla
00:18:34 devrait être renforcé.
00:18:36 Depuis une dizaine de jours maintenant,
00:18:37 la presse britannique se fait l'écho des tensions sociales en France,
00:18:41 relayant massivement les images des manifestations,
00:18:43 notamment celle place de la Concorde.
00:18:45 Le très sérieux journal Le Times consacrait même il y a quelques jours
00:18:48 une double page à la grève des éboueurs parisiens.
00:18:51 À moins d'une semaine du déplacement de leur roi en France,
00:18:53 donc, les médias britanniques sont très attentifs à la situation outre-Mange.
00:18:58 Voilà, ce serait quand même honteux pour la France
00:19:00 si on n'arrivait pas à accueillir dignement Charles III en France.
00:19:04 Il va falloir que dans la capitale, ils ramassent les poubelles entre-temps.
00:19:08 Il va falloir qu'Anne Hidalgo a créé une cellule de crise,
00:19:10 mais il va falloir que ça ait des répercussions concrètes sur le terrain
00:19:16 pour accueillir le roi d'Angleterre.
00:19:18 Allez, 6h22, bon réveil à tous, on va parler d'argent dans un instant,
00:19:22 on va parler des livrets A.
00:19:24 Les livrets A des Français plus garnis que jamais,
00:19:27 nous dira l'homme et Guillaume dans un instant.
00:19:28 À tout de suite.
00:19:32 Rendez-vous avec Pascal Praud dans l'heure des pros.
00:19:35 Du lundi au vendredi, de 9h à 10h30.
00:19:37 C'est New, 6h25, l'économie, on va parler des livrets A avec vous l'homme et Guillaume.
00:19:44 Les Français ont épargné un montant record en février, au mois dernier,
00:19:48 avec 8 milliards d'euros placés sur le livret A, un petit peu plus de 8 milliards.
00:19:52 Est-ce que ce n'est pas paradoxal cette information,
00:19:55 alors qu'avec l'inflation, de plus en plus de ménages ont du mal à boucler les fins de mois ?
00:19:59 Oui, c'est vrai que ça semble étonnant, on parle d'inflation,
00:20:01 on parle de l'inquiétude et de la tension sur les prix de l'alimentaire.
00:20:04 Et les Français épargnent, et épargnent beaucoup, notamment en février.
00:20:07 Ils ont placé, vous l'avez dit, 8,17 milliards d'euros sur les livrets A
00:20:10 et livrets de développement durable et solidaire, le LDDS, en février.
00:20:14 C'est un montant de collecte record pour un mois de février,
00:20:16 c'est le double du précédent record pour un mois de février en 2021.
00:20:19 On n'avait pas vu ça depuis pratiquement une vingtaine d'années.
00:20:22 Alors en réalité, quand même, il faut nuancer ce que constatent les banques,
00:20:26 c'est que les Français ont massivement transféré de l'argent de leurs comptes courants
00:20:30 vers leurs livrets qui ont vu leur taux augmenter.
00:20:32 La rémunération du livret a grimpé à 3% au 1er février,
00:20:36 alors qu'il n'était que de 0,5% un an plus tôt.
00:20:38 En clair, aujourd'hui, plutôt que de laisser leur argent dormir sur leurs comptes courants
00:20:42 où il ne rapporte rien, les Français préfèrent le mettre sur leur livret,
00:20:45 même si ça rapporte peu, même si ça rapporte moins que l'inflation,
00:20:49 parce que ça leur permet de grignoter un peu ou d'éviter de perdre trop de pouvoir d'achat.
00:20:53 Alors, ça veut aussi dire que malgré la hausse des prix,
00:20:56 les Français ne touchent pas leur épargne.
00:20:58 Oui, en effet, les études montrent, et on en a parlé d'ailleurs lundi dernier
00:21:00 sur le plateau de la matinale, que les Français préfèrent réduire leurs achats,
00:21:04 limiter en volume les volumes de vente diminués,
00:21:06 et puis surtout arrêter totalement les achats dans certains domaines jugés superflus,
00:21:10 la décoration, les vêtements ou encore la culture.
00:21:13 Des économies qu'ils essaient même de renforcer pendant ce temps
00:21:16 en mettant plus d'argent de côté avec un niveau d'épargne qu'on n'a jamais vu,
00:21:20 en prévision de jours sans doute qu'ils estiment difficiles.
00:21:23 Depuis le second semestre 2022, les Français ont mis plus d'argent de côté
00:21:27 que les mois précédents.
00:21:28 L'encours total dépasse désormais les 500 milliards d'euros sur le livret.
00:21:32 Donc collecte record, ce montant ne fait que grimper mois après mois.
00:21:36 Ce succès du livret A, est-ce qu'il est parti pour durer
00:21:40 ou est-ce qu'il y a d'autres placements intéressants ?
00:21:42 C'est vrai que la bourse inquiète un peu ces derniers jours.
00:21:44 On l'a vu, même si sur le long terme, ça reste un placement intéressant.
00:21:48 L'or est au plus haut, mais malgré tout,
00:21:49 le livret A reste le placement préféré des Français.
00:21:52 Plus de 55 millions de Français ont un livret A aujourd'hui.
00:21:56 C'est un placement qui est défiscalisé, facile,
00:21:58 une rémunération nette de frais, ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'autres placements.
00:22:01 Et puis son taux pourrait encore augmenter.
00:22:03 Il est prévu qu'il augmente si le gouvernement applique la formule.
00:22:06 Il pourrait atteindre 3,5%, voire 4% cet été.
00:22:10 Si vous avez un livret A, vous avez tout intérêt à faire comme les Français,
00:22:14 une majorité d'entre eux, mettre l'argent de votre compte courant.
00:22:16 Et si vous n'en avez pas, ouvrez-en.
00:22:18 Les bons conseils de Lovig Guillot. Merci beaucoup.
00:22:22 C'est facile.
00:22:24 Il n'est pas très original, ce conseil.
00:22:26 Mais il faut le faire. Il y a encore quelques Français qui n'en ont pas.
00:22:28 Il faut vraiment l'ouvrir.
00:22:29 Oui, vous avez raison, bien sûr.
00:22:31 6h28, le temps tout de suite.
00:22:33 On va partir en Californie avec Alexandra Blanc.
00:22:35 La météo avec Pipal and Baby,
00:22:40 des crèches où les enfants apprennent en s'amusant.
00:22:42 Vous nous emmenez à San Diego, en Californie.
00:22:47 Alexandra, la Californie en proie à de nouvelles inondations.
00:22:50 Et oui, 12e phénomène de ce qu'on appelle les rivières atmosphériques.
00:22:54 Et qui provoquent de nouveau des inondations.
00:22:56 Alors concrètement, qu'est-ce qu'une rivière atmosphérique ?
00:22:58 C'est un couloir d'eau qui décharge.
00:23:01 Et surtout, ça engendre des tonnes d'eau.
00:23:03 Beaucoup, beaucoup d'eau avec ces rivières atmosphériques.
00:23:06 Et donc conséquence, ces rivières atmosphériques arrivent sur des sols déjà saturés.
00:23:10 Et donc conséquence, les inondations sont bien présentes,
00:23:13 notamment du côté de la Californie.
00:23:14 Je vous le rappelle, c'est la 12e rivière atmosphérique de ce type
00:23:18 depuis le début de cet hiver 2022-2023.
00:23:23 Alors au programme en France, des conditions météo heureusement beaucoup plus calmes.
00:23:26 On retrouve néanmoins une nouvelle perturbation sur les régions du Nord.
00:23:29 Beaucoup de vent ce matin du côté de la Bretagne ou encore de Boulogne-sur-Mer.
00:23:33 On retrouve partout ailleurs un temps assez lumineux avec localement quelques brouillards.
00:23:36 Et puis dans l'après-midi, regardez, plus vous irez vers le Sud, plus vous aurez du beau temps.
00:23:40 Sur les régions du Nord, toujours un temps mitigé.
00:23:42 On attend localement entre 5 et 10 jours de pluie sur le Sud de la Bretagne.
00:23:46 Donc conditions météo agitées sur les régions du Nord avec de bonnes rafales de vent.
00:23:49 Plein soleil en revanche en allant vers la Côte d'Azur ou encore les Alpes.
00:23:52 Côté température, la douceur est au rendez-vous sur le Nord avec les nuages.
00:23:57 9 degrés à Paris contre en moyenne 2 petits degrés à Rodez.
00:24:00 Et dans l'après-midi, les températures sont très douces.
00:24:02 14 degrés à Paris, vous aurez 18 degrés à Dijon.
00:24:05 Et localement jusqu'à 22 degrés du côté de Toulouse.
00:24:08 Température qui reste toujours légèrement au-dessus des normales de saison.
00:24:11 C'était La Météo avec Pipal and Baby.
00:24:16 Des crèches où les enfants apprennent en s'amusant.
00:24:19 Vous regardez la matinale de CNews.
00:24:23 Merci d'être avec nous.
00:24:24 Dans quelques secondes, il sera 6h30.
00:24:26 À la lune ce matin, une nouvelle nuit de violence dans plusieurs villes de France.
00:24:30 À Nantes, à Clermont, à Rennes ou encore au Mans, on va vous raconter ce qui s'est passé.
00:24:35 Emmanuel Macron s'exprime aujourd'hui à 13h.
00:24:38 Ce sera à suivre évidemment sur CNews.
00:24:40 Qu'attendez-vous du président de la République ?
00:24:42 On vous a posé la question.
00:24:44 6% des stations-services totalement à sec en France.
00:24:48 C'est beaucoup plus compliqué.
00:24:49 Encore dans les bouches du Rhône, on sera dans un instant
00:24:52 avec le président de la Fédération française des combustibles et carburants.
00:24:55 Point à point, complet.
00:24:57 Les Parisiens laissés totalement à l'abandon par la municipalité,
00:25:00 gérés par Anne Hidalgo.
00:25:01 Les poubelles s'accumulent.
00:25:02 Regardez ça.
00:25:04 Ça sent mauvais et cela peut être dangereux pour la santé bien sûr.
00:25:07 Des commerçants font appel au privé qui lui fonctionne bien pour ramasser les poubelles.
00:25:14 Edouard Philippe sort du bois en pleine crise politique.
00:25:17 L'ancien Premier ministre dans le Figaro ce matin propose une coalition,
00:25:21 une sorte de gouvernement d'union nationale qui irait des Républicains jusqu'à la gauche.
00:25:25 Ornupès, édito politique, 6h50, Florian Tardif.
00:25:31 Sixième nuit consécutive de violences dans plusieurs villes de France.
00:25:34 Des éléments radicaux se sont joints à plusieurs manifestations illégales, Chana.
00:25:39 Vous allez voir des images.
00:25:40 C'est le cas à Rennes où quatre personnes ont été interpellées,
00:25:42 mais aussi au Mans, à Nantes et à Clermont-Ferrand.
00:25:46 Le récit de la nuit avec Alexis Vallée.
00:25:48 Jais de projectiles, incendies, vitrines attaquées.
00:25:56 Nantes a été marquée par les violences.
00:26:01 Les forces de l'ordre ont-elles aussi été la cible des casseurs ?
00:26:08 À Lille, les manifestants ont entonné des chants anti-police avant d'être dispersés.
00:26:17 Des affrontements également visibles à Clermont-Ferrand.
00:26:22 Mais le symbole de ces colères reste le feu, comme ici au Mans,
00:26:26 où une sculpture représentant un 49-3 est brûlée.
00:26:30 Au total, plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier dans les grandes villes de France.
00:26:37 Emmanuel Macron prendra la parole à 13h.
00:26:40 Ce sera à suivre en direct sur CNews.
00:26:41 Il sera évidemment largement question de la réforme des retraites.
00:26:45 Qu'attendez-vous de cette prise de parole ?
00:26:47 On est allés vous poser la question sur un piqué de grève
00:26:50 à la centrale nucléaire du Blayais en Gironde.
00:26:52 Reportage d'Antoine Estève.
00:26:53 L'interview d'Emmanuel Macron est au cœur de toutes les discussions sur ce piqué de grève.
00:26:58 En face de la centrale nucléaire du Blayais,
00:27:01 les salariés attendent un geste fort du président de la République.
00:27:03 Il faut arriver à mettre son égo de côté
00:27:05 et de se dire que la réforme n'est pas mûre.
00:27:07 C'est peut-être modifier des choses, commencer à voir et écouter le peuple
00:27:11 pour arriver à savoir exactement ce qu'ils en ont voulu.
00:27:13 Ce n'est pas le fait de travailler des fois plus longtemps qui est important,
00:27:15 c'est surtout le fait de travailler dans des conditions qui soient bonnes.
00:27:18 Ici, tout le monde reproche au chef de l'État
00:27:20 de ne pas avoir tenu compte du mouvement social depuis le mois de janvier.
00:27:23 Monsieur Macron pratique la politique de la terre brûlée
00:27:27 et a trop joué au pyromane.
00:27:30 Effectivement, on ne sait pas ce que ça peut devenir.
00:27:32 Et quand on pose la question aux Français
00:27:34 sur ce qu'ils attendent du président Macron,
00:27:36 beaucoup estiment qu'il faut maintenant apaiser les tensions.
00:27:38 Je pense qu'il faut qu'il calme le jeu,
00:27:40 mais d'un côté c'est peut-être une réforme nécessaire.
00:27:42 Il n'aurait jamais dû faire le 49.3 non plus.
00:27:45 C'est vrai que ce n'est pas très démocratique, on peut le comprendre.
00:27:48 Pour d'autres, c'est déjà trop tard, le président va aller jusqu'au bout.
00:27:52 Il n'a jamais vraiment écouté le peuple,
00:27:54 il n'a jamais consulté les gens, donc je pense qu'il va aller au bout.
00:27:57 Ce n'est pas ma pensée, mais je pense qu'il va aller au bout en tout cas.
00:28:00 Ils vont aller jusqu'au bout, un peu à la Thatcher.
00:28:02 C'est comme dans toutes les batailles,
00:28:03 c'est ceux qui auront les meilleures cartes
00:28:06 qui peut-être arriveront au terme de ce qu'ils souhaitent.
00:28:10 Mais une bonne négociation, ça ne fait quand même pas de mal au revoir, je pense.
00:28:13 Une chose est sûre, sauf grosse surprise,
00:28:15 le mouvement social ne va pas s'éteindre.
00:28:17 Les syndicats ont déjà prévu localement des actions quotidiennes
00:28:20 jusqu'à la fin de la semaine.
00:28:23 Voilà Emmanuel Macron qui va prendre la parole.
00:28:26 Et ça sera à suivre à 13h sur CNews.
00:28:29 Hier soir, alors qu'il recevait les députés de la majorité,
00:28:31 le président de la République a fait la différence entre le peuple,
00:28:35 on entend beaucoup parler du peuple qui ne serait pas assez égoutté,
00:28:38 et la foule qui, elle, selon Emmanuel Macron, n'a pas de légitimité.
00:28:42 Mais selon le chef de l'État,
00:28:43 l'émeute ne l'emporte pas sur les représentants du peuple.
00:28:46 Le détail avec Marine Sabourin.
00:28:50 Malgré des blocages et des manifestations qui se multiplient en France,
00:28:53 Emmanuel Macron, lui, reste catégorique.
00:28:56 La foule n'a pas de légitimité face au peuple qui s'exprime à travers ses élus.
00:29:01 L'émeute ne l'emporte pas sur les représentants du peuple.
00:29:04 Le président de la République assume l'utilisation du 49-3.
00:29:08 Je préfère utiliser la Constitution et les instruments prévus par le peuple souverain
00:29:13 que de décider de perdre.
00:29:15 Il ne faut pas céder à l'intimidation et considérer que le centième 49-3
00:29:19 vaudrait moins que le précédent et serait moins compliqué que l'autre.
00:29:23 Il faut assumer ce moment, cette période et le choix qui a été fait.
00:29:27 Pas de mea culpa donc, mais de nouvelles directions à prendre,
00:29:30 à commencer par davantage de terrain et de pédagogie pour les élus de la majorité.
00:29:35 Il a dit qu'il fallait que nous modifions les choses,
00:29:37 ce qui en soi signifie qu'avant les choses n'allaient pas si bien.
00:29:42 Reprendre le contact avec les forces vives de ce pays,
00:29:44 reprendre le contact avec les forces syndicales, avec les citoyens,
00:29:47 apaiser le débat et retrouver une forme de dialogue et d'action
00:29:53 pour continuer à réformer ce pays.
00:29:55 Emmanuel Macron est également revenu sur les prochains chantiers
00:29:58 qui attendent le gouvernement, l'écologie, la santé et l'école.
00:30:02 Le trafic sera perturbé demain dans les transports en commun en Ile-de-France.
00:30:07 Prévoyez un métro sur 3 sur 6 lignes du métro parisien,
00:30:11 un RER A sur 2, un RER B sur 3.
00:30:14 Le trafic sera quasi normal pour les tramways et les bus.
00:30:17 La SNCF va communiquer ses prévisions à 17h.
00:30:21 Demain sera une nouvelle journée de mobilisation nationale
00:30:23 contre la réforme des retraites.
00:30:25 Entre 600 et 800 000 manifestants,
00:30:28 dont 40 à 70 000 à Paris,
00:30:30 sont attendus dans les rues selon les services de renseignement.
00:30:33 12 000 policiers et gendarmes seront mobilisés partout en France,
00:30:36 dont 5 000 dans la capitale.
00:30:38 Et 400 à 600 éléments radicaux pourraient s'inviter dans le cortège parisien.
00:30:43 David Lebarque s'est exprimé chez Laurence Ferrari hier soir
00:30:46 dans Punchline sur CNews au sujet de ce dispositif policier.
00:30:49 On l'écoute.
00:30:51 De 5 000 à Paris, le ministre ne fait état que des forces mobiles,
00:30:54 c'est-à-dire CRS, gendarmes mobiles, ça veut dire 50 forces,
00:30:56 ça veut dire la moitié de ce qui est disponible en France, rien qu'à Paris.
00:30:58 Donc c'est évidemment le haut du curseur.
00:31:00 C'est une présence massive parce que viennent s'ajouter à ces policiers,
00:31:03 gendarmes, CRS ou gendarmes mobiles,
00:31:05 tous les policiers de la préfecture de police de Paris.
00:31:07 Donc ça va être un énorme dispositif,
00:31:09 mais on s'attend à une énorme manifestation.
00:31:11 On est déjà sur des chiffres très hauts.
00:31:13 Ça sera affiné la veille parce qu'il n'y a en général que la veille
00:31:15 qu'on ait une estimation à peu près fiable,
00:31:17 mais on s'attend à une très très grosse journée.
00:31:20 Face à l'accumulation des déchets dans les rues,
00:31:22 des commerçants prennent les choses en main.
00:31:24 Dans le 17e arrondissement de la capitale,
00:31:26 huit commerçants ont dû payer une entreprise privée
00:31:29 pour collecter les déchets puisqu'il y a une défaillance de la mairie de Paris
00:31:32 et du service public de ramassage des ordures.
00:31:34 Vous allez voir qu'ils n'ont pas eu peur de mettre la main à la pâte.
00:31:37 Reportage de Yaël Benhamou et Léomar Cheuguet.
00:31:41 Dans le 17e arrondissement de Paris,
00:31:43 juste à côté de l'entrée du marché des Batignolles,
00:31:46 les poubelles s'entassent.
00:31:48 Les commerçants du marché et de la rue sont obligés
00:31:51 de sortir des quantités de déchets chaque jour.
00:31:54 Le passage péton est bloqué.
00:31:56 Au niveau sanitaire, c'est vraiment un vrai problème.
00:32:00 Il faut vraiment prendre conscience.
00:32:02 Sur ces images, on voit les commerçants aider à la collecte des ordures.
00:32:06 Ils ont été contraints de faire appel à une société privée.
00:32:09 On les appelle tous les matins, une heure, deux heures après, ils sont là.
00:32:13 On a à peu près une dizaine de bennes comme ça, tous les matins, qui partent.
00:32:17 Ça, c'est notre benne.
00:32:19 Et on en a à l'intérieur, en bas, dans le local poubelle du marché.
00:32:22 Sans cette intervention, impossible pour eux de continuer à travailler.
00:32:26 Mais cette solution a un coût.
00:32:28 Financièrement, on ne va pas s'en sortir.
00:32:29 S'il faut qu'on paie les poubelles, ça va être très compliqué.
00:32:33 On est obligés pour la propreté du quartier, pour la propreté du marché.
00:32:37 Normalement, on n'a pas le lieu de le payer.
00:32:40 C'est inclus dans les charges.
00:32:42 Les commerçants ne comprennent pas pourquoi la quantité de déchets dans les rues
00:32:45 ne cesse de grimper.
00:32:47 La barre des 10 000 tonnes de détritus a été franchie.
00:32:51 Voilà les commerçants qui sont au bout du boulot,
00:32:53 les Parisiens, quel mépris pour les Parisiens et tous les gens qui passent là.
00:32:57 On sera avec le maire du 17e arrondissement de la capitale,
00:33:00 Geoffroy Boullard, à 7h30.
00:33:04 Il sera avec nous sur CNews, bien sûr.
00:33:07 Allez les Bleus !
00:33:08 Allez les Bleus !
00:33:09 Et puis, allez, on parle des Bleus !
00:33:12 Le rassemblement des Bleus à Clairfontaine,
00:33:13 premier entraînement depuis longtemps.
00:33:16 Votre programme en équipe avec les pros de maxouti.com.
00:33:19 Maisons, bricolage, équipement jardinage.
00:33:22 Maxouti.com
00:33:25 Didier Deschamps s'est exprimé sur son choix de nommer
00:33:28 Kylian Mbappé capitaine de l'équipe de France.
00:33:30 Oui, il coche toutes les cases pour avoir cette responsabilité supplémentaire
00:33:35 à justifier le sélectionneur.
00:33:36 Didier Deschamps a tenu également à rappeler que la décision
00:33:39 n'allait pas à l'encontre d'Antoine Griezmann,
00:33:41 qui après des discussions en interne a été désigné vice-capitaine.
00:33:44 C'était votre programme en équipe avec les pros de maxouti.com.
00:33:50 Maisons, bricolage, équipement jardinage.
00:33:52 Maxouti.com
00:33:55 6h40, bon courage si vous cherchez à faire le plein d'essence
00:33:59 dans les bouches du Rhône, c'est très compliqué en ce moment.
00:34:01 On est sur place, bien sûr, avec l'Orpara.
00:34:04 Les pénuries vont-elles s'amplifier au niveau national ?
00:34:08 On sera dans un instant avec Éric Lely, président de la FF3C,
00:34:12 Fédération française des combustibles, carburants et chauffage.
00:34:15 Est-ce que les pénuries touchent également le fuel ?
00:34:17 Si vous chauffez au fuel, restez bien avec nous.
00:34:19 Situation dans les stations-service dans un instant.
00:34:22 Bon courage à tous, à tout de suite.
00:34:23 Bon réveil à tous, merci d'être avec nous.
00:34:29 Dans un instant, on sera avec le patron de la Fédération française
00:34:32 des combustibles, des carburants et du chauffage.
00:34:35 Le point sur les pénuries d'essence.
00:34:36 Mais tout d'abord, le point faux avec Chana Lusso.
00:34:39 Emmanuel Macron prendra la parole à 13h et c'est à suivre en direct sur CNews.
00:34:46 Hier, le chef de l'État a déclaré "la foule n'a pas de légitimité".
00:34:50 C'était pendant une réunion avec des parlementaires de la majorité.
00:34:53 Selon le chef de l'État, les meutes ne l'emportent pas sur les représentants du peuple.
00:34:58 Et puis, 46 personnes ont été interpellées à Paris cette nuit.
00:35:01 La capitale a vécu une nouvelle soirée de tensions.
00:35:04 Un rassemblement à l'origine organisé par des syndicats Place de la République
00:35:08 a dégénéré en face à face entre des centaines d'éléments radicaux
00:35:11 et les forces de l'ordre.
00:35:12 Il y a eu des jets de projectiles, des grenades lacrymogènes et plusieurs incendies.
00:35:16 Eric Lely est avec nous, président de la FF3C.
00:35:23 Bonjour Eric Lely, merci d'être en direct avec nous.
00:35:25 On va parler des pénuries de carburant.
00:35:28 Fédération française des combustibles, carburant et chauffage.
00:35:31 Vous en êtes le président.
00:35:32 Déjà, quelle est la situation ce matin, actuellement ?
00:35:36 Il est 7h moins le quart, il y a de nombreux automobilistes qui se disent
00:35:38 "Tiens, je n'ai pas assez d'essence dans mon réservoir".
00:35:41 Quelle est la situation un peu partout en France ?
00:35:43 La situation est un peu différente selon les régions.
00:35:46 Vous le mettez en bandeau, à peu près 6% des stations de service sont à sec.
00:35:51 Ce que je dois dire, c'est qu'il n'y a pas de problème de pénurie de carburant
00:35:55 dans les dépôts pétroliers.
00:35:56 En France, il y a environ 200 dépôts pétroliers en plus des raffineries.
00:36:00 Et ces dépôts, eux, ils sont pleins.
00:36:02 Il y a à peu près un mois de stock commercial dans les dépôts
00:36:05 et puis trois mois de stock de réserve.
00:36:08 Le problème que l'on voit, il est plutôt logistique.
00:36:11 C'est-à-dire que vous avez moins d'une dizaine de dépôts qui sont en grève
00:36:16 ou pour lesquels c'est compliqué d'accéder.
00:36:18 Et du coup, le flux de transporteurs qui vont charger les carburants
00:36:22 se reporte sur les autres dépôts un peu plus loin.
00:36:25 Donc, il faut davantage de temps pour aller dans les autres dépôts.
00:36:29 Ces autres dépôts, comme ils récupèrent un flux plus important de camions,
00:36:34 il faut un peu plus de temps pour les charger
00:36:36 et un peu plus de temps pour approvisionner les stations-service.
00:36:40 Si pendant le même temps, les automobilistes, eux,
00:36:44 vont davantage dans les stations-service,
00:36:46 on peut comprendre que quand il y a une station à sec
00:36:48 et qu'on entend qu'il peut y avoir des problèmes d'approvisionnement
00:36:51 des stations-service,
00:36:52 on soit tenté d'aller faire davantage le plein ou plus souvent dans la station,
00:36:58 on crée un afflux de demandes dans les stations-service.
00:37:02 Et en fait, on a un système qui est très peu flexible
00:37:04 parce que vous avez d'un côté un peu plus de transports
00:37:08 pour aller charger les produits dans les régions
00:37:10 où certains dépôts sont en grève.
00:37:12 Et puis, de l'autre côté, une demande croissante d'automobilistes
00:37:17 qui vont chercher du carburant.
00:37:19 Et en fait, le nombre de camions et nombre de chauffeurs,
00:37:22 on ne peut pas les multiplier, on ne peut pas les augmenter.
00:37:24 Et du coup, ça crée ce qu'on voit, ces phénomènes dans quelques stations.
00:37:27 C'est la conjonction de ces deux phénomènes,
00:37:29 des pleins de précautions et puis une sorte de désorganisation
00:37:33 dans l'approvisionnement des stations-service.
00:37:35 On voyait à l'instant, on va peut-être les revoir,
00:37:37 des images en direct d'une station-service à Marseille.
00:37:40 Il y a un contingentement, il y a une organisation
00:37:44 parce qu'il faut bien organiser les files d'attente
00:37:47 pour que ce ne soit pas le foutoir, pour parler poliment.
00:37:50 Ça, c'est donc global.
00:37:51 Situation très compliquée dans les Bouches-du-Rhône, Eric Lely.
00:37:54 Oui, alors c'est un peu étonnant.
00:37:57 Et là, c'est vraiment, on peut mettre ça sur l'attitude des automobilistes,
00:38:02 où il y a eu sans doute davantage de demandes d'automobilistes
00:38:05 qui sont allés faire le plein de précautions dans les Bouches-du-Rhône
00:38:09 parce qu'ils sont plus près de l'information sur les raffineries et les dépôts de fosses,
00:38:13 alors que vous allez dans les Alpes-Maritimes
00:38:15 qui sont approvisionnées par les mêmes dépôts que dans les Bouches-du-Rhône.
00:38:19 Et là, dans les Alpes-Maritimes,
00:38:21 il y a à peu près moins de 10% de stations en panne.
00:38:24 Donc, ce que je veux dire, c'est que le comportement des automobilistes
00:38:28 a un rôle majeur dans un moment
00:38:33 où les flux logistiques sont extrêmement tendus
00:38:36 et où il n'y a pas de flexibilité.
00:38:38 Voilà, on ne peut pas d'un jour comme ça, d'un claquement de doigt,
00:38:41 mettre des nouveaux camions sur la route, embaucher plus de chauffeurs.
00:38:44 Donc voilà, on se retrouve contraints.
00:38:46 Et puis, c'est vrai que quand on passe devant une station,
00:38:49 qu'on voit une file d'attente, on se dit au moins, il n'y a plus de carburant,
00:38:52 il faut vite que j'aille compléter mon plein avant de tomber en panne
00:38:55 parce que peut-être que ça va durer, mais le produit, il y en a.
00:38:59 On voit toujours ces images en direct à Marseille, une station de service à Marseille.
00:39:03 Quel impact ça peut avoir sur les prix ?
00:39:06 Alors, c'est une très bonne question parce qu'en fait,
00:39:10 quand vous… la logistique, ce que je disais, elle est un peu désorganisée,
00:39:13 donc il faut aller plus loin, il y a plus de temps d'attente,
00:39:15 ben ça coûte plus cher.
00:39:17 L'impact sur les prix, il est de l'ordre de 5 à 10 centimes au litre.
00:39:20 On est dans un moment où les prix des carburants ont plutôt tendance à baisser légèrement.
00:39:26 On voit que le gasoil, on est tombé en dessous d'1,80€
00:39:30 dans pas mal de stations-service.
00:39:32 Eh ben là, ça va remonter, donc, parce que le surcoût logistique,
00:39:36 oui, il est, suivant les régions, suivant les temps supplémentaires qu'il faut,
00:39:40 de l'ordre de 5 à 10 centimes.
00:39:42 Donc, je dirais aux automobilistes, attendez, ce n'est pas la peine d'aller faire le plein,
00:39:46 vous allez perdre du temps à faire la queue dans les stations
00:39:48 et en plus, vous allez payer plus cher.
00:39:49 Et les prix vont redevenir la normale dès que les flux logistiques seront redevenus normaux.
00:39:56 Eric Lely, j'ai une dernière question.
00:39:59 Est-ce qu'il y a également des difficultés d'approvisionnement pour le fuel ?
00:40:03 Vous représentez également les chauffagistes,
00:40:05 la Fédération française des combustibles carburants et chauffage.
00:40:08 Pour le fuel, comment ça se passe ?
00:40:10 Il n'y a pas de problème sur le fuel domestique.
00:40:14 On est en fin de saison, on est au mois de mars.
00:40:19 C'est vrai que l'augmentation du prix du fuel comme les autres énergies
00:40:22 a fait que les consommateurs ont fait des économies cet hiver en moins consommés.
00:40:28 Du fuel, il n'y a aucun problème pour approvisionner le fuel domestique.
00:40:32 Merci beaucoup Eric Lely.
00:40:34 Merci d'avoir été en direct avec nous.
00:40:35 Bonne journée à vous, Président de la FF3C,
00:40:38 Fédération française des combustibles carburants et chauffage.
00:40:41 Merci à vous.
00:40:42 6h49, restez bien avec nous sur CNews.
00:40:45 Dans un instant, la politique.
00:40:46 On va revenir sur ce que dit ce matin Edouard Philippe,
00:40:48 l'ancien Premier ministre dans le Figaro.
00:40:50 Il propose une sorte de coalition de gouvernement d'Union nationale.
00:40:54 Ça, c'est toujours la proposition qu'on sort après une crise.
00:40:59 Est-ce que c'est la bonne proposition ?
00:41:00 Tiens, on va en parler avec Laurent Tardif dans un instant.
00:41:03 À tout de suite.
00:41:04 Rendez-vous avec Jean-Marc Morandini dans Morandini Live,
00:41:09 du lundi au vendredi de 10h30 à midi.
00:41:13 Comment apaiser la colère et ressouder le pays ?
00:41:19 C'est la question que se pose actuellement Emmanuel Macron
00:41:22 à quelques heures de sa prise de parole.
00:41:24 L'un de ses proches, Edouard Philippe,
00:41:26 estime que seule une coalition, tirée des Républicains, de LR,
00:41:31 à la gauche, hors nupes,
00:41:34 pourrait permettre de retrouver de la stabilité politique.
00:41:37 Florian Tardif avec nous.
00:41:39 C'est la solution d'Edouard Philippe pour retrouver
00:41:42 la stabilité politique dans le pays et la concorde nationale.
00:41:45 Oui Romain, faisons comme dans les épilogues d'Astérix.
00:41:48 Organisons un grand banquet, mangeons des sangliers
00:41:50 et buvons de la cervoise autour d'un grand feu.
00:41:52 Cela permettra enfin de retrouver une cohésion nationale.
00:41:56 Cette image presque enviable, Romain, disons-le,
00:41:58 lorsque l'on regarde l'état du pays actuellement,
00:42:01 n'est pour l'heure qu'une illusion.
00:42:02 Car cette idée d'un gouvernement d'Union nationale,
00:42:06 proposée donc ce matin par Edouard Philippe,
00:42:09 n'est qu'une vieille rengaine qu'on ressort à chaque crise politique.
00:42:12 Alors certes, il y a bien eu en France parfois des unions nationales
00:42:15 où les politiques se sont rassemblées sous une même bannière en 1914
00:42:19 à l'appel du président Raymond Poincaré,
00:42:22 puis en 1945 autour du général De Gaulle.
00:42:25 Sauf que dans ces deux exemples historiques, Romain,
00:42:27 la France ne faisait pas face à une difficulté politique
00:42:30 comme le pouvoir à présent,
00:42:32 mais à une menace existentielle à la guerre.
00:42:34 En l'occurrence, c'est tout à fait différent.
00:42:36 Et d'ailleurs, les opposants politiques à Emmanuel Macron
00:42:38 ne s'y trompent pas.
00:42:40 Un gouvernement d'Union nationale,
00:42:42 c'est déjà le 1er avril, me dit l'un des leaders politiques de gauche,
00:42:45 plutôt raisonnable et raisonné.
00:42:47 Comprenez Romain qu'il est fort peu probable aujourd'hui
00:42:49 qu'un gouvernement d'Union nationale voit le jour.
00:42:52 Alors cette idée est saugrenue, Florian ?
00:42:54 Oui Romain, comme je viens de vous l'exposer.
00:42:57 Et non.
00:42:57 Alors vous allez me dire, pourquoi Florian ?
00:43:00 Écoutez, la France est un régime semi-présidentiel.
00:43:03 La 5e a accru les pouvoirs de l'exécutif, du président donc,
00:43:06 mais ce dernier, tout puissant qu'il est, ne peut gouverner
00:43:09 sans majorité à l'Assemblée nationale.
00:43:11 On en a un exemple assez parlant en ce moment,
00:43:13 où faute de majorité absolue au Parlement,
00:43:15 l'exécutif se voit être contraint de passer en force ses textes
00:43:19 s'il n'arrive à trouver aucun compromis avec de potentiels alliés,
00:43:23 notamment les Républicains, vous l'avez compris.
00:43:25 Suite au résultat décevant pour le camp présidentiel
00:43:28 lors des dernières élections législatives,
00:43:30 Romain Emmanuel Macron était conscient de cette difficulté.
00:43:32 Il avait d'ailleurs proposé à l'époque,
00:43:34 tiens donc, un gouvernement d'union nationale
00:43:38 au leader de l'opposition.
00:43:40 L'idée avait été rejetée par l'ensemble des opposants politiques
00:43:43 à Emmanuel Macron, alors que faire aujourd'hui ?
00:43:46 Faut-il relancer cette idée ?
00:43:48 Le président ne dissoudra pas l'Assemblée nationale,
00:43:51 c'est ce qu'il a dit hier aux différents parlementaires
00:43:54 qu'il a pu rencontrer, parlementaires de la majorité,
00:43:57 refusant de réagir, vous l'avez compris, sous pression,
00:43:59 sauf que faute de majorité absolue au Parlement
00:44:02 et avec un gouvernement menacé par la censure
00:44:05 à une poignée de voix prêts,
00:44:07 on rappelle que seules neuf voix manquaient
00:44:10 pour pouvoir faire tomber le gouvernement.
00:44:11 Le pays pourrait bien être ingouvernable, Romain,
00:44:14 si aucun changement n'est opéré par l'exécutif aujourd'hui.
00:44:17 Florian Tardif, merci beaucoup Florian.
00:44:19 Voilà Edouard Philippe qui appelle donc à l'union nationale,
00:44:22 à une coalition.
00:44:23 On en parle ce matin, 8h15,
00:44:25 soyez là, Laurence Ferrari recevra Maître Thibaud de Montbréal.
00:44:28 Thibaud de Montbréal, invité de Laurence Ferrari, 8h15,
00:44:31 président du Cercle de Réflexion sur la Sécurité Intérieure.
00:44:36 Allez, la musique tout de suite.
00:44:37 La musique ce matin avec Miley Cyrus.
00:44:50 Après le succès de son titre "Flowers",
00:44:52 la pop star sort le deuxième single officiel "River"
00:44:56 issu de son nouvel album "Endless Summer Vacation".
00:44:59 Miley Cyrus.
00:45:00 ♪ River ♪
00:45:03 ♪ Just like a river ♪
00:45:06 ♪ Throwing bubbles in the bath ♪
00:45:10 ♪ Can't stop from thinking lately ♪
00:45:13 ♪ You could be the one ♪
00:45:14 ♪ Have the honor of my babies ♪
00:45:16 ♪ Hope they have your eyes and that crooked smile ♪
00:45:20 ♪ Was a desert before I met you ♪
00:45:21 ♪ I was in a drought ♪
00:45:23 ♪ Heartbeat so loud that it's drowning me out ♪
00:45:28 ♪ Living in an April shower ♪
00:45:31 ♪ You're pouring down, baby, drown me out ♪
00:45:35 ♪ Ooh, ooh, ooh ♪
00:45:37 ♪ You're just like a river ♪
00:45:39 ♪ Ooh, ooh, ooh ♪
00:45:40 ♪ You're just like a river ♪
00:45:43 ♪ Ooh, ooh, ooh ♪
00:45:44 ♪ You're going to river ♪
00:45:48 ♪ You're just like a river ♪
00:45:55 ♪ You're never running dry ♪
00:45:58 C'était votre programme avec Imola,
00:46:03 fabricant de canapés et fauteuils de relaxation.
00:46:06 Des violences à nouveau cette nuit dans les rues de la capitale
00:46:12 après la manifestation des syndicats.
00:46:13 Le rassemblement des syndicats Place de la République à Paris.
00:46:16 Il y a eu des violences, des incendies de poubelles,
00:46:19 des affrontements avec la police.
00:46:21 On vous montre tout dans un instant.
00:46:23 Juste après, la météo, bien sûr, avec Alexandra Blanc.
00:46:27 C'est tout de suite.
00:46:28 La météo avec Pipal & Baby,
00:46:32 des crèches où les enfants apprennent en s'amusant.
00:46:34 La météo avec vous, Alexandra.
00:46:39 Le temps est perturbé sur le nord.
00:46:40 D'ailleurs, ça souffle déjà fort en Bretagne.
00:46:42 Oui, arrivé d'une nouvelle perturbation romain
00:46:44 qui est très active et qui donne de bonnes rafales de vent.
00:46:47 Ce matin, avec localement jusqu'à 81 km/h de vent actuellement
00:46:51 à la pointe du Rhin ou encore 70 km/h du côté de Brest.
00:46:54 C'est une perturbation assez active qui donne des vents assez forts
00:46:57 près des côtes de la Manche en prime.
00:46:59 Le coefficient de marée est assez haut.
00:47:02 Donc, à conséquence, attention aux fortes vagues
00:47:05 puisqu'on aura une forte houle.
00:47:07 Aujourd'hui, on prend la direction également,
00:47:09 on vous parle, pardon, excusez-moi,
00:47:11 de cette journée mondiale de l'eau en ce 22 mars 2023.
00:47:16 C'est une journée qui vise à vous faire prendre conscience
00:47:19 et bien que l'eau est une or et rare.
00:47:21 Il faut savoir que 30% de la population mondiale
00:47:23 n'a toujours pas accès à l'eau potable,
00:47:26 ce qui équivaut à peu près à 2 milliards d'individus.
00:47:28 Donc, situation compliquée avec l'eau et donc conséquence,
00:47:31 il faut la préserver et en prendre soin.
00:47:33 Alors, au programme aujourd'hui, je vous le disais,
00:47:35 nouvelle perturbation qui arrive près des côtes de la Manche.
00:47:37 Perturbation assez active qui donne ce matin du vent fort
00:47:40 près des côtes de la Manche ou encore sur le sud de la Bretagne.
00:47:42 On retrouvera de bonnes conditions en direction des régions
00:47:45 méridionales avec un petit peu de brouillard ce matin.
00:47:47 Et puis dans l'après-midi, eh bien toujours du vent fort
00:47:49 sur les régions du nord.
00:47:50 La perturbation qui fait du surplace.
00:47:52 On aura de la pluie avec des fortes pluies attendues
00:47:54 sur le sud de la Bretagne, en moyenne entre 5 et 10 jours
00:47:56 de pluie attendue cet après-midi et puis du grand beau temps
00:47:59 autour du golfe du Lyon ou encore sur la côte d'Azur.
00:48:02 Les températures, températures qui restent douces ce matin au nord,
00:48:05 9 degrés à Paris, 10 degrés en Bretagne contre en moyenne
00:48:08 2 petits degrés seulement à Rodez.
00:48:10 Et dans l'après-midi, températures très, très douces,
00:48:12 22 à Toulouse, 14 degrés à Paris et localement 21 degrés
00:48:15 pour nos amis lyonnais.
00:48:17 Vous regardez la matinale de CNews.
00:48:28 Merci d'être avec nous.
00:48:30 Il est 7h pile à la une ce matin, une nouvelle nuit de violence
00:48:33 dans les rues de la capitale.
00:48:36 Ça a donné lieu à des affrontements
00:48:38 entre manifestants et forces de l'ordre.
00:48:39 Voyez ces images.
00:48:41 Nous serons avec Mathilde Ibanez dans le 12e arrondissement de Paris
00:48:44 pour constater les dégâts.
00:48:46 Et en plateau avec Jean-Christophe Couvy,
00:48:48 secrétaire national, unité SGP Police.
00:48:51 Bonjour Jean-Christophe Couvy.
00:48:53 Et à tout de suite.
00:48:54 11 stations-services réquisitionnées ce matin dans les Bouches-du-Rhône
00:48:58 pour assurer le ravitaillement des professions prioritaires.
00:49:01 La crise s'intensifie.
00:49:03 Laure Parra sera avec nous en direct d'une station-service à Marseille.
00:49:08 Voyez des images en direct.
00:49:10 Emmanuel Macron s'exprime aujourd'hui à 13h.
00:49:12 Ce sera à suivre sur CNews.
00:49:13 Il devrait, comme hier soir devant des députés,
00:49:16 faire la différence entre le peuple et la foule
00:49:20 qui, elle, dit-il, n'a pas de légitimité.
00:49:22 La foule n'a pas de légitimité, a dit Emmanuel Macron.
00:49:25 Florian Tardif avec nous pour les dernières informations.
00:49:27 À tout de suite Florian.
00:49:29 Antoine Griezmann déçu de ne pas avoir été nommé
00:49:31 capitaine de l'équipe de France,
00:49:32 même s'il comprend le choix de Didier Deschamps,
00:49:35 de nommer Kylian Mbappé.
00:49:38 Et puis êtes-vous pour ou contre les trottinettes
00:49:40 en libre-service dans les grandes villes ?
00:49:42 Un référendum a lieu dimanche 2 avril.
00:49:45 À ce sujet, Pierre Chasseret avec nous pour en parler.
00:49:49 46 personnes ont été interpellées à Paris cette nuit.
00:49:53 La capitale a vécu une nouvelle soirée de tensions.
00:49:55 Un rassemblement à l'origine organisé par les syndicats
00:49:58 Place de la République s'est transformé en face-à-face
00:50:01 entre des centaines de participants radicaux,
00:50:04 des éléments radicaux d'un côté
00:50:06 et les forces de l'ordre de l'autre.
00:50:07 Chana.
00:50:07 Oui, il y a eu des jets de projectiles,
00:50:09 des grenades lacrymogènes et des poubelles incendiées.
00:50:12 Le récit de la nuit avec Alexis Vallée.
00:50:14 Des incendies à chaque coin de rue.
00:50:21 Ici, chaque poubelle a été brûlée.
00:50:25 Voici comment ces casseurs s'organisent.
00:50:28 Pendant que les pompiers s'occupent de contenir ces feux,
00:50:37 les forces de l'ordre déblaient le passage.
00:50:41 Les dégâts sont nombreux et les violences urbaines bien visibles.
00:50:47 2h30 de tensions en place de la République,
00:50:50 marquées par des tirs de feu d'artifice côté manifestants.
00:50:55 Les policiers, eux, répliquent avec du gaz lacrymogène.
00:51:01 Au total, plus d'une quarantaine de personnes ont été interpellées.
00:51:06 On rejoint Mathilde Ibanez dans le 12e arrondissement de Paris.
00:51:10 Mathilde, il y a eu ces affrontements hier soir.
00:51:13 Quel est l'étendue des dégâts ce matin ?
00:51:16 Eh bien, écoutez, Romain,
00:51:20 moi, ce que je peux vous dire,
00:51:21 c'est que les agents d'entretien viennent d'arriver ici,
00:51:24 dans cette rue,
00:51:24 mais que les stigmates des affrontements hier
00:51:26 sont encore visibles ce matin.
00:51:28 Regardez juste ici, des poubelles complètement calcinées.
00:51:32 L'odeur de ces ordures brûlées est encore présente.
00:51:35 Un homme qui habite le quartier nous a dit
00:51:37 que cette situation est désolante,
00:51:38 qu'il ne comprend pas pourquoi de telles violences dans cette rue.
00:51:42 Il faut savoir que vous avez plusieurs petits tas de poubelles
00:51:44 qui ont été incendiées hier sur le parcours de la manifestation,
00:51:48 à plusieurs mètres d'intervalle.
00:51:49 On peut y voir encore même des traces sur la route.
00:51:52 Un peu plus loin, vous avez des vitrines
00:51:54 ou encore des abribus qui ont été tagués,
00:51:56 Place de la République ou encore sur le parcours de la manifestation.
00:52:00 Ce que je peux vous dire, c'est qu'il ne reste absolument plus rien.
00:52:03 Juste cette rue où il y a encore quelques petits tas d'ordures calcinées.
00:52:07 Les pompiers en tout cas ont été fortement mobilisés hier
00:52:11 et la police a procédé à plusieurs interpellations.
00:52:15 Merci beaucoup Mathilde.
00:52:16 Entre les violences et les poubelles non ramassées,
00:52:18 il faut avoir du courage pour être commerçant en ce moment dans la capitale.
00:52:21 En région, il y a également eu des tensions, Chana.
00:52:24 Oui, on va regarder des images tournées au Mans,
00:52:27 à Rennes, à Clermont-Ferrand et à Nantes.
00:52:30 Il y a eu des affrontements, notamment à Rennes,
00:52:32 où quatre personnes ont été interpellées.
00:52:34 Emmanuel Macron va prendre la parole à 13h.
00:52:36 Ce sera à suivre en direct sur CNews.
00:52:38 Hier soir, alors qu'il recevait des députés de la majorité à l'Élysée,
00:52:41 le président de la République a fait la différence entre le peuple,
00:52:45 on entend beaucoup parler du peuple, qui ne serait pas assez écouté.
00:52:50 Il a fait la différence entre le peuple et la foule,
00:52:53 qui elle, dit-il, n'a pas de légitimité.
00:52:55 Selon le chef de l'État, l'émeute ne l'emporte pas sur les représentants du peuple.
00:53:00 On ne le sait pas encore ce qu'il va dire exactement,
00:53:03 mais ce qu'il a dit hier soir,
00:53:05 ça donne une indication sur ce qu'il va dire à la mi-journée, Florian.
00:53:08 Oui, tout à fait.
00:53:09 On peut s'attendre à ce qu'il fasse de nouveau le distinguo entre la démocratie,
00:53:13 le pouvoir par le peuple pour le peuple et l'auclocratie,
00:53:16 le pouvoir de la foule qui pourrait opprimer une partie du peuple.
00:53:20 Comprenez que le président de la République va tout à l'heure expliquer
00:53:23 qu'il ne cédera pas à la pression de la rue
00:53:26 pour qu'il revienne sur sa réforme des retraites.
00:53:28 En revanche, cela ne veut pas dire, Romain, qu'il ne faut pas prendre en compte
00:53:31 la colère des Français.
00:53:33 Je parle ici de la colère du peuple, non.
00:53:35 Le président de la République va devoir trouver les mots pour y répondre.
00:53:39 Alors, ce midi, il pourrait annoncer, selon nos informations,
00:53:42 la tenue prochaine d'une grande conférence avec les partenaires sociaux,
00:53:45 afin notamment de retisser le lien avec ces derniers
00:53:49 et de répondre à l'une des principales préoccupations des Français,
00:53:52 l'inflation qui vient renier chaque jour un peu plus leur pouvoir d'achat
00:53:56 après les retraites, le travail,
00:53:57 et la valorisation du travail, le partage de la valeur,
00:54:01 comprenez Romain, qui pourrait donc,
00:54:03 espérons-nous, dans l'entourage du chef de l'État,
00:54:05 apaiser la colère des Français.
00:54:07 Merci beaucoup, Florian.
00:54:08 Les pénuries d'essence, 11 stations-services réquisitionnées
00:54:11 dans les bouches du Rhône, des réquisitions qui ont commencé ce matin,
00:54:14 qui vont durer jusqu'à vendredi matin.
00:54:17 Ces stations devront assurer exclusivement l'approvisionnement
00:54:20 des véhicules des professions prioritaires.
00:54:23 Et on rejoint tout de suite leurs parents en direct
00:54:25 d'une de ces stations à Marseille.
00:54:27 Laure, dites-nous, quelle est la situation ce matin ?
00:54:30 Eh bien, pour atteindre cette station réquisitionnée
00:54:35 dans le 11e arrondissement de Marseille,
00:54:37 l'une des trois de la ville,
00:54:38 les conducteurs concernés, vous le voyez à l'image,
00:54:40 doivent être patients parce que la file d'attente est très longue.
00:54:44 Alors, face à une situation compliquée,
00:54:46 la préfecture a décidé de faire le choix de réquisitionner 11 stations,
00:54:50 vous le disiez, et pas seulement, une file d'attente dans diverses stations.
00:54:54 11 stations complètement dédiées aux professions prioritaires
00:54:57 pour 48 heures, présentes sur zone des équipages de police.
00:55:02 Alors, ils sont là pour expliquer à ceux qui ne peuvent pas accéder
00:55:06 à ces stations, qui ne font pas partie des professions prioritaires,
00:55:09 eh bien qu'ils doivent quitter les lieux.
00:55:11 Je ne vous cache pas qu'il y a eu quelques échanges houleux
00:55:14 depuis cinq heures et demie, ma présence ici.
00:55:16 Et puis aussi, ils gèrent la circulation,
00:55:18 puisque un long bouchon s'est formé dans le secteur du 11e.
00:55:22 Alors, je suis allée à la rencontre de ceux qui font la queue
00:55:24 pour atteindre cette station.
00:55:26 Certains étaient présents dans la file d'attente depuis 4h30,
00:55:29 voire 4h45 du matin, m'ont-ils expliqué ?
00:55:32 Je vous propose de les écouter.
00:55:35 Je comptais aller travailler, en fait.
00:55:36 La station, elle bloque tout le monde.
00:55:38 Donc, moi, je comptais partir travailler.
00:55:39 Je ne peux pas, là, je suis bloqué.
00:55:41 Très galère. Merci au gouvernement qui continue.
00:55:45 Au lieu de faire l'inflation à l'inflation,
00:55:47 il devrait peut-être avoir des priorités sur d'autres choses.
00:55:51 Et on n'en serait pas là à l'heure d'aujourd'hui.
00:55:55 Là, ma compagne travaille avec des enfants autistes.
00:55:59 Elle a déjà annulé deux rendez-vous ce matin
00:56:01 parce qu'on pense qu'on ne va pas y être.
00:56:03 Et il n'y a pas le choix.
00:56:04 Tout le monde doit travailler,
00:56:05 mais si on a la chance de pouvoir le faire, il faut.
00:56:11 Ça se passe en France, quand il y a des réquisitions
00:56:14 et qu'il y a besoin de faire la queue,
00:56:15 il y a besoin de la police pour gérer la situation.
00:56:18 Vous avez vu les voitures de police et les policiers
00:56:21 qui vont être là toute la journée pour essayer d'éviter
00:56:23 que ce soit le foutoir, pour rester poli.
00:56:25 Allez, 7h08, le sport.
00:56:27 Votre programme en équipe avec les pros de maxouti.com.
00:56:32 Maisons, bricolages, équipements jardinage.
00:56:36 Maxouti.com.
00:56:38 Il est déçu, Griezmann, Antoine Griezmann, Grisou,
00:56:41 qui est déçu de ne pas avoir été nommé capitaine
00:56:44 de l'équipe de France de foot.
00:56:45 C'est Kylian Mbappé qu'il a été.
00:56:47 Selon nos coffrères du Figaro, il serait déçu et même touché
00:56:51 de ne pas avoir été choisi par Didier Deschamps,
00:56:53 l'international français aux 117 sélections,
00:56:55 qui a d'ailleurs fêté ses 32 ans hier.
00:56:57 Réfléchirait même à son avenir avec les Bleus.
00:57:00 Et vous l'avez dit, c'est Kylian Mbappé
00:57:02 qui a été nommé capitaine et Antoine Griezmann vice-capitaine.
00:57:06 C'était votre programme en équipe avec les pros de maxouti.com.
00:57:10 Maisons, bricolages, équipements jardinage.
00:57:13 Maxouti.com
00:57:14 Les violences de ces dernières heures dans Paris,
00:57:18 mais également à Rennes, à Clermont-Ferrand, à Nantes,
00:57:21 dans plusieurs grandes villes de France.
00:57:23 On en parle avec vous, Jean-Christophe Couvy.
00:57:25 Merci d'être là sur le plateau de la matinale de CNews.
00:57:28 Secrétaire national, Unité SGP.
00:57:30 Vous êtes policier.
00:57:31 Bien sûr, je vais vous soumettre notamment le profil
00:57:34 de certains manifestants.
00:57:36 Vous allez voir, c'est assez étonnant.
00:57:38 C'est dans un instant, juste après la pub.
00:57:39 A tout de suite.
00:57:41 On accueille Jean-Christophe Couvy.
00:57:45 Bonjour.
00:57:45 Merci d'être avec nous.
00:57:46 Vous êtes policier.
00:57:47 Vous êtes secrétaire national, Unité SGP.
00:57:49 Police.
00:57:50 Il y a eu à nouveau des violences ces dernières heures
00:57:52 dans plusieurs villes de France, dans la capitale,
00:57:54 également en région, à Rennes, Nantes, Clermont-Ferrand,
00:57:57 pour ne citer que ces villes.
00:57:59 Quelles sont déjà globalement les informations
00:58:01 qui vous sont remontées ?
00:58:03 Ce qui nous remonte, en fait, effectivement,
00:58:04 c'est que c'est des petits groupes qui se forment
00:58:06 et qui sont quand même bien structurés
00:58:08 et qui, j'allais dire, mettent la pagaille
00:58:12 dans tous les centres-villes,
00:58:14 cherchent l'affrontement,
00:58:15 montent des barricades et essaient de mettre le feu
00:58:18 un peu partout aux poubelles.
00:58:19 Et ils entretiennent, j'allais dire,
00:58:22 quotidiennement ces actions.
00:58:26 C'est-à-dire qu'on voit bien que ça va se marquer dans le temps
00:58:29 et qu'ils ne sont pas prêts de lâcher.
00:58:30 Ça n'a rien d'improvisé ?
00:58:32 Non, ça n'a rien d'improvisé.
00:58:34 C'est très politisé aussi.
00:58:35 Oui, en fait, les personnes qui sont interpellées,
00:58:37 on s'en rend compte, alors souvent, entre guillemets,
00:58:39 c'est des primo-délinquants.
00:58:40 C'est-à-dire que c'est souvent leur première manif.
00:58:42 Ils ne sont pas connus des services de police,
00:58:44 mais en même temps, ils viennent notamment de facultés,
00:58:47 joie sur Rennes, c'est Rennes 2, donc c'est sociaux.
00:58:49 Enfin, c'est des gens de bonne famille
00:58:52 qui s'inventent une cause.
00:58:54 C'est un peu, voilà, Che Guevaraisme en France.
00:58:58 Donc, c'est la cause d'une jeunesse.
00:59:00 Mais attention, parce que ça commence à gréger un peu autour.
00:59:03 Et c'est ça, en fait, la difficulté.
00:59:04 C'est-à-dire que pour l'instant, c'est un petit noyau.
00:59:07 Mais il ne faudrait pas qu'effectivement,
00:59:08 certaines personnes se disent,
00:59:11 "après tout, ils ont peut-être raison",
00:59:12 parce qu'en France, on se fait entendre si on est violent.
00:59:15 Quand on n'est pas violent,
00:59:16 on fait huit manifestations monstres, énormes.
00:59:18 L'exécutif continue à fermer les yeux,
00:59:20 il n'y a rien qui se passe.
00:59:21 Il nous dit "circulez, il n'y a rien à voir".
00:59:23 Donc, certains seraient peut-être tentés, justement,
00:59:24 de se radicaliser, tomber dans la violence.
00:59:26 Je voudrais qu'on regarde ensemble les profils des prévenus
00:59:28 passés hier devant la justice à Paris.
00:59:31 Alors, concrètement, que sait-on de ces trois individus ?
00:59:33 J'ai fait faire des petits tableaux, vous allez voir.
00:59:36 Margot, elle a 24 ans,
00:59:38 diplômée d'un Master 2 de graphisme,
00:59:42 inscrite à Pôle emploi.
00:59:44 Voilà, elle est passée pour avoir accusé
00:59:47 d'avoir incendié des poubelles.
00:59:49 Elle a été relaxée.
00:59:50 Clothilde, elle a 24 ans,
00:59:52 elle est domiciliée à Marseille.
00:59:54 Elle est en service civique depuis janvier dernier.
00:59:56 Elle a une licence en audiovisuel,
00:59:57 donc elle a fait des études,
00:59:58 elle a eu la chance de pouvoir faire des études.
01:00:00 Elle a été également relaxée, faute de preuve.
01:00:02 Martin, il a 26 ans,
01:00:04 il est agent immobilier à la Défense,
01:00:06 donc il a un emploi, il a un salaire.
01:00:09 Il vit dans une chambre de bonne qui appartient à sa maman,
01:00:12 à sa mère, condamné à un mois de prison avec sursis.
01:00:16 Puis il y a Benoît.
01:00:17 Benoît, il a 35 ans, il est enseignant.
01:00:20 Il est enseignant, donc il est au contact de jeunes.
01:00:22 Il vit en colocation à Pantin,
01:00:24 donc c'est près de Paris.
01:00:25 Il anime une émission sur radio fréquence Paris Pluriel,
01:00:29 qui est une radio classée à gauche.
01:00:31 Il est accusé d'avoir poussé un policier à moto
01:00:34 et son audience a été reportée au 4 avril.
01:00:38 Votre commentaire sur ces profils ?
01:00:41 J'ai encore l'image des inconnus.
01:00:44 "Au deuil, ne n'y pas si, c'est pas du gâteau",
01:00:45 c'est un peu ça.
01:00:46 C'est-à-dire qu'on voit bien que c'est des gens quand même
01:00:48 qui sont cérébrés,
01:00:50 c'est-à-dire qu'ils ont fait des études,
01:00:52 ils sont très impliqués dans la politique,
01:00:55 c'est-à-dire qu'ils comprennent les enjeux politiques.
01:00:58 C'est des gens souvent dits de bonne famille,
01:01:01 qui sont intégrés dans la société
01:01:04 et surtout qui peuvent passer à l'acte.
01:01:06 Et ce qui est marrant dans l'histoire,
01:01:08 c'est qu'ils sont déjà préparés.
01:01:09 C'est-à-dire que vous allez sur les réseaux Internet, etc.
01:01:12 Vous avez déjà levé des mécoums du bon manifestant
01:01:14 et quand vous êtes interpellé, on vous dit surtout
01:01:16 "Vous vous taisez, vous ne parlez pas,
01:01:18 vous attendez l'avocat.
01:01:19 Vous, quand vous êtes en comparaison immédiate,
01:01:21 vous demandez un report pour pouvoir mieux
01:01:25 organiser votre défense".
01:01:26 Et c'est exactement ce qui se passe.
01:01:28 Et ça, on le trouve sur les réseaux sociaux,
01:01:30 on le retrouve sur Facebook, etc.
01:01:32 Il y a des sites où ils vont
01:01:34 et ils savent très bien s'organiser par rapport à ça.
01:01:36 Et il y a même des jeux de société,
01:01:37 rappelez-vous, il n'y a pas longtemps,
01:01:38 le petit Black Box en trois coups de dés,
01:01:42 en fait, on expliquait comment fallait faire.
01:01:44 Donc, si vous voulez, c'est tout en amont
01:01:46 qu'il y a eu un travail de fait, notamment vers la jeunesse,
01:01:49 pour leur apprendre justement à devenir des subversifs.
01:01:53 Je me disais, ils pourraient rembourser les dégâts
01:01:55 pour certains emplois, les marrons des loges.
01:01:58 Oui, peut-être des travaux d'intérêt général,
01:01:59 mais au moins, participer, nettoyer.
01:02:02 Oui, bien sûr, nettoyer et puis reprendre un peu
01:02:05 les façades qui ont été cramoisies
01:02:07 et puis donner un peu de leur temps,
01:02:09 peut-être pour la communauté,
01:02:10 parce qu'effectivement, il faut aussi,
01:02:13 j'allais dire, payer un peu la note.
01:02:16 Une enquête est ouverte par l'IGPN,
01:02:18 la police des polices, après qu'un policier
01:02:19 ait donné un coup de poing à un manifestant.
01:02:21 Ça s'est passé à Paris.
01:02:22 Le préfet a parlé d'un geste qui paraissait
01:02:24 inadapté. Il y a eu donc une enquête.
01:02:27 Quel est l'objet de l'enquête ?
01:02:28 Savoir ce qui s'est passé avant aussi ?
01:02:31 Oui, moi j'aime...
01:02:31 Alors oui, moi, je n'ai pas accès forcément à ce dossier,
01:02:35 mais effectivement, quand on montre des images,
01:02:37 souvent, les images, elles sont coupées
01:02:39 ou alors elles sont montrées à charge.
01:02:40 Et moi, j'aime bien, en tant que policier,
01:02:42 on nous en instruit toujours à charge et à décharge.
01:02:44 C'est-à-dire qu'on aime bien savoir ce qui se passe avant,
01:02:45 comment on en arrive là.
01:02:46 Ça ne veut légitimement rien,
01:02:48 ce qui pourrait être un coup donné.
01:02:49 Mais après, il faut aussi se mettre dans un contexte,
01:02:51 c'est-à-dire que ça fait la sixième nuit
01:02:53 où effectivement, il y a des violences urbaines.
01:02:55 Ce n'est pas des manifestations, ça j'y tiens.
01:02:57 C'est des violences urbaines.
01:02:57 C'est un contexte pré-insurrectionnel.
01:02:59 On a des incendies, on a des affrontements.
01:03:01 Les policiers prennent des mortiers d'artifice.
01:03:05 Enfin voilà, c'est vraiment un état de tension et de fatigue.
01:03:08 Et quand on est fatigué, on est peut-être moins à l'aise
01:03:11 vis-à-vis de ces gestes d'intervention.
01:03:13 Et de temps en temps, on peut craquer, nous aussi.
01:03:15 Et on reste humain quand même.
01:03:17 Alors, je n'ai légitimement rien parce qu'il y a une enquête
01:03:18 et donc je ne veux pas en faire.
01:03:20 Mais en même temps, il faut se remettre tout ça dans un contexte.
01:03:22 Comment les policiers font-ils la différence
01:03:24 dans une manifestation comme ça, de nuit, ça va vite,
01:03:27 entre un journaliste,
01:03:29 un militant qui se fait passer pour un journaliste,
01:03:33 qui filme avec un iPhone,
01:03:35 un passant, un curieux,
01:03:38 un curieux sympathisant de la cause,
01:03:42 un individu violent qui, lui, agresse et tire au mortier ?
01:03:46 Comment on fait la différence aussi rapidement ?
01:03:47 Alors, c'est un peu d'expérience, du discernement.
01:03:50 Et surtout, c'est aussi une technique des personnes
01:03:53 qui participent à ces attroupements, justement,
01:03:56 de faire des petits contrefeux un peu partout,
01:03:58 de se disperser dans Paris, dans les rues.
01:04:00 Et après, tout de suite, d'aller se mélanger à la foule au bas d'eau.
01:04:04 Et donc, des fois, effectivement, c'est très compliqué de faire le tri.
01:04:07 Et surtout, il y a aussi des pseudo-journalistes, je dis bien,
01:04:10 qui viennent au contact des policiers, souvent pour faire barrage.
01:04:13 Ils sont à 10 centimètres de notre visage.
01:04:14 Et vous savez, quand vous devez vous protéger,
01:04:17 vous devez voir ce qui vous arrive.
01:04:19 Vous avez besoin d'une bulle de sécurité autour de vous.
01:04:21 Et souvent, mes collègues sont gênés par rapport à ça.
01:04:23 Et quand on veut faire un bon offensif,
01:04:24 quand on a 10 journalistes devant nous qui essaient de nous filmer,
01:04:27 c'est compliqué.
01:04:28 Souvent, ça fait rempart aussi quand on prend des objets.
01:04:31 Donc voilà, il faut, en même temps,
01:04:32 on n'empêche pas les journalistes de travailler, bien sûr.
01:04:34 Mais il faut quand même une certaine distance par rapport à mes collègues
01:04:37 qui travaillent et qui ont besoin d'avoir de la mobilité, de la visibilité.
01:04:41 Jean-Christophe Couville, secrétaire national l'Unité S.G.P. Police.
01:04:43 Merci d'être venu ce matin sur le plateau de la matinale.
01:04:47 On va parler économie à présent avec vous, le Mic Guillaume.
01:04:50 On va parler des réunions, de la réunionnite,
01:04:53 il y en a peut-être aussi dans la police.
01:04:54 Ah oui, il y en a plein.
01:04:55 Ah, on aime se mettre autour de la table.
01:04:58 Ça, je pense que c'est effectivement la problématique de tous les ministères.
01:05:02 C'est-à-dire qu'on fait des belles réunions et comme ça,
01:05:03 on dit qu'on a eu un dialogue social, alors qu'en fait,
01:05:05 souvent, c'est un monologue social.
01:05:06 Alors là, c'est le syndicaliste qui parle.
01:05:08 Non, mais bien sûr, là, j'ai changé, j'ai mis ma casquette.
01:05:11 C'est exactement ce qu'on a dit pour les retraites, d'ailleurs.
01:05:13 C'est-à-dire qu'on a consulté les syndicats.
01:05:15 En fait, on n'a rien consulté du tout.
01:05:17 Les syndicats sont arrivés avec des arguments et des dossiers ficelés.
01:05:19 On les a lus, on a dit OK, voilà, maintenant, comment nous, on va faire ?
01:05:21 Voilà, dont acte.
01:05:22 Bon, alors on avait eu l'impression qu'avec le Covid,
01:05:24 on avait eu la peau des réunions qui ne servent à rien.
01:05:28 Les réunions avaient pratiquement disparu des agendas,
01:05:30 souvent remplacées par des visios.
01:05:32 Mais trois ans après le premier confinement,
01:05:34 vous nous dites ce matin, le Mic Guillaume,
01:05:36 que la réunionnite fait son grand retour dans les entreprises.
01:05:39 Oui, Romain, en effet, c'est le magazine Challenge qui le dit.
01:05:41 Depuis la fin de la pandémie, la réunion a repris ses droits
01:05:44 et fait son grand retour en entreprise.
01:05:46 Premier signe du retour de la réunion,
01:05:48 eh bien, c'est le marché du séminaire qui a explosé,
01:05:50 qui est revenu à son niveau d'avant-crise,
01:05:52 soit 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an pour ce secteur,
01:05:56 pour organiser des réunions d'équipe.
01:05:57 C'est autant qu'en 2019.
01:05:59 Et pourtant, autre chiffre, 80% des salariés estiment
01:06:03 que la majorité des réunions qu'on leur impose sont inutiles.
01:06:06 8 Français, 8 salariés sur 10,
01:06:08 jugent la majorité des réunions inutiles.
01:06:10 En tout, on estime que chaque salarié perd jusqu'à 6 heures par semaine
01:06:14 à assister à des réunions qui auraient pu être évitées,
01:06:17 ce qui représente quand même près de 200 heures par an.
01:06:20 Alors, comment dans ce cas explique-t-on ce regain d'intérêt
01:06:23 des entreprises pour les réunions ?
01:06:25 Eh bien, par le Covid, justement, les entreprises estiment
01:06:28 que maintenant, il y a besoin de se réunir, de se revoir.
01:06:30 Certains salariés ont commencé pendant la pandémie en télétravail,
01:06:33 n'ont jamais rencontré leurs collègues.
01:06:34 Donc, on a besoin de recréer du lien, de recréer du lien
01:06:37 et de remotiver les gens, de leur redonner envie de travailler ensemble
01:06:40 grâce à des réunions.
01:06:41 Alors, vous le disiez, pourtant, une majorité de salariés
01:06:45 trouvent les réunions inutiles.
01:06:47 Oui, il faut dire qu'en France, on a l'habitude de se réunir
01:06:49 pour se réunir, on l'a dit, sans ordre du jour,
01:06:51 sans vrai plan de travail, alors qu'une réunion efficace,
01:06:55 ça s'organise et ça se prépare.
01:06:56 Il y a même des formations pour apprendre à organiser des réunions.
01:06:59 Avant ça, il faut faire une réunion pour savoir si on va faire la formation.
01:07:02 Mais bon, c'est un autre sujet.
01:07:03 Enfin, si on ne prépare pas une réunion, le grand risque,
01:07:05 c'est de voir les salariés faire autre chose.
01:07:07 Et alors là, c'est un autre chiffre qui, je suis sûr, va vous faire réagir.
01:07:09 70% des salariés disent que pendant les réunions,
01:07:12 ils font autre chose.
01:07:14 Qu'est-ce qu'ils font ?
01:07:15 La plupart du temps, ils regardent leur smartphone
01:07:17 et répondent à leur mail.
01:07:18 Autant de temps perdu pour tout le monde.
01:07:20 Oui, on imagine tellement ça,
01:07:24 les réunions qui ne servent à rien, qui durent des heures.
01:07:28 J'ai une information en tête, je me souviens qu'alors que
01:07:33 George Bush, fils, était président des États-Unis,
01:07:37 il se réunissait avec Condoleezza Rice, sa chef de la sécurité,
01:07:40 tous les soirs en dix minutes.
01:07:42 Je me disais que si le président des États-Unis
01:07:43 arrive à gérer les problèmes de son pays en dix minutes le soir,
01:07:46 on peut réussir à faire durer une réunion
01:07:49 une dizaine de minutes dans une entreprise.
01:07:51 Bon, merci beaucoup.
01:07:52 Merci beaucoup l'ami Guillaume.
01:07:54 Vous êtes pour ou contre les trottinettes en libre-service ?
01:07:56 Bon, on en parle avec Pierre Chasseret dans un instant.
01:07:58 A tout de suite.
01:08:02 On va parler mobilité, on va parler trottinette.
01:08:05 Une fois n'est pas coutume avec Pierre Chasseret.
01:08:07 Bonjour Pierre.
01:08:08 Bonjour Romain.
01:08:08 Délégué général de 40 millions d'automobilistes,
01:08:10 pour ou contre les trottinettes en libre-service ?
01:08:13 Voilà la question que pose la mairie de Paris aux Parisiens
01:08:15 sous la forme d'un référendum.
01:08:17 Oui, référendum qui va se tenir le 2 avril prochain.
01:08:19 Tous les Parisiens pourront voter sur cette question.
01:08:22 Attention, il ne s'agit pas de toutes les trottinettes
01:08:25 qui seront en interdiction potentielle,
01:08:27 ce sont les trottinettes en libre-service,
01:08:30 celles qu'on peut emprunter,
01:08:31 moyennant un abonnement dans la rue.
01:08:33 Ce n'est pas un débat sur les trottinettes.
01:08:36 Est-ce qu'on peut réguler autrement l'usage de ces trottinettes
01:08:39 que par une interdiction ?
01:08:40 Oui, parce qu'on a tous les problèmes de comportement
01:08:42 liés aux trottinettes, j'en ai distingué trois.
01:08:44 Et je suis allé voir, eh bien,
01:08:46 quelqu'un qui fait référence sur les nouvelles technologies
01:08:49 pour savoir si les nouvelles technologies
01:08:51 pouvaient répondre justement aux besoins
01:08:52 de sécurisation des trottinettes.
01:08:54 On va commencer avec le premier problème.
01:08:57 Eh bien, c'est celui de tous ceux qui sont plusieurs
01:09:00 sur une trottinette.
01:09:01 La question, c'est, peut-on réguler par les nouvelles technologies
01:09:04 le nombre de personnes sur une trottinette ?
01:09:07 Oui, Pierre, il suffirait tout simplement
01:09:09 que la dalle de la trottinette ait des capteurs
01:09:12 qui permettraient d'identifier deux ou quatre pieds ou six pieds,
01:09:15 parce que c'est déjà arrivé.
01:09:17 Et donc, par conséquent, ça permettrait de bloquer la trottinette
01:09:20 lors de son usage.
01:09:21 Et voilà, aussi simple que ça, un simple capteur.
01:09:25 Alors, j'ai distingué un deuxième problème.
01:09:26 Fin de soirée, il y a tous les problèmes,
01:09:29 notamment liés à la consommation d'alcool
01:09:33 au guidon des trottinettes.
01:09:35 Est-ce qu'il y a une solution ?
01:09:38 Oui, les fameux transferts modals,
01:09:39 dont on a souvent parlé.
01:09:41 En effet, on va laisser son véhicule en stationnement ou au garage
01:09:43 et puis on va aller sur les micro-mobilités,
01:09:45 voire sur les vélos ou les trottinettes.
01:09:48 Donc, bien sûr, un système d'anti-démarrage
01:09:49 sur ce type de véhicule est tout à fait envisageable.
01:09:52 Mais est-ce que le test connecté répond à ce besoin
01:09:54 et par conséquent permettrait d'éviter de rouler avec des véhicules
01:09:58 où les personnes sont sous l'emprise de l'alcool ?
01:10:00 Au même titre que certains opérateurs ont mis des casques,
01:10:02 il est tout à fait envisageable de mettre un étilotest dans le véhicule
01:10:05 qui va venir dialoguer avec l'application de l'opérateur
01:10:08 et faire un go-no-go en fonction du résultat de la mesure.
01:10:11 Et les nouvelles technologies peuvent aussi régler le problème
01:10:13 de la dangerosité pour les piétons,
01:10:15 parce qu'il y a beaucoup de trottinettes électriques
01:10:17 qui circulent sur les trottoirs.
01:10:18 Et c'est ça, Romain, le principal problème des trottinettes,
01:10:21 notamment en libre-service,
01:10:23 c'est qu'elles posent un vrai problème de circulation sur les trottoirs.
01:10:26 Là, on pourrait penser qu'il n'y a pas de solution,
01:10:29 eh bien regardez.
01:10:31 Alors c'est tout à fait possible,
01:10:32 l'application des opérateurs aujourd'hui bouge et localise
01:10:35 quant à l'emplacement de stationnement du véhicule
01:10:38 et donc par conséquent la précision qui nous est offerte aujourd'hui
01:10:40 par le système GPS, y compris par rapport à l'Urban Canyon,
01:10:43 c'est-à-dire que vous êtes entre deux rangées d'immeubles très hauts,
01:10:45 permettrait bien sûr d'identifier là où circule le véhicule
01:10:48 et là une fois de plus d'arrêter le véhicule au moment où il stoppe.
01:10:51 Et donc par conséquent sur un changement de direction
01:10:53 ou un respect de signalisation, d'arrêter le véhicule
01:10:56 et donc de faire en sorte que l'ensemble des usagers
01:10:58 qui sont présents sur le véhicule en soient descendus.
01:11:01 On a donc toutes les solutions pour sécuriser les trottinettes en libre-service,
01:11:05 ne pas aller sur une interdiction,
01:11:06 ce qui serait totalement contre-productif
01:11:08 dans une ville qui veut montrer l'exemple des mobilités douces.
01:11:12 C'était votre programme avec Eden Boîte,
01:11:15 le spécialiste de la boîte de vitesses.
01:11:18 Boîte de vitesses cassées ? Edenboite.com
01:11:21 Le temps, Alexandra Blanc.
01:11:24 La météo avec Pipal & Baby,
01:11:27 des crèches où les enfants apprennent en s'amusant.
01:11:30 Alexandra, plus on va aller dans le sud aujourd'hui,
01:11:35 plus le temps sera printanier.
01:11:37 Vous avez tout résumé Romain sur les régions du Nord,
01:11:39 arrivée d'une nouvelle perturbation au programme de la pluie,
01:11:41 mais également de fortes rafales de vent dans l'après-midi,
01:11:44 très peu d'évolution.
01:11:45 La perturbation fait du surplace entre la Bretagne,
01:11:47 la Vendée ou encore les régions du Nord cet après-midi.
01:11:50 Toujours du vent également en direction des Côtes de la Manche cet après-midi.
01:11:54 Mais plus vous irez vers le sud, plus vous aurez du soleil également,
01:11:57 notamment en fin de journée avec des conditions météo relativement agréables
01:12:01 au Nord comme au Sud.
01:12:02 Regardez donc la carte peut-être de cet après-midi
01:12:05 avec des conditions météo qui ne changent pas.
01:12:07 Toujours un temps très maussade sur le Nord,
01:12:09 plein soleil en allant autour du golfe du Lyon ou encore sur la côte d'Azur.
01:12:12 Côté température, c'est contrasté.
01:12:14 Grande douceur sur le Nord grâce aux nuages,
01:12:16 9 à Paris, 11 degrés à La Rochelle et dans l'après-midi,
01:12:19 grande douceur au Nord comme au Sud, 18 degrés à Dijon,
01:12:21 21 degrés à Lyon et localement jusqu'à 22 degrés du côté de Toulouse.
01:12:25 C'était La Météo avec Pipal & Baby,
01:12:30 des crèches où les enfants apprennent en s'amusant.
01:12:32 Vous regardez la matinale de CNews.
01:12:36 Bienvenue à tous et merci d'être avec nous à la une ce matin.
01:12:39 Cette nouvelle nuit de violence dans plusieurs villes de France,
01:12:42 à Nantes, à Clermont, à Rennes ou encore au Mans.
01:12:45 On va vous raconter ce qui s'est passé.
01:12:48 Emmanuel Macron s'exprime aujourd'hui à 13h.
01:12:50 Ce sera à suivre sur CNews.
01:12:51 Qu'attendez-vous du président de la République ?
01:12:53 On vous a posé la question.
01:12:56 6% des stations-services totalement à sec en France,
01:12:59 c'est beaucoup plus compliqué dans les bouches du Rhône.
01:13:03 Et puis les poubelles qui continuent de s'accumuler dans les rues de la capitale.
01:13:06 Une situation difficilement supportable pour les habitants.
01:13:09 Geoffroy Boulard, maire du 17e arrondissement de Paris,
01:13:12 qui croule sous les ordures, sera en direct avec nous.
01:13:17 Sixième nuit consécutive de violence dans plusieurs villes de France.
01:13:21 Des éléments radicaux se sont joints à plusieurs rassemblements illégaux.
01:13:25 C'est le cas à Rennes notamment, Chana.
01:13:27 Oui, à Rennes où quatre personnes ont été interpellées.
01:13:29 Vous allez voir les images dans un instant.
01:13:31 Il y a eu aussi des affrontements au Mans, à Nantes et à Clermont-Ferrand.
01:13:36 Le récit de la nuit avec Alexis Vallée.
01:13:38 La violence n'a pas épargné hier soir la ville de Nantes.
01:13:47 Rien n'a été laissé intact.
01:13:51 Les forces de l'ordre ont également été prises pour cibles.
01:13:59 A Lille, les manifestants ont entonné des chants anti-police
01:14:04 avant d'être dispersés.
01:14:08 Des affrontements également visibles à Clermont-Ferrand.
01:14:13 Mais le symbole de ces colères reste le feu, comme ici au Mans,
01:14:17 où une sculpture représentant un 49-3 est brûlée.
01:14:21 Au total, plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier
01:14:25 dans les grandes villes de France.
01:14:28 Et à Paris, 46 personnes ont été interpellées cette nuit.
01:14:31 Un rassemblement à l'origine organisé par les syndicats,
01:14:34 Place de la République, a dégénéré.
01:14:36 Il y a eu des affrontements entre des centaines d'éléments radicaux
01:14:40 et les forces de l'ordre.
01:14:42 Voici ce qui s'est passé dans plusieurs quartiers de la capitale.
01:14:48 Emmanuel Macron prendra la parole à 13h.
01:14:50 Ce sera à suivre évidemment en direct sur CNews.
01:14:52 Il sera largement question de la réforme des retraites.
01:14:56 Alors qu'attendez-vous de cette prise de parole ?
01:14:58 Eh bien, on est allé vous poser la question sur un piqué de grève
01:15:01 à la centrale nucléaire du Blayais, en Gironde.
01:15:03 Reportage d'Antoine Estève.
01:15:05 L'interview d'Emmanuel Macron est au cœur de toutes les discussions
01:15:09 sur ce piqué de grève.
01:15:10 En face de la centrale nucléaire du Blayais,
01:15:12 les salariés attendent un geste fort du président de la République.
01:15:15 Il faut arriver à mettre son égo de côté
01:15:17 et de se dire que la réforme, elle n'est pas mûre.
01:15:19 C'est peut-être modifier des choses, commencer à voir et écouter le peuple
01:15:23 pour arriver à savoir exactement ce qu'ils en ont voulu.
01:15:25 Ce n'est pas le fait de travailler des fois plus longtemps qui est important,
01:15:27 c'est surtout le fait de travailler dans des conditions qui soient bonnes.
01:15:30 Ici, tout le monde reproche au chef de l'État
01:15:32 de ne pas avoir tenu compte du mouvement social depuis le mois de janvier.
01:15:35 Monsieur Macron pratique la politique de la terre brûlée
01:15:38 et a trop joué au pyromane.
01:15:42 Effectivement, on ne sait pas ce que ça peut devenir.
01:15:44 Et quand on pose la question aux Français sur ce qu'ils attendent du président Macron,
01:15:48 beaucoup estiment qu'il faut maintenant apaiser les tensions.
01:15:50 Je pense qu'il faut qu'il calme le jeu,
01:15:51 mais d'un côté c'est peut-être une réforme nécessaire.
01:15:54 Il n'aurait jamais dû faire le 49.3 non plus.
01:15:57 C'est vrai que ce n'est pas très démocratique, on peut le comprendre.
01:16:00 Pour d'autres, c'est déjà trop tard, le président va aller jusqu'au bout.
01:16:04 Il n'a jamais vraiment écouté le peuple, il n'a jamais consulté les gens,
01:16:07 donc je pense qu'il va aller au bout.
01:16:09 Ce n'est pas ma pensée, mais je pense qu'il va aller au bout en tout cas.
01:16:12 Ils vont aller jusqu'au bout.
01:16:13 Un peu à la Thatcher, quoi.
01:16:14 C'est comme dans toutes les batailles,
01:16:15 c'est ceux qui auront les meilleures cartes
01:16:18 qui peut-être arriveront au terme de ce qu'ils souhaitent.
01:16:22 Mais une bonne négociation, ça ne fait quand même pas de mal au moins, je pense.
01:16:25 Une chose est sûre, sauf grosse surprise,
01:16:27 le mouvement social ne va pas s'éteindre.
01:16:29 Les syndicats ont déjà prévu localement des actions quotidiennes
01:16:32 jusqu'à la fin de la semaine.
01:16:34 Hier soir, alors qu'il recevait des députés de la majorité à l'Élysée,
01:16:37 le président de la République a fait la différence entre le peuple et la foule.
01:16:42 Le peuple et la foule.
01:16:44 La foule qui, elle, n'a pas de légitimité, a dit Emmanuel Macron.
01:16:48 Selon le chef de l'État, l'émeute ne l'emporte pas sur les représentants du peuple.
01:16:53 Ecoutez ses réactions d'élus à la sortie de cette réunion à l'Élysée.
01:16:59 Le président de la République a voulu surtout aujourd'hui parler de l'avenir,
01:17:02 parler de la situation dans laquelle nous sommes,
01:17:04 essayer de penser à après, parce qu'il y a après.
01:17:08 Les sujets de dissolution, de démission, de remaniement
01:17:12 n'ont pas été évoqués ni ce matin, ni ce soir.
01:17:14 Là, on trouve un président qui est à la fois déterminé,
01:17:17 qui a un cap clair, qui a une méthode.
01:17:19 Je trouvais les parlementaires plutôt, c'est-à-dire à la fois rassurés,
01:17:24 déterminés et surtout engagés pour faire face à l'avenir.
01:17:28 Voilà, la foule n'a pas de légitimité.
01:17:32 La grève des éboueurs, elle, se poursuit dans la capitale.
01:17:34 La situation devient de plus en plus compliquée.
01:17:37 La mairie de Paris, la maire de Paris, Anne Hidalgo,
01:17:40 a annoncé la création d'une cellule de crise.
01:17:41 Oui, mais pourquoi faire ?
01:17:42 Pour l'instant, on ne voit aucune différence.
01:17:45 Geoffroy Boulard est avec nous,
01:17:46 maire les Républicains du 17e arrondissement.
01:17:49 Bonjour Geoffroy Boulard, merci d'être avec nous en direct dans la matinale.
01:17:53 Bon, je ne vous pose pas la question,
01:17:54 enfin si, je vais vous la poser quand même,
01:17:55 mais j'ai une idée de la réponse avec ce que je vois derrière vous.
01:17:59 Quelle est la situation dans le 17e en ce moment ?
01:18:03 Écoutez, on a encore 1 500 tonnes de déchets sur l'espace public.
01:18:07 La réquisition produit ses effets, c'est-à-dire permet un service public
01:18:12 municipal de collègues des ordures ménagères depuis samedi.
01:18:16 Mais évidemment, il y a beaucoup de retard
01:18:18 et donc on a encore beaucoup de rues qui sont encombrées.
01:18:20 On essaie de prioriser avec les bennes réquisitionnées par la préfecture,
01:18:25 les entrées d'école, les entrées de collège.
01:18:29 Mais on a encore beaucoup de difficultés.
01:18:31 Évidemment, vous pouvez le voir derrière moi,
01:18:35 on a des rues petites, étroites,
01:18:37 où il est difficile parfois de se frayer un chemin pour retrouver sa porte d'immeuble.
01:18:41 Oui, Ani Dalgo a créé une cellule de crise.
01:18:45 Vous savez à quoi ça sert ?
01:18:47 Écoutez, c'est surréaliste.
01:18:48 J'ai appris hier soir qu'elle avait enclenché une cellule de crise quotidienne
01:18:53 pour remettre en marche les services publics parisiens,
01:18:57 qu'elle a contribué par sa position politique et politicienne à bloquer
01:19:02 et encourage d'ailleurs le blocage.
01:19:05 Et le blocage des centres de traitement, le blocage des garages municipaux,
01:19:10 c'est totalement irresponsable.
01:19:11 Je ne participerai pas à cette cellule de crise.
01:19:13 J'ai prévu que là, on est vraiment dans le cynisme absolu de la maire de Paris,
01:19:17 qui a mis vraiment de l'huile sur le feu depuis plusieurs semaines.
01:19:23 Il faut voir les rues, vous avez montré à l'antenne, les rues hier soir.
01:19:27 S'il n'y avait pas une grève des éboueurs soutenue par la ville de Paris,
01:19:32 on n'en serait pas là.
01:19:34 Elle récolte ce qu'elle a semé, c'est inadmissible et c'est cynique.
01:19:39 Ce n'est pas une belle manière de faire de la politique quand on est maire de Paris,
01:19:43 on doit être responsable.
01:19:45 Elle ne l'est visiblement pas, c'est du calcul politique.
01:19:48 Franchement, je suis sidéré par cette proposition d'hier.
01:19:51 Nous, on est là tous les matins, tous les jours,
01:19:54 à essayer de remettre en ordre, d'orienter les bennes
01:19:57 qui sont réquisitionnées par la préfecture,
01:19:59 parce qu'elle a refusé, elle, de faire appel à la préfecture
01:20:03 pour débloquer les garages municipaux.
01:20:04 C'est totalement incompréhensible et c'est une faute de sa part.
01:20:09 Cette crise est très mal gérée.
01:20:11 Vous voyez les sondages aussi sur sa popularité.
01:20:15 Mais franchement, ça ne grandit pas la politique des attitudes comme ça.
01:20:20 Geoffroy Boulard, des commerçants dans votre arrondissement,
01:20:23 mais dans d'autres arrondissements, sont obligés de payer des éboueurs privés ?
01:20:29 Tout à fait, on a des commerçants, mais j'ai même des copropriétés.
01:20:33 J'avais un message hier dans un des quartiers du 17ème,
01:20:36 une copropriété qui était prête à faire appel à une société privée
01:20:40 pour évacuer les déchets.
01:20:42 Nous, on est vigilants, évidemment, à la mairie d'arrondissement,
01:20:46 pour savoir où vont ensuite les déchets,
01:20:49 parce que c'est vrai que le système, aujourd'hui, il est bien tracé.
01:20:53 On sait qu'il y a une valorisation des déchets après la collecte.
01:20:56 Donc voilà, on est vigilants.
01:20:58 On demande de faire confiance sur le fait que le service public municipal
01:21:03 va revenir, et revient depuis trois jours.
01:21:06 Mais voilà, je comprends l'impatience, l'exaspération,
01:21:10 et la maire de Paris a une grande responsabilité
01:21:13 après avoir été solidaire du mouvement,
01:21:16 solidaire des blocages, ce qui est inacceptable.
01:21:19 On peut être pour le droit de grève, et je le suis, il est constitutionnel,
01:21:23 mais bloquer le pays, la salubrité publique,
01:21:27 ça ne souffre d'aucun débat.
01:21:29 On doit l'assurer quand on est maire de Paris.
01:21:32 Merci beaucoup, monsieur le maire.
01:21:33 Geoffroy Boulard, maire du 17e arrondissement de la capitale,
01:21:36 et seul, alors que le parisien, on en parlait hier,
01:21:39 évoque le chiffre de 6% de grévistes seulement qui bloquent.
01:21:44 Merci beaucoup, monsieur le maire.
01:21:45 6%, tiens, 6% des stations de service en France sont à sec.
01:21:49 Et ce chiffre monte même à 41% dans les bouches du Rhône,
01:21:53 un département où 11 stations de service ont dû être réquisitionnées
01:21:57 ce matin afin d'approvisionner en carburant
01:22:00 les véhicules des professions prioritaires.
01:22:02 Eric Lely, président de la Fédération française des combustibles,
01:22:05 carburants et chauffage était avec nous en direct à 6h45,
01:22:09 et il explique que pour le moment,
01:22:11 ce début de pénurie est dû à des problèmes logistiques.
01:22:15 Il n'y a pas de problème de pénurie de carburant dans les dépôts pétroliers.
01:22:19 En France, il y a environ 200 dépôts pétroliers en plus des raffineries,
01:22:23 et ces dépôts, eux, ils sont pleins.
01:22:24 Il y a à peu près un mois de stock commercial dans les dépôts,
01:22:28 et puis trois mois de stock de réserve.
01:22:31 Le problème que l'on voit, il est plutôt logistique,
01:22:34 c'est-à-dire que vous avez moins d'une dizaine de dépôts
01:22:37 qui sont en grève ou pour lesquels c'est compliqué d'accéder,
01:22:41 et du coup, le flux de transporteurs qui vont charger les carburants
01:22:45 se reporte sur les autres dépôts un peu plus loin.
01:22:47 Donc, ça crée… il faut davantage de temps pour aller dans les autres dépôts.
01:22:52 Ces autres dépôts, comme ils récupèrent un flux plus important de camions,
01:22:57 il faut un peu plus de temps pour les charger,
01:22:59 et un peu plus de temps pour approvisionner les stations-service.
01:23:02 6% des stations-service à sec en France, et les explications d'Éric Lely.
01:23:09 7h40, restez bien avec nous, dans un instant, on va parler du Livret A.
01:23:13 Le Livret A qui a de plus en plus de succès, il y a de plus en plus d'argent dessus.
01:23:17 On verra ça avec l'OMIC Guillaume, bien sûr.
01:23:19 Bon réveil à tous, à tout de suite.
01:23:20 C'est Newsy, il est 8h moins le quart, on parle du Livret A.
01:23:26 Dans un instant, juste après le Point Info, tout ce qu'il faut savoir dans l'actualité avec vous.
01:23:30 Chana Lusto.
01:23:31 Emmanuel Macron prendra la parole à 13h et c'est à suivre en direct sur CNews.
01:23:37 Hier, le chef de l'État a déclaré "la foule n'a pas de légitimité".
01:23:41 C'était pendant une réunion avec des parlementaires de la majorité à l'Élysée.
01:23:45 Selon le chef de l'État, les meutes ne l'emportent pas sur les représentants du peuple.
01:23:51 46 personnes ont été interpellées à Paris cette nuit.
01:23:53 La capitale a vécu une nouvelle soirée de tensions.
01:23:56 Un rassemblement à l'origine organisé par les syndicats Place de la République a dégénéré.
01:24:01 En face à face, entre des centaines d'éléments radicaux et les forces de l'ordre,
01:24:04 il y a eu des jets de projectiles, des grenades lacrymogènes et plusieurs incendies.
01:24:08 Et puis, nouvelle journée de manifestations et de grèves nationales
01:24:13 demain contre la réforme des retraites.
01:24:15 12 000 policiers et gendarmes seront mobilisés partout en France,
01:24:18 dont 5 000 dans la capitale.
01:24:20 Et justement, 400 à 600 éléments radicaux pourraient s'inviter dans le cortège parisien.
01:24:25 Les livrets A des Français de plus en plus garnis.
01:24:31 Les Français qui ont épargné un montant record en février avec 8 milliards d'euros.
01:24:36 Un petit peu plus de 8 milliards placés sur le livret A.
01:24:38 Est-ce que ce n'est pas paradoxal, Guillaume,
01:24:40 alors qu'avec l'inflation, de plus en plus de ménages ont du mal à boucler leur fin de mois ?
01:24:44 Oui, c'est vrai, Romain, ça semble étonnant avec l'inquiétude sur les prises alimentaires
01:24:49 et l'inflation que les Français aient pu épargner autant en février.
01:24:52 Vous l'avez dit, ils ont placé en tout 8,17 milliards d'euros sur leur livret A.
01:24:56 Également un peu sur les livrets de développement durable et solidaire, les LDDS.
01:25:00 C'est un montant record de collecte,
01:25:02 c'est le double de ce qu'on avait collecté sur ces livrets en février 2021.
01:25:07 Mais en réalité, ce que constatent les banques,
01:25:09 c'est que les Français ont massivement transféré l'argent
01:25:11 qu'il y avait sur leurs comptes courants vers ces livrets.
01:25:14 Parce que sur les comptes courants, ça ne rapporte rien,
01:25:16 alors que sur les livrets, ça rapporte 3%, c'est mieux que rien,
01:25:20 même si ça reste en dessous de l'inflation.
01:25:22 C'est une façon de préserver un peu de pouvoir d'achat.
01:25:24 Ça veut dire aussi que malgré la hausse des prix, les Français ne touchent pas leur épargne ?
01:25:28 Oui, toutes les études montrent que les Français en ce moment,
01:25:30 ils réduisent leur consommation, ils font des arbitrages dans leurs dépenses,
01:25:33 ils renoncent à certaines.
01:25:34 Résultat, les volumes de ventes s'effondrent un peu partout,
01:25:36 on en a parlé lundi sur le plateau de la matinale.
01:25:39 Et du coup, ils essayent de faire des économies et de placer ces économies,
01:25:43 de les mettre de côté en anticipant des dépenses futures plus importantes.
01:25:47 Depuis le second semestre, ils ont mis plus d'argent de côté que les mois précédents.
01:25:51 L'encours total, ce qui est mis de côté, l'épargne des Français,
01:25:54 dépasse désormais les 500 milliards d'euros sur les livrets A
01:25:58 et c'est en tout 6 000 milliards d'euros que les Français ont de côté en épargne.
01:26:03 Ce succès du livret A, Lomique, est-ce qu'il est parti pour durer ?
01:26:06 Est-ce qu'il y a d'autres placements intéressants ?
01:26:08 C'est vrai qu'il y a la Bourse qui inquiète.
01:26:10 On a vu avec ce qui s'est passé sur les valeurs bancaires ces derniers jours.
01:26:14 Malgré tout, la Bourse reste effectivement un placement intéressant sur le long terme,
01:26:17 de même que l'or qui se comporte très bien en ce moment.
01:26:20 Mais tout ça ne détrône pas le livret A qui reste le placement le plus populaire,
01:26:24 55 millions de livrets ouverts en France.
01:26:26 Il faut dire que la rémunération est défiscalisée,
01:26:29 totalement nette de frais, ce qui n'est pas le cas pour beaucoup d'autres placements.
01:26:33 Et puis, elle redevient attractive, je le disais, 3% depuis février.
01:26:36 Ça pourrait encore grimper car son taux de rémunération est calculé en fonction de l'inflation.
01:26:41 Il pourrait atteindre 3,5% cet été, voire 4% estiment certains économistes.
01:26:46 Si vous avez un livret A, faites donc comme une majorité de Français,
01:26:49 mettez l'argent qui dort sur votre compte court en dessus.
01:26:51 Et si vous n'en avez pas, eh bien ouvrez-en un rapidement.
01:26:54 Le bon conseil de Lomique Guillaume. Merci beaucoup Lomique.
01:26:57 7h47, restez bien avec nous. Dans un instant, Paul Sujit. Bonjour Paul.
01:27:01 Bonjour Romain.
01:27:02 La révolution, tout le monde en parle, personne n'en veut.
01:27:05 C'est le thème de l'édito de Paul Sujit, dans un instant.
01:27:09 Toujours original, Paul. À tout de suite.
01:27:11 Rendez-vous avec Sonia Mabrouk dans Midi News, du lundi au jeudi, de midi à 14h.
01:27:19 L'édito politique avec vous, Paul Sujit.
01:27:24 Paul, cette nuit encore, il y a eu des dégradations et des échaux fourrés
01:27:28 avec les forces de l'ordre dans plusieurs villes de France.
01:27:30 On en parle, on va en reparler d'ailleurs à 8h.
01:27:32 Les manifestations et les manifestants surtout, parlent parfois de révolution.
01:27:37 Mais vous dites, vous dites Paul, qu'on en est loin de la révolution.
01:27:40 Oui, alors cela dit Romain, et je le pose en préambule,
01:27:43 ça n'excuse évidemment pas tout ce qui se passe.
01:27:45 Nos rues sont le théâtre d'une violence nihiliste, gratuite, haineuse
01:27:47 à l'égard des forces de l'ordre et à travers elles de l'autorité de l'État.
01:27:50 Et c'est évidemment insupportable.
01:27:52 Maintenant, ah oui, soyons sérieux deux minutes.
01:27:55 Quand l'extrême gauche nous dit que c'est la révolution qui commence,
01:27:57 quand les syndicats même de police nous disent que c'est un climat préinsurrectionnel,
01:28:01 on se pince pour ne pas rire. Enfin, on n'y est quand même pas du tout.
01:28:03 Ce que veulent ces gens, c'est d'abord ne pas renverser le pouvoir,
01:28:06 c'est le tester, éventuellement le tourner en ridicule.
01:28:08 Bon, alors ils recyclent, c'est vrai, les vieux codes de 1789.
01:28:12 On ne promène plus les têtes des aristocrates en haut des pics,
01:28:14 parce que ça ne se fait plus trop, mais enfin on allume quand même des bûchers symboliques
01:28:18 où l'on mime les décapitations de ministres.
01:28:20 C'est un peu au fond comme les élèves qui brûlent M. Carnaval un jour de Mardi Gras.
01:28:25 Et alors cette révolution carnavalesque, sérieusement,
01:28:27 vous imaginez Marat ou Robespierre qui au moment de la prise des Tuileries irait vous dire
01:28:32 dès que les gardes suisses lèvent le bout de leur halbarde,
01:28:35 "Ah non, non, pousse, on n'avait dit pas les matraques ?"
01:28:37 Bon, c'est quand même un peu grotesque.
01:28:38 Ce n'est pas une révolution, c'est une partie de l'Ou touche touche.
01:28:41 Bon, d'où vient alors cette obsession révolutionnaire en France ?
01:28:45 Elle est inscrite dans l'ADN politique, Romain.
01:28:46 Dès que vous voulez susciter une passion politique en France, vous parlez de révolution.
01:28:50 Personne ne la veut, mais tout le monde s'en réclame.
01:28:52 Et souvenons-nous quand même qu'Emmanuel Macron lui-même, en 2017,
01:28:55 s'est fait élire sur un livre-programme qui s'appelait précisément "Révolution".
01:28:59 Bon, mais les promesses de révolution n'engagent définitivement que ceux qui y croient.
01:29:03 Emmanuel Macron d'ailleurs gouverne finalement comme on l'a toujours fait avant lui.
01:29:05 Il n'y a pas grand-chose de révolutionnaire à utiliser le 49-3 pour faire passer une réforme.
01:29:10 D'autant que c'est une réforme qui est devenue en grande partie illisible,
01:29:12 sophistiquée au diable et infinitésimale dans ses conséquences réelles.
01:29:16 La révolution est quand même loin.
01:29:17 Le pire, c'est que quand il promet même de tout changer,
01:29:20 on va voir ce qu'il va nous dire tout à l'heure, mais enfin bon,
01:29:22 on a l'impression que déjà il va nous expliquer qu'il va falloir retisser du lien avec les Français,
01:29:26 réinventer de nouvelles formes d'expression démocratique.
01:29:28 Bon, après les conventions citoyennes, le grand débat,
01:29:30 après les grenelles de ceci ou les ségures de cela,
01:29:33 après le Conseil National de la Refondation,
01:29:35 tu parles d'une révolution, on a l'impression que le disque est rayé.
01:29:38 À moins d'entendre le mot "révolution" au sens étymologique,
01:29:40 c'est-à-dire littéralement le fait de tourner en rond sur soi-même.
01:29:44 - Vous pensez que les Français, dans le fond, n'aspirent pas de grands changements ?
01:29:48 - Je ne le crois pas. Alors je pourrais vous citer, c'est un peu classe,
01:29:50 on le fait toujours, Lampdouza dans "Le Guépard", vous savez, il faut que tout change
01:29:53 pour que rien ne change. Mais j'aime encore mieux cette phrase de Bernard Farsi
01:29:56 dans un excellent sketch du Palma Show,
01:29:58 "Les Français, ils aiment la nouveauté, pas le changement".
01:30:01 Et plus sérieusement, Romain, le mouvement de colère qu'on traverse
01:30:04 pousse à commettre deux erreurs d'analyse principales.
01:30:07 La première, c'est de confondre évidemment la rue et l'opinion.
01:30:09 Alors certes, l'une comme l'autre sont opposées à la réforme,
01:30:12 mais on voit que dans l'opinion, sondage après sondage,
01:30:14 il s'exprime une forme de lassitude à l'égard du chaos politique qui règne.
01:30:17 Et l'autre erreur, c'est de croire que l'on ne satisfait une aspiration
01:30:20 qu'en réformant ou en révolutionnant à tour de bras tout ce que l'on peut.
01:30:24 Le vrai courage, à mon avis, ce serait déjà de s'engager à faire marcher convenablement
01:30:27 ce qui devrait fonctionner correctement.
01:30:29 Le service public est en crise, l'éducation nationale ou l'ascenseur social sont en panne,
01:30:33 l'industrie est moribonde.
01:30:34 Ce n'est pas d'une révolution dont le pays a besoin, c'est d'une consolidation.
01:30:37 Et c'est ce que la droite pourrait dire, à mon avis,
01:30:40 si elle ne perdait pas en ce moment son temps à renier ses convictions
01:30:42 pour ajouter son grain de sel au désordre ambiant.
01:30:45 Paul Sujit avec nous. Merci beaucoup Paul.
01:30:48 Voilà, les Français veulent-ils vraiment la révolution ?
01:30:50 Ça peut être une révolution calme, une révolution sereine,
01:30:53 mais est-ce qu'ils veulent vraiment le changement ?
01:30:55 J'aime bien, les Français, ils aiment la nouveauté, mais pas le changement.
01:30:57 Ça résume bien la situation, effectivement.
01:30:59 Merci beaucoup Paul.
01:31:00 8h15, soyez là.
01:31:02 Maître Thibault de Montbrial sera l'invité de Laurence Ferrari.
01:31:05 Tout de suite, on va parler de la francophonie, de la langue française.
01:31:07 Détendez-vous devant votre programme avec Imola,
01:31:12 fabricant de canapés et fauteuils de relaxation.
01:31:15 Est-ce que vous le saviez, c'est la semaine de la langue française et de la francophonie.
01:31:22 Et pour en parler, on est avec Samy Biazony qui est essayiste.
01:31:26 Bonjour Samy Biazony.
01:31:28 Merci beaucoup d'être en direct avec nous.
01:31:30 Bonjour.
01:31:31 Vous êtes auteur du livre "Malaise dans la langue française".
01:31:33 Bon, on va faire un petit point sur la langue française
01:31:36 dans cette semaine de la langue et de la francophonie.
01:31:40 Dans quel état est la langue française actuellement dans le monde ?
01:31:44 Alors, il faut distinguer véritablement la situation objective
01:31:48 de la situation un peu plus subjective.
01:31:49 La situation objective, c'est que la langue française continue à drainer
01:31:53 de très nombreux locuteurs.
01:31:54 On est sur plus de 300 millions de locuteurs.
01:31:57 Elle continue à être langue vernaculaire.
01:32:01 Elle continue à être utilisée, langue des échanges.
01:32:03 Mais à côté, il faut constater un lent déclin.
01:32:05 Et ce lent déclin, c'est celui de l'influence culturelle française
01:32:08 d'une manière générale.
01:32:09 Et en fait, la langue est inscrite dans finalement ce délitement-là
01:32:13 qui est un peu plus général.
01:32:14 Donc, une situation en réalité tout à fait contrastée.
01:32:18 Tout à fait contrastée.
01:32:19 On parle souvent du niveau en français qui baisse.
01:32:23 Qu'est-ce que vous constatez, vous qui suivez ça ?
01:32:27 Oui, alors cela, c'est tout à fait indéniable.
01:32:29 On a, on va dire, trois faisceaux d'indices.
01:32:32 Le premier, celui qui est relatif finalement aux enseignements et aux tests,
01:32:37 notamment les tests internationaux.
01:32:38 On le constate pour les matières en fait fondamentales d'une manière générale.
01:32:41 C'est bien connu en mathématiques.
01:32:43 Mais aussi du point de vue de la maîtrise des éléments de la langue les plus simples,
01:32:49 la syntaxe, la sémantique, la grammaire.
01:32:52 Ça, c'est un premier faisceau d'indices.
01:32:53 Le deuxième faisceau d'indices, c'est l'appauvrissement véritablement
01:32:57 de la transmission autour du français.
01:32:59 La simplification des manuels scolaires,
01:33:01 la simplification même des ouvrages de littérature.
01:33:04 Et le troisième, c'est l'empêchement.
01:33:06 Et l'empêchement, c'est un fait sociétal.
01:33:08 C'est celui que l'on rencontre notamment lorsqu'il est question d'écriture dite inclusive.
01:33:12 C'est la remise en cause des formes les plus standards, les plus naturelles,
01:33:17 les plus organiques de la langue au profit de critères moraux.
01:33:22 Et ce triple faisceau d'indices montre effectivement que la langue est un peu malmenée aujourd'hui.
01:33:28 La langue française un peu malmenée aujourd'hui, la défense de la langue.
01:33:31 En préparant l'interview, vous avez dit que la défense de la langue
01:33:34 était la mère de toutes les causes.
01:33:36 Expliquez-nous.
01:33:38 Oui, c'est le propos que l'on défend en malaise dans la langue française
01:33:41 avec les douze intellectuels, universitaires que j'ai conviés à réfléchir
01:33:47 autour de la nécessité de préserver la langue.
01:33:49 C'est la mère de toutes les causes parce qu'on ne pense que par, au travers et dans la langue.
01:33:55 Donc en fait, le discours peut s'affranchir de la langue.
01:33:57 Le discours n'est pas complètement conditionné par les formes de la langue.
01:34:01 N'en déplaise d'ailleurs au tenant de l'écriture dite inclusive
01:34:04 qui, eux, considèrent que la langue conditionne parfaitement,
01:34:08 ou en tout cas très majoritairement, les propos qui sont tenus.
01:34:12 Ce n'est pas ce que je dis, simplement la pensée est faite,
01:34:15 est pétrie de langues, est pétrie de langages.
01:34:18 La langue conditionne certaines des représentations.
01:34:20 La langue permet à la culture de se stabiliser et de se transmettre.
01:34:23 Et c'est pour cela qu'elle est particulièrement importante.
01:34:26 Merci beaucoup, Samy Biezoni, essayiste, auteur du livre "Malaise dans la langue française".
01:34:31 Merci d'être venu nous parler ce matin dans La Matinale de cette semaine.
01:34:35 C'est important, semaine de la langue française et de la francophonie.
01:34:39 Merci à vous, bonne journée.
01:34:40 Merci à vous.
01:34:41 7h58, restez bien avec nous.
01:34:53 Dans un instant, on va revenir évidemment sur ce qui s'est passé hier soir à Paris.
01:34:57 Il y a eu de nouvelles violences, il y a eu des incendies de poubelles.
01:35:00 On vous montre les images juste après la météo d'Alexandra Blanc.
01:35:05 La météo avec Pipal and Baby, des crèches où les enfants apprennent en s'amusant.
01:35:10 Des conditions météo qui vont se dégrader sur les régions du Nord
01:35:15 avec l'arrivée d'une nouvelle perturbation.
01:35:17 Perturbation assez active qui donnera localement entre 5 et 10 jours de pluie.
01:35:22 Cet après-midi, sur le sud de la Bretagne, on retrouve également des averses
01:35:25 entre les régions du Nord, le bassin parisien ou encore la Normandie
01:35:28 avec en prime le vent qui soufflera bien fort.
01:35:31 Des rafales de l'ordre de 50 à 70 km/h.
01:35:34 En revanche, plus vous irez vers le sud et vers le sud-est notamment,
01:35:37 plus vous aurez du grand beau temps.
01:35:38 Ciel parfaitement dégagé entre la côte d'Azur et les Alpes.
01:35:42 Un temps un petit peu plus nuageux, vous le voyez, en allant vers le Pays-Basque.
01:35:45 Les températures étaient un petit peu fraîches ce matin en levée du jour
01:35:48 à la faveur d'un ciel dégagé sur le centre.
01:35:51 Et bien là, les températures vont s'envoler cet après-midi.
01:35:53 21 degrés à Lyon, 21 degrés également du côté de Grenoble.
01:35:56 Localement jusqu'à 22 degrés pour nos amis toulousains.
01:35:59 C'est très lourd également en remontant vers la Bourgogne
01:36:01 ou encore du côté de Nancy avec en moyenne entre 17 et 18 degrés.
01:36:06 Nous sommes légèrement au-dessus des normales de saison.
01:36:09 La suite du programme, conditions météo assez maussades également
01:36:12 pour la journée de demain.
01:36:13 Avec l'arrivée d'une nouvelle perturbation,
01:36:15 on aura des vents assez forts sur la pointe de Breton
01:36:17 et retour également de quelques entrées maritimes autour du golfe du Lyon.
01:36:21 Des situations donc assez mitigées pour votre journée de jeudi.
01:36:24 Côté température, ça reste très doux.
01:36:25 16 degrés au nord et en moyenne 19 degrés dans le sud.
01:36:30 C'était La Météo avec Pipal & Baby.
01:36:33 Des crèches où les enfants apprennent en s'amusant.
01:36:36 C News, il est 8h.
01:36:39 Bienvenue à tous.
01:36:40 Vous regardez la matinale de C News.
01:36:42 Merci d'être avec nous à la une ce matin.
01:36:44 Nouvelle soirée de violence cette nuit à Paris.
01:36:46 Ce qui a donné lieu encore à des affrontements
01:36:50 entre manifestants et forces de l'ordre.
01:36:51 On sera en direct avec Mathilde Ibanez
01:36:54 dans le 12e arrondissement de la capitale
01:36:55 pour constater les dégâts.
01:36:56 A tout de suite Mathilde.
01:36:59 11 stations-services réquisitionnées ce matin
01:37:01 dans les bouches du Rhône pour assurer le ravitaillement
01:37:04 des professions prioritaires.
01:37:06 La crise s'intensifie.
01:37:07 Laure Parra sera avec nous en direct pour en parler.
01:37:09 Emmanuel Macron s'exprime aujourd'hui à 13h.
01:37:13 Ce sera à suivre sur C News.
01:37:16 À 13h, Emmanuel Macron qui devrait, comme hier soir,
01:37:19 devant des députés de sa majorité,
01:37:21 faire la différence entre le peuple et la foule
01:37:24 qui elle, n'a pas de légitimité, dit-il.
01:37:27 Florian Tardif avec nous.
01:37:29 Et puis les poubelles qui continuent de s'accumuler
01:37:31 dans les rues de la capitale.
01:37:32 Une situation difficilement supportable
01:37:34 pour les riverains.
01:37:35 Alexis Vallée en direct du 5e arrondissement de Paris.
01:37:38 À tout de suite Alexis.
01:37:39 46 personnes interpellées à Paris cette nuit.
01:37:43 La capitale a vécu une nouvelle soirée de tensions.
01:37:46 Un rassemblement à l'origine organisé légalement
01:37:49 par les syndicats Place de la République
01:37:51 s'est transformé en échauffouré et en affrontement, Chana.
01:37:54 Oui, un véritable face-à-face entre des centaines
01:37:57 d'éléments radicaux et les forces de l'ordre.
01:37:59 Il y a eu des jets de projectiles, des grenades lacrymogènes
01:38:02 et plusieurs incendies.
01:38:03 Le récit de la nuit avec Alexis Vallée.
01:38:05 Des incendies à chaque coin de rue.
01:38:11 Ici, chaque poubelle a été brûlée.
01:38:15 Voici comment ces casseurs s'organisent.
01:38:18 Pendant que les pompiers s'occupent de contenir ces feux,
01:38:25 les forces de l'ordre déblaient le passage.
01:38:31 Les dégâts sont nombreux et les violences urbaines bien visibles.
01:38:38 2h30 de tensions Place de la République,
01:38:41 marquées par des tirs de feu d'artifice côté manifestants.
01:38:45 Les policiers, eux, répliquent avec du gaz lacrymogène.
01:38:51 Au total, plus d'une quarantaine de personnes ont été interpellées.
01:38:58 Mathilde Ibanez, en direct du 12e arrondissement de Paris.
01:39:00 Mathilde, il y a eu des affrontements hier soir.
01:39:02 Vous vous trouvez.
01:39:03 Montrez-nous ce qu'il reste de ces affrontements et de ces incendies.
01:39:07 Eh bien, écoutez, Romain, ce que je peux vous dire,
01:39:11 c'est que les éboueurs viennent tout juste de passer.
01:39:13 Ils ont ramassé les petits tas de poubelles qui étaient encore calcinées.
01:39:18 Les stigmates de ces affrontements hier, par contre,
01:39:21 sont encore visibles.
01:39:22 Par exemple, l'odeur de ces ordures brûlées sont encore présentes.
01:39:26 On peut y voir encore sur la route, même des traces d'incendie.
01:39:29 Un peu plus loin, ce sont des vitrines ou encore des abribus
01:39:32 qui ont été tagués.
01:39:34 Place de la République ou encore sur le parcours de la manifestation,
01:39:37 il ne reste plus vraiment de traces.
01:39:39 Les agents d'entretien sont venus en nettoyer juste ici
01:39:43 tous ces petits tas d'ordures.
01:39:45 Un homme qui habite dans la rue nous a dit que sa situation était désolante,
01:39:48 qu'il ne comprenait pas vraiment toutes ces violences.
01:39:51 Dans cette rue, ce que je peux vous dire, c'est qu'il y avait
01:39:53 plusieurs petits tas de poubelles tout au long de cette rue,
01:39:57 sur plusieurs mètres d'intervalle.
01:39:59 Donc, les pompiers ont été fortement mobilisés hier soir
01:40:02 pour éteindre tous ces incendies.
01:40:03 Et les forces de l'ordre ont même procédé à plusieurs interpellations.
01:40:07 Merci beaucoup, Mathilde, avec Pierre-François Altermat.
01:40:10 Il y a eu des tensions également en région.
01:40:12 On regarde les images.
01:40:14 Au Mans, à Rennes, à Clermont-Ferrand ainsi qu'à Nantes,
01:40:17 il y a eu des affrontements notamment à Rennes
01:40:19 où quatre personnes ont été interpellées.
01:40:20 Voici les images tournées par nos équipes
01:40:26 et également par des internautes et des participants.
01:40:29 Emmanuel Macron va prendre la parole à 13h.
01:40:31 Ce sera à suivre sur CNews, bien sûr.
01:40:33 Hier soir, alors qu'il recevait les députés de la majorité,
01:40:35 le président de la République a fait la différence
01:40:38 entre le peuple et la foule qui, elle, n'a pas de légitimité.
01:40:43 Selon le chef de l'État, l'émeute ne l'emporte pas
01:40:45 sur les représentants du peuple.
01:40:47 Qu'est-ce qu'il va dire à 13h ?
01:40:49 On ne sait pas encore précisément.
01:40:50 Bien sûr, c'est une interview.
01:40:52 Mais ce qu'il a dit hier soir aux députés,
01:40:53 ça donne une indication sur ce qu'il pourrait dire à la mi-journée.
01:40:56 Florian Tardif.
01:40:57 Oui, dans un premier temps, il devrait revenir,
01:41:00 vous l'avez compris, sur ce concept de démocratie face à l'auclocratie,
01:41:04 c'est-à-dire le pouvoir par le peuple pour le peuple
01:41:07 et le pouvoir de la foule qui pourrait, dans un but,
01:41:14 en venir à...
01:41:16 en venir, excusez-moi, j'en perds les mots,
01:41:19 de nouveau, décidément, c'est la semaine,
01:41:21 à opprimer une partie de la population.
01:41:23 Vous comprenez que le président ne souhaite pas céder
01:41:26 à la pression de cette même foule qui sévit
01:41:29 quasiment maintenant, quotidiennement, depuis une semaine,
01:41:32 notamment dans les rues de la capitale.
01:41:34 En revanche, il va prendre en compte, bien évidemment,
01:41:38 la colère d'une partie de la population,
01:41:40 d'une partie des Français, d'une partie du peuple.
01:41:43 Donc, il lui faudra trouver les mots pour y répondre.
01:41:47 Il pourrait ce midi annoncer, notamment,
01:41:49 la tenue prochainement d'une grande conférence
01:41:51 avec les partenaires sociaux,
01:41:53 afin de répondre notamment à l'une des principales préoccupations
01:41:56 des Français, à savoir l'inflation qui vient rogner
01:41:59 chaque jour un peu plus le portefeuille de ces derniers.
01:42:02 Après les retraites, vous l'avez compris, le travail
01:42:04 et notamment la valorisation du travail,
01:42:06 le partage de la valeur pour tenter de répondre
01:42:08 à une partie de la colère des Français.
01:42:10 Florian Tardif, merci Florian.
01:42:12 Onze stations-services des Bouches-du-Rhône
01:42:14 réquisitionnées ce matin pour que les professions prioritaires
01:42:18 puissent faire le plein.
01:42:19 On part tout de suite dans une de ces stations-services
01:42:22 réquisitionnées rejoindre l'Orpara.
01:42:24 L'Or, quelle est la situation ce matin ?
01:42:25 Racontez-nous, images en direct.
01:42:27 Et pour... ça peut évoluer Romain,
01:42:32 depuis 6h ce matin, pour atteindre cette station
01:42:34 réquisitionnée dans le 11e arrondissement de Marseille,
01:42:37 à l'une des trois de la ville, les conducteurs concernés,
01:42:39 vous le voyez en image, doivent faire preuve de patience,
01:42:43 car la file d'attente est très longue.
01:42:45 C'est une situation compliquée dans les Bouches-du-Rhône,
01:42:48 vous le disiez, et pour faire en sorte que tout se passe
01:42:51 correctement, et bien deux équipages de police
01:42:54 sont présents sur les lieux, à la fois pour expliquer
01:42:56 que ceux qui n'ont pas la possibilité d'accéder
01:43:00 à cette station, puisqu'elle n'est consacrée
01:43:02 qu'aux professions prioritaires,
01:43:06 et bien ils sont là pour leur expliquer.
01:43:07 Vous en voyez derrière une séquence à l'image,
01:43:10 et bien les conducteurs doivent faire demi-tour.
01:43:12 Il y a eu quelques échanges houleux,
01:43:14 et puis aussi pour gérer la circulation,
01:43:15 car un long bouchon s'est formé dans le secteur.
01:43:19 Alors je suis allée à la rencontre de ceux qui peuvent accéder
01:43:21 à cette station réquisitionnée.
01:43:22 Je vous propose de les écouter.
01:43:25 Très galère. Merci au gouvernement,
01:43:28 qui continue. Au lieu de faire l'inflation,
01:43:31 il devrait peut-être avoir des priorités sur d'autres choses,
01:43:35 et on n'en serait pas là à l'heure d'aujourd'hui.
01:43:38 Là, ma compagne travaille avec des enfants autistes.
01:43:42 Elle a déjà annulé les deux rendez-vous ce matin
01:43:44 parce qu'on pense qu'on ne va pas y être.
01:43:47 Il n'y a pas le choix. Tout le monde doit travailler,
01:43:49 mais si on a la chance de pouvoir le faire, il faut.
01:43:53 Les réquisitions, ça ne sert à rien.
01:43:55 Il n'y a rien qui avance. De toute façon, c'est le pays,
01:43:57 ça ne va pas du tout.
01:43:59 Oui, on voit là quelque chose,
01:44:01 mais ce n'est pas un pays qui fonctionne en ce moment.
01:44:04 Ce n'est pas un pays qui fonctionne, dit ce monsieur.
01:44:07 Ce qu'il n'a pas raison de dire en ce moment.
01:44:08 En tout cas, oui, quand on voit la file d'attente.
01:44:12 Bon courage à vous tous qui devez faire le plein
01:44:15 aujourd'hui dans les bouches du Rhône.
01:44:17 Autre chose qui m'amène un commentaire,
01:44:20 c'est le fait qu'il y ait besoin de la police
01:44:21 pour gérer la sécurité et faire la circulation
01:44:27 pour éviter que les automobilistes ne se battent.
01:44:30 Parfois, on en a vu.
01:44:31 Et puis, ne resquillent et cherchent à passer
01:44:34 les uns devant les autres.
01:44:36 Voilà comment ça se passe en France.
01:44:37 Allez, les poubelles,
01:44:39 elles s'entassent dans plusieurs villes de France.
01:44:41 Ça risque de ne pas s'arranger, notamment dans la capitale.
01:44:44 La CGT Service public a voté hier la reconduction
01:44:46 de la grève des éboueurs.
01:44:48 Jusqu'à lundi, on rejoint tout de suite Alexis Vallée
01:44:50 dans le 5e arrondissement de Paris.
01:44:52 C'est dans le sud de Paris.
01:44:55 Alexis, est-ce qu'il y a du mieux où vous vous trouvez
01:44:56 ou pas ?
01:44:57 - Écoutez, je vous montre tout simplement
01:45:02 les déchets qui sont derrière moi.
01:45:04 Les déchets continuent de s'entasser.
01:45:06 Les gens ne peuvent même plus marcher sur le trottoir.
01:45:09 Ils ne peuvent plus non plus rouler en vélo
01:45:12 sur les pistes cyclables.
01:45:13 Et je ne vous parle pas non plus de l'odeur.
01:45:16 Un habitant qui habite au-dessus,
01:45:18 à la vue de notre caméra, a ouvert sa fenêtre,
01:45:20 nous a expliqué que la puanteur, il n'en pouvait plus.
01:45:24 Il nous a montré qu'il avait un petit garçon de 3-4 ans.
01:45:27 Il a dit qu'il ne pouvait même plus ouvrir sa fenêtre.
01:45:29 Il a appelé plusieurs fois la mairie de Paris
01:45:31 pour se plaindre.
01:45:32 La mairie n'a pas donné suite.
01:45:34 Des déchets comme ceux-là, il y en a partout dans Paris.
01:45:37 Et selon les derniers chiffres, il y aurait 9 300 tonnes
01:45:41 de déchets en attente de traitement.
01:45:43 - Merci beaucoup Alexis Vallée.
01:45:44 Voilà.
01:45:45 Alors, Anne Hidalgo a annoncé qu'elle avait créé
01:45:48 une cellule de crise.
01:45:49 On verra à quoi ça va servir.
01:45:52 Il est question beaucoup d'inclusion à la mairie de Paris,
01:45:56 de valeur, de solidarité.
01:45:58 En tout cas, nous dit-on, quand on est en chaise roulante,
01:46:00 là, on ne passe pas.
01:46:01 Quand on est avec une poussette, là, on ne passe pas.
01:46:05 Ça peut faire réfléchir certains, les Parisiens,
01:46:07 excédés par l'état de déchets et par la gestion de cette grève.
01:46:12 Il est 8h09.
01:46:13 Restez bien avec nous dans un instant.
01:46:15 Thibaut de Montbrial et l'invité de Laurence Ferrari.
01:46:17 À tout de suite.
01:46:20 Rendez-vous avec Pascal Praud dans l'Heure des pros.
01:46:23 Du lundi au vendredi, de 9h à 10h30.
01:46:25 - Richard, bienvenue à tous et merci d'être avec nous.
01:46:33 Dans un instant, Laurence Ferrari, vous recevez
01:46:34 maître Thibaut de Montbrial, président du cercle de réflexion
01:46:38 sur la sécurité intérieure.
01:46:39 Mais tout d'abord, le point info avec Chana Lusso.
01:46:41 - 11 stations-service des Bouches-du-Rhône réquisitionnées.
01:46:46 Ces réquisitions ont commencé ce matin et dureront jusqu'à vendredi.
01:46:50 Les stations concernées devront assurer exclusivement
01:46:53 l'approvisionnement des véhicules des professions prioritaires.
01:46:56 Au total, 6% des stations-essences françaises
01:46:59 sont actuellement à sec à cause des blocages.
01:47:03 Attention, le trafic sera très perturbé demain
01:47:05 dans les transports en commun.
01:47:06 En Ile-de-France, prévoyez un métro sur trois
01:47:09 sur six lignes du métro parisien.
01:47:11 Un RER A sur deux et un RER B sur trois circuleront en moyenne.
01:47:15 Le trafic sera quasi normal pour les tramways et les bus.
01:47:17 Quant à la SNCF, elle communiquera ses prévisions tout à l'heure à 17h.
01:47:23 Et puis, dernier jour de la visite d'Etat de Xi Jinping à Moscou.
01:47:26 Aujourd'hui, selon le président chinois,
01:47:28 cette visite permet aux relations russo-chinoises
01:47:30 d'entrer dans une nouvelle ère.
01:47:32 Hier, les deux chefs d'Etat ont signé une déclaration
01:47:34 sur l'approfondissement du partenariat stratégique
01:47:37 entre les deux pays.
01:47:38 Vladimir Poutine a également apporté un appui
01:47:40 au plan de paix proposé par la Chine
01:47:42 pour régler le conflit en Ukraine.
01:47:45 Merci Chana.
01:47:48 Laurence Ferrari, vous recevez ce matin
01:47:50 Maître Thibaud de Montbréal,
01:47:51 président du Cercle de réflexion sur la sécurité intérieure.
01:47:54 Bonjour Thibaud de Montbréal,
01:47:55 président du Cercle de réflexion sur la sécurité intérieure.
01:47:58 La réforme des retraites est adoptée,
01:47:59 mais la colère monte dans le pays.
01:48:00 On va revenir évidemment sur ce que l'on voit
01:48:02 depuis cinq jours d'affilée dans les rues,
01:48:04 non seulement de la capitale,
01:48:05 mais d'un certain nombre d'autres villes.
01:48:07 Emmanuel Macron va parler à 13h.
01:48:09 On vivra cette intervention en direct sur CNews.
01:48:12 Hier, il a reçu les députés et les sénateurs.
01:48:14 Visiblement, il est remonté à bloc.
01:48:17 Il estime que les meutes ne l'emportent pas
01:48:19 sur les représentants du peuple, évidemment.
01:48:21 Il a aussi affirmé que la foule n'avait pas de légitimité
01:48:24 face au peuple qui s'exprime à travers les élus.
01:48:27 Il a raison de faire cette comparaison.
01:48:29 Le président Macron paraphrase Fouché,
01:48:32 qui avait dit en son temps qu'il ne fallait pas confondre
01:48:36 le peuple qui était souverain et la foule
01:48:38 qui elle était emportée par ses pulsions,
01:48:40 je paraphrase, et qu'il fallait les traiter différemment.
01:48:43 Toute la difficulté, aujourd'hui,
01:48:46 c'est qu'on est face à le pouvoir,
01:48:48 et face à un mouvement qui est devenu totalement incontrôlable,
01:48:52 et dont les différentes formes d'action
01:48:54 risquent d'avoir pour conséquence, d'une part,
01:48:56 une augmentation considérable des violences,
01:48:58 avec peut-être un jour des agressions physiques
01:49:00 contre les élus.
01:49:02 - Est-ce qu'il y a déjà commencé sur les permanences ?
01:49:04 - Pour l'instant, ça a commencé sur les bâtiments,
01:49:06 sur les permanences, mais pas sur les personnes,
01:49:08 malgré de nombreuses menaces de mort.
01:49:10 Et par ailleurs, un blocage économique
01:49:12 qui risque très vite d'être insupportable au sens premier,
01:49:15 c'est-à-dire que l'économie française
01:49:17 ne va pas pouvoir le supporter.
01:49:18 Si vous le permettez, je voudrais vous donner 4 chiffres,
01:49:20 pour commencer, pour que chacun mesure bien ce dont on parle.
01:49:23 Depuis jeudi, c'est-à-dire depuis l'annonce par Elisabeth Borne
01:49:26 de ce qu'elle allait engager la responsabilité de son gouvernement
01:49:29 sur le texte sur les retraites.
01:49:31 Et dès le jeudi soir, il y a eu un certain nombre
01:49:33 de mouvements spontanés, on va en reparler.
01:49:35 Depuis jeudi, et ces chiffres sont arrêtés hier,
01:49:37 hier, donc mardi,
01:49:39 il y a eu 1200 opérations coup de poing
01:49:42 spontanées, non préparées,
01:49:44 c'est-à-dire non organisées en amont, etc.
01:49:46 1200 en France.
01:49:47 Rien que sur la journée d'hier.
01:49:49 Hier, il y en a eu 326.
01:49:52 Depuis jeudi, il y a eu 94 policiers et gendarmes blessés,
01:49:57 dont certains grièvement.
01:49:59 Et pour ce qui concerne Paris,
01:50:00 sur la journée de lundi, lundi soir,
01:50:03 il y a eu 240 incendies de poubelles.
01:50:05 C'est-à-dire que nous sommes sur un mouvement
01:50:07 qui est parti extrêmement vite.
01:50:09 On peut discuter de savoir s'il était prévisible ou pas.
01:50:12 Mais qui est tout de suite incontrôlable.
01:50:15 Et sur ce mouvement, des violences
01:50:17 qui le soir sont incontrôlables,
01:50:20 vient s'ajouter, en général le matin
01:50:23 et pendant la journée, des actions syndicales,
01:50:25 qui sont des actions coup de poing,
01:50:27 telles que déblocage de sites,
01:50:29 on va sans doute reparler de l'énergie,
01:50:31 mais également des actions de coupure d'électricité.
01:50:34 Alors parfois, sur des permanences électorales,
01:50:37 ce qui est déjà inacceptable démocratiquement,
01:50:40 mais hier, par exemple, dans le tunnel de l'A86,
01:50:42 l'électricité a été coupée à Paris, hier soir.
01:50:44 Donc il y a des opérations qui vont avoir très vite
01:50:47 des effets, je le disais tout à l'heure, insupportables,
01:50:49 et qui mettent en danger la vie de nos concitoyens
01:50:53 et sans doute de nos élus.
01:50:54 Parlons de ces mouvements plus ou moins spontanés
01:50:56 que vous nous décrivez, on parlera de la mobilisation de jeudi
01:50:59 qui va s'annoncer extrêmement importante.
01:51:01 Est-ce qu'ils sont organisés ?
01:51:02 Est-ce qu'il n'y a que des éléments radicaux
01:51:04 dans ces manifestations spontanées
01:51:07 où on brûle les poubelles, on l'a vu encore hier soir à Paris,
01:51:09 avec un certain nombre de personnes interpellées
01:51:12 et de feux dans la rue ?
01:51:13 Est-ce que c'est spontané ou organisé ?
01:51:15 Alors ce qui est organisé, ce sont les opérations
01:51:17 coup de poing syndicales, celles dont je viens de parler,
01:51:19 qui ont lieu en général pendant la journée.
01:51:20 Mais le reste ?
01:51:21 Le reste, je crains, Laurence Ferrari,
01:51:23 que nous assistions à un phénomène
01:51:26 que tous les spécialistes de la sécurité
01:51:29 craignaient depuis un moment,
01:51:31 ce qui était un peu de l'ordre du mythe,
01:51:34 qui était une forme de convergence des luttes
01:51:36 et de mouvements spontanés, hyper violents,
01:51:39 totalement incontrôlables.
01:51:41 Ce qui me frappe beaucoup, c'est quand je parle
01:51:42 avec mes interlocuteurs, notamment
01:51:44 de la préfecture de police à Paris.
01:51:46 Que me disent-ils ?
01:51:47 Ils me disent que depuis jeudi soir,
01:51:48 ils sont face à des groupes qui se regroupent
01:51:52 sur des préavis très courts qui ont été donnés
01:51:54 sur les réseaux sociaux, sur des boucles WhatsApp,
01:51:56 sur des boucles Signal ou Télégram,
01:51:58 très difficiles à surveiller,
01:51:59 et qu'ils sont extrêmement mobiles.
01:52:03 Ce sont des groupes de quelques dizaines de personnes
01:52:05 qui agissent, qui se séparent,
01:52:08 qui se retrouvent un peu plus loin.
01:52:09 Donc on est face à des mouvements
01:52:11 qui, d'eux, sont organisés par ceux qui sont à l'adrente,
01:52:14 mais ils sont très peu nombreux à l'organiser.
01:52:16 Il n'y a pas une grande main qui organise
01:52:18 et qui coordonne tout ça.
01:52:19 Par contre, il y a des incitations
01:52:22 qui sont, à mon avis, d'une très grande gravité,
01:52:25 de la part notamment de la France Insoumise,
01:52:27 avec des discours incendiaires,
01:52:28 sans mauvais jeu de mots, de Jean-Luc Mélenchon,
01:52:31 qui est, au sens propre du mot, à mon sens, irresponsable,
01:52:35 et qui, évidemment, poussent tous ces gens
01:52:38 qui, chacun avec des agendas plus ou moins personnels,
01:52:41 sortent dans la rue et se mettent à casser et à brûler,
01:52:44 pas encore à piller, mais enfin c'est la prochaine étape,
01:52:47 à passer à l'action.
01:52:49 Ce qui frappe dans ces mouvements que l'on décrit,
01:52:52 c'est qu'il y a des jeunes dans la rue.
01:52:54 Les renseignements estiment d'ailleurs que pour la première fois,
01:52:56 c'est la première fois qu'ils l'écrivent dans leur note,
01:52:58 que les jeunes vont entrer dans le jeu.
01:52:59 C'est un des risques.
01:53:01 Vous avez tout à fait raison,
01:53:02 il y a une note de renseignement qui le souligne
01:53:04 et qui met en avant le calendrier,
01:53:06 avec des épreuves anticipées du bac qui viennent de se terminer.
01:53:09 Et comme il y a une grosse agitation de l'extrême gauche
01:53:13 dans les lycées et par ailleurs dans les facs,
01:53:17 il est effectivement craint que, dès aujourd'hui,
01:53:21 les jeunes viennent s'ajouter à ce mouvement
01:53:25 avec l'énergie qu'on leur connaît.
01:53:26 Une question sur le maintien de l'ordre à Paris.
01:53:29 Il y a un certain nombre d'interrogations
01:53:31 qui ont été portées à la connaissance du préfet de police,
01:53:33 Laurent Nouniez.
01:53:34 Elisabeth Borne elle-même a rappelé
01:53:37 que les forces de l'ordre avaient un devoir d'exemplarité.
01:53:39 Est-ce qu'il y a eu des débordements
01:53:41 dans l'action des forces de l'ordre sur le terrain ?
01:53:44 Ce qu'il faut bien comprendre,
01:53:46 c'est que le mode opératoire totalement disruptif,
01:53:51 qui est celui des petites bandes de casseurs
01:53:53 que je décrivais à l'instant,
01:53:55 qui se regroupent, qui se séparent, qui se rejoignent,
01:53:58 qui agissent parfois par quelques dizaines
01:54:00 à plusieurs endroits de la capitale,
01:54:02 rend extrêmement compliqué, d'une part, l'anticipation
01:54:07 et donc la mise en place de dispositifs.
01:54:09 Quand vous avez une manifestation qui est organisée,
01:54:11 qui est annoncée, qui est déposée, etc.,
01:54:13 on sait, on dit voilà, on va aller de Bastille à Nation,
01:54:17 on va mettre en place tel dispositif, etc.
01:54:19 Il y aura un service d'ordre syndical qui va encadrer,
01:54:21 la police autour, etc.
01:54:23 Là, c'est plus du tout ça.
01:54:24 Là, on a affaire à des logiques littéralement,
01:54:26 ça s'appelle comme ça, de chasse.
01:54:28 On va chasser les émeutiers,
01:54:30 donc il faut à la fois leur courir après,
01:54:32 essayer d'éviter qu'ils partent sur le côté,
01:54:35 et si on peut, anticiper là où ils vont aller,
01:54:37 sauf qu'ils ne vont jamais là où on les attend.
01:54:39 Donc, ça implique du mouvement,
01:54:41 et ça implique, et c'est en plus face à des gens
01:54:43 qui sont eux-mêmes d'une très grande violence.
01:54:45 Donc, ça peut générer des erreurs, c'est ce que vous nous dites.
01:54:47 Donc, c'est beaucoup plus compliqué
01:54:49 de rester scrupuleusement dans les règles
01:54:54 du maintien de l'ordre, parce que stricto censu,
01:54:56 en réalité, ce n'est plus exactement du maintien de l'ordre
01:54:59 au sens de la doctrine.
01:55:00 C'est très compliqué.
01:55:01 On a également des policiers et des gendarmes
01:55:02 qui sont déjà très fatigués,
01:55:04 alors que ça ne fait que 5 jours,
01:55:05 et que rien ne permet de penser...
01:55:06 - 5 jours d'affilée.
01:55:07 - 5 jours d'affilée, et que rien ne permet de penser
01:55:09 que l'intensité va diminuer,
01:55:11 et donc, ça rend encore plus compliqué leur tâche.
01:55:14 - Il y a des organisations,
01:55:15 un certain nombre d'organisations,
01:55:16 la Défenseur des droits, qui se dit préoccupée
01:55:18 et inquiète sur les conséquences d'interpellations préventives,
01:55:21 sur les interpellations massives aussi.
01:55:24 En face, le préfet de police Laurent Nognès dit
01:55:26 "il n'y a aucune interpellation injustifiée".
01:55:29 C'est la justice in fine qui décide sur ce type d'interpellation ?
01:55:35 - Les forces de l'ordre sur le terrain agissent
01:55:37 lorsqu'elles constatent une infraction,
01:55:38 et en ce moment, il y en a un nombre tout à fait considérable.
01:55:42 Parfois, les gens n'ont pas conscience
01:55:44 de ce que tel comportement est en réalité
01:55:46 un comportement délicteux, en tout cas le grand public,
01:55:48 ou les gens qui commentent des images partielles
01:55:51 sur les réseaux sociaux.
01:55:52 Ensuite, une fois que les gens sont interpellés
01:55:54 et sont placés en garde à vue,
01:55:55 c'est au parquet de décider jusqu'où il faut aller.
01:55:59 Il ne faut pas être naïf.
01:56:02 Il y a d'une part, sans doute, des interpellations
01:56:05 qui, lorsqu'on a 10 personnes en train de brûler,
01:56:07 on arrête les 10 et puis ensuite il y aura le tri.
01:56:09 Peut-être que sur les 10, les 10 n'étaient pas au sens propre
01:56:12 en train de commettre l'acte technique.
01:56:14 Mais derrière, la justice remet en liberté.
01:56:20 Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas déférés,
01:56:21 c'est-à-dire qu'ils ne sont pas ensuite poursuivis.
01:56:25 Mais pendant ce temps-là, c'est vrai que ça sort des gens
01:56:31 qui sont en train de casser de la rue
01:56:33 et que ça simplifie la tâche de tout le monde.
01:56:36 Donc en réalité, il y a des cris d'orfraie qui sont poussés,
01:56:40 mais c'est une méthode qui, dès lors qu'on n'arrête pas
01:56:43 les gens qui sont en train de fumer de cigarette
01:56:45 et qui regardent ce qui se passe,
01:56:46 ce qui n'est pas le cas,
01:56:48 est aussi une méthode d'apaisement.
01:56:50 Il y a deux enquêtes IGPN en tout cas qui ont été ouvertes.
01:56:52 Oui, oui, et puis c'est sûr.
01:56:53 Deux cas très particuliers, un coup de poing
01:56:55 et un coup de matraque à une jeune femme.
01:56:57 Deux enquêtes sur des centaines d'actes
01:57:01 qui sont commis plusieurs heures par soir en ce moment.
01:57:03 Gérald Darmanin a été hier en visite auprès des policiers blessés à Paris.
01:57:05 94 policiers blessés, il faut le rappeler, vous l'avez dit.
01:57:08 Cocteil molotov jeté contre eux, voiture brûlée.
01:57:11 Il les a appelés à ne pas répondre aux provocations
01:57:13 de ceux qui détestent la police.
01:57:15 Les provocations, elles sont permanentes.
01:57:17 Le ministre de l'Intérieur a raison
01:57:19 et ça souligne ce que je viens de vous dire.
01:57:21 En fait, on dit la même chose, c'est-à-dire que
01:57:23 la tâche des policiers et des gendarmes
01:57:25 est rendue beaucoup plus complexe encore
01:57:27 qu'elle ne l'est d'habitude par le mode opératoire
01:57:29 que je décrivais et également par le fait
01:57:32 qu'on est dans une situation politique.
01:57:34 Là, on passe au niveau du dessus,
01:57:36 qui est une situation incandescente.
01:57:40 Donc, bien sûr, c'est l'intérêt des émeutiers
01:57:45 de provoquer les policiers pour ensuite avoir des images
01:57:48 d'actions policières en retour,
01:57:50 de ne pas montrer le début de la scène et de dire
01:57:52 "Regardez, ce sont des violences", alors qu'en réalité,
01:57:54 ces violences techniques sont légitimes
01:57:56 parce qu'elles ne font que s'adapter à une situation
01:57:58 qui se déroule mais qui n'est pas montrée
01:58:00 par la première partie des images.
01:58:02 C'est assez classique, ce n'est pas nouveau,
01:58:04 mais le cadre tout à fait particulier
01:58:06 dans lequel ces actions s'inscrivent font
01:58:08 que l'avertissement du ministre est tout à fait pertinent.
01:58:10 Jeudi, il y aura une nouvelle grande journée
01:58:12 de mobilisation intersyndicale.
01:58:14 Le ministre de l'Intérieur a annoncé que 12 000 policiers
01:58:16 et gendarmes seraient mobilisés sur l'ensemble du territoire,
01:58:18 5 000 à Paris, avec des notes de la préfecture de police
01:58:22 qui s'attend à 40 000 à 70 000 manifestants dans la capitale
01:58:26 et surtout présence de 400 à 600 gilets jaunes
01:58:28 ainsi que 400 à 600 éléments radicaux.
01:58:30 C'est la première journée de jeudi extrêmement compliquée ?
01:58:33 La journée de jeudi va être la première fois aussi
01:58:36 où les jeunes, sans doute, on en parlait,
01:58:38 vont participer massivement.
01:58:40 Il commence à y avoir des incitations sur les réseaux sociaux
01:58:42 à une partie de la jeunesse délinquante de banlieue,
01:58:45 à venir se joindre.
01:58:47 Il y a toutes sortes d'appels.
01:58:49 En ce moment, si vous voulez, on spécule.
01:58:53 On est face à une situation qu'on ne connaissait pas.
01:58:57 On est quasi insurrectionnel ou pas ?
01:58:59 Non.
01:59:00 Ça peut le devenir.
01:59:01 Le mot est trop fort.
01:59:02 Il faut, vous savez, c'est comme les gens qui disent
01:59:04 "ça y est, c'est la guerre civile".
01:59:05 Il faut avoir le bon baromètre.
01:59:07 Pour l'instant, il y a des violences sur les forces de l'ordre,
01:59:10 il y a des incendies de poubelles,
01:59:12 mais il y a un stade qu'on n'a pas encore franchi.
01:59:15 Il y a un tas de matériel qui n'a pas été utilisé
01:59:18 par les émeutiers, etc.
01:59:20 Donc, espérons qu'il ne le soit pas.
01:59:22 Mais ce qui est très inquiétant, c'est que quand on prend
01:59:24 les chiffres, quand on regarde au niveau national,
01:59:26 on a une tendance qui est une tendance
01:59:28 à la hausse de l'intensité
01:59:30 et à une hausse d'intensité rapide.
01:59:32 C'est ça qu'il faut avoir à l'esprit.
01:59:33 Pour la protection, ne serait-ce que de l'Elysée,
01:59:35 il y a 20 unités de policiers qui sont mobilisés.
01:59:39 20 unités, c'est 60 à 80 hommes.
01:59:41 C'est énorme comme dispositif.
01:59:43 C'est ce qu'on appelle les unités de force mobile,
01:59:45 les UFM, qui sont composées pour moitié,
01:59:47 la moitié sont des policiers, l'autre sont des gendarmes,
01:59:49 les CRS et les gendarmes mobiles.
01:59:51 Pour vous donner une idée, en France, il y en a 135.
01:59:54 Donc, 20 sur 135.
01:59:56 20 juste pour l'Elysée.
01:59:57 Voilà, ce qui est important.
02:00:00 Il y a des grandes inquiétudes concernant la visite du roi
02:00:02 d'Angleterre, Charles III, qui sera dimanche soir en France,
02:00:05 lundi soir reçu pour un dîner d'Etat à Versailles.
02:00:08 Est-ce qu'il y a des risques autour de ce dîner d'Etat ?
02:00:12 Compte tenu de tout ce qu'on se dit depuis tout à l'heure,
02:00:14 je suis obligé de vous dire, objectivement, oui.
02:00:17 Maintenant, je n'ai pas d'élément particulier à ma connaissance
02:00:20 qui puisse me permettre de vous dire qu'il y a tel ou tel projet
02:00:22 identifié par les services de renseignement.
02:00:24 Ça, je ne sais pas.
02:00:25 Mais dans l'esprit dans lequel on est,
02:00:27 ce n'est pas la peine d'être un génie pour imaginer
02:00:30 que tel ou tel des groupuscules dont on parle,
02:00:32 d'extrême gauche ou de gilets jaunes,
02:00:34 saisissent cette occasion formidable,
02:00:36 cette vitrine formidable où il y aura des journalistes
02:00:38 du monde entier pour commettre un coup d'éclat.
02:00:41 C'est vrai que c'est un risque, cela dit,
02:00:43 je ne suis pas le seul à l'avoir identifié.
02:00:45 Un dernier mot des blocages, notamment des dépôts pétroliers,
02:00:48 on l'a évoqué, pénurie d'essence dans le sud,
02:00:50 les forces de l'ordre ont été visées à fausses surmer,
02:00:53 trois CRS ont été blessés, un gravement.
02:00:56 Ça peut aller crescendo.
02:00:58 Mais c'est pour ça que je vous disais tout à l'heure,
02:01:00 pour commencer, qu'il ne faut pas,
02:01:01 on a beaucoup parlé des violences qui ont lieu tous les soirs,
02:01:03 un peu partout en France,
02:01:05 mais on ne peut pas les dissocier des actions syndicales
02:01:08 plus ou moins coordonnées, plus ou moins spontanées,
02:01:11 d'opérations de blocage qui sont aussi des opérations coup de poing.
02:01:14 On pourrait aussi parler des nombreuses tentatives d'incendie
02:01:17 contre les mairies, les préfectures et les sous-préfectures,
02:01:19 dont pour le coup très peu de gens parlent.
02:01:21 Il y a aujourd'hui une situation qui peut amener,
02:01:23 non seulement peut-être à l'émeute,
02:01:25 on vous l'avait dit tout à l'heure, on n'y est pas encore,
02:01:26 et vous avez raison,
02:01:27 mais également à un blocage économique
02:01:30 qui risque très vite d'être, je le disais et je le redis,
02:01:33 insupportable pour l'économie du pays.
02:01:35 C'est l'ensemble de tout ça qui fait qu'à mon sens,
02:01:38 il y a là une problématique qui dépasse très largement
02:01:41 la sécurité et le maintien de l'ordre,
02:01:43 qui est une problématique politique,
02:01:45 et je ne pense pas, compte tenu de l'intensité
02:01:47 de tout ce qui se passe sur tous les fronts,
02:01:49 sécurité physique et économie, que ça va s'arrêter.
02:01:53 Je pense qu'il y a des gens qui avaient une frustration en eux
02:01:55 depuis des années, et que ces frustrations
02:01:58 ne s'exprimaient jamais en même temps,
02:02:00 et là, d'un coup, l'expression est un peu vulgaire,
02:02:03 mais le dentifrice est sorti du tube,
02:02:05 et j'ai beaucoup de mal à imaginer comment il va y retourner.
02:02:07 Est-ce qu'il y a une issue à cette crise,
02:02:09 une façon de faire retomber la tension,
02:02:10 ou vous ne la voyez pas pour l'instant ?
02:02:11 C'est un peu ce que je suis en train de vous dire,
02:02:13 je ne la vois pas, sauf initiative politique,
02:02:15 et intuitivement, les premières déclarations
02:02:18 d'Emmanuel Macron hier,
02:02:19 Ni remaniement, ni dissolution.
02:02:21 Business as usual, je pense que s'il est dans cette logique,
02:02:25 tous les gens qui sont passés à l'action
02:02:27 depuis jeudi dernier vont être dans la leur,
02:02:30 et à un moment, il va y avoir une confrontation des volontiers,
02:02:32 sauf que si la France est paralysée,
02:02:34 et si l'économie française est paralysée,
02:02:36 parce que je pense que c'est en fait in fine,
02:02:38 ce sera le curseur,
02:02:40 à un moment, il y aura des initiatives politiques
02:02:42 qui seront indispensables.
02:02:43 Une dernière question, vous redoutez un drame.
02:02:45 Oui, c'est tout à fait certain,
02:02:47 tout le monde, les gens qui observent ce qui se passe,
02:02:50 craint soit une agression physique d'un élu,
02:02:53 soit la mort d'un manifestant ou d'un policier,
02:02:57 mais ce sont malheureusement,
02:02:59 l'intensité de ce qui est en train de se passer,
02:03:01 la haine, on lit, on voit des effigies pendues,
02:03:04 des portraits brûlés,
02:03:06 des appels au meurtre sur les réseaux sociaux,
02:03:08 la haine en France aujourd'hui
02:03:10 est atteinte à un degré quand même inédit,
02:03:13 et c'est extrêmement préoccupant,
02:03:15 parce que là par contre, si quelqu'un mourait,
02:03:17 le conflit changerait encore de dimension,
02:03:20 ce serait une nouvelle accélération,
02:03:21 mais malheureusement, on est déjà sur une intensité qui augmente.
02:03:24 Merci beaucoup Thibaut de Montbrial d'être venu ce matin
02:03:26 à faire ce constat inquiétant sur CNews.
02:03:29 À vous Romain Nézard pour la suite.
02:03:30 CNews, il est 8h30, merci à vous Laurence Ferrari
02:03:37 et à votre invité Thibaut de Montbrial,
02:03:39 président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure.
02:03:43 L'équipe de la matinale est là,
02:03:45 et on parle de cette sixième nuit consécutive
02:03:48 de violences dans plusieurs villes de France.
02:03:50 C'est des éléments radicaux qui se sont joints
02:03:52 à plusieurs manifestations illégales
02:03:55 dans plusieurs villes de région.
02:03:57 C'est le cas notamment à Rennes, Chana.
02:03:59 Oui, à Rennes, où quatre personnes ont été interpellées.
02:04:01 Vous allez voir les images dans un instant,
02:04:03 mais également au Mans, à Nantes et à Clermont-Ferrand.
02:04:06 Le récit de la nuit avec Alexis Vallée.
02:04:08 La violence n'a pas épargné hier soir la ville de Nantes.
02:04:14 Rien n'a été laissé intact.
02:04:20 Les forces de l'ordre ont également été prises pour cibles.
02:04:24 A Lille, les manifestants ont entonné des chants anti-police
02:04:32 avant d'être dispersés.
02:04:36 Des affrontements, également visibles à Clermont-Ferrand.
02:04:41 Mais le symbole de ces colères reste le feu,
02:04:45 comme ici au Mans,
02:04:47 une sculpture représentant un 49-3 est brûlée.
02:04:50 Au total, plusieurs milliers de personnes
02:04:54 ont manifesté hier dans les grandes villes de France.
02:04:57 Dans la capitale, ce sont 81 personnes
02:05:00 qui ont été interpellées cette nuit.
02:05:02 Un rassemblement organisé par les syndicats
02:05:05 et autorisé à Place de la République,
02:05:07 dans la soirée hier, a dégénéré.
02:05:09 Ensuite, il y a eu des affrontements
02:05:11 entre des centaines d'éléments radicaux.
02:05:13 Et les forces de l'ordre, 81 interpellations,
02:05:16 à Paris, on va peut-être voir les images
02:05:18 de ce qui s'est passé hier soir dans la capitale.
02:05:20 Les voici, on vous les diffuse depuis le début de la matinale.
02:05:23 Laurent Jacobelli est avec nous,
02:05:25 député de la Meuselle, porte-parole du Rassemblement National.
02:05:28 En direct, depuis une voiture,
02:05:31 il y a eu un petit souci de taxi.
02:05:33 Merci beaucoup, Laurent Jacobelli, d'avoir accepté un Skype.
02:05:36 Vous auriez dû être avec nous sur le plateau.
02:05:38 Et puis, bon, voilà, ça arrive, c'est la vie.
02:05:41 Il y a eu un petit souci de taxi.
02:05:43 Merci beaucoup d'accepter d'être en FaceTime, en Skype,
02:05:47 voilà, avec nous dans la matinale.
02:05:49 On va parler évidemment d'Emmanuel Macron à 13h,
02:05:52 dans les JT de TF1 et de France 2 et sur CNews.
02:05:55 Je voulais déjà vous entendre sur ce qui s'est passé hier soir
02:05:59 dans plusieurs villes en région et dans la capitale.
02:06:03 Quel est votre commentaire sur ces incendies de poubelles,
02:06:07 ces affrontements avec les forces de l'ordre ?
02:06:10 [Bruit de poubelle]
02:06:16 Alors, nous avons un petit problème de son, on ne vous entend pas.
02:06:20 Alors, ce n'est pas grave, il n'y a aucun problème qui n'a pas sa solution.
02:06:27 Moi, ce que je propose…
02:06:28 Ah, c'est bon, ça marche, ça y est, on n'avait pas appuyé sur le bon bouton.
02:06:31 C'est bon, on a appuyé sur le bon bouton, on va vous entendre, Laurent Jacobelli.
02:06:35 Donc, votre commentaire sur ce qui s'est passé hier soir.
02:06:38 Écoutez, bonjour.
02:06:39 Écoutez d'abord une condamnation totale de toutes ces violences
02:06:42 parce que dans une démocratie normalement apaisée,
02:06:45 tout cela ne devrait pas avoir lieu.
02:06:47 Mais le président Macron est vraiment le président du chaos.
02:06:49 En n'ayant pas fait le boulot depuis des années sur les Black Blocs,
02:06:52 en les interdisant, en les arrêtant, en les condamnant,
02:06:55 et en même temps en bloquant la démocratie et en passant de force,
02:06:58 eh bien, il crée un cocktail explosif sans aucun jeu de mots.
02:07:01 Et c'est ce que l'on est en train de vivre dans les rues de Paris
02:07:04 et de plusieurs villes en France.
02:07:05 Ce président ne maintient plus rien, il ne tient rien,
02:07:08 il ne tient plus le pays, il ne sait pas où il va.
02:07:10 Et malheureusement, on est dans une France qui bascule dans la violence,
02:07:15 violence parlementaire et violence dans les rues.
02:07:17 Il faut vraiment prendre des solutions et très vite,
02:07:19 soit par référendum, soit par dissolution,
02:07:23 soit par démission du gouvernement sur cette réforme des retraites.
02:07:26 Le président ne peut pas rester inactif.
02:07:28 Je voulais vous entendre également sur les profils de prévenus
02:07:31 qui ont été interpellés suite à des violences dimanches
02:07:36 et qui ont été jugés hier, qui sont passés en comparution immédiate.
02:07:40 Je vais lire leur profil, on a des informations.
02:07:43 Il y a deux hommes et deux femmes.
02:07:45 Margot a 24 ans, elle est passée en comparution immédiate hier.
02:07:51 Margot, 24 ans, diplômée d'un Master 2 de graphisme,
02:07:54 inscrite à Pôle emploi, donc au chômage.
02:07:56 Elle a été relaxée, faute de preuves.
02:07:59 A également été jugée en comparution immédiate.
02:08:03 Clotilde, 24 ans, domicile liée à Marseille, licence en audiovisuel.
02:08:07 Elle a également été relaxée.
02:08:10 À présent, un autre profil.
02:08:13 Ils apparaissent à l'écran.
02:08:15 Martin, 26 ans, agent immobilier à la Défense.
02:08:17 Il a un travail, il vit dans une chambre de bonne appartenant à sa maman, à sa mère.
02:08:22 Il a été condamné à un mois de prison avec sursis.
02:08:26 Un autre profil. Il y a également Benoît.
02:08:29 Il a 35 ans, il est enseignant, il vit en colocation à Pantin.
02:08:36 Il anime une émission sur Radio Fréquences Paris Pluriel,
02:08:39 qui est une radio plutôt à gauche.
02:08:42 Il est accusé d'avoir poussé un policier à moto.
02:08:45 Il est enseignant, ils veulent passer le CAPES.
02:08:47 L'audience a été reportée.
02:08:50 Quel est votre commentaire sur ces profils ?
02:08:53 On a perdu Laurent Jacobelli.
02:08:56 Laurent Jacobelli, quel est votre commentaire sur ces profils ?
02:09:00 Ce sont des profils malheureusement classiques de l'ultra-gauche violente.
02:09:05 Souvent des fils à papa ou des filles à papa, des gens bien formés
02:09:09 ou en cours d'intégration dans le milieu professionnel.
02:09:13 Bref, vous savez, c'est ces bobos qui s'imaginent des vies,
02:09:16 qui croient que la violence est retenue.
02:09:18 Bref, vous savez, c'est ces bobos qui s'imaginent des vies,
02:09:21 qui croient que la violence est romantique
02:09:23 et que le communisme ou l'anarchisme est l'avenir du monde.
02:09:27 Ces gens déconnectés, complètement déconnectés,
02:09:29 n'ont probablement jamais eu un travail difficile.
02:09:32 Ils défendent des gens, en tout cas ils croient le faire,
02:09:34 qu'ils ne connaissent pas.
02:09:36 Le problème, c'est que ces profils-là,
02:09:38 ce sont de futurs députés LFI à l'Assemblée nationale, clairement.
02:09:42 Vous savez, quand on voit des députés criés, menacés,
02:09:47 faire singer des exécutions et des décapitations,
02:09:51 il ne faut pas s'étonner qu'après,
02:09:53 ils donnent le "là" de ce qui se passe dans la rue.
02:09:56 Cette extrême gauche violente doit être combattue,
02:09:59 dans l'hémicycle bien sûr, mais aussi dans la rue.
02:10:02 Il faut maintenant les arrêter, les juger et les condamner.
02:10:05 Ce qui est frappant dans les portraits que vous avez décrits,
02:10:07 c'est que ces gens sont libres aujourd'hui.
02:10:09 Ils ont attaqué des policiers, ceux qui nous défendent,
02:10:12 ceux qui se lèvent le matin pour nous protéger,
02:10:14 et ils sont libres.
02:10:16 C'est un double échec, là aussi, de la politique des gouvernements
02:10:19 qui se sont succédés en matière de maintien de l'ordre
02:10:22 et puis en matière de contrôle de cette extrême gauche violente
02:10:27 qui commence vraiment à pourrir la vie de la nation,
02:10:29 à l'Assemblée et dans les rues.
02:10:31 – Sur ces quatre exemples, il y a effectivement deux relaxés terminés.
02:10:35 Un condamné à de la prison avec du sursis,
02:10:38 donc effectivement libre de ses mouvements,
02:10:40 et un autre dont le procès a été reporté.
02:10:42 Laurent Giacobelli, je voudrais vous entendre également,
02:10:44 bien sûr, sur l'intervention d'Emmanuel Macron à 13h.
02:10:49 Alors, on ne sait pas exactement ce qu'il va dire,
02:10:51 mais il aurait déjà dit à des participants
02:10:54 à une des nombreuses réunions d'hier à l'Élysée
02:10:56 qu'il n'annoncerait ni référendum, ni remaniement, ni dissolution.
02:11:00 Ça déjà, ce que vous réclamez, à savoir le référendum et la dissolution,
02:11:05 il dit n'y est, en tout cas pas pour le moment.
02:11:07 – Non seulement, il n'a rien entendu, il n'a rien compris,
02:11:10 il ne fera rien, mais il y a même pire, je pense, Romain Désarbre.
02:11:13 Il va nous expliquer qu'il a eu raison de A à Z,
02:11:16 que les Français ont tort, c'est la faute à la gauche,
02:11:18 c'est la faute à la droite, c'est la faute au RN,
02:11:21 qu'il a tout bien fait, Madame Borne est formidable,
02:11:23 mais qu'il est tellement intelligent qu'on n'a pas compris ce qu'il voulait faire.
02:11:26 Il va nous expliquer, par cette autosatisfaction qu'on lui connaît,
02:11:30 qu'il est finalement le meilleur de tous les Français,
02:11:33 entouré de 67 millions d'idiots.
02:11:35 C'est comme ça qu'il voit le monde.
02:11:37 Le problème, c'est qu'on a un président enfermé dans sa tour d'ivoire,
02:11:40 un homme qui n'écoute que lui-même, qui ne pense qu'à lui-même,
02:11:44 qui ne croit que lui-même.
02:11:46 Il va falloir probablement, un jour ou l'autre,
02:11:49 qu'il comprenne qu'il est simplement le représentant du peuple,
02:11:52 et qu'en France, c'est le peuple souverain qui dirige,
02:11:54 et ce n'est pas Emmanuel Macron qui impose ses délires,
02:11:58 ses fantasmes, ses visions à l'ensemble du peuple français.
02:12:02 Il ne s'est pas discuté, il ne s'est pas dialogué,
02:12:04 il ne s'est pas entendu.
02:12:05 Bref, il aurait dû, je crois, continuer dans la banque,
02:12:08 où une grande carrière l'attendait, mais il n'était clairement pas dimensionné
02:12:11 pour être président de la République.
02:12:13 Laurent Jacobelli, justement, vous parlez du peuple.
02:12:16 Hier, il a reçu des députés et des sénateurs de la majorité,
02:12:20 de son camp politique.
02:12:22 Il leur a dit, il faut faire la différence entre le peuple et la foule.
02:12:27 Le peuple est souverain, la foule n'a pas de légitimité.
02:12:31 Est-ce que vous êtes d'accord ou pas ?
02:12:33 Je crois que pour Emmanuel Macron, personne n'a de légitimité.
02:12:36 L'Assemblée nationale n'en a pas,
02:12:38 puisque nous n'avons pas eu notre mot à dire sur cette réforme des retraites.
02:12:42 Nous ne l'avons pas voté, ni pour, ni contre.
02:12:45 Et donc, il méprise le Parlement.
02:12:47 Il méprise, du coup, le peuple, comme il méprise la foule.
02:12:50 Et je crois qu'il fait effectivement un amalgame.
02:12:52 Vous savez, pour Emmanuel Macron, il y a lui et les autres.
02:12:55 Les autres sont dans l'erreur, il est dans la vérité.
02:12:58 Et donc, il ne trouvera jamais d'entité à laquelle répondre,
02:13:02 avec laquelle discuter.
02:13:04 Il méprise le peuple.
02:13:05 Le fait qu'hier, il n'ait reçu que des gens de la majorité,
02:13:07 au moment où l'opposition est, on va le dire, majoritaire,
02:13:11 contre la réforme des retraites,
02:13:13 ça montre bien qu'il est dans l'entre-soi, qu'il ne veut pas écouter.
02:13:16 Est-ce que vous croyez que c'est avec M. Édouard Philippe au téléphone,
02:13:19 ou M. Beyrou qu'on changera les choses ?
02:13:20 Non, bien sûr.
02:13:21 Alors, malheureusement, il nourrit une certaine forme de,
02:13:25 comment dirais-je, de rancœur de la part de la population,
02:13:28 qui malheureusement tourne parfois en violence.
02:13:30 Une violence qui, entre nous, doit bien l'arranger,
02:13:32 parce qu'il pourra demain faire l'amalgame
02:13:34 pour ceux qui sont contre la réforme des retraites et des groupes violents.
02:13:37 C'est toujours un peu la même technique qu'il a d'ailleurs testée
02:13:40 pendant les Gilets jaunes.
02:13:41 Vous allez voir qu'il va nous promettre un grand débat.
02:13:43 Vous savez, ces grands débats qui lui permettent
02:13:45 de faire six heures d'antenne en direct,
02:13:47 et qui ne règlent pas les problèmes.
02:13:49 On peut se rappeler à 13h30, si vous voulez, Romain Desarbres,
02:13:52 mais je pense que c'est à peu près ce qui va se passer.
02:13:54 Bon, après l'interview présidentielle.
02:13:57 Bon, une dernière question, Laurent Jacobelli,
02:14:01 sur, vous le citiez à l'instant, Édouard Philippe.
02:14:03 Vous avez certainement lu son interview dans Le Figaro,
02:14:05 en tout cas les gros titres.
02:14:06 Il veut une sorte de gouvernement d'union nationale,
02:14:09 une coalition pour sortir de la crise,
02:14:12 des Républicains jusqu'à la gauche, sans la nupèce.
02:14:16 Donc, des Républicains, comprenez, sans le rassemblement national.
02:14:20 Qu'est-ce que vous dites de cette proposition d'Édouard Philippe ?
02:14:24 L'union nationale entre soi, c'est étonnant,
02:14:29 c'est l'union nationale sans les autres.
02:14:31 C'est une drôle de forme d'union.
02:14:33 En fait, cette union-là, qu'il appelle de ses voeux, elle existe déjà,
02:14:36 parce que l'essentiel des forces du PS sont aujourd'hui autour d'Emmanuel Macron,
02:14:40 dans le groupe Renaissance,
02:14:42 et puis la droite LR, avec M. Sciotti et M. Marlex à l'Assemblée nationale,
02:14:47 ont déjà vendu leur serment.
02:14:49 Donc, c'est déjà ce qu'il est aujourd'hui.
02:14:51 C'est une majorité élargie au LR.
02:14:53 C'est ce qui, malheureusement, nous gouverne aussi mal depuis quelques années.
02:14:56 Bref, une fois encore, Édouard Philippe, c'est le clone d'Emmanuel Macron.
02:15:00 On ne change rien, on continue, on a raison, les autres sont des idiots.
02:15:03 Écoutez, je crois que qui se ressemble s'assemble.
02:15:06 Ils étaient faits pour se rencontrer, Emmanuel Macron et Édouard Philippe.
02:15:09 Laurent Jacobelli, député Rassemblement national de Moselle, porte-parole du RN.
02:15:13 Merci beaucoup, Laurent Jacobelli.
02:15:15 On aurait préféré vous avoir sur le plateau.
02:15:17 Merci d'avoir accepté cette interview depuis cette voiture.
02:15:20 Merci beaucoup. À bientôt.
02:15:22 À bientôt. 9h moins le quart, 8h44, le docteur Brigitte Millot s'installe.
02:15:27 C'est la santé tout de suite. BDM. Bonjour, docteur Millot.
02:15:29 Bonjour, docteur Millot.
02:15:31 Bonjour, docteur Millot avec The Agarmancia Company.
02:15:33 Gestion du poids avec contrôle du glucose.
02:15:35 Premier produit à base d'Agarmancia. Disponible sur Bionutrix.fr.
02:15:39 Docteur Millot avec nous. Bonjour, Brigitte.
02:15:42 4,5 millions de personnes rentrent dans une pharmacie.
02:15:45 Et pour certains, c'est un véritable... Chaque jour.
02:15:48 Chaque jour, chaque jour. 4,5 millions de personnes chaque jour.
02:15:50 C'est important de le préciser.
02:15:52 C'est un véritable parcours du combattant pour certains,
02:15:55 comme pour Maxime, atteint de mucoviscidose, qui témoigne dans Le Parisien ce matin.
02:16:00 Et vous nous parlez, Brigitte, de la pénurie de médicaments.
02:16:03 Oui, on va revenir sur ce témoignage de Maxime, qui est assez fou et fort.
02:16:08 Il a 15 ans, il a une mucoviscidose, il a un problème aussi de retard de croissance.
02:16:13 Et regardez cette phrase quand même.
02:16:15 « Si j'arrête mon traitement, c'est fini. »
02:16:17 C'est-à-dire qu'en fait, il ne peut plus prendre son traitement.
02:16:20 Tout s'arrête. Il a écrit.
02:16:22 C'est sa maman quand même qui fait 50 km pour aller chercher des médicaments,
02:16:25 dont il a besoin tous les jours.
02:16:27 Il prend plusieurs médicaments chaque jour.
02:16:29 Et il n'arrive pas à en trouver. Sa maman est obligée de faire 50 km.
02:16:32 Il a écrit au ministère de la Santé, et le ministère de la Santé lui a gentiment répondu
02:16:36 qu'il lui témoignait toute sa sympathie dans son combat pour sa maladie.
02:16:40 Voilà. Donc pour revenir, pardonnez-moi, mais pour revenir à cette pénurie de médicaments,
02:16:45 effectivement, c'est... C'est tous les médicaments, en fait.
02:16:49 Nous sommes, comme vous le disiez, 4 millions et demi à franchir le pas d'une pharmacie chaque jour.
02:16:53 Eh bien donc, nous sommes tous concernés parce que les médicaments, en fait...
02:16:57 On a beaucoup parlé cet hiver de la moxiciline, du doliprane,
02:17:00 vous vous souvenez notamment dans les formes pédiatriques, de la pénurie.
02:17:03 Mais ce sont tous les médicaments qui sont concernés.
02:17:07 Regardez sur ces images, vous allez voir défiler les mots de rupture de stock,
02:17:12 difficultés d'approvisionnement.
02:17:14 Ça, c'est le site. Évidemment, il ne faut pas lire, peu importe ce qu'il y a écrit.
02:17:18 Regardez juste à gauche. Rupture de stock, rupture de stock, rupture de stock,
02:17:22 difficultés d'approvisionnement. C'est-à-dire que tous les médicaments sont concernés,
02:17:26 que ce soit des anti-infectieux, que ce soit des médicaments du système nerveux,
02:17:30 que ce soit des antidépresseurs, que ce soit des médicaments pour la tension artérielle.
02:17:35 Tous les médicaments sont concernés par cette pénurie, par ces ruptures.
02:17:39 Et donc, il faut absolument... Le site, tout le monde peut y aller.
02:17:42 De toute façon, maintenant, c'est simple.
02:17:44 Avant d'aller dans une pharmacie, il faudra téléphoner pour savoir s'il y en a ou pas.
02:17:47 Parce que voilà, on en est là, quoi. En 2023, on en est là.
02:17:52 Et ce qui est terrible, c'est qu'on nous a laissé entendre que c'était lié au Covid,
02:17:57 qu'après le Covid, il y avait eu ces épidémies de bronchiolite, de grippe, de Covid aussi.
02:18:03 Mais non, ça existe depuis des années. Il y avait 300 références qui manquaient en 2013.
02:18:11 Il y en avait 3000 en 2022. Donc, vous voyez, ça a toujours existé.
02:18:15 Et on laisse faire les choses. Alors là, je vous ai mis les principales raisons de ces pénuries.
02:18:20 Il y en a d'autres, mais les principales raisons, 80 % des principes actifs sont fabriqués en Chine et en Inde.
02:18:27 Voilà. Des choses, on a un petit peu réfléchi.
02:18:33 Ça y est, le paracétamol est revenu sur le territoire français.
02:18:36 On commence un peu à en refabriquer alors qu'il avait disparu du territoire français.
02:18:39 Ça veut dire que depuis 20 ans, on laisse faire nos médicaments en Inde ou en Chine.
02:18:42 20 ans, 30 ans, 40 ans.
02:18:45 Oui, depuis très longtemps. Et là, ça revient un peu. Il ne faut pas que ça revienne qu'un peu.
02:18:52 Il faut que ça revienne complètement. Il y a aussi le monopole de certains laboratoires.
02:18:56 Quand vous avez un seul laboratoire qui produit un seul médicament,
02:19:00 si ce laboratoire a un problème de n'importe quoi, de travaux dans son usine, de n'importe quoi,
02:19:05 eh bien, il n'y en aura pas d'autre. On ne peut pas aller chez un autre pour avoir son médicament.
02:19:10 Après, il y a l'augmentation de la demande. C'est ce qui s'est passé effectivement avec toutes ces épidémies.
02:19:15 Il y a eu une augmentation de la demande, mais il y a aussi des gens qui ont fait des stocks.
02:19:18 Du coup, comme ils voyaient qu'il n'y avait plus de Doliprane, etc.
02:19:21 On a été obligés de limiter à deux boîtes de Doliprane par patient.
02:19:26 Justement parce que sinon, c'est un peu comme avec la moutarde et l'huile et tout le reste.
02:19:30 Donc, il y a aussi un arrêt de la production de médicaments qui ne sont pas assez rentables.
02:19:36 Et effectivement, en France, on a aussi des prix des médicaments les plus bas, parmi les plus bas.
02:19:41 Donc, le fabricant, s'il a à choisir entre vendre en Allemagne à un prix élevé ou vendre en France à un prix très bas,
02:19:48 qu'est-ce qu'il va choisir ?
02:19:50 [Rires]
02:19:52 Vous voyez, les raisons, elles sont multiples, mais il faut absolument qu'on arrive à trouver des solutions.
02:19:59 Ce n'est pas possible. Parce que là, on a parlé de ce jeune homme, de Maxime.
02:20:03 Mais hier, on a parlé des accidents vasculaires cérébraux.
02:20:06 Un médicament pour traiter l'accident vasculaire cérébral, l'actylis, est aussi en manque.
02:20:12 Ce ne sont pas que des petits médicaments comme ça, mais des médicaments d'intérêt majeur qui sont en manque.
02:20:18 Par exemple, les grèves de rein. Il y a un médicament anti-rejet des grèves de rein qu'on ne peut plus avoir.
02:20:22 Ça veut dire quoi ? On ne va plus vous greffer alors que c'est une urgence vitale ?
02:20:25 Ce n'est pas possible en 2023 d'en être encore là. Il est réellement urgent d'agir.
02:20:31 Avec Diakarmancia Compagnie. Gestion du poids avec contrôle du glucose.
02:20:36 Premier produit à base d'Akkarmancia. Disponible sur Bionutrix.fr.
02:20:40 8h49. C'est important ce dont vous nous avez parlé ce matin.
02:20:46 On va continuer à en parler d'ailleurs. On va le suivre, cette pénurie de médicaments.
02:20:52 9h moins 10. Merci d'avoir choisi CNews pour démarrer cette journée.
02:20:55 Grosse journée politique, évidemment. Le président de la République parle à 13h.
02:20:58 Vous suivrez cette intervention présidentielle, cette interview présidentielle sur CNews.
02:21:05 Nous on se retrouve demain matin dès 5h55 avec Chana Houst, avec le Dr Millieu, avec Florian Tardif.
02:21:09 On va parler de ce qui a été dit. Qu'est-ce qu'il va annoncer ?
02:21:13 On en parle avant, on en parle pendant, on en parle après.
02:21:16 On sait déjà ce qu'il ne va pas annoncer. A priori, pas de dissolution, pas de remaniement, pas de référendum.
02:21:21 On sait déjà ce qu'il ne va pas annoncer. On verra ce qu'il va annoncer.
02:21:23 On se retrouve avec Alexandra Blanc, bien sûr, aussi, et avec Lomic Guillot.
02:21:28 CNews.fr pour les replays. Dans un instant, c'est l'heure des pros avec Pascal Praud et tous ses invités, bien sûr.
02:21:33 Belle journée à vous sur CNews.
02:21:36 Tout de suite, Pascal Praud, dans l'heure des pros.
02:21:40 [Musique]
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