00:00 Parce que les jeunes voient bien qu'on n'en peut plus,
00:02 on en a marre de ce pouvoir qui ne nous écoute pas,
00:04 de ce pouvoir qui passe en force sur l'Assemblée,
00:06 mais qui passe en force aussi sur les gens.
00:09 Le message il est très clair, c'est vous,
00:11 c'est vous qui organisez le chaos aujourd'hui,
00:13 parce qu'on voit bien que les Gilets jaunes ont obtenu gain de cause,
00:16 et là nous qui sommes en train de faire des manifestations pacifiques depuis deux mois,
00:19 qui sommes en train de nous mobiliser très très fortement,
00:22 on n'est pas entendus.
00:23 Donc si le gouvernement souhaite qu'il reste quand même un petit peu de démocratie
00:27 et un petit peu de paix civile dans le pays,
00:29 il faudrait qu'ils se remettent en question
00:31 et qu'ils se rendent compte que là, la situation n'est plus tenable.
00:33 Il faut retirer cette réforme,
00:35 donc si la motion de censure est votée, tant mieux,
00:37 la loi ne passera pas.
00:38 Mais nous de toute façon, on se mobilisera jusqu'au retrait.
00:41 Et en tant que lycéens, on se mobilisera
00:42 tant que ce sera un algorithme pour choisir notre avenir,
00:45 ou alors un stress pas possible qui est fait pendant toute l'année.
00:49 On n'appelle pas à ne pas bloquer pendant les épreuves du bac,
00:51 mais on n'appelle pas à bloquer.
00:53 Dans les fédérations où on est,
00:54 ce qui compte à peu près plus de 40 fédérations de la voie lycéenne,
00:57 dans 40 départements,
00:58 en fait, il y a des assemblées générales.
01:00 Quand il y a un blocus,
01:01 il est voté démocratiquement en assemblée générale.
01:04 Et donc les lycéens, ils vont se réunir,
01:06 parce qu'il y a une colère,
01:07 donc ils vont se réunir en assemblée générale
01:09 dans les jours qui viennent
01:11 pour savoir justement s'ils veulent bloquer ou pas leurs établissements.
01:13 Donc si les élèves décident de bloquer les établissements,
01:17 la voie lycéenne soutiendra ses actions.
01:19 Mais on sait qu'il y a des endroits
01:20 où ça peut être des situations différentes,
01:21 donc on n'appelle pas à bloquer nationalement
01:24 partout les épreuves du bac.
01:25 Mais là où c'est décidé démocratiquement en assemblée générale,
01:28 ça bloquera et ça bloquera avec la voie lycéenne.
01:31 S'ils décident de bloquer un endroit,
01:32 maintenant, oui, effectivement, c'est une difficulté,
01:34 parce que je rappelle quand même que ces épreuves du bac,
01:36 elles ont été quand même avancées de trois mois.
01:40 Enfin, c'est quand même...
01:42 Ce n'est pas nous qui faisons le plus mal aux élèves, je pense.
01:44 Donc effectivement, oui, il y a une difficulté sur le bac
01:46 et les élèves sont très stressés par le bac et par Parcoursup,
01:50 mais ça, ce n'est pas notre responsabilité.
01:51 Et oui, il y a une casse,
01:54 quand on fait un blocus sur ce point de vue-là,
01:56 mais en même temps, entre ça et une réforme
01:59 qui va mettre en tension le marché du travail pour les jeunes
02:01 et faire que nos proches vont trimmer deux ans de plus,
02:04 je préfère que le bac soit un petit peu...
02:06 Qu'il y ait quelques problèmes là-dessus.
02:07 Et surtout, dans tous les mouvements historiquement
02:10 où il y a eu des perturbations du bac,
02:11 mai 68, 1995 ou quoi,
02:14 il s'est avéré qu'en fait, cette génération-là
02:16 n'a pas eu spécifiquement de problèmes.
02:17 Donc les lycéens, il ne faut pas s'inquiéter.
02:19 Ce n'est pas grave si votre épreuve de bac est reportée.
02:22 Ce qui compte, c'est la mobilisation
02:24 contre la réforme des retraites.
02:25 Ce 49.3, ce passage en force du gouvernement,
02:30 c'est en train de remotiver tout le mouvement social
02:32 et en particulier les jeunes.
02:33 Parce que les jeunes voient bien qu'on n'en peut plus,
02:36 on en a marre de ce pouvoir qui ne nous écoute pas,
02:38 de ce pouvoir qui passe en force sur l'Assemblée,
02:40 mais qui passe en force aussi sur les gens.
02:43 Les lycéens ont été, lorsqu'ils ont participé aux manifestations
02:46 à la place de la Concorde,
02:47 victimes d'une répression insupportable.
02:49 Là, on parle beaucoup effectivement de quelques tables
02:52 ou de quelques emails envoyés à des députés,
02:54 mais quand on fait s'asseoir des jeunes par terre,
02:57 qu'on leur demande de baisser la tête face à la police
02:59 juste parce qu'ils ont voulu manifester pacifiquement,
03:01 ça les énerve encore plus.
03:03 Donc ce 49.3, c'est la preuve que ce gouvernement
03:06 veut passer en force.
03:07 C'est une preuve supplémentaire.
03:09 On a d'autres preuves qui nous montrent que
03:10 ce gouvernement ne comprend que la force.
03:12 Le SNU qui veut nous militariser très jeunes, etc.
03:17 Il y a un problème très clair avec la répression policière
03:20 et on voit bien que le gouvernement, plutôt que d'écouter,
03:22 M. Papendiaï, plutôt que d'écouter ce que disent
03:25 les syndicats de professeurs, les syndicats lycéens,
03:27 qui représentent en fait la réalité de ce qui se passe
03:29 dans la vie des gens et dans les établissements,
03:31 il préfère envoyer la police et mettre des mesures supplémentaires
03:34 pour que ce qui est décidé tout seul se passe le mieux possible.
03:38 [Musique]
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