00:00 Je vous donne une toute petite anecdote,
00:01 mais parce qu'elle est symptomatique.
00:03 Moi, un jour, j'ai demandé
00:05 qu'est-ce qu'un ministre peut décider tout seul.
00:07 Non, mais c'est important,
00:10 parce que vous arrivez avec une vision,
00:12 vous arrivez avec une méthode,
00:13 mais chaque décision, elle est suspendue, c'est normal.
00:17 A Matignon et à Bercy.
00:18 Moi, je lance un plan hydrogène,
00:20 j'annonce un budget qui est sur mon propre budget,
00:23 il a été démenti par une dépêche
00:25 alors qu'il était sur mon budget dans la foulée.
00:28 Donc oui, cette organisation, cette planification,
00:31 puisque c'est un mot qui est revenu à la mode,
00:33 il faut la mettre en oeuvre, bien entendu.
00:35 Et pour planifier, il faut anticiper,
00:37 mais il faut coordonner.
00:39 Et il faut coordonner à tous les niveaux du gouvernement,
00:43 parce qu'en réalité, la transition écologique
00:46 au sens large du terme, elle concerne tous les secteurs.
00:50 Et donc, le cas d'École, effectivement,
00:52 on a toujours eu cette confrontation
00:54 entre le ministre de l'Écologie et le ministre de l'Agriculture,
00:56 on était caricaturale.
00:58 Tellement c'était... Voilà.
01:01 Et sur le long terme, je pense qu'on aurait pu trouver
01:04 des points de concordance, absolument,
01:06 et des points d'intérêt communs pour les agriculteurs
01:08 et pour la transition écologique.
01:10 Donc dans le dispositif actuel,
01:12 tant que le ministre de l'Écologie
01:14 sera comme ça en confrontation
01:17 ou pas en coordination avec ses collègues,
01:20 alors quelle forme il faut lui donner,
01:22 je ne vais pas la suggérer ici.
01:24 Moi, j'avais plaidé pour un vice-premier ministre,
01:26 mais c'était pas le titre.
01:28 J'étais ministre d'État, ça ne m'a, pardon,
01:30 rien apporté en termes de coordination.
01:33 C'était symbolique pour la cause et pour l'objectif.
01:38 (Générique)
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