00:00 [Générique]
00:03 Et c'est la mi-temps de la réforme des retraites ici à l'Assemblée Nationale.
00:06 Bienvenue sur le HuffPost.
00:08 On se retrouve à l'issue d'une première période qui aura vu s'affronter
00:11 deux blocs bien organisés, le gouvernement et l'opposition.
00:15 Oui, Anthony, effectivement, mais des échanges très tendus,
00:18 des coups bas, des discussions hachées.
00:20 Et même dans le camp présidentiel.
00:22 Absolument. Du côté de la majorité, les choses ont bien mal commencé.
00:26 Plusieurs députés ont même fait part de leurs doutes sur la stratégie de l'entraîneur
00:29 avant même de rentrer sur le terrain.
00:31 Si ça n'évolue pas, je ne voterai pas cette loi.
00:34 C'est ça, et puis il faut dire que les députés n'ont pas du tout été aidés par leur gouvernement.
00:38 Les ministres se sont montés en grande difficulté pour défendre sur certaines incursions adverses.
00:43 On pense notamment à la retraite des femmes, on pense également à 1 200 euros.
00:46 Oui, alors sur les 1 200 euros, justement, on va revoir l'action tout de suite.
00:49 Le justice, d'avoir une pension minimale garantie à 1 200 euros.
00:55 On n'a jamais dit que nous allions donner 1 200 euros à tout le monde.
01:00 Ah là là, Anthony, regardez-moi ça, c'est vraiment à montrer dans les écoles.
01:04 Ah oui, il est bien enrougeur, on peut le voir clairement.
01:06 Alors à gauche, on s'est engagé dans le combat à corps perdu,
01:09 mais avec quelques malheureux excès, Anthony.
01:11 Exactement. Les troupes insoumises ont reçu deux cartons très rapidement.
01:15 Carton rouge pour Thomas Porte, qui a posé le pied sur un ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt.
01:19 Et carton jaune pour Aurélien Saint-Aul, qui a qualifié ce même ministre d'assassin à la tribune.
01:24 Vous êtes un imposteur et un assassin.
01:29 Ça, on ne veut vraiment pas voir sur les terrains, Anthony.
01:33 Non, clairement, on ne veut pas le voir.
01:34 D'autant que la stratégie très offensive des insoumis n'était pas partagée par tous dans la même équipe.
01:39 Non, non, non. En fait, pour résumer, toute la gauche a voulu se dépêcher pour aller le plus vite possible au vote,
01:44 alors qu'à l'inverse, les insoumis voulaient ralentir au maximum.
01:48 Exactement, et ce, quitte à affaiblir un peu la cohésion de groupe.
01:51 Et à droite, on peut dire que le groupe ne vit pas très bien.
01:54 Non, effectivement, les Républicains ont eu toutes les peines du monde à afficher un front uni.
01:58 Oui, le meneur Aurélien Pradié a été exclu par le capitaine Éric Ciotti
02:02 pour avoir persisté dans ce qu'il a appelé une aventure personnelle.
02:05 En gros, un but contre son camp.
02:07 Donc, une décision d'une grande violence au final, Anthony.
02:09 Mais c'est vrai qu'eux ont existé sur le terrain, à la différence de leurs collègues de l'extrême droite.
02:13 Oui, exactement. Les députés de Marine Le Pen, pour l'instant, passent à côté de leur match.
02:17 Alors, ils ont bien tenté quelques coups, comme le dépôt d'une motion de censure,
02:20 en toute fin de période, mais ça n'a pas réellement marché.
02:23 Globalement, on peut dire qu'ils sont très, très discrets sur le terrain.
02:26 Ça fait une semaine que dure cette escalade verbale,
02:30 qui, je crois, a atteint peut-être aujourd'hui son apogée.
02:35 Oui, c'est ça. Pour l'instant, leurs rares interventions se sont bornées à taquer l'adversaire
02:39 ou à demander à l'arbitre de leur distribuer des cartons.
02:42 Voilà. Pour autant, rien n'est joué, Anthony.
02:44 Oui, bien sûr. Rendez-vous pour la deuxième période en mars prochain.
02:48 [Musique]
02:52 [Silence]
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