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  • il y a 4 ans
Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo

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00:00 Bonsoir, bonsoir à tous, merci d'être avec nous, c'est le début du Meilleur de l'Info.
00:05 Dans un instant évidemment on va revivre les moments forts de l'antenne de CNews toute cette journée.
00:10 Et d'abord les suites de l'affaire Palmade, les réactions terribles sur notre antenne après de nouvelles révélations de pédophilie.
00:16 On est dans le glauquissime quand on dit qu'il y aurait des enfants à sa disposition.
00:21 Et ce sont les cercles de l'enfer qui sont petit à petit franchis.
00:26 Test de détection de cocaïne ou cannabis sur la route, comment ça marche ? Est-ce que cela sert ?
00:34 Le test salivaire détecte toutes les drogues, cocaïne, cannabis et produits de synthèse.
00:38 Ce que change à faire Palmade c'est qu'on prend maintenant ça au sérieux.
00:42 Et puis le gros clash du Meilleur de l'Info ce sera ce soir à propos du tweet de Maître Jakubowicz
00:47 qui a moqué la tenue d'une députée de la France Insoumise.
00:50 Je suis choqué par la tenue de cette femme et l'absence de tenue dans ce haut lieu.
00:55 N'opposez pas une discrimination à une autre, ce terrain-là est dangereux.
01:01 Voilà, restez avec nous ce soir.
01:02 Le Meilleur de l'Info c'est avec Yohann Usaï du service politique de CNews.
01:06 On se retrouve dans un instant juste après le rappel des titres de Mathieu Nevez.
01:10 Kiev espère une visite d'Emmanuel Macron en mars, c'est ce qu'a indiqué l'ambassadeur d'Ukraine en France.
01:17 Selon des sources diplomatiques, Emmanuel Macron qui s'était rendu à Kiev en juin pour la première fois
01:22 depuis le début du conflit, souhaite y retourner avec des annonces concrètes.
01:27 Vladimir Poutine suspend un traité sur le désarmement nucléaire.
01:31 Le chef du Kremlin l'a annoncé à Moscou lors d'un discours à la Nation
01:34 dans lequel il n'a pas caché sa haine de l'Occident.
01:37 Le traité en question, New Start, a été signé en 2010.
01:40 C'est un accord bilatéral entre Russes et Américains visant à limiter leurs munitions nucléaires.
01:46 Enfin, Airbus va embaucher 3500 personnes en France.
01:48 Sur ce total, 2300 embauches concerneront les avions commerciaux.
01:52 500 la défense et le spatial et 700 les hélicoptères.
01:56 L'avionneur européen a également signé un accord avec les organisations syndicales.
02:00 Les mêmes règles s'appliqueront désormais aux 48 000 salariés du groupe en France.
02:05 On va commencer avec les suites de l'affaire Pierre Palmade,
02:11 avec surtout cette enquête pour détention d'images pédopornographiques qui se poursuit.
02:16 Et aujourd'hui, c'est un deuxième témoin qui a été auditionné
02:18 selon les informations du service de justice de CNews.
02:22 Nouveau rebondissement dans l'affaire Pierre Palmade.
02:27 Un homme assure détenir une vidéo attestant du visionnage d'images pédopornographiques
02:31 par le comédien.
02:32 Depuis ce matin, l'individu est entendu par les policiers à Bordeaux.
02:36 Ce sont les enquêteurs de la brigade de protection des mineurs
02:38 qui sont descendus à Bordeaux pour mener cette audition.
02:41 Cet homme s'est signalé à la police.
02:44 Il affirme avoir une vidéo qui attesterait du visionnage d'images pédopornographiques
02:50 par Pierre Palmade.
02:51 On est face à une accumulation, François Pupomigny, de révélations.
02:56 C'est typique dans ce type d'affaires ultra médiatisées.
02:59 Oui, là ça s'accumule parce qu'on sent que certains ont envie de parler.
03:04 Peut-être qu'ils ont des problèmes à régler avec Pierre Palmade,
03:06 peut-être qu'ils savent des choses tout simplement et qu'ils veulent le dire.
03:08 C'est quand même la deuxième personne qui parle.
03:11 Vendredi soir, déjà un autre homme affirmé aux urgences de police secours
03:14 avoir passé plusieurs soirées à caractère sexuel en présence du comédien.
03:18 Lors de sa dernière soirée ensemble, datant de mi-janvier,
03:20 l'humoriste se serait vanté de disposer de deux enfants de 7 et 9 ans
03:24 pour de possibles relations sexuelles.
03:26 Là où on est dans le glauquissime, c'est quand on dit,
03:30 premier témoignage, qu'il aurait des enfants à sa disposition.
03:33 Ce sont les cercles de l'enfer qui sont petit à petit franchis et dont on découvre.
03:40 Et puis on va découvrir aussi ceux qui étaient au courant, ceux qui n'étaient pas au courant.
03:44 On sait toujours dans les affaires où une célébrité,
03:47 mais c'est vrai aussi pour d'autres personnes, une célébrité est en cause,
03:50 qui savait, qui ne savait pas, qui protégeait, qui ne protégeait pas,
03:54 qui l'a dit, qui ne l'a pas dit, qui s'est eu.
03:58 Tout le monde sait ça.
03:59 On l'a dans les affaires de harcèlement sexuel, des personnalités.
04:04 On va l'avoir puissance 10.
04:06 En tous les cas, ce qui est certain, c'est que la dérive de cet homme
04:11 soumis au stupéfiant avec tout ce que ça peut vouloir dire
04:14 n'était pas quelque chose qui était inconnu.
04:17 Glauque, c'est terrible, c'est abominable.
04:19 Mais attention, ce sont uniquement des soupçons.
04:22 Il y a une enquête qui démarre.
04:24 On va s'intéresser d'ailleurs à la manière dont la justice et la police
04:28 procèdent en pareil cas avec les témoignages des invités de Laurence Ferrari.
04:31 Il y a une brigade qui s'appelle la brigade de protection des mineurs,
04:38 dont le travail est justement de débusquer ces images,
04:41 de remonter les filières et de démanteler ces réseaux.
04:45 Entre autres, il s'arrive un petit peu après,
04:46 il y a d'autres unités qui travaillent sur le dark web.
04:49 Il y a des offices centraux de cybercriminalité qui sementent
04:52 cette recherche de filières d'images à caractère pédopornographique.
04:59 Beaucoup d'unités travaillent dessus.
05:00 Là, la brigade de protection des mineurs du 36 qui travaille sur ce dossier
05:04 arrive à postérioriser sur une dénonciation.
05:07 Une double dénonciation.
05:08 Double dénonciation. Un deuxième individu vient de se désigner.
05:12 Et un témoin, un auteur, on ne sait pas trop.
05:15 Il va falloir l'entendre.
05:16 Ce qui est en cours à la centrale de Bordeaux.
05:19 Donc voilà, la brigade de protection des mineurs vient à postérioriser.
05:24 Maître Dylan Slava, c'est un autre volet dans l'affaire Pierre Palmade
05:27 qui comporte l'homicide involontaire, blessure de l'accident routier,
05:32 le trafic de stupéfiants, en tout cas la consommation de stupéfiants
05:34 et maintenant la pédopornographie.
05:36 Oui, alors le seul dénominateur commun de ces trois volets,
05:39 de ces trois enquêtes, c'est Pierre Palmade.
05:40 Mais sinon, il n'y a pas de lien entre ces enquêtes.
05:43 Et d'ailleurs, s'agissant de cette troisième enquête,
05:45 je pense qu'à ce stade, quand même, il faut prendre des precautions.
05:47 On n'est que sur du déclaratif apparemment pour l'instant.
05:50 J'ajouterais même que le tempo de ces, je mets des guillemets,
05:54 dénonciations, en tout cas de ces signalements, peut interroger
05:56 parce que c'est des individus qui apparemment
05:58 savaient ces choses-là depuis longtemps,
05:59 mais décident de prévenir les autorités seulement
06:03 alors qu'il y a cette autre affaire médiatique.
06:04 Et d'ailleurs, je dis prévenir les autorités, mais si j'ai bien compris,
06:06 ils ont aussi prévenu les médias, ce qui peut interroger d'ailleurs
06:09 sur le caractère.
06:11 Certains ont essayé de vendre des images.
06:12 Exactement. Donc ça interroge aussi sur la fiabilité de ces déclarations.
06:16 Et j'ajouterais enfin que Pierre Palmade, ces dernières semaines,
06:18 ces derniers mois, avait fait l'objet de fausses accusations,
06:22 ce qui avait été établi.
06:23 Donc, je pense qu'au stade où on en est, il faut prendre des précautions.
06:25 Et j'ajouterais enfin que Pierre Palmade,
06:27 puisqu'on est dans une enquête préliminaire,
06:29 ni lui ni ses avocats n'ont accès au dossier.
06:31 Donc, il ne peut pas vraiment se défendre.
06:32 Tout ce qu'il apprend, il apprend par voie médiatique.
06:34 En revanche, ce que l'on sait, c'est que dans le centre d'addictologie
06:36 où il se trouve, il n'a pas accès aux médias.
06:39 Non, tout à fait. Il est complètement coupé.
06:41 Il y a une interdiction totale de téléphone.
06:43 Il y a une interdiction, peut-être même de la télé, peut-être radio.
06:46 Je ne sais pas du tout comment ça se passe dans cet hôpital spécifique.
06:49 Mais il est coupé complètement des médias.
06:51 Il est coupé complètement.
06:52 Peut-être qu'à travers son avocat, il est informé de ce qui se dit.
06:54 Bon, vous savez également qu'il y a le débat sur le placement en hôpital
06:59 avec bracelet électronique de Pierre Palmade.
07:01 Le parquet de Melun a fait appel de ce qui est qualifié d'assignation à résidence
07:04 à l'hôpital Paul-Bruce.
07:06 La décision sera réexaminée le 24 février, c'est-à-dire vendredi.
07:09 Le parquet de Melun n'a pas dit son dernier mot.
07:16 Il réclame la détention provisoire de Pierre Palmade.
07:19 À 9h, vendredi, la Chambre d'instruction de Paris examinera cette demande.
07:23 Vendredi, c'est dans trois jours.
07:25 D'ici là, à mon avis, il y aura sans doute une orientation d'enquête préliminaire.
07:31 C'est actuellement en cours au parquet de Paris.
07:33 Ça peut aller aussi vite que ça.
07:34 Il peut y avoir une mise en garde à vue.
07:36 Il peut y avoir une mise en garde à vue, c'est-à-dire qu'ils vont le chercher à l'hôpital
07:39 avec l'autorisation du juge qui l'a signé à résidence,
07:42 si le juge l'autorise, pour le placer dans un local de garde à vue,
07:46 l'auditionner sur cette autre affaire.
07:47 Ils ne peuvent pas l'auditionner à l'hôpital ?
07:49 Ils pourraient, mais je pense, dans un cas comme celui-ci,
07:52 qu'ils préféreront le mettre à leur disposition dans leur service, à mon avis.
07:57 Il peut être présent et dans une certaine mesure, il le doit,
08:00 puisque ça montrera à la cour que Pierre Palmad répondra à toutes les convocations
08:05 qui lui seront faites par la justice.
08:07 Il faudrait que le médecin qui le traite donne son accord ?
08:11 Pour la psychiatrie, effectivement, parfois ça arrive qu'il y ait cette intrication médico-légale.
08:15 Et là, pour le coup, il faut que le médecin donne son accord.
08:17 En addictologie, non, il n'y a pas besoin que le médecin donne son accord,
08:21 sauf s'il y a un problème médical actuellement, je ne sais pas,
08:24 chez M. Palmad, qui empêche effectivement l'incarcération.
08:28 M. Sama ?
08:29 En fait, il y a les deux. Le médecin doit décider si l'état de santé est compatible
08:34 avec la détention provisoire et il y a effectivement, vous avez raison de le rappeler,
08:37 éventuellement, est-ce que c'est compatible avec la garde à vue.
08:39 C'est deux choses distinctes.
08:41 Les coercitions de la garde à vue ne sont pas celles de la détention provisoire.
08:44 Et rappelons-nous qu'au tout début, la garde à vue n'avait pas commencé immédiatement
08:47 après l'accident parce qu'effectivement, les médecins avaient dit, à ce stade,
08:50 c'est incompatible. Oui, bien sûr.
08:51 Alors maintenant, ça a été déclaré compatible avec la garde à vue,
08:54 mais la détention, c'est autre chose. C'est bien plus compliqué avec la garde à vue.
08:57 Pardon de le dire, je sais que je ne ferais pas que des amis,
08:59 mais le juge des libertés de la détention a eu une décision très intelligente
09:02 parce qu'il le met en bracelet électronique dans un service d'addictologie,
09:09 c'est-à-dire pour une période de six mois.
09:11 Ça veut dire qu'il le coince en quelque sorte pendant six mois dans une cure.
09:16 Or, on sait que l'adhésion est toujours très difficile.
09:20 Là, il a garde au choix parce que s'il s'échauffe...
09:23 Sauf s'il est placé en détention.
09:25 Le problème, si il est placé en détention, c'est que l'hôpital de Fresne
09:28 vers lequel il sera vraisemblablement dirigé
09:31 n'a pas la compétence qu'a l'hôpital où il se trouve aujourd'hui.
09:36 Johan, ça y est. Pour l'instant, évidemment, il n'y a pas de réaction politique.
09:41 Peut-être à part une, mais ça concerne la drogue au volant.
09:46 Gérald Darmanin, Olivier Véran aussi a réagi.
09:48 C'est le seul commentaire possible, le seul commentaire politique possible à cette heure,
09:53 évidemment, mais c'est un commentaire qui est intéressant parce que la lutte
09:56 contre l'insécurité routière est un peu au point mort depuis quelques années.
10:00 En réalité, elle a connu un tournant en 2002, deuxième quinquennat,
10:03 premier quinquennat de Jacques Chirac après sa réélection.
10:07 Effectivement, il décide de faire de la lutte contre l'insécurité routière
10:11 une de ses priorités.
10:13 Donc, il va mettre un accent sur la vitesse avec beaucoup de radars
10:16 et l'alcool au volant.
10:18 Mais effectivement, on a oublié la drogue.
10:20 En réalité, depuis 20 ans, il n'y a pas beaucoup d'actions publiques
10:23 qui soient menées contre la drogue au volant.
10:25 C'est quelque chose qu'on a oublié.
10:26 Mais la drogue n'existe pas puisqu'elle est interdite.
10:28 Oui, bien sûr.
10:29 En quelque sorte, c'est ça.
10:30 Mais tout le monde sait bien, et les autorités le savent encore mieux,
10:33 que la drogue en France fait des ravages parce que nous sommes sans doute
10:37 le principal pays consommateur en Europe, en tout cas en ce qui concerne le cannabis.
10:40 Un million de consommateurs.
10:42 Donc, à l'évidence, le fait que ça devienne maintenant une priorité
10:45 qu'on avait oubliée depuis 20 ans dans la lutte contre l'insécurité routière.
10:48 Évidemment, ça va dans le bon sens.
10:49 Les annonces de Gérald Darmanin, elles sont vraiment très, très sévères.
10:53 Et effectivement, la tolérance zéro au volant, évidemment,
10:57 c'est quelque chose qui ne peut que réjouir tout le monde, me semble-t-il.
11:00 Alors, d'ores et déjà, des ordres ont été donnés aux forces de l'ordre
11:02 pour multiplier les contrôles.
11:04 Chaque année, on est à 800 000 contrôles pour identifier la drogue.
11:09 On va passer à un million, à préciser Gérald Darmanin.
11:12 En Gironde, aujourd'hui, les équipes de CNews
11:14 ont pu suivre une série de contrôles avec les gendarmes.
11:17 C'est l'une des priorités actuellement sur les contrôles de gendarmerie.
11:22 La recherche de stupéfiants consommés ou bien transportés.
11:25 Le test salivaire est aussi simple d'utilisation qu'un alco-test classique.
11:30 Et il détecte toutes les drogues, cocaïne, cannabis et produits de synthèse.
11:34 - On va lui mettre le bout, là, avec le petit liseré rose.
11:37 Dès qu'il devient blanc, c'est qu'il y a assez de salive dessus.
11:39 En fait, c'est surtout pour avoir un maximum de salive, pas trop non plus.
11:42 Et sur le bout de la langue, c'est parce que les protéines
11:45 sont responsables de la fixation du THC, surtout sur le bout de la langue.
11:48 Nous, ça nous permet d'avoir vraiment un résultat le plus exact possible.
11:53 - Pourquoi les contrôles stupéfiants, ce n'est pas facile pour les forces de l'ordre ?
11:56 Un, sous-effectif.
11:58 On n'arrive pas à garantir la sécurité des Français, y compris sur la route.
12:01 Premier problème. Deuxième problème.
12:03 Quand vous faites un test salivaire et qu'il s'avère positif,
12:06 que doivent faire les forces de l'ordre ?
12:09 Procéder à un échantillon B. Un deuxième, une confirmation.
12:13 Cette confirmation, ça va être un prélèvement sanguin.
12:15 Il va falloir conduire la personne prise positive au stupéfiant dans un lieu
12:20 où on va lui faire un prélèvement sanguin.
12:22 Et c'est la fin du contrôle sur les routes.
12:23 Donc, c'est très complexe, très coûteux, très long.
12:26 - Si vous avez fumé du cannabis il y a plusieurs jours avant,
12:30 on va le repérer plusieurs jours après,
12:32 à un moment où il n'a plus aucune influence sur vous.
12:34 Et à l'inverse, les drogues de synthèse ne sont pas repérées par les tests.
12:38 - Il y a des gens, ils sont fous.
12:39 Quand ils fument ou ils tapent de la coque, ils font des accidents de fous,
12:42 ils tuent des gens. C'est de la drogue en gros, c'est comme de l'alcool.
12:45 D'après la Sécurité routière, plus de 700 personnes meurent chaque année
12:48 dans des accidents de la route liés au stupéfiant.
12:50 C'est plus de 20% de la mortalité sur les routes.
12:53 - C'est toujours pareil.
12:54 Ou on considère que c'est un fléau.
12:55 - Et on prend la mesure.
12:56 - Et on prend la mesure.
12:57 Ou on dit, ce n'est pas un fléau et on laisse les gosses...
13:00 - C'est de la prévention.
13:02 Paraît-il que 40%, 30, 40% des gosses, à partir de la 5e, 4e, fument dans les classes.
13:08 - Ils regardent du porno, ils fument, du chichon, tout ça amusait tout le monde.
13:12 C'est-à-dire que pendant 20 ans, il y avait une espèce de ricanement
13:16 dès qu'on soulevait la question sur les plateaux.
13:18 Ce que change à faire Palmat, c'est qu'on prend maintenant ça au sérieux.
13:21 - Les enfants ne fument peut-être pas dans les classes,
13:25 mais c'est vrai que le cannabis, c'est largement répandu.
13:29 Il y a Rosine Fèbre, dont le fils a consommé de la drogue,
13:35 et continue à consommer, était là, témoignait,
13:36 disait que les dealers étaient à la sortie des collèges.
13:39 C'est une réalité.
13:40 Je voulais qu'on revienne sur la volonté politique de Gérald Darmanin.
13:44 700 morts sur les routes, donc les choses doivent changer.
13:47 Moi, j'ai appris hier que le permis, vous n'étiez pas retiré directement
13:51 et automatiquement après un accident causé en prise de la drogue.
13:56 - Non, il faut une tolérance zéro, parce qu'il n'est pas acceptable
13:59 dans un pays, quel qu'il soit d'ailleurs, mais dans le nôtre en particulier,
14:02 qu'on puisse mettre en danger la vie d'autrui de cette manière-là.
14:05 Parce que quand on conduit sous l'influence et sous l'emprise de l'alcool,
14:08 on sait qu'on met en danger la vie des autres,
14:10 mais certains n'ont pas conscience qu'on met aussi en danger la vie des autres
14:13 quand on prend de la drogue.
14:14 Et ça, il faut effectivement que le gouvernement se saisisse de cette question.
14:17 Gérald Darmanin, je vous l'ai dit, fait une annonce importante.
14:19 Il dit, dorénavant, c'est ce qu'il souhaite faire voter par le Parlement,
14:22 si jamais un conducteur est arrêté alors qu'il a consommé des stupéfiants,
14:26 on enlève les 12 points.
14:28 Ça signifie que le permis est annulé, qu'il faut le repasser.
14:31 Ça prendra du temps.
14:32 Donc, c'est une sanction qui est extrêmement sévère,
14:34 mais qui est manifestement justifiée,
14:36 parce que 700 morts dans ces conditions,
14:38 ça n'est tout simplement pas acceptable.
14:40 L'autre grand titre de l'actualité,
14:42 c'est le discours très menaçant de Vladimir Poutine.
14:45 C'était en fin de matinée.
14:47 "L'Occident veut en finir avec la Russie, l'Occident veut rayer de la carte."
14:50 La Russie, a dit Vladimir Poutine,
14:52 dont l'objectif était peut-être de faire trembler les capitales occidentales,
14:55 mais surtout de mobiliser les Russes.
14:58 Les élites de l'Occident ne cachent pas leur objectif.
15:04 Infliger une défaite stratégique à la Russie,
15:06 c'est-à-dire en finir avec nous, une bonne fois pour toutes.
15:10 Cela signifie qu'il prévoit de tourner ce conflit local en conflit global.
15:15 Nous le comprenons comme cela et nous réagirons en conséquence.
15:19 En écoutant Poutine, moi, je pense toujours à Orwell.
15:22 C'est-à-dire l'inversion du sens des mots.
15:25 C'est-à-dire que c'est lui qui est dans une démarche impérialiste
15:28 en voulant nier l'existence d'une nation qui est la nation ukrainienne,
15:32 qui selon lui n'existe pas.
15:34 Il veut reconstituer un bout d'un empire,
15:36 ce qui est une démarche impérialiste et typiquement colonisatrice.
15:42 Et il retourne le stigmate, il retourne l'accusation à chaque fois
15:46 en accusant l'Occident d'être colonialiste.
15:48 L'Occident, je ne sais pas si c'est le diable,
15:51 mais c'est malheureusement devenu un ennemi,
15:53 alors que historiquement, ça n'a pas toujours été le cas.
15:56 Pour défendre nos habitants sur nos terres historiques,
15:59 pour garantir la sécurité de notre pays,
16:02 pour liquider une menace qui émanait du régime néo-nazi
16:05 apparu en Ukraine depuis le renversement de 2014,
16:08 il a été décidé d'organiser une opération militaire spéciale.
16:11 Nous atteindrons les objectifs que nous nous sommes fixés.
16:14 La Russie a des ressources.
16:15 Elle a des ressources naturelles, elle a des ressources financières,
16:19 elle a des ressources militaires aussi.
16:20 Elle est capable de financer une guerre longue.
16:23 Elle est en économie de guerre, ce qui n'est pas notre cas,
16:25 ni le cas des Américains.
16:28 Vendredi, ce sera un an, ça fera un an que l'Ukraine a été envahie.
16:32 La position de la France,
16:33 quelle est aujourd'hui la position de la France et comment est-elle évoluée ?
16:36 Elle a évolué considérablement, naturellement,
16:38 parce que le conflit lui-même a évolué.
16:40 Il y a un an, au début de cette guerre, le monde entier,
16:42 et notamment les puissances occidentales, s'attendaient à une guerre courte.
16:46 Emmanuel Macron, à ce moment-là,
16:47 multipliait les appels avec Vladimir Poutine.
16:50 Il s'était rendu d'ailleurs à Moscou un peu avant le déclenchement de cette guerre
16:53 parce qu'il espérait d'abord l'éviter et ensuite, il espérait l'arrêter
16:57 rapidement en trouvant ce qu'il appelait un compromis.
16:59 On s'est rapidement rendu compte que ça n'était pas possible.
17:02 Et désormais, la position de la France est de dire
17:05 la Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre.
17:08 Sous-entendu, la Russie doit perdre la guerre, ce qui n'était pas le cas
17:11 il y a un an.
17:12 Donc la même position que les Américains, la même position que les Européens.
17:15 Donc on n'a plus une voix différente.
17:17 On n'est plus non plus des interlocuteurs particuliers.
17:21 C'est ce qu'Emmanuel Macron a cherché à être.
17:24 Mais la bonne question à se poser, c'est est-il souhaitable dans ces circonstances-là,
17:27 celles que nous connaissons en ce moment dans cette guerre entre la Russie et l'Ukraine,
17:31 est-il souhaitable d'avoir une voix dissonante ?
17:33 Pas forcément.
17:34 Le fait que l'ensemble des puissances occidentales s'accordent à dire
17:37 que l'agresseur ne peut pas sortir vainqueur de ce conflit
17:40 est quand même quelque chose qui va dans le bon sens.
17:42 Quant à l'ensemble des puissances occidentales et notamment les Européens,
17:45 qui sont rarement unis sur tout un tas de questions, pour une fois le sont.
17:49 Il me semble que c'est un point qui est plutôt positif
17:53 au vu en plus de la gravité de ce que nous vivons en ce moment-là.
17:55 Les Européens, pas tous non plus, si on regarde dans le détail,
17:58 ils ont la même position.
17:59 Si vous habitez aux frontières, vous êtes un pays aux frontières de la Russie,
18:03 vous avez partagé vos frontières avec la Russie,
18:05 vous n'avez pas la même position, vous êtes un peu plus loin évidemment.
18:07 J'aimerais qu'on revienne sur un autre élément du discours d'Emile Poutine à retenir
18:12 lorsqu'il a annoncé que la Russie suspendait sa participation
18:15 au traité russo-américain New START sur le désarmement nucléaire.
18:19 L'analyse du général Bruno Clermont sur l'antenne de CNews.
18:22 [Générique]
18:25 [Générique]
18:28 J'aimerais annoncer que la Russie prend fin à sa participation
18:32 au traité sur les armes stratégiques.
18:34 Le président Poutine annonce qu'il suspend sa participation au traité New START.
18:38 Ce qui est compliqué, c'est un traité qui trouve ses racines
18:41 au démantèlement de l'Union soviétique au début des années 90.
18:44 C'est d'abord le traité START, le but du jeu c'est de dire en gros
18:46 les deux avaient 50 000 têtes nucléaires, on va être raisonnable,
18:48 on va descendre à moins de 10 000.
18:49 Donc en fait la nouveauté c'est qu'on se retrouve dans un paysage
18:52 dans lequel il n'y a plus aucune régulation sur les armes nucléaires,
18:55 d'autant plus que la Chine n'était dans aucun traité
18:58 et le fait que la Chine ne soit pas dans les traités
19:00 est une des raisons du fait que ces traités n'avaient plus de sens.
19:04 Au même moment qu'on a une modernisation massive de tous les systèmes nucléaires
19:08 et au même moment où la Corée hier a tiré trois missiles nucléaires
19:11 et pas des missiles nucléaires d'essai, des missiles nucléaires opérationnels
19:14 pour montrer qu'elle était capable de frapper nucléairement le Japon et les Etats-Unis.
19:18 On avait un peu oublié la menace nucléaire,
19:20 elle est revenue sur le devant de la scène aujourd'hui.
19:23 Oui, c'est une menace de dissuasion.
19:24 On voit bien dans les mots de Vladimir Poutine,
19:26 les mots qu'il a choisi d'utiliser aujourd'hui.
19:29 Il dit par exemple, en sortant de ce traité-là,
19:31 il dit "nous reprendrons les essais nucléaires si les Etats-Unis le faisaient en premier".
19:36 Donc on voit bien qu'on est quand même encore dans la menace de la dissuasion,
19:40 qu'il n'y a pas de menace de frappe directe,
19:42 mais ça a été le cas au début de cette guerre, durant l'été dernier, on s'en souvient.
19:46 La menace nucléaire est quelque chose qui nous préoccupait beaucoup
19:49 et la prolifération, à l'évidence, n'est jamais une bonne nouvelle
19:52 pour les raisons qui ont été évoquées à l'instant.
19:54 Parce qu'on voit bien que d'autres pays peuvent en profiter également pour, eux aussi,
19:58 faire aboutir ce qu'ils souhaitent faire.
20:01 Il y a la question économique également.
20:03 On en est aujourd'hui au 9e paquet de sanctions contre la Russie.
20:07 Et les Européens n'ont pas paralysé, la vérité, l'économie russe.
20:11 L'Agence des Statistiques, dans un communiqué qui vaut ce qu'il vaut,
20:15 a déterminé une contraction du PIB russe d'un peu plus de 2%, 2,1% pour être précis.
20:22 Ce qui est une plutôt bonne résistance.
20:25 Vincent Herouet faisait l'analyse suivante dans l'heure des promes.
20:28 C'est vrai que la Russie a genou, l'économie de la Russie qui devait être à genoux,
20:34 visiblement, elle est plutôt prospère.
20:36 Les sanctions ne marchent absolument pas.
20:39 Le retour réel, on va aux mines ou on va à Kiev, comme Baye-Danière,
20:44 mais c'est un décor, c'est un spectacle.
20:47 C'est juste pour donner l'impression qu'on touche le réel de plus près.
20:51 Mais en réalité, ça ne vous fait pas bouger d'un centimètre votre vision des choses.
20:56 C'est un show, c'est un spectacle, le spectacle du monde,
21:00 le spectacle de la guerre, costume, le décor.
21:03 On va écouter un dernier extrait du discours de Vladimir Poutine
21:07 où il accuse l'Occident de perte de repères, d'identité, de pédophilie généralisée,
21:12 je le cite évidemment, et là il tire au bazooka.
21:16 Ils comprennent très bien qu'il n'est pas possible de vaincre la Russie sur le champ de bataille.
21:25 C'est pour ça qu'ils multiplient des attaques d'information.
21:30 Ils pervertissent les histoires historiques.
21:34 Regardez ce qu'ils font avec leur propre peuple.
21:37 Ils détruisent leur famille, l'identité culturelle nationale, la perversion.
21:44 Il y a une torture contre les enfants, voire la pédophilie qui deviennent la norme pour eux.
21:51 Cette personnalité de Poutine est étonnante parce qu'il est un espèce de contrôle.
21:56 On le sent en colère à l'intérieur, on le sent une espèce de sérénité qui est rentrée
22:01 et il veut montrer qu'il est serein alors qu'il n'est pas serein, alors qu'il est sous pression.
22:04 C'est ce qu'on appelle les folies résonantes dans l'histoire de la psychiatrie.
22:07 C'est les pires.
22:08 C'est-à-dire qu'on peut avoir une certitude chevillée au corps, ça vous donne une vocation,
22:12 vous savez ce que vous avez à faire dans la vie.
22:14 C'est exactement la santé mentale et pour autant ça donne ça.
22:17 Il y a quand même, il me semble, une défaillance de formation des élites mondiales
22:24 de ne pas avoir aperçu ça chez Poutine dès le départ.
22:27 Il est dans une manipulation, pour moi c'est un pervers narcissique.
22:30 Son brigade qui est dans un genre de doctrine, évidemment dogmatique vis-à-vis de son peuple,
22:36 pour essayer de les maintenir et qu'ils n'aillent pas se renseigner.
22:39 Il n'y a pas d'autres présidents qui sont, je ne vise personne, attention, pervers narcissique.
22:43 Mais qu'est-ce que ça a à voir ?
22:44 Les narcissiques on en connaît pas.
22:45 C'est un manipulateur.
22:46 C'est un manipulateur.
22:47 Je ne sais pas à qui pense Sonia Mabrouk, très franchement.
22:50 Personne, elle l'a dit, personne.
22:52 On va revenir en France avec la visite d'Emmanuel Macron ce matin à Rindzis,
22:56 le marché de gros, le marché des professionnels.
22:59 Dès Potronminet, le président a sillonné les allées, fromage, viande, etc.
23:04 Visite guidée, voire téléguidée comme le montre cette séquence prise en direct
23:07 et commentée dans l'ordre des pros.
23:09 Je suis plutôt de nature optimiste, mais entre mes enfants,
23:17 mes enfants qui ont été sauvés, j'ai du mal à leur donner les bonnes réponses.
23:19 Monsieur le président, je voudrais vous présenter un sujet très important.
23:22 C'est eux qui font la gueule.
23:25 C'est eux qui font la gueule.
23:27 Le monsieur qui est à côté, il est là depuis le départ, à mon avis, lui, il a tout casté.
23:32 Donc le monsieur qui avait le chapeau, il avait dit quelque chose d'intéressant
23:34 et lui a dit "on va vous présenter quelqu'un d'autre, monsieur le président".
23:37 Donc ça pour moi, je suis méfiant.
23:41 Alors que sa réforme c'est du gruyère.
23:43 Il y a tellement de coups dedans, excusez-moi.
23:45 C'est le directeur de Rindzis qui est à côté.
23:47 Alors lui, on lui a passé 50 messages, le directeur de Rindzis, depuis 3 jours.
23:52 Donc c'est ça qui est, je ne vais pas dire c'est bidon, mais voilà.
23:56 Il y avait un monsieur avec le chapeau qui parlait et puis on lui a coupé la parole.
24:00 Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
24:01 C'est ça la réalité de ces échanges.
24:03 Donc il faut les mettre en perspective.
24:04 Ou alors on dit "bon ben voilà, on est porte-parole du gouvernement et puis ça sera plus simple".
24:08 Non mais c'est vrai.
24:10 Et venez de lui dire, le président de la République, qu'il ne fallait pas être négatif comme cela.
24:14 Mais voilà, ça c'est bien sûr.
24:16 Mais ne soyez pas négatif.
24:17 Si vous n'avez pas de...
24:19 Mangez de la brioche, mon vieux.
24:21 Ne soyez pas négatif.
24:23 Yoann, vous connaissez par cœur ces déplacements.
24:25 Et c'est vrai qu'aller à Rindzis, c'est plutôt sympathique.
24:28 Est-ce que c'est si encadré que ça pour s'adresser au chef de l'État ?
24:34 Un déplacement du président de la République, c'est évidemment très encadré.
24:38 Vous avez les personnes du service de presse de l'Élysée qui vont en repérage avant le déplacement du président de la République.
24:44 Il y a un vrai casting de ceux et celles qui vont pouvoir s'adresser au chef de l'État ?
24:48 Il y a un casting en tout cas qui est fait sur les stands dans lesquels on va s'arrêter.
24:52 Ça oui, le président de la République n'arrive pas à Rindzis, n'importe où.
24:55 Il descend à un endroit qui est bien précis, qui a été repéré par le service de communication de l'Élysée.
25:00 Il se dirige vers un stand qui a été repéré également en amont.
25:03 On est allé parler aux personnes qui vont s'adresser au président de la République.
25:07 Évidemment, mais c'est comme ça avec Emmanuel Macron.
25:09 C'était comme ça avec François Hollande.
25:11 Et c'était comme ça avec Nicolas Sarkozy.
25:13 De tout temps, de tout temps.
25:14 Et ça a été amplifié évidemment avec les médias qui ont pris de plus en plus de place maintenant dans la vie politique.
25:20 Mais évidemment, un déplacement du chef de l'État, c'est très encadré.
25:23 Il y a très peu de place pour le hasard.
25:25 Il y aura plus de hasard samedi au salon de l'agriculture parce que là,
25:27 les Français seront dans les allées et ils pourront s'adresser directement à lui.
25:31 Il y a eu quand même pas mal de selfies, des images sympas.
25:34 D'ailleurs, c'est ce qu'on retiendra en partie.
25:36 Mais ce matin, le chef de l'État a quand même profité de sa visite pour reprendre la main, semble-t-il, sur la réforme des retraites.
25:43 Il a été interpellé sur ces questions.
25:45 Alors au hasard ou pas, vous avez répondu en partie.
25:49 En tout cas, il a répondu, bah oui, on n'a pas le choix.
25:51 On peut pas retravailler plus.
25:53 Le problème, c'est qu'il dit ça quand même dans le temple du travail, des charges lourdes et de la pénibilité.
25:57 Donc peut-être un peu à côté de la plaque.
25:59 Oui, il faut travailler un peu plus longtemps en moyenne tous,
26:05 parce que sinon, on ne pourra pas bien financer nos retraites.
26:07 La manière dont c'est présenté.
26:09 Mais même Sonia, c'est le temple de la pénibilité.
26:12 On se lève tôt, on porte des choses lourdes, des charges lourdes.
26:16 On travaille dans des endroits où il fait très froid.
26:19 Donc c'est le temple de la pénibilité.
26:21 Et c'est ce temple de la pénibilité où Emmanuel Macron fait le choix de dire
26:24 "Tous les Français savent bien, c'est logique, c'est du bon sens, il faut travailler deux ans de plus".
26:28 Tout le monde a du bon sens dans notre pays.
26:30 C'est pas compliqué de se dire que quand on a moins d'actifs qu'il y a 20 ans,
26:34 on a plus de retraités et on vit plus longtemps.
26:37 Donc c'est pas vrai de dire qu'on peut garder les mêmes âges.
26:39 Ça marche pas, ça marche pas cette affaire.
26:41 Il faudra qu'Emmanuel Macron nous donne les noms des Français qui veulent travailler jusqu'à 64 ans.
26:45 À part Brigitte Macron, Elisabeth Borne évidemment.
26:48 Si le président de la République est autant persuadé qu'il y a une majorité de Français
26:53 qui est partisan de sa réforme, mais qui leur pose la question par référendum.
26:57 Cette façon de dire "Nous avons la vérité" contre la quasi-totalité du peuple français
27:02 est insupportable et ne fera que nourrir ce rejet du pouvoir des élites.
27:07 Y a-t-il donc une tentative de reprise en main du débat ?
27:11 Et est-il vrai, Yohann, qu'Emmanuel Macron trouve que ses ministres
27:16 ne sont pas terribles en communication et qu'il voudrait faire un petit pouls de ministres
27:21 capables de parler dans les médias et d'expliquer clairement sa réforme ?
27:24 Oui, à l'évidence. Ça c'est une certitude.
27:26 D'abord, Emmanuel Macron, est-ce qu'il va aller davantage parler aux médias ?
27:31 Est-ce qu'il va davantage défendre cette réforme ? Vraisemblablement pas.
27:34 Pour l'instant, effectivement, il y a cette sortie.
27:36 Mais du coup, on va lui parler le lendemain prochain au Salon de la Gréco-Russie.
27:39 De pénibilité de travail, de retraite ?
27:41 Évidemment, mais c'est une sortie qui est incontournable.
27:44 Tous les ans, il inaugure le Salon, évidemment.
27:46 Mais est-ce qu'il va prendre plus de place dans les médias ?
27:48 Il ne me semble pas que ce soit le cas, parce qu'il va laisser sa première ministre
27:52 servir de fusible au cas où ça se passe mal.
27:54 On ne peut pas, effectivement, exclure que cette réforme ne soit pas votée par le Parlement,
27:58 que la rue fasse, effectivement, abandonner cette réforme.
28:01 Donc, il va, semble-t-il, rester un peu...
28:03 7 mars, il va y avoir du monde dans la rue.
28:05 Oui, donc c'est pour ça, je vous dis.
28:07 Sa première ministre va servir de fusible au cas où ça se passe mal.
28:10 Lui, devrait continuer à rester en retrait, si on met de côté, évidemment,
28:14 ces déplacements qui sont incontournables, comme celui du Salon de l'Agriculture.
28:18 Dernière séquence. Arrangissent avec le chef de l'État un échange avec un jeune
28:21 qui lui a permis de dire que vous allez voir ce que vous allez voir.
28:25 On va faire pression pour faire baisser le prix de l'essence, du diesel en particulier.
28:29 C'est très dur pour les jeunes.
28:34 C'est très dur.
28:36 On va faire les courses à la fin du mois, ou le plein d'essence ?
28:39 On a les aides pour les gros rouleurs.
28:41 Et là, on va essayer de faire un petit geste diesel, vous allez voir.
28:43 Le président dit qu'il faut un petit geste, mais il dit "on".
28:46 C'est pour Total. C'est une pression à Total.
28:48 Oui, c'est une allusion à Total.
28:50 Mais "on", quand il dit "on", il n'est pas patron, c'est une entreprise privée.
28:53 Vous savez ce que le président peut dire à Total, parce qu'il y a des négociations en ce moment, à Bercy.
28:58 Et M. Pouyanné, PDG de Total, veut bien d'une nouvelle ristourne, mais si le litre atteint 2 euros.
29:05 Et là, on est plutôt à 1,88 euros.
29:07 Donc c'est une façon de mettre la pression sur Patrick Pouyanné et sur Total,
29:10 en disant "il y a une chose qui est possible aussi, si vous ne cédez pas à une belle loi pour taxer les superprofs".
29:15 Quand on entend le président de la République, il y a une forme de mépris.
29:18 On va vous faire un petit geste, on va vous donner un petit chèque, on va vous donner une petite prime.
29:21 Mais les Français ne veulent pas ça.
29:23 Les Français, ils veulent pouvoir vivre de leur travail, ils veulent pouvoir se déplacer.
29:26 Ils ne veulent pas attendre l'aumône de l'État en permanence,
29:29 pour pouvoir mettre de l'essence ou du diesel dans leur réservoir.
29:32 La France, ce n'est pas seulement les bobos qui roulent en trottinette,
29:35 qui méprisent le diesel, qui veulent mettre des taxes, des normes, des zones à faible émission, etc.
29:41 Il faudrait un moment qu'ils entendent cette France qui souffre.
29:44 Va-t-il l'entendre ? On en reparlera tout à l'heure.
29:47 Surtout, il y a un autre débat qui nous intéresse, celui des soignants non vaccinés.
29:50 Ce sera après le rappel des titres.
29:52 Mathieu Devese.
29:53 Vous en parliez dans le Meilleur de l'Info.
29:57 Emmanuel Macron met la pression sur Total Energy.
30:00 Depuis le marché de Rungis ce matin, le président demande à l'entreprise une ristourne sur le prix du diesel.
30:04 « Je sais l'esprit de responsabilité de nos grands producteurs et je pense que c'est important dans une période
30:10 où l'on a besoin d'accompagner nos compatriotes », a-t-il souligné.
30:13 La France a connu 31 jours sans pluie.
30:16 Le record de 2020 est égalé.
30:18 Selon Météo France, cela compromet le rétablissement des nappes phréatiques,
30:21 épuisées par la sécheresse historique de l'an dernier.
30:24 L'Institut estime que les sols sont aussi secs qu'habituellement à la mi-avril.
30:29 Enfin, l'OTAN s'inquiète d'un possible soutien militaire de la Chine à la Russie.
30:33 Quelques heures après le discours prononcé par Vladimir Poutine à Moscou,
30:37 le patron de l'organisation Jens Stoltenberg a pris la parole depuis Bruxelles.
30:41 Ces derniers jours, les États-Unis avaient déjà formulé de telles préoccupations, démenties par Pékin.
30:47 Est-ce que l'on se dirige vers la fin de l'obligation vaccinale pour les soignants ?
30:52 Ça a été mis en place il y a deux ans maintenant.
30:55 Et la Haute Autorité envisagerait pour la première fois la fin de cette vaccination obligatoire anti-Covid.
31:01 L'institution réserve son avis définitif pour fin mars dans la parole aux Français.
31:05 Nous a semblé intéressant de vous faire réécouter le témoignage d'une soignante non vaccinée
31:09 et d'entendre à quel point elle s'était sentie maltraitée.
31:14 Vous êtes vaccinée contre tous les vaccins, j'allais dire, en tout cas ceux qui sont obligatoires,
31:21 sauf celui du Covid.
31:24 Quand j'ai été mobilisée en réa-Covid, on m'a un peu annoncé ma mort.
31:27 Et quand j'ai vu qu'au bout de six semaines je n'avais ni contracté la maladie, aucun anticorps, etc.,
31:35 là j'ai pris beaucoup de recul.
31:37 Et quand le vaccin est arrivé, vous avez décidé de ne pas vous faire vacciner ?
31:41 Oui, parce qu'il n'y avait aucun intérêt pour moi.
31:46 Les soignants non vaccinés ont douté précisément de l'efficacité de ce vaccin
31:50 pour ne pas accepter cette vaccination-là.
31:52 Est-ce que vous acceptez quand même de reconnaître qu'une partie d'entre eux avait en tout cas raison
31:56 d'avoir une certaine méfiance ?
31:58 Est-ce que vous ne reconnaissez pas non plus une sorte d'autoritarisme malvenu
32:02 dans cet ordre sanitaire qui, encore aujourd'hui, et la France en est le seul pays,
32:06 interdit à ses personnels soignants non vaccinés de réintégrer leurs fonctions ?
32:11 Nous accueillerons tous les soignants non vaccinés avec plaisir.
32:14 Je ne crois pas qu'il y aura de difficulté pour eux de réintégrer.
32:18 Cependant, je pense que beaucoup d'entre eux ont soit totalement quitté le domaine de la santé,
32:23 soit ne reviendront pas, évidemment, après avoir s'être senti probablement,
32:29 on va dire peut-être, maltraité par le système de santé.
32:35 L'hôpital a été extrêmement maltraitant.
32:37 Et ça déjà, ça a apporté non seulement ce masque fait que je suis tombée malade,
32:42 j'ai été en arrêt maladie, et ça a amené beaucoup de méfiance.
32:45 Parce que ces gens qui veulent du bien, qui nous veulent du bien avec le vaccin,
32:49 ne nous voulaient pas du bien dans ce qu'on venait de vivre.
32:52 Le gouvernement s'est toujours abrité sous l'aile de l'autorité,
32:56 de la haute autorité pour la santé, pour dire attention,
32:59 on n'en passe pas du tout pendant les décisions, les avis, c'est la haute autorité.
33:03 Et on a entendu des tas de soignants qui ont quitté le métier.
33:06 Vous avez raison de rappeler que c'est une décision qui est politique.
33:09 La haute autorité de santé ne peut rien décider, elle préconise.
33:12 Ceci dit, le gouvernement a toujours dit qu'il suivrait les recommandations
33:15 de la haute autorité de santé, qui depuis le début de la vaccination,
33:19 s'oppose à la réintégration de ses soignants.
33:21 A l'évidence, si la haute autorité de santé disait à la fin du mois de mars
33:25 qu'il faut réintégrer les soignants non vaccinés, à n'en pas douter,
33:28 le gouvernement suivrait cet avis.
33:30 Ça, c'est une certitude.
33:32 La décision est politique, le gouvernement aurait pu s'affranchir de cet avis.
33:37 Il l'a fait à plusieurs reprises.
33:39 Quand le conseil scientifique, le fameux conseil scientifique
33:42 qui n'existe plus aujourd'hui, qui existe sous une forme différente,
33:46 quand le conseil scientifique disait qu'il faut confiner,
33:49 Emmanuel Macron, à un moment donné, a dit non, cette fois-ci, je ne vais pas confiner.
33:52 Donc, le politique s'est déjà affranchi des décisions de la haute autorité de santé.
33:56 Concernant la vaccination des soignants, il a choisi de ne pas s'en affranchir.
33:59 Toute l'Europe a réintégré les soignants, assez rapidement d'ailleurs.
34:02 Pour certains, l'Italie a fait très différemment.
34:04 Nous, vraiment, les derniers, jusqu'au bout, jusqu'au bout.
34:08 Et très franchement, quand on parle de pénibilité des métiers,
34:11 je pense que les métiers de santé...
34:13 C'est pénible, évidemment.
34:14 Toutes dans les conditions actuelles.
34:16 Pour l'instant, on marque une pause, mais ce sera le clash de la journée
34:19 sur le plateau de Jean-Marc Morandini, après le tweet polémique de l'avocat Alain Jakubowicz
34:23 qui s'en est pris à la tenue d'une députée de la France Insoumise.
34:26 Même Jean-Luc Mélenchon y est allé de sa réponse digitale.
34:29 On se retrouve dans un instant.
34:31 Je suis choqué par la tenue de cette femme et l'absence de tenue dans ce haut lieu.
34:37 N'opposez pas une discrimination à une autre.
34:39 Mais il n'y a pas de discrimination.
34:41 Ce terrain-là est dangereux.
34:44 Et maintenant, la polémique qui fait polémique.
34:46 La tenue d'une députée insoumise, short blanc, basket et collant noir
34:51 a provoqué l'étonnement d'un certain nombre de personnes,
34:54 dont l'avocat Alain Jakubowicz qui l'a exprimé avec beaucoup d'ironie dans un tweet.
34:58 Et là, ça a été un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.
35:02 Alain Jakubowicz, vous avez publié un tweet où vous mettez "tenue d'hiver d'une députée,
35:09 on redoute l'été".
35:11 Jean-Luc Mélenchon, qui n'a rien d'autre à faire, président de la France Insoumise.
35:14 Les attaques sexistes contre la tenue de la députée Ercilia Soudet sont une honte.
35:20 Ni plus ni moins, dit-il.
35:22 Elle mériterait la mise en retrait de celui qui les tient au nom d'une association respectée.
35:26 Là-dessus, Raquel Garrido, supprimer votre tweet sans prendre une femme politique
35:31 sur la base de sa tenue est une discrimination des plus classiques.
35:34 Celle provoquée par le machisme, ne le voyez-vous pas ?
35:36 Alain Jakubowicz répond à Raquel Garrido,
35:39 de la façon dont vos amis, vous écrivez en écriture inclusive,
35:42 vous voyez que je vous fais plaisir, s'accoutrent et se comportent à l'Assemblée,
35:45 est indigne du lieu où vous siégiez et des Français que vous êtes censés représenter,
35:49 ne le voyez-vous pas ?
35:50 Raquel Garrido vous répond du coup, la petite moquerie sur l'écriture inclusive,
35:54 vous signez votre méfait !
35:56 Qui est députée ? C'est elle, pas vous !
35:59 Je suis heurté, je suis choqué par la tenue de cette femme
36:05 et l'absence de tenue dans ce haut lieu de notre démocratie.
36:09 Voilà, je suis un républicain, j'aime mon pays, j'aime la représentation nationale
36:14 et je considère que tout cela est indigne.
36:16 Alors, me dire que tout cela est vieux jeu, que je suis un vieux con, peut-être, peut-être.
36:21 Non, non, vous n'êtes pas un vieux con.
36:23 J'ai voulu attaquer personne, surtout pas cette femme, je ne savais d'ailleurs pas qui c'était.
36:27 Même la tenue, j'ai rien à dire, je dis simplement que cette tenue est inappropriée dans ce lieu.
36:32 Je l'ai exprimée à ma façon, avec mon humour qui ne plaît pas à tout le monde
36:36 et ça, c'est parfaitement normal, mais ça ne mérite pas de me jeter l'opprobre
36:40 et de me traiter de tous les noms, de m'insulter, les tweets antisémites et que sais-je encore.
36:45 Quand on a parlé de la question de la cravate ou de la veste, on était réactionnaire.
36:49 Quand on parle du sort d'une députée, on est sexiste, on n'a pas le droit de leur parler.
36:53 Et quand c'est une femme, c'est encore pire, circonstances aggravantes.
36:55 Il faut surtout ne rien dire.
36:57 On va tous terminer, mais tous, vous, moi, Raquel Garrido, on va tous terminer dans un hôpital psychiatrique.
37:03 J'attendais que vous veniez présenter votre journal en short.
37:06 Mais oui, venez, faites-le.
37:08 Mais pourquoi pas ?
37:10 Ah le short, pourquoi pas.
37:12 Qui est cette députée insoumise qui connaît son quart d'heure de gloire ?
37:16 Oui, c'est une députée nouvellement élue, qui a été élue en juin dernier, députée de la France insoumise.
37:24 C'est vrai, c'est déjà fait remarquer par ailleurs dans l'hémicycle, pour ses crises de colère.
37:30 Des colères ?
37:31 Oui, des véritables crises de colère.
37:33 Elle s'est emportée, on s'emporte dans l'hémicycle, bien sûr.
37:36 C'est vrai que des crises de colère, il y en a déjà eu, elle n'est pas la seule à en avoir.
37:40 Des crises théâtrales.
37:41 Mais c'est vrai que ses crises de colère à elle sont particulièrement impressionnantes quelque part.
37:47 Alors elle défend peut-être ses convictions, c'est certain.
37:49 Mais néanmoins, il est vrai qu'il y a dans l'hémicycle le devoir de représenter les Français, bien sûr,
37:58 et donc d'avoir une tenue correcte.
38:00 D'ailleurs, c'est inscrit dans le règlement de l'Assemblée nationale.
38:02 Ça, ça n'est pas interdit.
38:03 Mais néanmoins, je reçois assez ce que dit Alain Jacobovic.
38:07 Sincèrement, je ne vois pas moi où est le sexisme dans le tweet-là.
38:11 D'autant plus que la tenue d'un député comme Louis Boyard, qui est lui aussi de la France insoumise,
38:15 qui est un homme, a été critiquée.
38:17 Et cette tenue n'est pas critiquée parce qu'elle est une femme, mais parce qu'elle représente les Français.
38:21 D'autres réactions enflammées et très différentes.
38:23 Cette fois, c'était chez Jean-Marc Porandini.
38:25 On n'était pas du tout d'accord avec les remarques de Maître Jacobovic.
38:29 Maître Alain Jacobovic nous prend pour des jambons.
38:34 Moi, je suis désolé.
38:36 Il est avocat.
38:38 Accessoirement, il est quand même responsable de la LICRA.
38:41 Président d'honneur.
38:42 Président d'honneur de la LICRA.
38:43 Qui fait de la lutte contre les discriminations le fonds de commerce.
38:47 De dire ça aujourd'hui.
38:49 C'est la discrimination ?
38:51 Il dit "je ne sais pas qui c'est".
38:54 Il le citait tout.
38:55 Il ment effrontément face à une caméra.
38:57 C'est mérité ce qui lui arrive.
38:59 La liberté, elle est partout.
39:01 Il a le droit d'être critiqué comme lui-même avait le droit de le faire.
39:03 Ce qui me gêne, c'est qu'on lui demande de retirer.
39:06 Il refuse.
39:08 Il a refusé.
39:10 Il fait ce qu'il veut.
39:11 Il veut être fier.
39:13 Il est fier.
39:15 Il n'y a pas de quoi.
39:16 Il est libre de le dire.
39:18 La rétractation des espaces de liberté, c'est quand vous accusez avec un procès d'intention
39:24 la personne qui est en face de vous d'avoir des intentions qu'elle n'a pas forcément.
39:27 Or, moi, je vois un procès d'intention.
39:29 Quand on connaît le pédigré du monsieur, je répète, président d'honneur de la LICRA.
39:35 Il sait très bien ce qu'il fait.
39:37 La lutte contre les discriminations.
39:39 Il sait que c'est un criminel.
39:41 Il raconte tout ça.
39:43 Il ne sait pas qui c'est à côté.
39:45 Le vrai problème, c'est que vous passez sous le silence de véritables discriminations,
39:49 de véritables misogynes, et qui auront beaucoup moins d'impact.
39:53 N'opposez pas une discrimination à une autre.
39:55 Ce terrain-là est dangereux.
39:57 Ce terrain-là est dangereux.
39:59 On va terminer par une joyeuse histoire de Cancel Culture.
40:01 Je dis joyeux, c'est ironique, évidemment.
40:03 En tout cas, une belle histoire walkiste.
40:06 Tout le monde connaît Roald Dahl, tout le monde connaît Charlie et la chocolaterie, ou Mathilda.
40:10 Les références au poids des personnages, au genre, ou encore aux questions raciales
40:16 vont être enlevées des textes originaux.
40:19 Décision de l'éditeur britannique, qui s'appelle Puffin,
40:21 qui fait ce choix pour que ces histoires, je cite,
40:24 "continuent d'être appréciées par tous les enfants d'aujourd'hui".
40:28 Mathieu Bocoté, irsut de colère, a commenté cette info hallucinante.
40:32 On en face à l'info.
40:35 On a souvent parlé ici de ce qu'on appelle les lecteurs de sensibilité dans les maisons d'édition.
40:40 Ce sont des gens qui sont embauchés pour s'assurer que dans les manuscrits
40:43 que reçoivent la maison d'édition, il n'y a pas de préjugés
40:46 contre telle minorité ethnique, telle minorité sexuelle, et ainsi de suite.
40:50 Donc, ils ont pour fonction d'aseptiser le texte en fonction de la tyrannie des minorités
40:55 telle qu'on la connaît aujourd'hui.
40:57 C'est la grande aseptisation de la littérature contemporaine.
41:00 Mais, et ça, vous pouvez l'annoncer, moi j'en étais certain,
41:03 après s'être emparé du présent, il s'empare du passé.
41:06 Quelle est la nouvelle étape?
41:08 C'est réécrire les œuvres venues du monde d'hier pour les rendre compatibles
41:12 avec notre espèce de sensibilité politiquement correcte, complètement décomposée.
41:17 Alors, effectivement, ça touche l'auteur.
41:19 Pourquoi ça nous touche particulièrement? C'est l'auteur de Charlie et la chocolaterie.
41:21 Alors, par exemple, on va nous parler sur le critère du sexisme.
41:24 Donc, on réécrit dans un des livres, dans "Le Sacré Sorcière".
41:27 Alors, Virginie, première version.
41:29 "Ne sois pas stupide, me dit ma grand-mère, tu ne peux pas tirer les cheveux
41:33 de toutes les femmes que tu rencontres, même si elles portent des gants.
41:36 Essaie pour voir ce qui se passera."
41:38 Eh bien, le dernier passage disparaît. Oups! Il n'est plus là.
41:41 Mais il y a un passage correcteur qui est écrit à la place.
41:44 "Ne sois pas stupide, me dit ma grand-mère, de plus, il y a beaucoup d'autres raisons
41:49 pour lesquelles les femmes pourraient porter des perruques.
41:51 Il n'y a certainement rien de mal à cela."
41:54 Donc là, on comprend. On n'a pas seulement biffé un passage,
41:57 on vient m'en imposer un nouveau.
41:59 Ensuite, grossophobie. Parce que la grossophobie, vous savez,
42:02 c'est critiquer, par exemple, quelqu'un pour prendre trop de poids.
42:05 Est-ce qu'il doit faire un régime, oui ou non?
42:07 J'en connais un peu là-dessus.
42:09 Eh bien, alors, dans la version d'origine,
42:12 "Voilà votre petit garçon, dit-elle, il doit faire un régime."
42:16 Nouvelle version, "Voilà votre petit garçon."
42:19 La référence au régime disparaît.
42:21 En guerre contre la grossophobie, mes amis.
42:23 Pour multiplier les exemples.
42:25 Ce qui est intéressant, c'est que c'est un travail de purge.
42:28 C'est un travail d'épuration littéraire.
42:30 C'est un travail de déconstruction des œuvres.
42:32 On se permet de traiter les œuvres sur le mode soviétique en gommant.
42:35 On réécrit à la gomme, on change les passages, on modifie tout.
42:38 Ça fait penser à l'encyclopédie soviétique,
42:40 mais sous les pires allées de l'Union soviétique.
42:43 Donc, on a ce rapport-là, et on pourrait se dire, cela dit,
42:45 mais ça nous arrivera. Donc, c'est la purge.
42:47 C'est la purge, la purge, la purge.
42:49 Et ici, en France, on peut espérer que non, mais il se pourrait que oui.
42:52 "Il se pourrait que oui, mais pour l'instant,
42:54 Gallimard, qui est l'éditeur français, a dit, on ne touche pas au texte.
42:57 Mais c'est vrai que dans la charlie à la chocolaterie,
42:59 il y a un personnage, un jeune garçon qui mange trop,
43:02 qui tombe dans le chocolat, qui est puni par ce quoi il a pêché,
43:06 en quelque sorte, et qui disparaît du concours, du ticket d'or.
43:11 Voilà, enfin bon, c'est une purge.
43:14 Il a raison, Mathieu Bocoté, c'est une vraie purge."
43:16 "Oui, il y a deux choses. Il y a la lutte contre ce qu'il appelle
43:18 l'agro-sophobie, qui est une discrimination,
43:20 et la lutte contre toute forme de discrimination
43:22 est quelque chose qui est positif.
43:24 Ça ne peut pas s'inscrire dans ce genre d'action-là.
43:26 Enfin, on ne peut pas réécrire des œuvres littéraires.
43:28 On ne peut pas refaire l'histoire.
43:30 On ne peut pas gommer l'histoire non plus.
43:32 C'est quand même complètement aberrant de réfléchir de cette manière-là.
43:37 Ce qui est inquiétant, c'est qu'on a le sentiment
43:39 que c'est en train de gagner du terrain.
43:41 Est-ce que c'est réellement le cas ou pas ?
43:43 Je ne sais pas. J'ai quand même l'impression, moi,
43:45 que ça reste cantonné à une petite fraction de la population
43:49 qui est un peu déconnectée du monde réel."
43:51 "C'est Roald Dahl. On parle de Roald Dahl,
43:53 qui est un auteur majeur pour les enfants.
43:55 On verra si demain il y a une manifestation à Londres
43:57 pour dire non à cette réécriture. On verra si le monde
43:59 manifeste contre ça. Je n'ai pas l'impression.
44:01 Ce soir, on est les seuls à vous en parler, mais on verra.
44:03 Merci, Johan. Merci d'avoir accompagné,
44:05 pour le meilleur de l'info, vous restez avec Julien Pasquet
44:08 pour recevoir l'info, évidemment. Je remercie Valérie Aignan,
44:10 Adrien Fontenot et Maude Fournier,
44:12 qui ce soir m'ont aidé à préparer cette émission.
44:14 On se retrouve demain soir. Bye bye."
44:16 Tout de suite, Soir Info, avec Julien Pasquet.
44:21 ♪ ♪ ♪

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