00:00 en Afrique. Oui, mais ça, il faut bien comprendre.
00:01 Ce n'est pas une société militaire privée, comme on l'entend tout le temps
00:05 en Wagner. C'est une émanation du ministère de la Défense russe.
00:07 C'est une filiale, c'est un supplétif, une machine totalement subordonnée
00:12 à l'état russe.
00:13 Wagner, vous savez, c'est né il y a neuf ans, en 2014, au moment
00:16 du déclenchement de la guerre dans le Donbass,
00:18 c'est-à-dire ce qu'on interprète aujourd'hui comme le début de la guerre
00:21 en Ukraine. Et depuis neuf ans, Wagner permet à l'état russe
00:25 tantôt d'agir sans avoir haïssé le drapeau, ce qu'ils ont fait, par exemple,
00:28 en Libye, ce qu'ils font en Afrique aussi, tantôt de soutenir,
00:32 de compléter l'armée russe dans une action militaire classique.
00:35 C'est ce qui se passe en Syrie, ce qu'on a vu en Syrie il y a quelques années
00:38 et aujourd'hui en Ukraine.
00:39 C'est un outil très plastique, Wagner, qui est alimenté par les arsenaux russes,
00:43 par les prisons russes, etc.
00:44 Dernier mot.
00:45 Et d'ailleurs, pour vous prouver aussi que c'est des méthodes d'un état russe,
00:48 l'anecdote, et je trouve assez étonnante, Wagner, avant de s'installer dans un pays,
00:52 envoie systématiquement des sociologues, des mathieu-bocquetés,
00:55 des politologues, pour évaluer le genre d'alliances que la Russie peut nouer
00:59 avec l'État en question.
01:01 Ils vont produire aussi des films de propagande.
01:03 Ce sont des méthodes, les méthodes d'un État, et c'est une ombrelle
01:06 bien plus large, bien plus protectrice pour un État comme la Centrafrique
01:10 que simplement une simple société militaire privée.
01:12 [Musique]
01:15 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
Commentaires