00:00 Est-ce que vous croyez que nous allons passer 15 jours comme cela dans l'hémicycle ?
00:04 Oui ?
00:05 Oui !
00:06 Nous y sommes, mesdames et messieurs les députés.
00:27 Nous y sommes.
00:29 Monsieur le ministre, on va suspendre 5 minutes, le temps que CRS, ta collègue, laisse le gouvernement s'exprimer.
00:34 40 minutes que nous avons perdues. 40 minutes où nous ne débattons pas des retraites.
00:39 Des engagements présidentiels, c'est clair.
00:41 Mes chers collègues, on n'est pas dans un ancien, on n'est pas dans une manif, on est dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale.
00:46 C'est une réforme ou la faillite. C'est ça la réalité de notre système aujourd'hui.
00:56 4 ou 5 de nos députés femmes viennent de recevoir un message leur indiquant qu'un de leurs enfants est à l'hôpital, hospitalisé.
01:03 Effectivement, en ce moment, nous sommes plusieurs à recevoir des lettres d'intimidation.
01:07 J'en ai reçu une avec effectivement des menaces également sur nos familles, nos enfants.
01:13 Donc c'est absolument scandaleux.
01:15 L'Assemblée Nationale n'a pas adopté.
01:24 Bonjour, pourquoi viens-tu d'éteindre ton réverbère ? dit le petit prince.
01:30 C'est la consigne, répondit la lumeur.
01:35 Mais pourquoi travailler jusqu'à 64 ans ? C'est la consigne, répondit le gouvernement.
01:40 Je ne comprends pas, dit la rue.
01:43 Il n'y a rien à comprendre, dit le gouvernement.
01:46 La consigne, c'est la consigne. Bonjour.
01:49 Vous faites pitié. Voilà le sentiment que vous m'inspirez.
01:54 À tous les ministres et les députés qui sont favorables pour faire travailler les gens jusqu'à 64 ans,
02:01 qui d'entre vous a déjà fait un métier pénible ? Qui peut lever la main ? Personne.
02:12 C'est parce que nous avons l'intention de combattre et de contester mot par mot, ligne par ligne,
02:20 votre projet de réforme des retraites.
02:23 Je vais appeler le dernier amendement de cette série qui est présenté par M. Katniss.
02:39 Merci, M. le Président.
02:42 Chers collègues, quand l'un de leurs collègues, qui a été condamné pour avoir frappé son épouse,
02:53 prend la parole sur un amendement, vous restez stoïques ? Pire que ça, vous l'applaudissez ?
02:59 Où on est ? C'est scandaleux, c'est une honte.
03:03 [Musique]
03:10 Alors accrochez-vous parce qu'il y a pas mal de types de scrutins différents.
03:14 710, même avis, même vote. 709, même avis, même vote. 708, même avis, même vote. 707, même avis, même vote.
03:21 706, même avis, même vote. 705, même avis, même vote. 700, même avis, même vote.
03:26 Merci de ce génie inventif.
03:29 Très chers collègues de notre paisible assemblée.
03:33 [Musique]
03:50 Je crois que l'hémicycle vous demande des excuses.
03:53 [Applaudissements]
03:55 Retirez votre tweet !
03:57 Je retirerai mon tweet le jour où vous retirerez cette réforme qui va sacrifier des milliers de gens.
04:01 [Applaudissements]
04:03 [Musique]
04:10 La façon malheureusement dont nous échangeons avec nos invectives, avec nos insultes, avec du brouhaha,
04:21 ne sont pas dignes de l'Assemblée nationale dans laquelle nous siégeons.
04:26 J'invite l'ensemble des parlementaires qui ont été élus par nos compatriotes, qui nous regardent,
04:33 de se montrer dignes et respectueux de leur fonction, de cette enceinte, et de l'ensemble des Français qui nous ont élus.
04:45 Je vous remercie et je suspends la séance.
04:48 [Musique]
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