00:00 Ce qui se joue aujourd'hui, avec cette motion de censure,
00:05 c'est la possibilité de mettre un terme au discrédit
00:08 que le gouvernement jette sur l'Assemblée nationale.
00:12 Avec vous, nous vivons en effet des temps d'incohérence,
00:16 de contradiction, j'en ai même bien peur des temps de démagogie.
00:20 (Musique)
00:33 Jeter le discrédit sur l'Assemblée nationale,
00:36 c'est aussi avoir empêché le débat sur la proposition de loi
00:39 d'abrogation de votre réforme des retraites.
00:42 Mes chers collègues, ce qui se joue aujourd'hui,
00:47 avec cette motion de censure,
00:50 c'est la possibilité de mettre un terme au discrédit
00:53 que le gouvernement jette sur l'Assemblée nationale.
00:56 Alors que pour la 17ème fois en moins d'un an,
01:00 une motion de censure est déposée contre mon gouvernement,
01:04 je voulais commencer par un mot qui surprendra peut-être.
01:08 Merci, merci Madame la Présidente Rabeau
01:13 de montrer une nouvelle fois par cette motion de censure
01:16 que nous sommes bel et bien dans une démocratie parlementaire
01:20 où le gouvernement est responsable devant le Parlement
01:23 qui peut à tout moment tenter de le renverser.
01:27 Merci enfin d'avoir permis aux Français, déjà à 16 reprises,
01:34 de constater que vous n'avez pas de majorité
01:37 et qu'il n'y a pas de majorité alternative au Parlement.
01:40 Pourtant, mesdames et messieurs les députés de la NUPES,
01:43 dans ce moment de gratitude, j'éprouve aussi une forme de perplexité,
01:48 un sentiment sans doute partagé par tous les observateurs
01:52 de notre vie politique et de nos débats.
01:55 Avec vous, nous vivons en effet des temps d'incohérence,
01:59 de contradiction, j'en ai même bien peur des temps de démagogie.
02:03 Merci.
02:04 [SILENCE]
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